Accueil

jeudi 28 mars 2013

le sexe sans pipeau


bidouille alainX
Il faut que je t'informe d'un nouveau truc sur Facebook, des fois que tu es fiché là-bas. C'est mon magazine à philosopher qui m'a parlé de ce machin. Je t'explique rapido : il y a une appli où, dans la liste de tes « Zamis » tu cliques tous ceux avec lesquels tu as envie de coucher. Suppose que tu as cliqué sur TataJacquotte, et que elle, de son côté a cliqué sur ton nom : Hop !FesseMachin t'en informe, et  Crac-boum-huuuu, l'affaire est dans le sac, (si j'ose dire). Vous n'avez qu'à vous passer un petit coup de fil pour un gros coup de queue. 
Elle est pas belle la vie sexuelle  ?!

Bon, j'imagine que cette application n'est pas faite pour les Français, qui, comme tout le monde le sait, ne sont pas des gros porcs amateurs de plans culs. Nous, on est des raffinés, on a inventé les troubadours, le Trou-Madame, les trouvères. Tout cela en vue de préparer les bonnes conditions de l'assaut final. Il paraît que l'invention vient de trois californiens. ils ont appelé ça le sexe sans pipeau (no bullshit). Ils n'avaient pas dû jusque-là décrocher la timbale au Trou-Madame
Pourtant ce n'est quand même pas si difficile d'introduire les palets entre les arcades…

Perso, je ne suis pas fiché chez Fesse-à-claques, mais j'ai quand même fait le tour dans ma tête (et uniquement dans ma tête) de celles et de ceux (pourquoi pas ?) avec qui j'aurais envie de coucher… C'est alors que j'ai commencé à m'inquiéter. Ma libido printanière serait-elle en retard ?… J'ai pas trouvé grand monde à cocher. J'ai bien pensé à un vieil ami qui avait un beau cul, mais c'était au temps jadis. Aujourd'hui, je craindrais la fesse ramollie. Et puis, être sucé par une moustache, je me demande si j'y tiens tant que ça, et je deviens fragile de l'arrière. Reste le genre appelé beau sexe. Et là, je dois dire que la formule est usurpée. Moi aussi j'ai un beau sexe, et beaucoup l'ont attesté, et ceci depuis bien longtemps. 
Donc, par dépit, je ne cocherai personne.

En conclusion, je dirais que je suis quand même très heureux de ne pas avoir 20 ans en 2013. En ce temps-là, une certaine jeune fille m'écrivait sur du papier bleu, dans des enveloppes parfumées que j'ouvrais et respirais avec délicatesse…
Aujourd'hui, je devrais cocher des cases sur les sites-à-conneries, ou envoyer un texto : Alors, on baise ?

*
Edit du 29/3 : comme je m'absente une semaine loin de mon ordi, et que j'ai pas un moderne iPad, la modérartion des commentaires est activée provisoirement.

lundi 25 mars 2013

Ce bloc devrait changer de nom…
 Et s'appeler…
« J'en gueule encore »

Attendez-vous au pire dans les temps qui viennent…
 Je devrais me calmer… Mais une bande de connards a défilé dans les rues de Paris sous la houlette de FRIGIDE (la pauvre...) BARJOT (ça c'est exact...)
 comment voulez-vous que je me calme…

*

Et
 sinon l'autre « ton » continue toujours

*

vendredi 22 mars 2013

Salauds de handicapés !


Vous en avez sûrement entendu parler, enfin je suppose : c'est la crise !
Vous le savez peut-être moins, mais tous les nouveaux logements doivent respecter des normes d'accessibilité aux personnes handicapées.

Télérama, journal que j'apprécie et dont je suis abonné depuis des années, a écrit à ce propos un article de merde dans le numéro 2394 (du 2 au 8 mars). Le titre et sous-titre écrit en gros : « les normes tatillonnes de la construction — des fenêtres interdites d'éviers ? — À vouloir trop bien faire, on crée parfois des situations ubuesques. Dans le bâtiment trop de normes pour rendre l'accès plus aisé tuent l'imagination. »
L'article est un tissu de conneries laissant entendre que les handicapés font chier le monde et le bâtiment en particulier, à vouloir des l'immeubles accessibles. Et qu'il faudrait faire confiance aux promoteurs, qui sont des philanthropes dans l'âme, pas du tout intéressés par le fric plus le fric puis le fric… Et qu'il faut donc les laisser faire ce qu'ils ont envie concernant l'accessibilité…
Il ne faut pas oublier : on est en crise… Et donc il faut savoir faire des sacrifices… Je me suis dit, c'est pas possible : je vais trouver des pubs pour Bouygues dans ce numéro pour qu'ils osent tenir  de tels propos inconséquents… Même pas !!

Salauds de handicapés ! 
La crise du bâtiment c'est de leur faute !

