jeudi 30 mai 2013

C'est à boire, à boire, à boire… Qu'il nous faut…


Je n'écris plus guère. Il est vrai que j'ai d'autres occupations, pour ne pas dire d'autres préoccupations.
Pourtant, habituellement, l'écriture est mon soutien. Comme une nécessité. Depuis quelque temps, cette nécessité semble s'amenuiser. Temporairement ? Un mouvement de fond ? Je ne sais.

Comment savoir si tout cela est "bon signe" ou le contraire… Si une page se tourne, ou si une paresse me gagne.
Il est possible que mon écriture sur "le Voyageur" m'incite actuellement à un certain silence. Non pas un silence personnel, mais un silence dans la communication. Sur cet autre blog, je ne publie jamais en direct. Je veux dire par là que les textes qui y figurent ont été écrits plusieurs jours, voire plusieurs semaines avant. J'ai besoin de ce recul. Non pas pour retravailler le texte ou le censurer, mais c'est comme s'il me fallait une sorte d'imprégnation préalable. Sur ce blog-là, l'écriture à publication instantanée n'est pas de mise.
Je constate que cela a un retentissement pour « ici ».

Alors, pourquoi écrire un billet pour dire… Que je n'ai rien à dire… !
De toute façon, ça se remarque largement, puisqu'en 90 jours j'ai publié une quinzaine de billets, la plupart sans intérêt…
Peut-être que je cherche à réamorcer la pompe…
Mais peut-être que le puits est à sec.
Peut-être que je suis parti ailleurs chercher de nouvelles eaux vives…



vendredi 24 mai 2013

À demain, Georges




Alors bien sûr, comme à chaque fois, il y a ce choc.
On se dit encore un.
Un de plus sur la liste qui commence à se faire longue.

Alors bien sûr, les souvenirs affluent.
Comme à chaque fois.
Tu te rappelles ? « Ma liberté »
en ce temps-là c'était toi ma perle rare.
En ce temps-là tu étais « nue comme une cerise »
mais ça, c'était l'autre, le Jean, parti aussi.

Nostalgie ?
Non, bonheur qui dure.
Miracle de l'évocation, ce temps-là c'est encore maintenant.
Parce qu'il y a toujours toi,
parce qu'il y a toujours nous,
 parce que tu étais fière de tes petits seins, 
parce qu'il sont toujours aussi beaux,
parce que l'amour est plus fort.

Parce que, plus que jamais nous irons la vivre jusqu'au bout.

mardi 21 mai 2013

Reprise


Tôt ce matin, je terminais ma part dans le cadre d'un travail collectif d'écriture, en vue d'une publication qui nous tient particulièrement à coeur (moi et quelques autres…).
Pour des raisons techniques, il fallait boucler la touche finale avant 10 heures ce matin. C'est fait ! Échange rapide de derniers mails, ultime coup de téléphone, ultimes retouches. (Putain on a failli ne pas voir cette coquille qui aurait fait tache…).

Voilà, c'est terminé !
Au-delà du fait que l'on aura transpiré pendant pas mal de semaines, je ressentais une forte émotion au fond de moi, ou plutôt je retrouvais ces bonnes sensations du « travail accompli ensemble », que j'ai connues au temps de ma vie professionnelle, et dont je constate qu'elles me manquaient…
J'en ai goûté toute la saveur et toute la gratitude que je ressens envers mes coéquipiers, avec ce sentiment que nous avons atteint une sorte de grande harmonie relationnelle. De celles que l'on goûte trop rarement peut-être. Il est vrai que nous avons ensemble un long passé collaboratif, qui nous a peu à peu formé à une qualité des échanges où chacun peut s'exprimer pleinement et en toute vérité, où on peut « se dire les choses » sans que cela provoque des drames et des rancoeurs lourdes. Ce que l'on vit entre nous n'est pas un « paradis relationnel » chacun a une forte personnalité, mais il est possible de vivre une saine autocritique, parce que je ressens cet immense respect de la valeur de chacun. Je le vis ainsi envers les autres de ce petit groupe, parce qu'il y a entre nous la solidité d'une aventure de fidélité à un essentiel, parce qu'on a traversé ensemble quelques tempêtes, et il n'est pas encore né celui qui pourrait nous désunir…

Aventure à la fois singulière et ordinaire. Aventure humaine dont je n'ai jamais cessé  de me dire que j'en étais un participant et un acteur privilégié, parce que… Parce que c'est ainsi… Chacun s'est engagé pour un voyage dont on ignorait la destination. On a seulement su qu'il fallait s'embarquer. C'était comme ça ; on ne s'est pas choisi, on ne s'est pas coopté. On s'est retrouvé autour d'un fondamental. Quelque chose qui valait la peine de donner de son temps, de ses énergies, et même de son argent, parce que tout était à faire, et qu'au final il n'y avait rien à gagner, si ce n'est peut-être la joie profonde, la gratitude renouvelée, l'impact positif pour soi et pour d'autres.

Souvent je me dis, que dans ce monde où l'on nous montre principalement tous les mauvais côtés, parce que ce sont toujours le sang et les larmes qui font l'audience pour la publicité, il y aurait tellement à faire pour valoriser le côté totalement opposé, celui qui marche à coups d'espérance, d'audace, de foi, de certitude que l'aujourd'hui est déjà l'accomplissement de la promesse qui peut combler le coeur de l'homme.
Seulement voilà, c'est toujours le malheur de l'autre qui enrichit la minorité des possédants. Tel est le monde ancien. Celui que l'on nous présente encore avec ce foutu : « c'était mieux avant », alors que le monde nouveau ne cesse d'offrir des perspectives positives… qu'hélas on préfère occulter…

jeudi 16 mai 2013

Comme un souffle fragile….


Plusieurs de mes fidèles lectrices (ben quoi ? Deux… Ça fait plusieurs) me demandent si c'est que c'est bientôt que je reviens ici.

Déjà, Barbara n'avait posé la question :
« dis, quand reviendras-tu ?
dis, au moins le sais-tu ?
que tout le temps qui passe ne se rattrape guère… »

Si je compte Barbara, pour faire nombre, ça fait quand même trois personnes…

Alors voilà. Je suis en voyage… Avec environ 50 pages vues par mois là-bas, contre environ 2000 par mois ici… C'est dire si mon voyage passionne…
Mais moi, là-bas, en ce moment, je m'y sens très bien…
Alors qu'ici, j'ai un peu le sentiment de ne plus avoir grand chose à dire…
D'ailleurs, j'ai vidé les entrées, et j'ai même failli clore ce blog de plus de 10 ans d'âge…
Ignorant l'avenir, forcément, je le laisse plutôt en friche…
Sait-on jamais, le goût me reviendra peut-être.

Pour vous distraire, je vous laisse avec  IBRAHIM MAALOUF. Les 6 ou 7 premières minutes traduisent bien mon état intérieur actuel. Quelque chose de profond, où se cueille le souffle essentiel, qui s'exhale  comme un filet d'air portant ses notes fragiles.