vendredi 26 avril 2013

Je reviens me chercher


Quelques rares intimes prennent parfois la peine de prendre de vos nouvelles quand tout est silencieux.

Bien peu nombreux sont ceux qui s'intéressent, - au sens de porter un intérêt en venant au-devant, - sans doute est-il de loin préférable de venir soi-même se rechercher.

C'est souvent le temps du comptage. Le temps de réaliser qu'une seule main suffit.

Alors il est temps de venir se chercher pour s'emporter ailleurs.

Ailleurs : le pays de la diminution par concentration. Le pays de la densité où l'aride le dispute à l'essentiel.

Là, on constate qu'il y aurait tant à dire que seul le silence apparaît comme convenable.


21 commentaires:

  1. "Le pays de la densité où l'aride le dispute à l'essentiel."
    c'est très fort cette phrase

    ... et très vrai

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    1. C'est en tout cas comme ça je sens les choses…

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  2. charlotte26/4/13

    Ce que je lis maintenant ici chez toi me fait craindre que tu as à nouveau des problèmes de santé.Je m'en fais pour toi.
    "s'emporter ailleurs"... où?
    " seul le silence apparaît convenable" ton écriture énigmatique, je voudrais comprendre.
    Et cette photo d'homme seul sur un chemin bien noir mais dont au bout on distingue heureusement un début de lumière.
    Que traverses tu?

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    1. Si le silence me paraît comme convenable, sans doute que j'estime — à tort ou à raison — que je n'ai pas en dire plus quant à présent.
      Mais je comprends les questions posées que je ressens comme un intérêt envers moi.
      Et donc merci pour ce commentaire.

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  3. Et je me demande : comment donc faîtes-vous, pour vous emporter vous-même, cher Alain ?

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  4. Anonyme26/4/13

    Je comprenais ce silence qui devait laisser à la maladie le temps de se dissiper. Mais quand même cette absence de billets me laissait une certaine soif de te relire.
    Ouf, te revoilà sur la toile!
    Quand on commence à se chercher , j'ai comme idée qu'on n'a jamais fini ce travail! Heureusement, il y a sur ce chemin, des temps de pause. Est-ce celui là qui à te lire me laisse une impression de gouffre en toi? Mais peut-être aussi ce gouffre, cet abîme est si rempli qu'il n'est que le silence pour pouvoir l'apprécier pleinement à sa juste valeur.Au bout du tunnel, la lumière de l'espérance en un ailleurs tellement lumineux qu'il ne peut laisser place qu'à la contemplation de celui qu'on est, qu'on découvre avec l'émerveillement de se sentir aimé , soi-même amour à son tour et heureux de vivre au milieu des autres. C'est ainsi qu'on trouve peu à peu sa juste place dans ce monde aux mille facettes! En randonnant et en méditant seule sur ce sentier en forêt, sans rien chercher d'autre que de profiter de l'instant, j'ai ressenti cette joie d'être et de pouvoir partager cette vie qui m'anime en profondeur.
    Tu reviens te chercher et j'espère que ce que tu trouves de toi est encore un pas en avant qui t'invite à aller encore plus loin sur ce Chemin de Vie où tout est paix et silence à goûter avec joie!
    En fait ce qu'on recherche longuement est déjà là intensément, la traversée du désert conduit à l'oasis et on y trouve notre essence... Bonne journée et parfait rétablissement.
    Brigitte

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  5. Je vois et ressens les choses exactement de la même manière, douloureusement...

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  6. Je suis quel doigt? j'opte pour l'auriculaire, car c'est celui qui parle à l'oreille. Mon petit doigt m'a dit que tu avais besoin de sollicitude.Et que tu n'es pas revenu pour rester mais pour repartir un temps.Sinon tu ne serais pas venu te chercher. Où que tu sois, j'irai.
    je t'embrasse fort

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    1. entre sollicitude et solitude il n'y a que deux syllabes de différence ..
      ce que vient d'écrire Célestine est le plus proche de ce que j'aurais aimé être capable de formuler..
      Amicalement à toi, Alain

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  7. Enfin!...puis ce texte, cette photo...!Si lourds de sens dans tous les sens. Tu as le droit, tu sais, de nous semer des petits cailloux sur ton chemin de silence. Amitiés pas si virtuelles que cela.

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  8. C'est si vrai...
    Bise douce

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  9. Anonyme27/4/13

    Beau billet, belle image. Parfois, on se tait, on ne tend pas la main, par respect, pour ne pas "déranger" mais on est là, aussi, silencieux, tu le sais?
    Cassy

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  10. « L'essentiel est toujours menacé par l'insignifiant »
    René Char

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  11. Si tu avais vu mon dessin,sur mon blog, tu aurais vu que je devais "venir te chercher",Lol. mais voilà, on ne peut pas tout savoir! Parfois Alain, des gens aimeraient bien envoyer un petit coucou à des amis, mais même s'ils ne le font pas par écrit , il le font souvent de coeur.
    Bon wek end!

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  12. Anonyme27/4/13

    "Bien peu nombreux sont ceux qui s'intéressent..."

    et c'est très bien ainsi ! sinon pourquoi aurions-nous besoin de Dieu... si un personne, un être humain pouvait nous aimer comme nous avons besoin de l'être ? Comment un être imparfait pourrait-il nous aimer parfaitement, nous comprendre parfaitement. Non, il n'y a vraiment que le Divin qui puisse le faire et le fait. kéa

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  13. gazou28/4/13

    Parfois il y a tant à dire que seul le silence est juste...jusqu'à ce que l'essentiel émerge
    J'aime bien la photo...

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  14. se prendre par la main pour aller vers cet ailleurs...tout un chemin... ce que tu dis sur le silence, ça me "parle" - et oui! ;-)
    à bientôt?

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  15. MERCI A CHACUN (E) POUR VOS COMMENTAIRES !

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  16. Oui, le silence. Il semble bien que nous l'ayons traversé en même temps.. et pourtant séparés par le silence qui n'est pas toujours de l'indifférence ni même de l'absence. Juste le temps d'une respiration... pour aller se rechercher en profondeur.

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  17. Amitié et présence bienveillante, Alain. Prends soin de toi. Je t'embrasse.

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  18. Anonyme30/4/13

    Il me semble que ce que vous écrivez là parle à chacun d'une certaine façon, ce point de solitude de chacun ou personne ne peut aller. A le lire on voudrait tout faire pour...mais même l'amour ne suffit pas. Je vous lis très souvent, j'aime votre écriture, cette délicatesse qui transparait, et j'aime aussi vos ras le bol."Je reviens me chercher", puissiez vous trouver cette seule main. Merci à vous. Caro

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