vendredi 28 décembre 2012

L'humiliant pardon



Dans un commentaire de mon billet précédent, une fidèle commente ainsi : « Le mot ne passe pas tes lèvres, mais il est pourtant bien là: tu accèdes au pardon. »

Le mot ne passe pas mes lèvres en effet. Il les passe rarement, parce qu'il écorche mes lèvres comme une entaille douloureuse, et s'il ne passe pas, s'il demeure en bouche alors qu'il devrait sortir, il me coupe la langue. Enfin bref, dans tous les cas il me blesse. Oh bien sûr, le mot m'échappe parfois, parce que je crois avoir une aptitude à reconnaître mes manquements. Sauf que ce mot-là est le plus souvent imprononçable. Alors je procède par substitutions, par périphrases.

Demander pardon est la pire des humiliations que l'on peut m'imposer ou que je m'imposerais à moi-même.
Je connais l'origine : Les diktats de ma mère folle.
— « À genoux ! Baisse les yeux ! Demande pardon à ta mère de lui faire tant de chagrin ! »
Tout cela pour des broutilles, des enfantillages, des gamineries, des sottises de gosse. Tout cela répété, encore et encore et parfois plusieurs fois par jour.
Parfois je m'humiliais :
— « Pardon mère(*) ! Je ne le ferai plus jamais ! »
(*): Je n'ai jamais appelé ma mère « maman »… 

Parfois je résistais le plus longtemps possible, demeurant muet et la regardant dans les yeux que je ne baissais pas. Elle ne capitulait pas non plus. Répétant : demande pardon ! Et si cela ne venait pas elle me flanquait une gifle magistrale, et sortait de la pièce.

Dans ce que me demandait ma mère, il ne s'agissait pas de pardon, il s'agissait d'un viol de conscience, d'un viol de mon intégrité d'enfant qui ne faisait qu'exprimer et vivre sa spontanéité, sa vitalité, son amour, le don de lui-même, sa naïveté, son élan vital. Alors certes, il existait bien évidemment des débordements "normaux" que le parent "normal" est amené à canaliser dans la bonne direction. Mais telle n'était pas l'attitude de ma mère qui n'avait de cesse que son mauvais désir de me mater afin que « je me tienne tranquille » que « je ne bouge plus ». Ce que j'ai fini par faire… (Voir en ce sens mes récits sur l'origine de la paralysie de mon corps…) Parce que l'enfant est dans l'impossibilité psychoaffective d'avoir le dernier mot, d'être plus fort que l'adulte, et que dans sa quête d'être aimé il se contraint à passer par toutes les volontés de l'adulte, auquel il fait toujours crédit de détenir la vérité sur son devenir et ses comportements… 

J'ai encore un contentieux avec le mot pardon… J'ignore si un jour je serai capable de le prononcer avec fluidité à bon escient.

Cependant, si le mot m'est le plus souvent imprononçable, en revanche l'attitude qui y correspond m'est accessible. Je parlerai plutôt d'un chemin de réconciliation, qui prend du temps, qui n'est pas de l'ordre de l'immédiateté, qui s'en vient au terme d'un travail à la fois conscient et souterrain, qui est un peu de l'ordre de l'absolution, non pas au sens religieux, mais plutôt au sens de la remise de peine, qui n'abolit pas les faits qui furent ce qu'ils furent, mais une démarche intérieure qui réhabilite la personne dans le champ de la relation pleinement humaine. Une sorte de grâce qui fait au moins retrouver la bienveillance, qui ouvre la porte à la considération pour l'autre, à la bonté, c'est-à-dire à une réouverture à la relation, au réel, à l'au-delà des faits du contentieux.

24 commentaires:

  1. Charlotte28/12/12

    Ce mot là ne passe pas non plus chez moi.Je ne l'aime pas du tout si c'est moi qui dois le dire.
    Je préfère dire: "Je m'excuse"

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et comme disait Coluche : « excusez-moi de vous demander pardon »…
      :-)

      Supprimer
  2. Anonyme28/12/12

    Pardon, un mot bien délicat et difficile! Pour l'enfant qui n'a pas encore pleinement conscience de ses faits et gestes, l'exiger sous entend qu'il y a jugement derrière... Pardonner, c'est un terme catéchétique.
    Je préfère comme vous et de loin le mot réconciliation.
    Chacun est unique et réagit par rapport à sa propre histoire, chacun est porteur de blessures "sous terraines" et c'est le chemin qu'il emprunte en vivant ses expériences de vie qui le conduira au fil du temps à mieux se comprendre et se connaître pour trouver un chemin de réconciliation avec lui-même, et par la suite avec ses semblables, ses frères en humanité.
    J'aime beaucoup la dernière partie de votre billet , le véritable sens du pardon est dans la réconciliation qui procède de l'ouverture à soi et à l'autre, à la Vie.
    Brigitte

