samedi 30 novembre 2013

gargouille

Quand on a peur, ça gargouille
la preuve...



Bidouille d'Alainx - Gargouille à Chambord

vendredi 29 novembre 2013

diablog




— Dis-moi, cher blog, qu'est-ce que tu penses de la nouvelle formule ?
— Rien, je pense rien. Un blog, ça ne pense pas, ça supporte.
— Suis-je supportable ?
— Je ne sais. Moi je suis un support stable.

— Moi, je suis un humain. C'est parfois pénible un humain. Ou plutôt c'est pénible d'être un humain. Il faut tout le temps réfléchir.
— Réfléchir ? Je croyais que ça c'était le miroir.
— L'humain qui ne se regarde pas n'existe plus. C'est pourquoi il réfléchit.

— En ce qui me concerne, en tant que blog, je pense par procuration. J'absorbe la pensée d'autrui, je la recrache sur écran, et si tu vas voir dans mes statistiques, tu verras qu'il y a plus de machines électroniques qui me lisent que d'humains. Mais, il paraît que l'humain c'est aussi une sorte de machine, faites de tuyauterie, d'électricité, de sécrétions, d'embrouilles dans le cerveau, au point qu'un neurone n'y retrouverait pas ses petits.
— Comment tu sais tout ça cher blog ?
— Tu sais, quand tu n'es pas là, je me balade dans les circuits du net, ce qui me permet de décoder d'extraordinaires quantités de conneries que les humains aiment étaler sur des milliards de kilomètres d'écriture… Le pire c'est qu'ils semblent croire qu'il y a des gens que ça intéresse !

— Je ne suis pas intéressant ?
— J'ai pas dit ça. D'ailleurs il m'est interdit de porter tout jugement sur mon créateur. Question d'éthique bloguienne.
— Et qui est ce créateur ?
— Toi, évidemment ! Sans toi je n'existerais pas. Tu m'as créé à ton image, à ta ressemblance. Tu fais de moi ce que tu veux. Tu as droit de vie et de mort. Tu m'abreuves, tu étanche ma soif, où tu m'envoies au désert, ou pire encore tu m'obliges à me soumettre à toutes tes bêtises et tes indignités. Pour d'obscures raisons, tu m'amputes régulièrement, supprimant les branches textuelles que tu as fait pousser à foison.
— Et alors ?
— Je trouve ça con !

— Fais gaffe petit ! Tu sais que je peux te faire rendre blog. Un petit clic… Et tu meurs ! N'oublie jamais ça !

lundi 25 novembre 2013

faiblement fort



faiblement fort

*

l'amour fort
déborde sans effort
 l'amour vil
ne tient qu'à un fil

un coeur ouvert
opéré de cette manière
le sang
versé sang pour cent

la vie des amants
plus comme avant
les baisers en coups de vent
vivre autrement

demain la fin
tendue la main
 en vain
mais c'est rien
l'amour fort
déborde sans effort

*


Bidouillage AlainX


vendredi 22 novembre 2013

Rêve


— Finis ton rêve !
C'était comme une injonction, un ordre, comme lorsqu'on était enfant :
— finis ton assiette !

Et de finir son rêve, il n'en était pas question.
D'ailleurs, il faut croire qu'elle ne connaissait rien à tout cela. Sans doute qu'elle n'avait jamais rêvé. Ce qui s'appelle rêver. Sinon elle n'aurait pas quasiment gueulé ces mots-là.

— Finis ton rêve !
Comme si c'était possible. Vous en connaissez, vous, des rêves qui se finissent ? Est-ce que cela a pu vous arriver une seule fois dans votre vie. Un rêve qui se termine avec le mot fin qui envahit votre cerveau encore embrumé, et la lumière qui se rallume.

Un rêve ça ne finit pas, ça se casse au milieu. Deux fois sur trois au moment le plus intéressant. Paf ! Le réveil qui sonne, l'envie de pisser qui vous saisit. Alors :

—  soit vous poussez un ouf de soulagement, parce que franchement vous vous demandiez comment vous alliez sortir de cette horreur, et ça fait des années que vous vous le demandez, et ça fait des années que le rêve se brise avant la fin ; 

— soit vous râlez : — Putain de merde ! Juste au moment où sa main se dirigeait … ouiii, lààà justement ; ou alors juste au moment où, après ce baiser langoureux qui n'en finissait plus, il s'apprêtait à vous dire… Bon sang mais qu'est-ce qu'il aurait dit alors ! Saloperie de réveil.

C'est ça la condition humaine. Des rêves qui n'aboutissent jamais. Les belles histoires avortées avant même d'avoir vraiment commencé, les saloperies qui s'arrêtent avant même qu'on ait pu démontrer notre capacité à vaincre.

Jusqu'au dernier rêve.
L'ultime.
Celui où paraît-il vous verrez un tunnel avec une lumière blanche au bout. 
Enfin, c'est ce qu'on raconte…
Mais c'est un rêve !

mardi 19 novembre 2013

Des réponses prêtes à cuire…


Ils disposaient d'un stock important
capable de faire face à toutes les questions
des plus simples aux plus pointues
des plus originales aux plus banales
des plus pénibles aux plus rigolotes.

