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lundi 14 janvier 2013

Aimer l'autre


Aimer l'autre, c'est vouloir que l'autre soit autre.
Parce que l'autre, son désir profond d'être aimé, c'est pour pouvoir être lui-même, dans une continuité.

Si j'aime celle qui partage ma vie, c'est par désir qu'elle soit différente de moi, une autre, qui ne me ressemble pas, mais à laquelle je suis profondément uni.

Je me souviens de nos enfants, disant des choses du genre :
— vous n'êtes pas d'accord sur tout, vous votez différemment, vous ne pensez pas toujours pareil, vous n'avez pas les mêmes opinions… Et cependant on dirait que vous vous aimez beaucoup…

Quelque chose s'est produit en moi, il y a bien des années.  Non pas avec une instantanéité, comme cela peut arriver, ces sortes de déclics qui se déclenchent en nous, ou des lumières soudaines qui nous apparaissent, comme des « eurêka », ou comme disait le commissaire Bourrel, dans « les cinq dernières minutes », à la télé dans le temps, : « bon sang, mais c'est bien sûr ! ». Non là, il s'agit de ces évolutions progressives, que l'on ne perçoit pas vraiment au début, mais qui un jour nous apparaissent dans la réalité et leur ampleur.

Je veux ici parler de ce basculement qui fait passer de :
— j'aime l'autre pour moi-même (il/elle me plaît, m'attire, fait naître le désir, un désir qu'elles soient conformes à mes désirs, qu'il/elle fasse des efforts pour être comme j'en ai envie, etc. et tout cela avec une belle inconscience…)
à :
— j'aime l'autre pour lui-même, pour sa différence, pour son altérité, parce qu'il ne pense pas comme moi, parce qu'il s'accomplit, progresse, s'affirme dans son identité, etc. J'aime l'autre en ce que j'ai le désir de coopérer à son accomplissement, c'est-à-dire assez fondamentalement à lui laisser son entière liberté d'être, de vivre et de s'engager selon sa ligne personnelle d'existence. Et de voir par surcroît que cela crée du bonheur, je dirais presque que je le veuille ou non.

Si aujourd'hui cela me semble être une ligne de fond essentielle, il n'en était pas de même naguère, en ce temps là où je désirais que l'autre soit l'objet de ma possession, plus que le sujet de sa liberté.

Reste que, c'est toujours à faire et à accomplir.
J'ignore comment sont et vivent les autres. Quoique… Je ne suis pas aveugle sur ce que j'observe… Et je vois bien les dégâts autour de moi que procure cette sorte d'hyper centration sur le « petit moi », qu'il faut bien appeler égocentrisme en termes de psy, et égoïsme en termes de morale.

Mais il me semble que l'amour vrai n'est jamais un acquis.
Il me faut sans cesse revenir à la Source, celle qui est là, que je perçois en moi, qui coule vers autrui, où l'autre peut, s'il le désire, venir s'abreuver, et qui vient de bien plus loin que moi-même en tant que Source.


C'est pour cela, probablement uniquement pour cela, que je me sens être chercheur inlassable de l'origine, de l'amont, l'endroit où cette source jaillit dans sa pureté la plus originale, avant toute pollution.

Là est la raison centrale de ce que je peux appeler ma quête spirituelle, qui n'est pas d'hier, loin de là, et dont je tente aujourd'hui de rendre compte modestement dans mon autre blog.

Je suis un balbutiant, je le serais sans doute toujours. Je ne parviendrais jamais au bout de je ne sais quelle chemin, en termes d'aboutissement final. À supposer même qu'il y ait « je ne sais quoi » après ce que l'on appelle « la mort » et que d'autres appellent « le passage », j'aurais tendance à penser que cette quête se continue, qu'elle est le moteur éternel de toute forme de vie, fut-elle « nouvelle », issue d'un processus que d'aucuns nomment « résurrection ».