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il y a beaucoup de malentendus à propos du mot pardon.
      Les blessures de l'enfance se fondent sur ce malentendu. Le pardon devrait être le rétablissement d'une relation « juste » et non pas une revendication plus ou moins dominatrice.
      Merci d'avoir bien compris la fin de mon billet…

      Supprimer
  3. ça me fait mal de lire ça, je veux dire la scène de la mère folle qui exige des trucs sans queue ni tête.
    ça me fait mal de savoir qu'on a été tellement avec des parents violents, et que ça laisse des traces indélébiles, et que ce n'est vraiment pas juste, mais qu'il faut bien faire avec, quand on ne peut pas faire contre. Alors, ne pas pouvoir prononcer le mot "pardon" est moindre mal, surtout que pardonner, tu y accèdes quand même ..
    Bonne soirée, Alain..

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quel que soit ce qu'on lui inflige, l'enfant cherche toujours à « s'en sortir ». C'est à la fois beau et dramatique…
      Je précise que je n'ai pas eu « des parents violents », mon père ne le fut nullement, mais plutôt une mère excessive et excédée lié à un psychisme défaillant, avec des crises et des délires que l'on ne savait pas soigner dans les années 50, comme il peut en être aujourd'hui.

      ce qui aurait été beaucoup mieux, c'est que quelqu'un m'explique qu'elle était malade, plutôt que le pesant silence qui était de mise à la maison sur « son cas ».

      Supprimer
    2. hélas, encore aujourd'hui, le silence entoure "certaines" maladies.. et on fait comme si, au lieu de DIRE les choses. Pourquoi est-ce si difficile d'en parler ? c'est la question qu'on pourrait se poser ..
      Bon week-end à toi Alain

      Supprimer
    3. ton père n'était pas violent, mais il "laissait faire"..
      tu ne lui en as jamais voulu ?

      Supprimer
  4. surunfildencre28/12/12

    J'aime bien cette résistance à l'actuelle mode du "pardon", d'autant que tu nous donnes à entendre combien ce mot fut utilisé dans le non-sens de l'humiliation. Combien plus juste est en effet de chercher une attitude davantage bienveillante pour les personnes (qui sont, elles aussi, le fruit d'une histoire violente le plus souvent) sans pour autant accepter et pardonner les actes inacceptables. Moi non plus je ne suis pas prête à pardonner ce qui m'a violenté mais bien à essayer de ne pas juger les êtres qui les ont commis. C'est déjà un fameux parcours d'en arriver là. Merci pour ce partage!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je me demande si ce n'est pas cela justement le « vrai pardon », ce que tu dis de ne pas juger les êtres qui ont commis les actes. Cela suppose de déplacer son regard de soi vers l'autre, et donc de modifier l'image qu'on se fait d'eux, c'est-à-dire en quelque sorte leur redonner place en nous, autrement.
      Ce qui est finalement plus exigeant que de prononcer ces sortes de pardon du bout des lèvres tout en ayant en soi : — de toute façon je n'en pense pas moins !…

      Supprimer
  5. Vraiment, quant à prendre, je préfère de loin "l'attitude qui correspond" au pardon.Elle est une véritable évolution positive de tout l'être vers la personne concernée, alors qu'à la limite on peut dire "pardon" et s'en moquer comme de sa première chemise. Il me semble donc que tu n'as pas besoin de ce mot pour être en situation de mieux être avec l'autre, pourquoi s'accrocher à un mot qui devrait avoir une "résonnance" si positive et qui en réalité est si destructrice. Merci de nous faire avancer avec et sur nous-mêmes

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne sais pas si je m'accroche à un mot… Oui, sans doute, c'est exact…
      Mais plutôt, peut-être devrais-je dire que le mot s'accroche à moi, comme une écorchure.
      Alors, je peux contourner, et dire ce que j'ai dit ensuite…
      Il n'empêche, il faudra bien que j'aille au bout d'une forme de réhabilitation de ce mot…

      Supprimer
  6. Hou la! pas facile de commenter un billet dont on est l'inconsciente (en tous cas l'involontaire) instigatrice.
    Quand je parlais de pardon, c'était par rapport à ton frère, et à cette sorte de paix que tu sembles avoir trouvée dans tes rapports avec lui, lorsque tu dis par exemple

    "Et je me suis surpris à l'aimer comme cela ne m'était pas encore arrivé, alors qu'il y avait tout autour les exclamations de la jeunesse déballant ses cadeaux, les rires des autres, et les bulles de champagne dans les verres. Rien d'extraordinaire ni de différents que les autres années. Le rituel auquel il est attaché. Mais moi, je regardais autrement. Et cela a suffi pour qu'on se dise quelques mots relativement « forts » et qui sortaient du convenu habituel."

