Accueil

jeudi 28 février 2013

Boucherie

Dieu  est monté sur ses grands chevaux.
Il  a licencié le Pape pour faute grave, sans indemnités.
 Terminé de miser sur ce cheval-là.
Il avait trop d'oeillères 
 Il était trop à cheval sur les principes anciens.
 trop vieux, il ne mettait même plus le pied à l'étrier
 « En selle ! », A tenté de crier Dieu
 mais le pape  a préféré s'enfuir à brides abattues

*

Heureusement !
Il y a Findus !


mercredi 20 février 2013

La mort




Ce matin le ciel est d'un bleu limpide. Un vent frisquet du Nord a lavé les cieux. La lumière commence à poindre dans mon bureau. Un petit rectangle de soleil apparaît dans l'angle de la fenêtre. Il va grandir dans les heures qui viennent, baignant ma pièce jusque vers 16 heures. La nature commence à sortir de sa torpeur de l'hiver, des petites embryons de bourgeons, des pointes de la cinquantaine d'oignons de tulipes qu'on a achetés pour je ne sais plus trop quelle bonne cause, commencent à sortir de terre. J'ai passé une bonne nuit, je me sens bien. Ça devrait être une bonne journée.

J'aurais pu intituler ce billet : "la vie", d'autant que je me sens vraiment l'esprit et le coeur printanier, que demain quelques-uns de mes petits-enfants vont se pointer, que ça devrait être sympa, et que la vie est belle.

 J'ai choisi la mort … Comme titre ! … Pas comme projet immédiat…

C'est-à-dire que, comme je suis vivant, je vis sans cesse, à chaque instant, dans une sorte de flirt avec la mort, car elle peut survenir à tout moment et me surprendre, comme un coup de sonnette inattendu. On va ouvrir, se demandant : mais qui c'est  que c'est ? On ouvre ! : Toi ? Ben mince alors… Je ne t'attendais pas de sitôt ! …   bouge pas ! Je passe un linceul, et je te suis…


J'ai commencé un livre : « VIVANTS JUSQU'À LA MORT . Accompagner la souffrance spirituelle en fin de vie ». (Tanguy CHÂTEL). Je n'ai encore lu qu'une cinquantaine de pages. Essentiellement le constat de la situation d'aujourd'hui : les soins palliatifs - la mort en hôpital avec tuyauterie - la médicalisation de la mort - la tentative de définition de cette forme particulière de souffrance spirituelle à ces moments-là. - Mais surtout l'absence de « réponse » de… disons, … la société… face à ces réalités intérieures humaines, dans un monde laïcisé, a-religieux, et qui a évacué la mort au profit de la jeunesse éternelle, vendue à grand renfort de médias. J'attends la suite de ma lecture, pour entrer dans le vif du sujet, ce que j'attends de cet auteur…

Cependant, ce début de lecture m'a ramené ce sentiment de vivre dans une forme de proximité avec la mort depuis bien longtemps. Je dis bien avec la mort. Et non pas avec des pensées morbides, ce qui n'est absolument pas la même chose.

D'ailleurs, je peux réécrire ma phrase :
cependant, ce début de lecture m'a ramené ce sentiment de vivre avec une forme d'intimité forte avec la Vie profonde depuis bien longtemps. Je dis bien avec la vie profonde. Et non pas avec une superficialité d'existence qui ressemble à une fuite en avant, un peu course folle, poursuivant des buts étranges, souvent "extériorisés", au sens d'éviter le contact avec ses profondeurs intimes, jugées sans doute comme dangereuses…. 

Car, dans l'expérience de la Vie profonde, on rencontre forcément… La limite… Qui n'en est pas une… La mort… Qui n'est pas la fin… qui n'est qu'une rupture, comme celles nécessaires pour vivre. 

Est-ce parce que j'ai failli « y passer » à l'âge de 12 ans ?
Est-ce que dans mon coma il s'est passé des choses qui sont venues s'imprimer dans mon inconscient ? Des choses bonnes et nécessaires pour la suite de ma vie ?
J'en fais l'hypothèse.
En tout cas, je fais le constat que d'une certaine manière je suis constamment prêt. Ou plus précisément que je vis la nécessité d'une sorte de préparation en continu, comme il en était du "feu continu" de nos grands-mères, où la braise ne s'éteignait jamais, mais il fallait alimenter d'un côté et vider les cendres mortes d'un autre.
 il fallait donc sans cesse, pour recevoir la vie, pour qu'elle se consume et produise, que des choses meureut dans le même temps.