La télé à relayer le truc. Il est vrai que la loi oblige au 1er janvier 2015 à ce que les bâtiments soient accessibles…
Le gouvernement Hollande, dont j'avais cru comme un con qu'il était de gauche, vient d'abonder dans le sens des rois du béton dans l'immobilier. On va assouplir les règles d'accessibilité dans les logements sociaux… Vous avez bien entendu… Dans les logements sociaux… Ces salauds de handicapés n'ont qu'à être riche…

J'ai vu à la TV un de ces rois du béton, la gueule enfarinée, le sourire aux lèvres, dire qu'il appréciait beaucoup qu'il allait pouvoir ainsi construire sans toutes ces normes débiles !

C'est la crise quand même !

Salauds de handicapés qui ne comprennent rien à la crise… !

jeudi 21 mars 2013

Une soirée presque ordinaire.


Ce fut une soirée de bonheur.
Quelque chose qui est au-delà du seul fait d'être heureux ensemble.
Quelque chose qui rejoint cette phrase, extraite d'un diaporama que l'on m'avait envoyé :
Le bonheur c'est ce que l'on ressent lorsqu'on laisse remonter l'humanité qu'on avait enfouie au plus profond de soi.

Ce bonheur est encore plus grand lorsqu'il prend une dimension collective, lorsqu'une petite communauté de destin se rassemble, partage et s'engage.
C'est ce que j'ai vécu hier, le temps d'un repas, le temps d'une soirée à la fois intime et festive.
Ce n'est pas si courant un lieu où l'intense simplicité de la vérité des coeurs s'exprime, se donne à être, et génère la beauté humaine.

Ce fut très simple. Un repas des plus ordinaires. La vraie nourriture n'était pas dans les assiettes. La soirée festive n'avait rien de la teuf ! On ne s'est pas éclaté avec des verres remplis d'alcool soi-disant pour se désinhiber, car personne n'est inhibé dans ce groupe communautaire…Et pourtant il y eût l'ivresse des sommets, celle qui vient des jaillissements des êtres profonds, qui projettent haut la fulgurance des vivants.


J'ai entendu des paroles d'une rare intensité. Mais surtout d'une justesse aiguë. Les mots authentiques génèrent la liberté.
Je suis rentré avec de la lumière dans le regard. Personne n'était là pour voir, mais je le savais.

mercredi 20 mars 2013

j'investigue, tu investigues, il investigue, et caetera….


Bon ben voilà…
Mediapart a eu la peau de Roger Rabbit. Exit le ministre. Le journalisme d'investigation a investigué pour mettre son ordre moral de journalisme d'investigation investiguant. Mediapart lave la politique plus blanc que la politique.

Est-ce bon pour la France ? 
Ce n'est pas le problème de Mediapart, qui est à Blanche Neige ce que la sorcière est à la pomme.

La contribution de ce média, qui investigue dans l'investigation, est conforme au concept actuel de la modernité : je veux parler du « tous pourris ! ». En ce domaine Mediapart a un comportement exemplaire.


Est-ce bon pour la politique ?
Ce n'est vraiment pas le problème de Mediapart, qui doit soigner son lectorat d'aigris de tous poils, qui bavent devant la possibilité de lynchage de n'importe qui. Il est vrai que j'ai remarqué que les lecteurs de médiapart sont tous des anges d'une pureté limpide qui ne feraient pas de mal à une mouche à merde.

Je ne dis pas de mal de Mediapart, ce sont des journalistes d'investigation. On ne touche pas à un journaliste d'investigation, qui n'a jamais strictement aucune idée derrière la tête. Ce serait politiquement incorrect.

dimanche 17 mars 2013

Portrait (5)


 L'homme qui avait peur


Il a peur d'elle. — C'est comme ça. — Depuis toujours.
C'est une colérique. Elle élève la voix facilement. Elle crie, elle hurle, elle s'emporte. — Enfin, c'est ce qu'il dit.
Les voisins n'ont jamais rien entendu. Ni ceux de droite, ni ceux de gauche. Pourtant, dans ce grand appartement moderne, dans ce bel immeuble des années 70, tout le monde se plaint de la mauvaise isolation phonique. 

Parfois, il invite son ami Ernest à l'apéro chez lui, histoire qu'il se rende compte combien sa bonne femme est une furie. Mais, Ernest, ça le fait marrer. Bien sûr, c'est une sanguine qui n'a pas la langue dans sa poche, mais enfin, ses pseudos emportements, ça donne bien plus envie de rigoler que d'en avoir la trouille, tellement on ressent qu'elle fait son cinéma permanent. Elle se donne en spectacle. Elle doit jouir secrètement de lui foutre la trouille. En tout cas, c'est certain, par ces stratagèmes, elle le domine totalement. 