31 commentaires:

  1. charlotte14/1/13

    Tu connais la formule de Lacan: « l'amour est donner ce qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas ...
    et si c'était le contraire ?:" Donner ce qu'on a à quelqu'un qui en veut"
    Je reviendrai plus tard

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    1. Oui, je connais la formule… Il m'arrivait de la balancer dans mes stages !

      Reviens ! Reviens !
      :-))

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  2. Propos très justes qui résonnent en moi.. Ce sujet, j'en discute souvent avec mon fils qui cherche en l'autre "quelqu'un qui lui ressemble et a les mêmes goûts". Normal, c'est un ado, mais sa quête difficile le rend un peu malheureux. Alors, ce week end, je lui ai dit " va vers l'autre juste pour être à ses côtés, juste pour partager, c'est tout ce que le quotidien attend de toi, ensuite, si tu en viens à déceler des affinités, cela sera merveilleux.Mais le partage simple est déjà un cadeau du quotidien."
    Je te laisse, je dois filer au boulot. Ton sujet est assez vaste finalement, j'ai choisi de témoigner sur ce point précis. Quant à moi, j'ai mis énormément de temps à comprendre peu de choses, alors, il me faudrait des pages pour expliquer ce cheminement :)

    Ton intro est à elle seule le Vrai programme !:)
    Bonne semaine :)

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    1. J'aime beaucoup comment tu parles à ton fils…

      Mais comme tu dis, "normal". quand on est ado, on commence souvent par rechercher "un autre soi-même"…

      J'aime bien quand on choisit : « l'angle témoignage perso »…

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  3. elisanne14/1/13

    je suis une éternelle balbutiante...mais il m'a fallu du temps !
    j'aime ce billet, ta réflexion...
    hier ma petite fille 21 ans est venue nous présenter son ami, j'ai aimé les voir, cette ouverture à l'amour partagé et suis ravie de voir qu'ils ne s'enferment pas,qu'ils restent un plus un ...

    bon semaine et merci pour tes visites...

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    1. Je comprends ton ravissement…
      Je pense que bien des jeunes sont plus autonomes dans leurs relations à l'autre sexe, que nous ne l'étions dans notre jeune temps…
      Mais bon… C'est sans doute une généralisation un peu idiote… !

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  4. Anonyme14/1/13

    Pour moi, la base est l'amour inconditionnel.
    Car dans cet amour on retrouve le vrai amour.
    Avec son enfant, surtout en bas âge, il est facile cet amour inconditionnel. Il est là.
    Mais l'amour aux autres, à ceux qui comme moi sont en chemin il est plus difficile cet amour inconditionnel... On se bute d'égo à égo trop souvent.
    J'en reviens toujours à ça, j'ai besoin d'évoluer vers une plus grande conscience, suivre la soif en moi qui me guide car comme tu le dis "il semble que l'amour vrai n'est jamais un acquis" "c'est toujours à faire et à accomplir."
    Quand je regarde en arrière je vois bien le peu d'amour que j'avais, maintenant il me semble que j'ai plus d'amour mais je sais aussi qu'il y a en moi encore beaucoup d'égoïsme que j'aimerais bien voir disparaître d'un coup de baguette mais j'avance pas à pas, je monte marche par marche. Heureusement, plus je marche, plus je monte, une soif de connaître plus est là et je me sens à la fois, satisfaite et à la bonne place. Maty

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    1. Sur le peu d'amour… Je te rejoins tout à fait…
      Je vois combien mes « premières amours » étaient surtout une recherche de l'amour pour moi et/ou de l'amour de moi…
      Mais enfin… Elles étaient sincères !
      C'est un lent chemin l'amour inconditionnel. sinueux, avec des retours arrière…
      Et aujourd'hui encore, combien de fois je me sens « pauvre aimant »…
      Mais bon, il faut regarder la trajectoire globale, et s'en réjouir… Ça donne des forces pour progresser encore.