J'ai commencé à vieillir le lendemain de ma naissance. C'est une nécessité vitale. J'ai comme le sentiment d'avoir compris assez vite que la vie était indissociable de la mort tout au long du chemin entre naissance et trépas.
Peut-être parce que je fais l'expérience de perdre de la vie, la vie de mes muscles par exemple, et en même temps cela me permettait de naitre de plus en plus à une intériorité qui a fait de moi une personne de plus en plus vivante et vibrante. 

Alors, je ne suis pas dans la crainte d'une souffrance spirituelle en fin de vie. Sans doute que je me trompe. Et si j'ai acheté ce livre, c'est non seulement en raison de la qualité de l'auteur, mais aussi pour tenter de percevoir ce que peut être cette souffrance la dont il parle, ou plutôt dont il va me parler dans la suite du livre… Je l'espère en tout cas.

Comme un préalable j'ai donc voulu faire ce billet, pour pouvoir le relire quand je poursuivrai ma lecture dans les jours qui viennent. Quelle influence ce bouquin aura sur moi.


dimanche 17 février 2013

Parfois le dimanche, je m'amuse à bidouiller des tofs avec Totoshop...
tout en écoutant France-Inter : 3D le journal de Paoli.
C'est un peu n'importe quoi, mais ça m'amuse...



vendredi 15 février 2013

La bonne parole.


L'expression n'a pas vraiment bonne presse. Elle évoque assez vite « prêcher la bonne parole », celle qui devrait être officielle, admise par tous, politiquement correcte, dans l'air du temps, ou à l'inverse la parole moralisatrice, réactionnaire, du retour aux sources et du « c'était mieux avant », ou encore celle qui rappelle les principes estimés intangibles et immuables pour la nuit des temps.

Combien de colonisateurs, missionnaires, pillards, ont débarqué là où il n'aurait pas dû apporter leurs illusions anthropologiques d'être détenteur de la vérité des vérités sur tout et sur tout le monde.

Il est des bonnes paroles particulièrement mauvaises.
C'est toujours vrai aujourd'hui. Les politiques, les médias, les communicants, les publicitaires, dont  la principale qualité est le mensonge, sont fabriqués pour nous apporter la fausse bonne parole. Ils sont payés pour ça. Ils ont l'ambition de nous endoctriner d'une manière light et continue, afin de mieux nous posséder, dans tous les sens du terme.
Malheur à celui qui se déclare être insensible à tout cela, qui proclame ne pas être atteint, encore moins touché, encore moins consentant. Malheur à lui : car c'est la démonstration qu'ils ont réussi l'aveuglement.

Ces entubeurs, sans doute possible, sont bien pires que les braves missionnaires religieux d'antan qui convertissaient les petits nègres ou les petits vietnamiens. Ceux-ci avaient peut-être le mérite d'avancer au grand jour, avec leur artillerie lourde pour convertir manu militari.
Aujourd'hui tout est calculé pour anesthésier les consciences et rendre docile par une sorte de pensée commune, organisée pour nous ailleurs, et distillée à longueur de jour et de nuit, par tous les moyens dont la modernité dispose.

Ceux qui contestent et se révoltent, se contentent de s'indigner et critiquer. Faites du bruit ! (buzz). Mais où est leur parole positive et constructrice ? Finalement si c'est pour remplacer une tyrannie par une autre…


Où est donc la bonne parole ? Existe-t-elle vraiment ?
Mais peut-être, et surtout, comment la reconnaître ?

mardi 12 février 2013

hommage à Saint-Exupéry

Comme beaucoup sans doute, « le Petit Prince » est pour moi un livre majeur qui m'accompagne depuis l'enfance.  Enfin… Comme beaucoup… Je n'en sais rien… En tout cas, depuis que j'ai entendu le disque dans mon enfance,  avec Gérard Philippe, vers le milieu des années 50, et qui ne m'a plus quitté.

Sur le site d'écriture Kaléïdoplumes,  il y a une sorte d'écriture à plusieurs mains, sur le thème du « voyage à la recherche d'un style ». J'y ai commis un petit texte que je viens d'y publier.  Je voulais faire quelque chose qui évoque ce livre.  Comme j'ai aimé écrire ce texte, j'ai pensé qu'il pourrait peut-être intéresser certains lecteurs de mon blog.

