dimanche 29 septembre 2013

Aux noces citoyens


Le mariage est civil
la mariée est déjà grand-mère
le marié a pris 10 bons kgs depuis un an qu'on l'avait vu.
la grand-mère doit savoir cuisiner.

Devant nous, à table, un couple de vapoteurs.
On tire un coup tous les quart d'heure. On a le droit en public.
Les noces de Pierette - Picasso
Lui a cessé de tirer les bouchons des bouteilles d'alcool avec les dents
Il ne boit plus que de l'eau
Elle, veille à limiter la nicotine
Ils sont marrants
lui fera rire la noce avec 2 chansons parodiques

On n'a pas échappé à Cloclo et Alexandrie Alexandra
mais il y eut du neuf, avec le DJ très au fait de la nouveauté
"Et quand il pète il troue son slip"
J'ai même crié ce refrain avec les autres
"Quand on est plus de quatre on est une bande de cons" chantait le bon Georges.

Ne pas oublier le vieux monsieur bedonnant de 80 ans de "l'autre famille" qui a bien glissé sur la pente savonneuse de la Lessive Sainte-Marine
Sauf qu'avec l'âge, et la boisson aidant, il en est encore à bouffer du bougnoule… alors que nous sommes quand même en progrès d'intégration….
Cher Monsieur-l'inconnu, aujourd'hui c'est le Rom qu'il faut virer ! Réactualisez votre logiciel-à-penser-con.

On est rentré vers minuit… La noce en était à peine au fromage…. On les a laissé fermenter…

Sinon, c'était bien.
si si !

vendredi 20 septembre 2013

Analyse de texte.


À propos du texte que j'ai repris dans mon billet précédent, je dis, dans une réponse à un commentaire, comment il a jailli de ce lieu de moi, toujours un peu mystérieux, où naissent des textes, des paroles, parce qu'une interaction produit comme un choc, à l'image de ces bulles sur la paroi du verre et qu'une chiquenaude fait remonter à la surface. J'ai donc dit que j'aimais ce texte.

Dès lors, j'avais espéré des réactions de mes lecteurs. Il y en eut bien peu. Nul reproche à quiconque. Les blogs, on vient, on survole, on clique sur un autre, puis on passe à autre chose. Seul l'auteur croit qu'on va s'attarder. Mais là, ma déception fut intense. Anormale. Comme une déception de débutant, alors que cela fait 11 ans que je marine dans la blogosphère. Ce n'est pas d'hier que j'ai constaté que certains billets que je trouvais sans grand intérêt suscitaient de nombreux commentaires, et que d'autres, que j'estimais avoir « une valeur » ne généraient guère d'interaction. Et je sais bien qu'il existe une "manière d'écrire" qui suscite du trafic.  J'ai usé et abusé à mes débuts. Mais ce n'est pas plus la mienne. Sauf que là, je me répète : ma déception fut intense.

Qu'est-ce à dire ?
La réponse n'est venue tout à l'heure, comme ça, comme un déclic, alors que je commentais chez une personne dont j'ai cru comprendre que son père avait l'une de ces « longues maladies » dont on ne guérit pas…
Le texte que j'ai écris, suite au décès d'un blogueur, j'ai réalisé que c'est à mon père que je l'adressais.  « La fin des luttes, genou en terre, tête baissée, presque un agenouillement, une réddition, parce que c'est ainsi. ».
Voilà pourquoi sans doute, sans bien comprendre pourquoi, j'avais cliqué sur le tag « de l'intime », en plus de « actualité », avant de publier…

Bien entendu, je ne pleure plus sa mort, il y aura bientôt 25 ans, mais je reste dans le regret des conditions de son décès à l'hôpital. Mon absence auprès de lui aux derniers instants, parce que le personnel médical laissa entendre que « ce n'était pas pour cette nuit », nous incitant gentiment mais fermement, à partir. Alors que si, il est mort dans la nuit, tout seul. Je n'ai aucun ressentiment contre ce personnel, mais je continue confusément à m'en vouloir de n'être pas resté. De ne pas y être retourné la nuit, alors que j'avais le pressentiment. 
« On ne peut pas finir ainsi, sans l'essentiel, sans revoir à défaut d'au-revoir. »


Je ne pleure plus un mort, parce que « Tout au bout rien ne finit. (…) tout continue lorsque ciel et terre ne font plus qu'une seule  convoitise, une seule attirance pour les lointains, qui enfin se font atteignables, sans recul, sans dérobade, parce que la distance tout à coup est abolie. »

Et en effet, tout est toujours ici. Maintenant. Mon père ne cesse de demeurer au fond de moi, comme une présence, une bienfaisance. Il demeure. Au sens qu'il a sa demeure en moi. C'est bien au-delà de l'évocation des souvenirs, d'ailleurs il est assez rare que j'évoque des souvenirs. Je l'ai fait dans mon livre. Au quotidien, il est seulement présence. Reste qu'il est mort. Je ne parlerai pas d'une forme de « vie autre ». Juste une présence. En moi.