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  5. J'avais cette citation en "réserve", je la dépose chez toi, Alain :-)
    « La forme la plus difficile et la seule belle de l'amour est celle-ci: aimer ceux qu'on aime comme ils veulent être aimés. » (André Maurois)
    Belle soirée à toi.

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    1. Tu as toujours des trésors cachés… !
      Bonne journée
      prend soin de toi.

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  6. C'est un très beau billet qui me parle beaucoup.
    Vous ouvrez le chemin, Alain. A d'autres. Qui n'en sont pas là.
    Vous écrivez que vous n’arriverez jamais au bout. Mais, quand même, quelle avance, déjà, quand on peut écrire et surtout ressentir profondément un tel discours.
    Je vous aime beaucoup quand vous tenez des discours pareils.
    Je fais la même quête, mais je suis très loin, très loin ...
    Peu importe, c'est la quête qui compte, qui me parait importante. C'est la pris e de conscience et l'envie de progresser, d'avancer.
    Merci, Alain.

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    1. Oui, oui, c'est la quête qui compte !…
      ABSOLUMENT.
      Et je dis aussi cela fortement pour moi-même.
      Et je sais que vous progressez sur ce chemin.
      Je le vois depuis que je vous lis et vous côtoie dans ce petit espace virtuel…
      La route continue, malgré les difficultés du moment.

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  7. Zut, je ne sais pas ce que j'ai fait de mon commentaire, au lieu de le publier, je l'ai envoyé dans les profondeurs (ou les limbes) de l'internet.
    Je disais donc que je découvrais ce blog et ses commentaires que j'ai lus.

    J'ai accroché à la première phrase : "Aimer l'autre, c'est vouloir que l'autre soit autre." Le droit à la différence commence là. Voilà la façon dont on veut être aimé : tel que l'on est, avec ses peurs, ses faiblesses, ses différences. Pas facile à obtenir, d'autant que soi-même on a des difficultés à accepter cette façon de voir les choses. (Moi, au fond, j'ai toujours eu envie de faire changer l'autre pour qu'il réponde à mes attentes, sans doute parce que, moi, de mon côté, je faisais des efforts pour donner satisfaction, obtenir l'amour que j'espérais.)

    Ce qui m'a "obligée" en quelque sorte à noter la citation d'une autre Françoise : « La forme la plus difficile et la seule belle de l'amour est celle-ci: aimer ceux qu'on aime comme ils veulent être aimés. » (André Maurois) car mon plus gros problème est sans doute d'attendre trop. Je donne sans réserve mais j'attends qu'on m'aime comme je voudrais et quand je m'explique, j'entends "je t'aime à ma façon"...

    Je vais lire plus avant. Si je peux apprendre quelque chose.
    A bientôt.

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    1. Bienvenue sur ce blog, Françoise.
      C'est vrai que l'on peut avoir longtemps le désir de changer l'autre. C'est notre erreur, source de désillusions ! Et finalement, aussi source de fatigue…

      Partisan du moindre effort (! ?), J'ai trouvé plus reposant, mais surtout plus source de bonheur, d'apprendre à aimer l'autre pour qui il est. Et c'est bien souvent alors que les coeurs s'ouvrent vraiment.
      Au plaisir de lire vos commentaires.

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  8. Merci de me rappeler la promesse que je me suis faite, en aimant mon meilleur ami, et en choisissant de vivre à ses côtés. Car cette promesse d'aimer l'autre pour ce qu'il est, je me la suis faite ... mais parfois, prise dans mes propres peurs, je l'oublie, alors je le rappelle à moi pour ce qu'il est pour moi, et dans ces égarements poctuels de moi-même, je sais que je le perds, et que je me perds aussi, dans cette infifélité faite à moi-même. Merci Alain !

