jeudi 23 février 2012

Vrac

— Tout ce que je rédige à propos du voyageur de l'aube occupe beaucoup de mon temps. Pas seulement le temps de rédaction, mais les retentissements que cela produit en moi en termes d'une sorte de synthèse sur ma vie en ce domaine.
Ce que j'écrivais ce matin sera publié dans 10 ou 15 jours. Je maintiens volontairement ce décalage entre écriture et publication. J'en ai ressenti le besoin assez vite, sans pour autant en rechercher les raisons.

— Ma santé et mon état physique, c'est globalement très très moyen… Ce sentiment de décliner lentement au niveau de mes forces. J'ai sollicité un rendez-vous-bilan dans un établissement hospitalier spécialisé pour les tordus  de mon genre. Il faut quatre à six mois pour avoir un rendez-vous. J'ai donc encore le temps de décliner…

— L'étonnement demeure quant aux prolongements inattendus de mon livre le passage se crée. Outre des demandes de prise de parole auxquelles je réponds, on me sollicite pour des projets concrets, dont je reparlerai peut-être.

— Toujours à propos de ce livre, quelqu'un m'a fait parvenir « des réponses » à chacune des lettres du livre… Une vingtaine de pages A4… J'ai non seulement été très touché de cette démarche inattendue, mais profondément remué par certaines réponses… Dans quelques jours nous aurons cette personne à notre table. Je me demande ce qu'il en sortira…

— L'ami que j'ai évoqué récemment est au plus mal. En plus de la méningite, qiui ne régresse pas (40° de fièvre en permanence), il a fait un AVC. Le cerveau est « très endommagé », comme disent les médecins. Il est toujours dans le coma. Demain il aura un dernier scanner. Ensuite la décision sera prise de… débrancher… Ensuite… On dit qu'il faut un à trois jours pour que la mort survienne…
Cet homme compte parmi les personnes qui auront été les plus essentielles dans ma vie. Sa trace indélébile restera en moi pour toujours.

Je ne sais pas pourquoi je livre tous ces événements ici. Dans l'ensemble c'est pas tellement mon habitude.
Sans doute un besoin en ce moment.

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Edit, ce vendredi 24 :
À propos de mon ami dans le coma, j'apprends que les médecins ont décidé de poursuivre les traitements et de faire le point dans une semaine.
Qu'espèrent-ils ?
 Et moi, qu'est-ce que j'espère ?


14 de vos mots précieux:

  1. Douces pensées Cher Alain

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  2. Tu livres des événements oui
    mais tu livres surtout ce que tu ressens à propos de ces événements!
    Des sentiments heureux et d'autres douloureux!
    C'est bien de les confier à ton blog, si tu en ressens le besoin
    Il y a des moments où on a besoin de sentir que d'autres sont proches...et l'expriment
    Tu sais que je le suis,proche...
    Je t'embrasse

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    1. Oui, il doit y avoir de cela dans ce besoin que j'exprime…
      En même temps… Qu'en est-il de la « proximité » d'un lectorat de blog !
      Réalité tangible ? Miroir aux alouettes ? Intérêt passager et provisoire ?

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  3. Peu importent les pourquoi.
    Pensées dans le silence
    Lise

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    1. Merci à toi…

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    2. Je suis au crotoy cette semaine. Si tu veux me joindre envoie moi un message à paradoxia75 arobas gmail.com
      Lise

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  4. Si tu livres ces événements ici, Alain, c'est que tu en ressens le besoin, et c'est suffisant comme raison, il me semble.
    Pour ton ami, il n'est peut-être pas encore le moment pour lui de partir.
    Bonne fin de journée à toi, et bon dimanche.

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    1. Pour mon ami et je ne sais pas…
      Qu'en est-il de ce que tu dis : le moment pour lui de partir…
      C'est quelque chose qui interroge…
      Lorsque mon père est mort, quelques jours avant, il avait dit ça : c'est le moment pour moi de partir…

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    2. Il y a trois semaines, l'un de nos amis est mort. Avant de partir, il avait rangé tous ses papiers, mis tout en ordre, il avait décidé de ne plus lutter contre ce cancer qui le rongeait depuis de nombreuses années, il nous l'avait dit quelques mois auparavant. Il nous avait dit ces paroles. Ton papa devait le sentir, lui aussi. Combien de fois avons-nous vu des personnes vivre plus longtemps qu'on ne le pensait car elles attendaient qu'un événement précis arrive pour enfin se donner le droit de partir (naissance d'un petit enfant, retour d'un enfant, ou toute autre chose). Ton ami, c'est vrai que c'est différent, car il est entre les mains des médecins, et désormais, ce n'est plus lui qui décide de son départ.

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