Voilà donc, selon moi, les raisons de ma déception : Finalement j'ai dit des choses importantes de moi (sans trop le réaliser sur l'instant)… Et, globalement, on s'en tape !
Au final, merci aux silencieux, ils me font progresser…

mercredi 18 septembre 2013

Tout au bout


Il s'appelait Jean-Pierre. Il participait au forum d'écriture "Kaléïdoplumes", qui a le mérite de constituer une petite communauté d'écrivants sans prétentions, mais qui s'apprécient et partagent. Jean-Pierre avait la plume "chercheuse de mots", désirant nous proposer de beaux textes, au fil des consignes.

Depuis des mois, il subissait comme on dit "une longue maladie".
Et voila. Il est mort…

En forme d'hommage la responsable du forum a proposé que l'on écrive un texte, commençant (incipit) par les premiers mots du dernier texte de son blog.
Voici le mien.

incipit : Un sentier au milieu des fougères puis tout au bout, un horizon lointain, sans bornes, ...


*

— Tout au bout — 


Un sentier au milieu des fougères puis tout au bout, un horizon lointain, sans bornes, je t'en fais la promesse, il suffit de me suivre, passer la lande et quelques vagues oyats, pour retenir la dune, et c'est là.

Tu n'y croyais pas.  — "Je n'ai plus les forces, tu le sais bien. On croit toujours, mais c'est l'incertain et le précaire. La fin des luttes, genou en terre, tête baissée, presque un agenouillement, une réddition, parce que c'est ainsi. Horizon bouché à l'ultime instant"

Moi, je croyais pour deux, et je m'y efforçais. On ne peut pas finir ainsi, sans l'essentiel, sans revoir à défaut d'au-revoir. Voir encore aussi loin que le regard porte, et plus encore aussi loin que le coeur porte, que la vie supporte.

Tout au bout rien ne finit. Tu le disais toi-même il n'y a pas de bornes. Et je te montrerai comment tout continue lorsque ciel et terre ne font plus qu'une seule  convoitise, une seule attirance pour les lointains, qui enfin se font atteignables, sans recul, sans dérobade, parce que la distance tout à coup est abolie.

Tout au bout, maintenant c'est ici.



lundi 16 septembre 2013

Faites Fête !


Hier, Fête du quartier du côté de par chez moi. Et sous le soleil en plus.
Donc quelques attractions de rue, ambiance bon enfant, où on croise quelques voisins et connaissances. Et puis des "inconnus" qui me "reconnaissent"… j'aime et j'aime pas… Moi je viens pour profiter des spectacles de rue, des marchands de gaufres, pour manger un poulet-frites et embrasser la femme à crinoline qui déambule entre les tables en chantant des succès des années 20. Pas pour faire la causette.

Plus loin podiums où se succèdent quelques formations musicales, exhibant leurs talents où ce qu'elles croient être leurs talents. Comme souvent, c'est inégal. Mais on s'en fout, on n'a pas payé, on est là pour boire un coup et j'dirai même un bon coup et rigoler entre nous, alors on applaudit tout le monde…

Et puis… passe un ovni…. le temps d'une chanson. Un trio clavier, batterie, chanteur, mais qui déménage d'un seul coup. Et on a droit à une interprétation époustouflante de "Champage" de J. Higelin…
Et la foule…. ben elle passe comme ça… juste quelques applaus sympa. Rien de plus. Moi je me déchaine… Une autre ! Une autre ! 
Petit clin d'oeil du chanteur… Mais rien de plus….

Pendant quelques instants, ça m'a rendu triste….
Les gens sons si blasés que ça ? Pas assez de décibels ? Pas assez de projos et de lasers ?

En rentrant je me suis repassé ce vieux vinyle… 

Allez ! ….. "Champagne pour tout le monde" !!

dimanche 15 septembre 2013

Patrimoine

LES JOURNÉES DU PATRIMOINES

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LES SITES

A NE PAS MANQUER

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samedi 14 septembre 2013

Oser en parler


Depuis que je tiens ce blog, il me semble avoir toujours tenté de relater la réalité de ce que je peux vivre, avec, forcément, la subjectivité que cela peut comporter. Reste  qu'il est des sujets que l'on aborde moins, voire pas du tout… J'ai donc décidé de tenter d'évoquer des pratiques solitaires auxquelles il m'arrive de m'adonner. Certes, les gens de ma génération en particulier, pétris de toutes sortes d'interdits, ont toujours des réticences à parler de ce sujet.