Mais lui, dans ses oreilles, il entend d'épouvantables cris. On lui a dit que c'était peut-être amplifié, qu'elle ne criait pas tant que cela, qu'elle avait simplement la voix haut-perchée. On lui a parlé de sa mère, celle-là, c'est vrai, elle criait beaucoup. Les voisins s'en souviennent.

— Un homme ne devrait pas avoir peur de sa femme, confie-t-il tout penaud à son ami Ernest.

— Si les gens savaient ! Toi qui à l'extérieur donnes l'impression d'être tellement sûr de toi.

La peur quand ça vous prend, quand ça vous réveille une enfance délabrée, quand ça fait saigner les anciennes blessures, face à l'autre, on n'est plus rien. Du liquide. On se désagrège par tous les bouts.
Il ne sait pas comment s'en sortir. Pas la force. Et puis depuis le temps que ça dure. On s'habitue à tout. Non ? 
Un jour il avait commencé à faire la liste de ses capitulations. Il a arrêté, tellement c'était effrayant.

— Aidez-moi à m'en sortir !
Il était presque suppliant en disant cela au thérapeute qu'on lui avait conseillé.

Après plusieurs séances, le constat fut amer. Il avait fait état de toutes les raisons qu'il avait de ne rien changer, toutes les excuses, tous les prétextes, tous les : "ça c'est impossible ! ", tous les : "Non, ça jamais ! " , Tous les : " Mais vous ne vous rendez pas compte mettez-vous à ma place !" Toutes ces litanies que les thérapeutes entendent chez les personnes qui sont arrivées avec un désir de changer à condition qu'on ne touche strictement à rien. … Et qui, hélas, en resteront là…
 Il n'avait au final aucun désir de s'en sortir. C'est bien connu, parfois, quel que soit l'inconfort des situations, on finit par s'y plaire, voire par s'y complaire.

Nos peurs sont parfois plus fortes que le Désir. Alors on étouffe le Désir. Il reste juste la survie…. On reste alors en deçà de notre humanité possible.
C'est peut-être la chose la plus attristante qui soit…
La plus mortelle en quelque sorte.
Car survivre quand on pourrait vivre, c'est comme un homicide d'un essentiel de soi-même…. Dont par ailleurs on réclame le déploiement à cor et à cri…


vendredi 15 mars 2013

Tu es comme…


Il faudrait planquer des caméras vidéo dans les chambres des maternités. On pourrait faire un florilège des extases parentales mais surtout grand-parentales :
— c'est tout son père
— c'est tout sa mère
— c'est fou comme il ressemble à l'oncle Gustave
— c'est exactement son grand cousin au même âge

Et autres choses du genre…

Ressembler à… Être comme… Ce truc vicieux est déjà seriné dans les oreilles du nouveau-né. Et plus tard on lui demandera d'avoir de la personnalité, d'être original, au-dessus du lot, différent des autres, de briller par sa singularité.

Sauf que, la plupart du temps, on va chercher à ressembler, trouver un modèle, être dans les courants porteurs, se configurer comme un disque dur d'ordinateur. Les pubs nous diront : soyez original, en étant comme tout le monde. Distinguez-vous en étant à la mode. Mesdames, portez des jeans, Messieurs aussi, en kilt vous auriez l'air con ; chères jeunettes, en jupes, vous passeriez pour des traînées.
Ah, aussi et surtout, portez des lunettes avec de larges branches, sinon on va croire que vous sortez de Pôle-Emploi.

Pendant des années, au boulot, j'ai porté costume-cravate. Putain, que j'étais con ! Moi qui vendais de la personnalisation, je portais l'uniforme, comme tout le monde…

AlainX en kilt. Même pas peur !
On m'avait dit : la bite fait le moine. Je me croyais donc plus couillu avec ma cravate.

On m'avait dit : on a qu'une seule fois l'occasion de la première bonne impression. Faut être présentable. Comme un baba au rhum dans la vitrine du pâtissier. Que l'autre en reste baba lui-même.

Bon d'accord, il y a un minimum. Les convenances. Les usages. Difficile d'aller à un enterrement l'été en chemise à fleurs, en bermuda et en tongs, avec la serviette de plage sous le bras.

Par ailleurs, chercher l'originalité à tout prix, c'est le sommet du conformisme.

N'empèche : faudrait changer : — tu es comme… en —  tuer comme

Alors quoi ?
Bah rien !

Je n'ai plus grand-chose à dire sur ce blog. Alors je raconte n'importe quoi, parce que je suis encore à moitié sous la neige, que ça me fait chier de pas pouvoir me balader dehors, parce que je résiste pas au froid, et donc j'ai décidé de vous emmerder avec un texte sans intérêt.

De toute façon les blogs, c'est la désertification.
Il est temps que je trouve d'autres sources qui m'abreuvent !

Bye Bye ! 

lundi 4 mars 2013

Pour ceux que cela intéresse,   
poursuit son chemin
-------
Edit du  mer. 6 mars
et encore ICI