    Ce passage m'a incitée à penser que tu avais fait du chemin vers quelque chose que j'apparente à une sorte de pardon que l'on se fait à soi-même, en arrêtant une guerre qui dure depuis très longtemps.

    Mais quand tu racontes ce qui se passait avec ta mère, nous voilà renvoyés au pire sens du mot pardon: le sens auto-flagellation, mea culpa et tout le toutim. Et désolée de dire à Surunfidencre que cette "mode" n'est pas actuelle, elle a au bas mot ses petits deux mille ans...Tendre la joue gauche, très peu pour moi. "Pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font" cette phrase m'a toujours troué le fondement! A-t-on demandé aux Juifs de pardonner aux nazis parce qu'ils ne savaient pas ce qu'ils faisaient...
    S'auto humilier, ce n'est pas demander pardon. Le pardon est un acte généreux, un acte d'amour. En amour, en amitié, on se pardonne nos erreurs, on est indulgent. Si on ne pardonne pas, le lien est cassé.
    Ce n'est pas par hasard que j'ai utilisé la phrase: le mot ne passe pas tes lèvres. La lecture de ton livre est encore très présente dans mon esprit. Je sais que la révolte a été un de es moteurs. Pourtant, un jour, le mot passera tes lèvres, cher Alain. Tout naturellement. Juste pour faire la paix avec toi-même et tes vieux démons. Et ce jour là, yalla, on fête ça.

    PS: euh, tu dis "une fidèle" ...tu veux dire une fidèle lectrice,je pense, parce que "une fidèle" tout seul ça fait un peu secte, gourou (et tout le toutim)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je crois avoir bien compris ce que tu exprimais dans le commentaire au billet précédent. Il est évident que j'ai fait un chemin important depuis plusieurs années pour retrouver un minimum de possibles avec mon frère. Entre nous, ce ne fut jamais la guerre, ce fut une sorte de totale indifférence réciproque et une distance très grande. (On se voyait une fois par an, à Noël justement, et les bonnes années disons deux voire trois fois… Mais c'est pas ce qu'il y a eu un ou deux enterrements…)…. Ça s'améliore lentement…

      Pour ce qui est des paroles de l'Évangile que tu cites… J'ai une toute autre interprétation que la tienne… Mais ce serait un autre débat !

      Sinon, effectivement, j'espère un jour arriver à la réhabilitation du mot en moi. Ce qui me semble comme une nécessité avant de disparaître… !! Pour la fête de ce jour là… Je suis preneur d'une douzaine d'huîtres !

      PS : héhé ! : te voila embourbée dans ma secte !! :-)
      bien entendu c'était "fidèle lectrice"…. et non pas "adepte fidèle" de… je me demande bien de quoi d'ailleurs !! ...
      :))

      Supprimer
  7. Il me semble que si je comprends bien ton message, il s'agit du pardon "demandé" à l'autre, qui t'est encore si difficile, du moins s'il s'agit de prononcer le mot! (pas de vivre la réalité...)
    Demander pardon, quand on réalise qu'on est en tort,qu'on a exagéré, qu'on a dit des mots blessants, qu'on a eu une attitude tout sauf aimante... pouvoir ainsi le reconnaître et se remettre en question, aller vers l'autre et lui dire ça (même en ne prononçant pas le mot imprononçable), je trouve que c'est GRAND. C'est une démarche inséparable d'une réconciliation possible.
    La personne blessée a besoin que l'autre reconnaisse sa responsabilité pour pouvoir continuer son chemin, et dans le cas d'une relation proche, en a besoin pour pouvoir renouer avec l'autre. Cette "humiliation" permet la restauration de la relation, en ouvrant sans doute un dialogue. Bien sûr ce n'est pas une démarche facile. Nul ne peut la faire à la place de l'autre.
    On a cette impression de s'humilier alors qu'au contraire, on va grandir dans la relation..

    Le pardon "accordé" est une autre démarche... mais je n'ai pas lu que tu parlais de cela...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Dans mon enfance, comme je l'ai explicité, je n'étais en tort de rien… Car les scénarios que j'ai décrits, c'était toujours à propos de pas grand-chose… D'ailleurs, et assez bizarrement, Quand j'avais vraiment fait une connerie… Ça se passait différemment, plutôt mieux… J'avais droit à une « punition », qui me semblait plutôt légitime…

      Cela dit, tu as raison d'évoquer le pardon demandé et le pardon accordé.
      les deux doivent s'entrecroiser pour que la restauration de la relation se fasse.
      Tu as parfaitement raison.

      Supprimer
  8. Votre mère, Alain, a sali l'un des plus joli mots(gestes) du langage d'humanité.

    Comme elle aurait pu dire :" Dis-moi que tu m'aimes ou je te colle une gifle!".