Alors voilà, il m'arrive — pas aussi souvent qu'avant lorsque j'étais jeune — la solitude aidant, le désoeuvrement, l'ennui, le repli sur moi, il m'arrive de me laisser aller à des plaisirs auxquels je ferais mieux de m'abstenir, car au final ils ne m'apportent pas toutes les satisfactions que j'espère pourtant obtenir. Donc voilà, je le confesse : je feuillette parfois des revues féminines.

Certes, ce n'est pas reluisant, surtout que je cherche les articles intimes, les courriers du coeur, les questions fondamentales que des jeunes filles se posent, tant je souhaiterais me montrer proche d'elles…
Encore ce matin j'ai succombé et j'ai lu ceci :

« Depuis que je me rase le pubis, je trouve mes petites lèvres trop grandes et l'une dépasse   l'autre de plusieurs centimètres. Est-ce normal et me conseillez-vous de me faire opérer car je trouve cela inesthétique ? — Bérangère, 16 ans ».

L'éminente gynécologue qui répond précise qu'il vaudrait mieux qu'elle attende car  la chirurgie de la vulve et en plein développement, en raison du fait des nouvelles normes esthétiques qui s'installent depuis que les nanas regardent des films de cul sur Internet, où les femmes sont rasées, au point qu'on ne pourra bientôt plus dire : à poil !
Elle termine toutefois le coté sournois et faux-derche de sa réponse en précisant "mais attention aux dérives"....
Ah oui ?

Moi j'appelle ça de la mutilation forcée, par la mode ambiante....

Je me suis dit que la pratique de l'excision avait encore de l'avenir…

jeudi 12 septembre 2013

Test de consommation d'acte



Le ministre de la Consommation, Benoît Hamon, s'est dit mardi favorable à une extension de la vente des tests de grossesse et d'ovulation hors des pharmacies. Le gouvernement va émettre un "avis favorable" sur un amendement allant dans ce sens, présenté dans le cadre du projet de loi Consommation. (France-Info).

Comment ça ? Vous ne saviez pas encore que la grossesse était un produit de Grande Consommation ? M'enfin ! Vous suivez les évolutions de la société ou pas ?

Comment ça ? Vous ne savez pas non plus qu'en France ce sont les lobbys commerciaux qui font les lois de la république ? M'enfin ! Vous venez d'une autre planète ?

On s'autorise à penser dans les milieux autorisés, (merci Coluche… Putain tu nous manques…), que dans les magasins Leclerc, le produit sera positionnée à côté des yaourts pour des raisons évidentes : le yaourt est blanc et crémeux, à l'identique du produit à l'origine de la grossesse.

On s'autorise à penser dans les milieux autorisés que les magasins Auchan installeront le produit au rayon des paillettes : le produit d'origine blanc et crèmeux pouvant être congelé sous forme de paillettes.

Les consommatrices en cloque ou pensant l'être, trouveront donc facilement le rayon correspondant…

Seul bémol, le risque d'utilisation sur place du produit, via les toilettes avec abandon de l'objet avant passage en caisse. La Grande Distribution s'interroge sur le positionnement adéquat des caméras de surveillance à l'endroit idoine. On dit (l'info est en cours de vérification) que Manuel Valls fera connaitre sa position après s'être bien pénétré de la question.

Rendons enfin hommage au prophète des prophètes, Saint Antoine-de-Hoyé, qui nous avait prédit ce genre d'évolution dans un ouvrage chanté, particulièrement célèbre et dont nous vous rappelons ci-après la teneur :

Comment faire pour enrichir le pays
mettez la pilule en vente dans les monoprix
Ho yé !







info



Dans "moi autrement" j'exhume parfois quelques vieux textes ... qui ne sont pas forcément autobiographiques, mais issus de ressentis qui inspirent un peu de créativité....

mardi 10 septembre 2013

L'amour ce n'est jamais ça


Dans une publicité pour un site de rencontre, la fille dit quelque chose du genre : 
— « en amour, maintenant, c'est moi qui décide ! ».
Ben voyons !
Pour ma part, si j'avais bossé dans la pub je lui aurais plutôt fait dire :
— « en amour, maintenant, c'est moi qui prends ces choses en main !… »
Et comme c'est du verbal, chacun aura pu penser « ces » ou « ses »…

Trêve de plaisanterie, le sens global du spot était, en matière d'homme, je choisis qui je veux, comme je veux, quand je veux, où je veux, et basta…
Pourquoi pas ? Mais alors il ne faut pas parler d'amour. À la rigueur du désir de possession, de domination, et là, concrètement, on trouvera toujours un/une partenaire qui aime être dominé(e)… Pour un temps… parfois long...

