jeudi 23 mars 2017

Le monde… Il est vraiment dangereux…

Dans la région de Toulouse, une incroyable menace pèse sur tout le département…
l'insécurité est à son comble. Les habitants se calfeutrent chez eux.
Toute la région tremble…

Jugez plutôt de la terrible nouvelle :
un élève d'une école primaire du côté de Toulouse — neuf ans — a menacé des camarades de classe de « tous les tuer »…
Il aurait exhibé ce que l'on croit être une balle ! 
Il paraîtrait qu’il aurait trouvé ça chez son grand-père…

(source : La dépêche) 

Jeune terroriste pris en flagrant-délit ! (photo du web)


Aussitôt l'équipe pédagogie s'est réunie de toute urgence.
Aussitôt l’alerte a été donné.
La police a été prévenue.
Le procureur de la république s’est rendu sur place.
L’ensemble des forces de police est mobilisé.
Le GIGN débarque de Paris.
Toute la région est quadrillée par les CRS.
Toutes les voitures sont contrôlées à chaque carrefour.

une mère déclare : « Il faut absolument éliminer les parents et l'enfant ! »

Probablement qu'il y aura bientôt une question au gouvernement sur cet horrible fait divers.
Rendez-vous compte, un enfant de neuf ans !
Djihadiste déjà à cet âge-là !
Mais où va le pays !

Il est plus que temps de voter Marine Le Pen !…

Cela dit, je suis quand même content de ne pas avoir neuf ans aujourd’hui !
Parce que le nombre de fois où j'ai dit à un connard de ma classe que j'allais lui péter la gueule, l'embrocher, le trucider, le découper en rondelles…
pour cela j'aurais dû être condamné à au moins 20 ans de prison ! En plus, chez mon grand-père il y avait un obus de canon de la guerre 14 ! Mon grand-père était un horrible terroriste !… Je n’en réalise l’horreur qu’à l’instant…


Je suppose que ce gosse de neuf ans qui a cru faire une bonne blague, va faire l'objet de mesures éducatives, être retiré à ses parents, être mis dans un centre fermé pour les délinquants les plus dangereux. 
Ouf !
La police a encore déjoué un horrible attentat avant qu'il ne se produise !

Le Premier Ministre fera surement une déclaration solennelle au Journal de 20 H ....


Nous vivons une époque qui marche sur la tête…

mardi 21 mars 2017

Jeu télé.

Hier soir, j’ai regardé pour vous le nouveau jeu télévisé de TF1 :
« Qui veut devenir Président de la République ? »

Ils avaient repris le décor du « Maillon faible » en tentant de l'améliorer, mais selon moi il était beaucoup plus triste… voyez vous-même :




Qui plus est, ce n'était pas animé par Laurence Boccolini, ce qui, en soi, affaiblissait beaucoup  l'intérêt pour ce jeu que l'on espérait toutefois passionnant. Le couple qui animait était un peu has-been. J’ai oublié leurs noms. Ils étaient plan-plan dans la manière de poser les questions aux candidats.

Une chose a manqué également : le public ne pouvait pas voter pour son préféré. Ledit public était aussi relativement amorphe, pas d'applaudissements, pas de standing ovation. Bref là aussi c'était un peu la platitude. Par ailleurs, j'ai attendu vainement le numéro pour envoyer un SMS pour voter moi-même. Ça n'est jamais venu, et on n’a même pas su le cadeau que l'on pouvait gagner.

Il y avait cinq candidats, dont une seule femme. Bonjour la parité ! Dommage qu'il n'y en ait pas eu une autre pour faire contrepoids au tissu de réponses totalement à côté de la plaque et particulièrement idiotes de la bonne femme en question. Je comprends pas comment elle a pu être sélectionnée celle-là !



Je m'attendais, comme on le fait souvent maintenant, qu'entre chaque question il y ait un petit orchestre jouant un air entraînant, réveillant éventuellement autant les candidats que le public, ce dernier ayant tendance à s'endormir.

