samedi 25 février 2012

Perdu


Il n'en restera guère
Il n'en restera rien
J'aurai perdu ma guerre
au désert de tes reins


Tu ne fus qu'un vaurien
toujours elle vitupère
toujours elle y parvient
et toi tu t'y perds

Comme un petit notaire
tu décomptes tes biens
caresses fiduciaires
baisers de comédiens

Il n'en restera guère
Il n'en restera rien
J'aurai perdu ma guerre
au désert saharien

(AlainX)




9 de vos mots précieux:

  1. Anonyme25/2/12

    Ce que je viens de lire m'attriste, sincèrement.
    L'impression de parcourir le bilan comptable, financier et sordide de ce qui, sans cette mascarade, aurait dû être "une belle histoire d'amour".
    Désolée si vous êtes concerné par cet "état des lieux", si vous en retirez très amèrement les conclusions qui s'imposent, mais .... c'est la vie.
    Amicalement car vraiment, vraiment, très touchée, soyez assuré de ma sympathie.
    Claire

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    1. Il m'arrive de tenter quelques poèmes… Bien modestement…
      Sans doute parce que pendant longtemps je m'en suis cru totalement incapable…
      C'est par le biais d'ateliers d'écriture que j'ai découvert que je n'étais pas forcément complètement nul…

      Ce poème ne correspond pas à un vécu personnel.

      Mais, c'est sûr, ce n'est pas un texte qui respire la gaieté… !

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  2. Réponses
    1. On le sait…
      Je est un autre…
      :-)

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  3. on s'y perd un peu avec tous ces pronoms personnels..:) mais j'entends bien la litanie d'un jeu perdu d'avance ... triste désert du corps qui laisse son âme au vestiaire ?

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    1. C'est vrai qu'on peut s'y perdre un peu
      il y a un tu qui se parle à lui-même…
      Et il y a un tu qui est elle…

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    2. Anonyme29/2/12

      à carole ce que je t'écris est la fuite du temps
      cette obsession de l'oeil voyeuriste
      et cette médiatisation poétique qui est ton objet poétique cette larme que tout en chacun nous laissons en suspend derrière un regard photographique
      ton propre mirroir
      .

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  4. Je ne te connaissais pas ce talent en poésie, j'ai beaucoup apprécié...

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    1. Je ne me le connaissait pas non plus !... Jusqu'à il y a relativement peu de temps…

      Très modeste talent, au demeurant…

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