Le plus souvent, je ne sais de l'amour que la trace de son absence en moi.  Quand je veux aimer pleinement, totalement, j'en ressens l'impossibilité foncière. Seul le désir d'aimer peut avoir force et consistance. 

Mon désir est plus intense que la capacité à le réaliser. Je ne sais de l'amour que la modeste expérience que j'en ai, et je connais bien mieux l'intensité du désir d'aimer comme un appel incessant du fond de moi-même, que je n'ai l'aptitude à en vivre totalement. Car le fond de soi n'est pas le tout de la personne. Et je serai toujours un mal-aimant. Comme il me semble que d'autres me ressemblent, il y aura donc toujours en vis-à-vis des mal-aimés.

Cependant, je ne cesserai jamais d'être en quête d'une forme d'accomplissement total, pour ne pas dire de perfection quant au désir d'aimer surgissant du fond de moi, comme un impératif. Impératif ne voulant pas dire : sec, intransigeant, obligatoire, — tout cela émanant du surmoi —, mais doux, suave et caressant, en même temps que impérieux, pressant, et essentiel.

C'est pour cela que l'amour que je peux vivre de fait, ce n'est jamais ça, il ne peut être comme je veux, là où je veux, quand je veux. Je peux tendre vers un certain sommet, agit de l'intérieur par le désir d'aimer, mais je ne peux éliminer d'un claquement de doigts tous les freins de ma personne , je ne peux mettre en oeuvre une décision cérébrale du type des — « yaka, suffitcon, yakavouloir, etc… ».

L'amour ce n'est jamais comme on voudrait qu'il soit. 
Il a existence seulement quand on essaye de l'accueillir pour la part qui peut surgir de l'ordre du don de soi-même pas trop embrouillé de nos vieux marasmes affectifs proches ou lointains, d'enfance ou d'amours ratés à la période adulte, ou de chimères entretenues dans nos imaginaires sélectifs impatients de la Grande Aventure d'Amour Eternel à Prix-Low-Cost.


Sculpt. valerie Argueyrolles



Et cependant, c'est parce que l'amour ce n'est jamais ça, que je peux avancer dans la nuit, parce que quelque part je sais bien, par expérience, qu'il y a toujours la petite lumière qui brille. La mienne, mais aussi celle de l'autre animé du même désir d'aimer.

Il suffit que j'y crois.

dimanche 8 septembre 2013

Reprise !

Photo AlainX

Je me suis dit qu'il était temps de renouer avec mon

jeudi 5 septembre 2013

Portrait (6) - Attente


Très régulièrement, je la vois sur le pas de sa porte. Encore aujourd'hui, et hier, et avant-hier. C'est dans une rue relativement passante, pas bien loin de chez moi. J'ai  le sentiment que je la vois chaque fois que je passe dans cette rue. Et c'est assez souvent.

Elle a les cheveux blancs. Elle a l'âge des cheveux blancs. Elle n'est pas bien grande. Elle a l'âge des personnes qui se tassent et rapetissent. Ce matin, je l'ai croisée une fois de plus. Cette fois je me suis avancé lentement vers elle, l'observant avec plus d'attention. Elle regarde toujours sur sa gauche, dans une posture d'attente qui ne semble pas fébrile, en tout cas son corps ne le manifeste pas.

Aujourd'hui, il fait très chaud, la façade de sa maison est en plein soleil, un peu plus loin l'enseigne d'une pharmacie indique déjà 30°, et cependant elle est vêtue comme en hiver d'une jupe épaisse et d'un gilet de laine aux couleurs défraîchies. De plus elle porte une écharpe chaude faisant plusieurs tours autour du cou. Curieusement elle ne donne nullement l'impression d'avoir trop chaud, et je la dépasse vêtu de ma chemisette estivale.

J'ai failli m'arrêter, lui dire quelques mots du genre : — « Vous n'avez pas trop chaud ? » Je n'en ai rien fait. Il me faut reconnaître que je n'en ai pas grand-chose à faire quelle ait trop chaud ou non… La vraie question aurait été : — « Mais vous attendez quoi comme ça presque chaque jour ? » Question intrusive, à laquelle, si on me l'avait posée, j'aurais sans doute répondu :  — « Ça vous regarde ? ».
Alors, j'ai préféré laisser vagabonder mon imaginaire.