Certains candidats à ce jeu faisaient des interventions intempestives, alors qu'ils n'avaient même pas appuyer sur leur buzzer avant de prendre la parole. Qui plus est, les animateurs laissaient faire. Franchement, ça c'est pas du jeu ! 

Mais, question importante, ce jeu n'était-il pas truqué ? En effet je n'ai vu aucun jury validant les réponses parfois totalement évasives aux questions posées. Normalement dans ces cas là, il a un coup de sirène, pour amener le candidat à préciser sa réponse. Là, rien !

Autant vous le dire clairement, j'ai pas trouvé le nouveau jeu de TF1 passionnant, ni réussi.
Je ne suis pas sûr que la direction renouvellera pour une deuxième manche.

À la fin d'ailleurs, ils n'ont même pas été capables de nous dire qui était le vainqueur, de sorte que cela s'est terminé dans une sorte de confusion globale, qui a confirmé qu’une fois de plus le téléspectateur s'était fait totalement arnaqué par TF1.


La prochaine fois, je me contenterai de regarder : « N’oubliez pas les promesses » animé par Nagui sur le service public.

vendredi 17 mars 2017

Du bonheur d'avoir des amis chercheurs.



C'est un sentiment de grande satisfaction et une sorte de dilatation intérieure qui se déploie en moi ce matin. Quelque chose qui a trait à la beauté des travaux de recherche d'un ami de longue date, avec qui je coopère pour la rédaction de certains ouvrages à caractère professionnel.
On bosse actuellement sur une thématique vaste, qui pourrait s'appeler : capacité de décision — liberté personnelle — neurosciences.
Cela va faire deux ans. L'ouvrage avance et nous commençons à en voir le début de la fin.

Il y a 48 heures il m'a adressé un texte absolument lumineux sur les convergences entre nos recherches en psychologique et l'apport des neurosciences dans la recherche décisionnelle.
Cela pourrait être surprenant à ceux qui pense que la recherche en neurosciences viserait à démontrer que nous ne somme que des assemblages neuronaux robotisés et pré-déterminés.

Pas  pour « nous », trop heureux de voir à quel point nos maîtres ont été des précurseurs il y a déjà 40 ans et bien avant que les neurosciences ne s'intéressent à « tout ça ». La « Science du cerveau » commence à reconnaitre  le « libre-arbitre » (certes encadré de déterminismes ) de l’être humain. Et l’importance de l’émotionnel.
 « Si nous sommes coupés de nos émotions, les décisions les plus banales deviennent impossibles à prendre. Un cerveau qui ne ressent rien ne peut pas se décider. » 

. « Sans les symptômes désagréables que déclenche en vous le fait de vous tromper, votre cerveau ne modifiera jamais ses modèles. Pour réussir, vos neurones doivent d’abord commettre des erreurs à répétition. » Lehrer 

Il y aurait beaucoup à dire — nous dirons certaines choses — sur cette absence du droit à l'erreur qui caractérise la société contemporaine.

La citation ci-dessus me rappelait une chercheuse du CNRS, que j'avais eu en stage et qui m'expliqua l'objet de sa recherche. C'était complexe et je ne saurais l'expliquer ici. Il s'agissait, au final, d'ajouter une décimale à une formule fondamentale. Pour y arriver il fallait multiplier la même expérience « scientifique »  qui nécessitait des heures de préparation. Elle en était à je ne sais quel nombre de « renouvellements de l’expérience », échelonnés depuis trois ou quatre années. Elle ne désespérait pas d'aboutir à un résultat, c'est-à-dire à reproduire moulte fois la même chose obtenant le même résultat. Qui aurait permis d'ajouter la fameux décimale à la formule…
j'avais écouté avec beaucoup de sérieux. Intérieurement à la fois cela m'amusait, et à la fois j’admirais cette humilité de la « chercheur du CNRS » qui 100 fois sur le métier remettait son ouvrage…

Un expert, « c’est une personne qui a commis toutes les erreurs possibles dans un domaine très étroit » disait Niels Bohr.