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    1. C'est vrai que l'on a parfois besoin que quelqu'un nous redise ce à quoi l'on croit soi-même. Il y a une sorte de pente qui est toujours de nous éloigner par glissement de certaines choses essentielles.

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  9. L"amour vrai n'est jamais un acquis, dis-tu, nous progressons, nous régressons..et il nous faut toujours revenir à la Source...demeurer humbles et confiants..c'est le seul moyen d'avancer sur le chemin de l'amour vrai

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    1. Oui, c'est très juste.
      Humilité et de confiance permettent de retrouver et/ou de demeurer.

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  10. Anonyme17/1/13

    J'avoue, lorsqu'il y a qq jours, j'ai lu ce texte, ne pas avoir adhéré tout de suite à la "conclusion", si je puis dire.
    La quête de l'origine de la Source.
    J'imagine plus que je ne sais, qu'il doit y avoir autre chose après la vie terrestre. Trop de témoignages aujourd'hui nous donnent à penser que ...
    Dans ma petite tête d'humain et dans ma quête des réponses aux 4 questions fondamentales que l'Humain se pose inlassablement et même au plein gré de son insu, j'ai imaginé que la source comme tu l'écris est un endroit unique, plein et stable ...
    Pourquoi, Io no se, peut-être parce qu'ici (sur le plan terrestre) ce n'est pas le cas, peut-être.
    Puis après je me suis dit, mais qu'est-ce qui t'empêche de penser et de dire que après l’après, il y a encore l’après et ce sans fin ?
    But where, how and what ?

    Toujours autant de plaisir à venir me ressourcer ici
    Belle vie
    Nab

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    1. oups ! J'ai du retard dans ma réponse aux commentaires…
      --------
      Et si la source, cet endroit unique, plein et stable, c'était un déjà là, ici et maintenant ?
      Une sorte de permanence à la fois dans le temps et hors du temps.
      Ce serait peut-être nous, un peu trop vides, un peu trop instables, un peu trop multiples, qui n'irions pas puiser jusqu'à cette source au fond de nous.

      Je dis ça parce que, lorsqu'il m'arrive d'y aller, elle est toujours là…

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  11. Anonyme17/1/13

    Pour être plus clair, parce que bien évidemment ce que tu nous donnes à lire est fort, puissant et intelligent, je préciserai ce qui suit.
    Pour moi la source c'est l'Amour inconditionnel, bon, soit.
    Donc si c'est l'Amour, créateur de toute vie, il est donc unique et permanent, stable.
    J'ai du mal à imaginer un amour de cet ordre en progression, en infini constant. Genre plus tu le pénètres et plus tu t'en imprègnes et plus tu découvres qu'il est autre, toujours plus beau, plus fort, plus riche, plus ...

    Et en même au moment même où j’écris ces lignes, j'ai pourtant le profond ressenti que c'est comme ça, une immense océan d'Amour sans fond !
    C'est quand même troublant, non ?
    Nab

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    1. Merci pour ce témoignage (premier et deuxième commentaire)
      quelque chose après ? Il faudra attendre pour savoir !…
      Mais l'intuition peut nous informer au-delà du perceptible actuel.
      Comme ce pressentiment d'un amour source, et je coïncide assez bien avec l'expérience que plus on le pénètre et s'en imprègne, plus il nous envahit et nous enrichit.
      Je crois à une permanence de cela au fond de nous.
      Ce n'est pas pour autant qu'on ne s'éloigne pas de cette source, par choix, nécessité, et toutes sortes de raisons qui nous regardent.
      Le drame serait de ne plus y revenir.