P. Serusier - 1864
Peut-être que cette brave dame avait quelque peu perdu la tête, la notion du temps, celui qu'il fait dans l'atmosphère, comme celui des jours, des mois et des années. Il en va ainsi depuis qu'elle est veuve, depuis que son mari est « parti », là-bas, sur sa gauche. Vers le bout de la rue rectiligne dont on ne sait plus très bien sur quoi elle débouche.  Elle n'a plus qu'à attendre avec la patience des femmes qui ont appris à attendre tout au long de leur vie.




Car ainsi en fût-il de sa vie. L'attente. Sa vie est une salle d'attente.

Il va revenir. C'est certain. Il ne peut en être autrement. On ne s'en va pas comme ça, tout seul, un jour. Ou ne s'en va pas sans elle. On ne disparaît pas dans un trou. Si elle l'avait porté en terre, elle s'en souviendrait. 

Il va revenir. Il suffit de guetter chaque jour, jusqu'à l'heure du midi,  l'heure où il revenait du travail.

lundi 2 septembre 2013

Rentrer !

Le week-end en bord de mer s'est passé à quasiment ne rien faire. Le ciel était bleu, le soleil généreux, (enfin surtout à partir de la fin de matinée…), Avec un petit vent frais (un peu trop frais…) du nord-ouest. On a déambulé dans les rues, au marché, (un excellent jambon à l'os qu'on a dégusté le midi), le long de la plage,…

Il n'y avait pas grand monde. Tant mieux.
Dès que la marée descend, les mouettes se rassemblent  par centaines sur l'immense plage, se disposent en escadrille, quasiment à égale distance les unes des autres, toutes tournées dans le même sens, prêtes au décollage dès que se pointe un jogger, ou un chien-chien à sa mémère… De leurs cris stridents de commandantes en chef, trois ou quatre donnent l'ordre de décoller, et hop, stratégie bien au point, elles vont se poser sur l'eau 50 m plus loin, puis, une fois l'alerte terminée, reviennent toutes ensemble sur le sable quasiment au même endroit.
J'ai toujours observé ce phénomène vers la fin août, jamais en juillet. Coïncidence ? On ne les voit alors que le matin. Parce que la plage est déserte ?
Ce manège "mouettien" me fascine toujours. On pourrait croire que c'est l'heure du repas, qu'elles vont chercher dans le sable mouillé je ne sais trop quelle nourriture. Mais non ! Elles restent là, immobiles tant que personne ne les dérange. Et puis, tout à coup, on ne sait pourquoi, c'est le grand envol. Où vont-elles ? Est-ce que ce seront les mêmes qui reviendront demain matin ?

Parfois, je me demande qui imite qui.
Car, en pleine saison, la gent humaine se comporte à l'identique. Dès que les nuages se dissipent, que le soleil reprend possession du ciel, on voit débarquer une volée d'humains qui vient atterrir sur la plage. Pour faire quoi ? Une minorité pratique des « jeux de plage ». Une autre minorité se baigne : la plu courageuse, celle qui ne craint pas la froideur des flots de par chez nous. Mais la plus grande majorité s'étale sur le sable et offre son corps aux rayons dardants, vrillant la peau avec courage et persévérance, afin de la brûler pour l'immédiat, et de lui préparer un joli mélanome pour l'avenir.

Ma compagne (moi aussi d'ailleurs), n'a jamais exposé son corps au soleil. Ou si peu. Si bien qu'à présent, elle a gardé une peau splendide, exempte de toute tache solaire, de plis disgracieux, et comme elle a une jolie peau de brune (tout en ne l'étant pas …), c'est parfait ! 

*
Bon !
Je voulais plutôt parler de la « rentrée » qui s'en vient…
« Dans le temps » (je veux dire quand j'avais une activité professionnelle), c'était une période un peu fébrile. Reprise des rendez-vous, contacts divers pour des animations de stage, préparation d'un certain nombre d'interventions « de rentrée » ça et là, relancer mon réseau, etc.
Aujourd'hui je réalise que je n'ai pas de projet pour l'année qui vient. Ou si peu… Rien qui ne m'apparaisse vraiment comme quelque chose de porteur et susceptible de mobiliser mes énergies dans le bon sens. 
Inquiétant !
Je n'ai pas envie de devenir celui qui occupe ses journées jusqu'à ce que vienne le soir, pour recommencer du pas grand chose le lendemain matin.
Bon !
Il s'en faudrait de peu que j'estime que ma vie est devenu inutile…





Vous n'avez pas une idée 
de bizness que je pourrais monter ?