    Je comprends que ce mot vous pose des "problèmes" à présent.

    Qu'il est noble, pourtant... Comme l'exprime si bien Coumarine.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ce message, que je partage pleinement.
      C'est pourquoi je ressens si nécessaire d'arriver à réhabiliter le mot en moi. Comme d'autres ont à réhabiliter le verbe « aimer »…

      Supprimer
  9. je t'avoue avoir lu en diagonal cette intimité un peu "dérangeante" (n'y vois là aucune mauvaise pensée, juste une gêne). Je comprends pour avoir ressenti certaines colères similaires, pour avoir eu besoin de l'écrire pour éclaircir mon chemin.. Même si je reste persuadée aujourd'hui que certains faits précis du passé t'appartiennent et sont malgré tout révolus, qu'importe ce que cela a pu engendrer comme dommages et pu façonner l'être que tu es aujourd'hui.
    Je te conseille vivement cette vidéo, elle fait un bien immense.Après l'avoir visionnée, je n'ai eu de cesse que de me répéter : "je suis désolée, pardonne moi, merci, je t'aime", pour toutes ces tourmentes qui ont gâché tant de temps précieux, mais malgré çà, je me pardonne cela :) : http://youtu.be/0l6TZXu9IW0
    J'espère que tu ne m'en veux pas et ne prends pas mes propos pour du dédain ou autres, je comprends ta souffrance, mais aujourd'hui, je les trouve d'autant plus honorables lorsqu'elles gardent la pudeur des portes à ouvrir puis refermer. je parle en connaissance de cause, crois moi.
    Bonnes fêtes de fin d'année
    ps : je n'ai pas lu les coms, pour ne pas dénaturer mes ressentis premiers :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bien sûr qu'il y a des situations et des événements particulièrement dérangeants pour l'autre, lorsqu'on se met à les relater… Surtout si cela de ressemblance avec sa propre histoire.
      Pour pouvoir les entendre il faut avoir fait son propre chemin.
      mais pour moi les dommages engendrés ne relèvent pas du « qu'importe ».
      ils n'ont pas façonné l'être que je me sens être devenu aujourd'hui. Ils ont fait dévier ce qui aurait pu s'accomplir autrement, plus profondément et peut-être plus rapidement.
      Ce que j'ai relaté concerne l'absurdité d'exiger de l'autre un pardon pour les "fautes" qui ne sont pas commises…

      J'ai écouté la vidéo. À sa manière cela ressemble assez fortement à l'idéologie judéo-chrétienne. Avec d'autres mots, mais c'est le même fond.
      pour moi, ce genre de démarche ne me convient pas.
      Mais je comprends parfaitement que pour d'autres ce soit une planche de salut…
      Et en ce sens je ne peux que me réjouir pour toi si tu en tires bénéfice pour ta vie.
      C'est probablement la seule chose qui compte. Trouver le chemin qui nous convient.

      Alors je n'ai nul ressentiment envers toi, ni lu ton commentaire comme comportant du dédain.
      À mon tour de te souhaiter de bonnes fêtes de fin d'année.

      Supprimer
  10. C'est tellement puissant ce que tu écris là ! Ton texte résonne sourdement au plus profond de mon être, ces mots là sont les tiens, et pourtant ils pourraient être miens, sauf que la paralysie du corps, serait la paralysie du coeur. Ton roman Le passage se crée y prend aussi une densité et une signification nouvelle -je veux dire à la lumière de cet éclairage sur "l'impossible de dire" ...
    Je te rejoins complètement dans ces pensées, comme souvent d'ailleurs. Tu viens de me faire comprendre pourquoi le concept de pardon était d'une opacité aveuglante pour moi qui n'ai jamais pu lui donner un sens vrai, ou mieux, m'appuyer sur lui pour me guider dans l'existence.
    Merci Alain pour tes écrits, tes mots, et la manière élégante de les adresser à l'autre.
    Je te souhaite une belle fin d'année étoilée, auprès des tiens.
    Amitiés

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si j'ai pu t'apporter au moins quelque éclairage, ce texte n'aura pas été inutile…
      Bonne année 2013 pour toi et ce qui t'entourent.

      Supprimer
  11. Je ne demande pas pardon. Je l'offre.
    C'est fonctionnel vois-tu? Ca m'allège.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis bien d'accord, dès lors qu'il y a objet à offrande…
      J'ai pardonné à ma mère ses humiliations… Elle n'en a rien su… (Encore que !) Puisqu'elle était déjà morte depuis bien des années…

      Supprimer

Si vous avez des difficultés à poster un commentaire ou si celui-ci n'apparaît pas, vous pouvez me l'adresser par mail (voir adresse dans la marge à droite tout en bas).
Merci.
Je le publierai en votre nom.