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  12. Bonjour Alain. Cela fait un moment que je vois ta signature sur des com de blog amis. Aujourd'hui je me glisse chez toi et lis avec attention ce billet. Ta phrase liminaire m'interpelle et j'aurais envie de dire plutôt : "aimer l'autre, c'est accepter qu'il soit autre."Car il me semble que "vouloir" c'est encore un projet qu'on fait pour l'autre. En disant cela, je pense au chemin que j'ai fait depuis mon premier amour jusqu'à aujourd'hui. Bien sûr que très souvent, adolescent ou jeune adulte, le chemin de l'amour est un chemin égocentré : on s'aime à travers les yeux de l'autre, on aime être aimé, on aime l'amour. Et puis, le temps de la passion passé, et là je parle pour moi, j'ai aimé l'autre de façon fusionnelle. Il se devait d'être comme moi, semblable à moi. Alors, est venu le temps de vouloir changer l'autre. Le charger de compliments certes mais aussi et surtout de reproches, de conseils, vouloir l'autre semblable à soi. La fusion originelle, celle qui comble tous nos désirs, tous nos plaisirs.

    Bien sûr, les crises arrivent et avec elles, la remise en cause...remise en cause de soi. On commence, seul ou aidé, un chemin intérieur, bouleversant, enrichissant. Et peu à peu, on comprend que l'altérité est le fondement même de l'amour. Aimer l'autre tel qu'il est avec ses pleins et ses déliés, d'un amour inconditionnel est le plus beau chemin qu'on peut s'offrir et offrir à son chéri ou à sa chérie. Et puis,miracle des miracles, cette évolution là diffuse vers l'autre. Amitiés salines, Alain, heureuse d'avoir pensé à m'arrêter chez toi.

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    1. Je te rejoins bien dans le cheminement de l'amour que tu décris.
      J'ai une expérience comparable.
      D'ailleurs je me demande si ce n'est pas un incontournable qui nous fait passer de l'emprisonnement fusionnel du face-à-face à la liberté du côte-à-côte dans la différence.

      Je comprends bien ta remarque à propos des verbes vouloir et accepter.
      Dans ma phrase je ne donne pas au verbe vouloir le sens d'un projet sur l'autre.
      Mais plutôt une sorte d'effort de volonté (un vouloir), à laquelle on s'oblige envers l'autre pour respecter son identité. Car le désir de le prendre pour nous, n'est jamais très loin.
      C'est donc un vouloir envers soi-même.
      -----
      Merci pour cette visite chez moi. Pour ma part je te lis depuis quelque temps. Pas beaucoup. Mais je ne commente pas nécessairement…

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    2. un incontournable, dis-tu oui sans doute dans les relations "réussies" car il existe bien des couples qui continuent à s'asphyxier dans la fusion ou bien des couples qui explosent en plein vol à la surprise générale.

      A bientôt Alain.

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  13. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  14. Anonyme26/5/13

    Bonjour,

    Je suis l'importun d'hier, Olivier L'Imazighen, j'ai essayé de poster un message sur ce fil ce matin mais je vois que je vous avez pris le parti de me filtrer. Je poste donc le même message en anonyme.

    "Sans doute pour voir la source d'amour pure et inconditionnelle dans sa plénitude, faut-il soi-même être amour pur et inconditionnel dans la plénitude de son être. Je pense que c'est l'unique condition.

    Il faut se faire un grand cœur, un cœur grand ouvert, tendre, confiant, humble et renonçant aux vanités terrestres, un cœur et un - regard - purs, qui aiment tout, qui aiment le monde sans condition, pour se disposer à accueillir le grand amour de Dieu.

    C'est la conclusion logique que je retire de votre message et des commentaires qui le prolongent, desquels je me sens proche."

    Autant de choses dont vous parlez mais que vous ne pratiquez pas en effet...

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    1. Libre à vous de vous qualifier d'importun....
      je n'ai jamais censuré personne sur ce blog. Et d'ailleurs Blogger n'en offre pas la possibilité.
      Il se fait simplement que les commentaires sur mes billets « anciens » sont en effet modérés, pour des raisons techniques, en particulier lutter contre les spams… Car je n'inflige pas à mes lecteurs de remplir des hiéroglyphes préalables comme sur certains blogs…
      Vous faites donc une interprétation erronée de la réalité…
      ---------

      Sur « le fond de votre commentaire », je suppose que vous avez atteint un degré de perfection auquel je ne parviens pas.