C'est pourquoi on peut le trouver ici

lundi 11 février 2013

Litanies pontificales


Le pape a démissionné.
Un nouveau pape est appelé à régner
— araignée ? Quel drôle de nom pour un pape. Pourquoi pas libellule ou papillon…
— Mais non, tu n'as pas compris…

Le pape a démissionné.
Un nouveau pape est appelé à régner
— araignée ? Quel drôle de nom pour un pape. Pourquoi pas libellule ou papillon…
— Mais non, tu n'as pas compris…

Le pape a démissionné.
Un nouveau pape est appelé à régner
— araignée ? Quel drôle de nom pour un pape. Pourquoi pas libellule ou papillon…
— Mais non, tu n'as pas compris…

Le pape a démissionné.
Un nouveau pape est appelé à régner
— araignée ? Quel drôle de nom pour un pape. Pourquoi pas libellule ou papillon…
— Mais non, tu n'as pas compris…

Le pape a démissionné.
Un nouveau pape est appelé à régner
— araignée ? Quel drôle de nom pour un pape. Pourquoi pas libellule ou papillon…
— Mais non, tu n'as pas compris…

(reprendre du début…)


vendredi 8 février 2013

Désintérêt


Est-ce que je dois m'inquiéter ? Est-ce que je dois m'affoler ?
Je vis une sorte de désintérêt pour « la chose publique ».
Il paraît que nos politiques se bagarrent pour ce truc du mariage de ceux qui ne peuvent pas encore se marier, mais le pourront bientôt. Il paraît que nos parlementaires en discutent pendant des jours et des nuits.
Je m'en tape comme de mes branlettes avant le mariage !
Une de mes filles qui a pris une position tranchée, m'envoie la littérature qu'elle relaie à tout son carnet d'adresses de ses admirateurs et admiratrices.
Je ne lis même pas.
Je vire à la corbeille.

Pour la politique en général, l'état du monde, je passe aux aveux : je m'en contrefous !
Je vois des blocs qui s'insurgent contre tout, son contraire, et le reste, maniant les arguments en tous sens, à l'endroit, à l'envers, en haut, en bas, pour finir par avoir le tournis et se casser la gueule dans une conclusion à la con !
Je vire les blogs.

Je ne pense plus. Je me retire. Coïtus mentālis interruptus.
Je me suis passé le cerveau à l'auto lessiveuse. J'ai déglingué mes neurones au Karcher. Je n'ai gardé que ceux qui me mettaient en contact avec moi-même. Je suis entré dans l'égocentrisme forcené. Que les autres aillent se faire voir. Je ne m'intéresse plus qu'à moi, à moi, à moi. D'ailleurs, je n'ai rien fait d'autre que cela depuis toujours. Je suis pour l'ego triomphant.

Je proclame que la terre entièrement m'emmerde, et que moi seul mérite attention !

Bref !
Je deviens « comme tout le monde » !

Je progresse, hein ?

mercredi 6 février 2013

Tout faux


Un médicament sur 10 est un faux !
Remarquez, quand on pense au Médiator… On se dit que c'est peut-être pas plus mal d'ingurgiter du sucre et de la farine…
100 000 faux diplômes sont vendus chaque année aux États-Unis. À quoi ça sert d'acheter un faux diplôme ? La plupart des demandeurs d'emploi font des faux CV et se bidouiller un faux diplôme avec PhotoShop, un foetus peut le faire !
46 % des élèves recourent au copier-coller… Donc au final ils ont un vrai faux- diplôme !

Le plus intéressant c'est Daniel Filipacchi (ohhé ! Les vieux et les vieilles ! Vous vous souvenez ? "Salut les copains"…), qui s'est fait entuber de 9 millions d'euros en achetant un faux Max Ernst ! 
Remarquez, Dans les musées, il y a 20 % de faux !

Les faux-jetons faut jeter, et pourtant on admet si facilement les faux-semblants. Les traducteurs se méfient des faux amis, les juges traquent les faux et usages de faux, les dragueurs s'inscrivent en faux  sur les sites de rencontre, pour y faire des faux en écriture. Les fauchés font de la fausse monnaie, les faucheurs piquent mon blé,
car il faut bien vivre. Le boucher nous refile du faux faux-filet  :  ah la vache ! 
Même la nature s'y met : le faux-bourdon trompe son monde.

J'aime les femmes qui ont des faux-cils pour ne pas passer pour des fossiles. Ça leur occasionne des faux frais, pour avoir un sourire de fausses dents. Mais c'est la vie ! Pour plaire il faut être faux, se dissimuler derrière le masque du maquillage tartiné. Mais non ! L'Oréal nous dit que tout cela c'est pour rester "naturel". C'est sûrement un faux bruit…

Et moi ?
Tout est faux chez moi, tout est à jeter. Sur l'île déserte il ne faut rien emporter. Ma vie est un faux pli, sans cesse je fais faux bond, je ne cesse d'user de fausses manoeuvres.
Assez de faux-fuyants, je suis un faux cul ! 
Je vis en porte-à-faux. 
Désolé, vous ne verrez plus que mon faux-nez.

D'ailleurs, ici, c'est un faux blog.