En commentaire nous observions combien il fallait demeurer dans cette grande humilité du chercheur. C'est-à-dire de celui qui ne cesse de balbutier, se tromper, reprendre, se tromper encore, reprendre toujours, pour finir aboutir à un petit quelque chose. Mais un petit quelque chose qui marque une étape.

Donc voilà.
La semaine prochaine, nous avons une nouvelle réunion. On va remettre l'ouvrage sur le tapis…

Et en plus, avec bonheur…

mardi 14 mars 2017

Pendant la pause, l’écriture continue.

La lecture aussi.
J’ai reçu ces derniers temps plusieurs ouvrages écrits par des personnes que je connais et qui ont eu recours à l'auto édition, ou à de petits éditeurs, pour des tirages limités à un cercle restreint.
Ce sont des livres de témoignages, de cheminement spirituel, d'aventures singulières, bien loin de tout ce que le monde ambiant porte au pinacle actuellement ou voue aux gémonies. Ce qui d'une certaine manière revient quelque peu au même…

Deux de ces livres m'ont fait un bien profond. Ils me donnent à lire les réalités vraies de l'expérience humaine exposée dans sa réalité et même sa brutalité. En ce sens ils sont, à mes yeux, particulièrement personnalisant.
Ces deux ouvrages, très différents l'un de l'autre, l’un est écrit par un homme, l'autre par une femme, sont les fruits de réflexions longuement mûries et tirées d'une expérience vécue.

Ils m’ont fait un bien profond. Je me répète.
Probablement aussi parce que je connais les personnes dont il s'agit et que je sais que leur écriture n'est pas « du baratin », comme on en voit en dans ces « livres prêcheurs » des syncrétistes à la mode et à la lumière éteinte, bourrés de recettes et de bons conseils, élaborés par des personnes dont l'ordinaire de la vie n'a rien à voir avec ce qu'ils écrivent. Je sais aussi de quoi je parle vis-à-vis de certaines « célébrités »… par égard pour eux/elles, et à leur bêtise inconsciente, je ne donnerai pas de noms.
 « Faites ce que je dis, pas ce que je fais », a encore un bel avenir… et pas que dans le monde vérolé des politiques actuels.

Ces deux ouvrages m’ont fait beaucoup de bien. Lequel ?
Ils me font descendre, redescendre, vers les profondeurs les plus lumineuses de ma personne ; les zones les plus denses de mon roc d'existence ; vers ma perception la plus heureuse qui puisse exister : celle du creusement du sillon fécond de l'existence humaine.
Dans leurs écrits, je me retrouve, alors que l'expérience est absolument différente de la mienne, pour ne pas dire à l’opposé, parfois.

Il ne faudrait pas penser que tout cela correspond en moi à je ne sais quelle allégresse délirante échevelée. Au cœur même de ces profondeurs, c'est un certain sentiment de gravité qui m'habite. 
. Gravité au sens d'un sérieux intense, de ce qui ne peut être considéré avec légèreté.
. Gravité mêlée aussi de l’autre sens de ce mot, c'est-à-dire de certaines caractéristiques dangereuses de nos sociétés actuelles, qui ont blessé bien des gens et laissé des séquelles invalidantes de la pensée, du corps et des comportements.

Il ne faudrait pas penser que tout cela correspond en moi a une forme de désespérance. Je demeure avec l'imprégnation viscérale dans tout mon corps et tout mon être des extraordinaires possibilités humaines, largement sous-employées, qui offrent toujours, à chaque instant, la possibilité de revenir dans la lumière et de quitter les ténèbres dans lesquelles certains/certaines prennent un intense plaisir à tenter de nous plonger.



Photo AlainX