      Quant à votre dernière phrase, elle est d'un mépris cinglant à mon égard, démontrant que le degré de "coeur grand ouvert" que vous évoquez plus haut ne semble pas encore vous avoir totalement transformé…

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    2. Je m'étonne que vous ayez pris le parti de publier ce message plutôt que le premier alors que lorsque j'ai constaté mon erreur je m'en suis immédiatement excusé dans un autre message que vous avez choisi à l'inverse de ne pas publier... Je constate donc que vous n'acceptez pas mes excuses.

      Dire que je fais une interprétation erronée de la réalité pour cela me semble un peu exagéré, la notion de réalité étant pour le moins relative, cependant j'ai fait une erreur, grossière certes, mais je l'ai reconnue et je la reconnaitrais autant de fois que nécessaire. Si je vous ai vexé, je réitère mes excuses. Libre à vous de les accepter comme telles ou non. Je vois mal ce que je pourrais faire plus.

      Sur le fond vous avez absolument raison, je suis tout ce qu'il y a d'imparfait, j'ai une quantité de défauts qu'il serait fastidieux d’énumérer, mais l'impulsivité, le doute et un grand manque de confiance en l'autre en font partie, c'est ce qui fait mon humanité et c'est comme cela que Dieu m'aime, parce qu'il aime aussi les boiteux, les écorchés, ceux qui chutent sans cesse mais qui néanmoins se relèvent à chaque fois. Et pour autant, ma réflexion n'en demeure pas moins juste, elle est le fruit de mes expériences personnelles, du reste, je vois que vous ne la contredisez pas. Maintenant si vous avez quelque argument pour me détromper sur ce point, je suis tout ouïe. Quant à la notion de perfection, elle échappe à mon entendement en ce qui concerne l'être humain.

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  15. Je souris, car à cette période où tu écrivais ce billet, quelques mois avant, je me posais la question sur ce qu'était d'aimer l'autre... je refaisais le point sur ma séparation d'avec mon ex à cette époque... J'essayais de comprendre comme nous n'avons pas su nous aimer, ou comment est-ce qu'on a cru aimé, ou comment est ce qu'on a aimé parce qu'on s'est senti aimé... sur la question de l'empathie aussi...

    Enfin... avec tout cela... cette phrase de Lacan que t'as cité Charlotte, je l'adorais !
    J'ai pris du temps à tenter de comprendre le sens de cette phrase... Mais qu'est-ce qu'elle m'a éclairée ensuite !


    " Si aujourd'hui cela me semble être une ligne de fond essentielle, il n'en était pas de même naguère, en ce temps là où je désirais que l'autre soit l'objet de ma possession, plus que le sujet de sa liberté.

    Reste que, c'est toujours à faire et à accomplir.
    J'ignore comment sont et vivent les autres. Quoique… Je ne suis pas aveugle sur ce que j'observe… Et je vois bien les dégâts autour de moi que procure cette sorte d'hyper centration sur le « petit moi », qu'il faut bien appeler égocentrisme en termes de psy, et égoïsme en termes de morale."

    Et je fais les mêmes constats de mon côté :-)




    J'ai bien fait d'aller dans tes archives !
    Y'a pas mal d'articles qui raisonnent/résonnent bien :-)




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    1. Il me semble que le réflexe de captation est qqch de très incrusté dans l'humain.
      Avoir l'autre tout à soi et rien que pour soi .... quelle belle perspective... trompeuse.... !
      On peut cependant ne pas le laisser occuper tout le terrain....
      Sans doute faut-il faire l'expérience que respecter la liberté de l'autre c'est lui permettre de nous aimer... vraiment... enfin s'il choisit cette option lui-même !

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