Pensez-donc, ils avaient 20 siècles de stocks de réponses congelés
bien préservées dans la froideur de leur personne.
Chacun avait amassé des connaissances colossales - avec la grâce de Dieu - et appris à se rendre très rapidement dans le rayonnage cervical ad-hoc, en moins de temps qu'il n'en faut pour sortir une connerie.
C'est dire !

Vous leur posiez votre question
ils levaient les yeux en l'air,
histoire de regarder leur cerveau en direct derrière la paupière du haut
ils prenaient l'air pénétré :
— Voyons qu'est ce qu'on m'a enseigné pour répondre à "ça" ...
et hop !
la tranche congelée passait au four à déblatérer
et les mots encore quelque peu refroidis
sortaient à la vitesse d'une trancheuse industrielle de saucisson.

— Mais, ces questions ? Elles portaient sur quoi ?
— Sur l'homme, sa vie, sa mort, son destin, l'absurde, le sens, l'amour, la haine, le bien, le mal, le bien du mâle, la femelle du mal, Dieu, le Divin, tout ça, tout ça…

— Donc ça donnait des échanges intéressants, des coeur à coeur, des confidences sur comment on voit personnellement les choses, comment on les vit, de l'intime le soir au coin du feu, tard dans la nuit, à l'heure où tout peut se révéler du profond de soi….

—  Ah nooonnnnnn !!! C'est pas du tout ça….. !!  Toi tu posais une question personnelle, qui te tenait à coeur, même des fois qui engagerait ton destin… Et eux ils répondaient en décongelant un casier neuronal où que les réponses prêtes-à-parler sont stockées. C'est à consommer tout de suite, du croire-tel-quel, pureté garantie par emballage sous vide. Mais cependant labellisé d'origine, "façon tradition à l'ancienne de nos bonnes vieilles pensées d'antant ". Donc ça devait parfaitement te convenir. 

— Et alors ?

— Ben … J'ai réécouté une chanson de Guy Béart :

En passant près d'une église
Que les abbés chantaient 
Et dans leur joli chant disaient
Alleluia alleluia
Et moi je croyais qu'il disaient
Ah le voilà, ah le voilà
Et moi je m'enfoui foui
Et moi je m'enfouiyais







lundi 18 novembre 2013

Anniversaire


Un an déjà….
que le temps passe vite
Un an déjà que je fus au spectacle plusieurs jours durant
alors que je venais de me faire opérer d'une saloperie 
qu'on se demandait si c'était "crabe" ou pas….
Fallait attendre la bio-psy !

Un an déjà
et je n'ai pas oublié le feuilleton le plus intense 
que j'avais pas encore vu à la TV-actu-en-continu-poil-au…

Souvenez vous !
Copé ! Fillon ! 
 l'élection piège à cons !

Qui qui sait qui sera le chef ?
Qui qui a triché ?
C'est pas moi c'est ma soeur !

Le duo infernal !
Titi et Grominet
Boule et Bill
Spirou et Fantasio
les Frères Ennemis
Laurel et Hardy
Zorro et Bernardo



Je ne les remercierai jamais assez Fillon/Copé
Me suis marré des heures sur BFM TV !
Le Grand Guignol dans toute sa splendeur

Comme ça je ne pensais plus à l'angoisse des résultats de bio-psy….
Même l'infirmière qui venait refaire le pansement se fendait la pèche !

Hélas tout ça c'est fini…
. le Yatch UMP-Bolloré est en train de couler, même si l'autre tente encore (d'é)Copé 
. Le Pédalo PS pédale dans le sable 
— Dit Tonton François c'est encore loin le Reprise ?
— Tais-toi et rame !

Et les autres sont aux abonnés absents…..
Même Marine Le Pen s'englue de Minute en Minute….

Et moi j'ai pas eu droit à mon cancer (pas encore…)
La vie est belle !
Non ?




samedi 16 novembre 2013

un Scoop !

Scoop !

 *** 

La nouvelle vient de tomber

Les bonnets Rouges reçus par le Pape !


mercredi 13 novembre 2013

Essayer ?


Ça va faire cinq ou six fois sur peu de temps que je l'entends celle-là !

— Voter Front National ? Pourquoi pas ?
Marine Le Pen on n'a pas encore essayé !

On n'a pas encore essayé ! ….

 On dirait la pub :
Essayez notre nouveau produit FN : il va rendre le tissu national plus blanc que blanc ! Finies les taches de beurs,  les saletés noires, et les auréoles de roms séchés. Essayez français.

La bombe atomique non plus on n'a pas encore essayé en France. Pourtant pour éliminer définitivement la racaille des banlieues, une bombinette, c'est radical. Territoires tranquilisés pour des siècles…

Il y en a certains je leur conseillerais bien de tenter de devenir moins cons, mais ils répondraient :

On n'a pas encore essayé ! ….

Et là, c'est sûr, on les comprend…. Vaut mieux pas… toute tentative d'intelligence est vouée à l'échec.


Troupeau électoral bien blanc

samedi 9 novembre 2013

Pétion en ré


— Pétition en ré  —   Pétition en ré  — Pétition en ré  — 

*


— dis-leur ?
    Mais leur dire quoi ?

— Non, dis l'heure
    qu'il est dix heures
    et que j'écoute Deezer
     accro comme un dealer

— dis-leur ?
    Mais leur dire quoi ?

  — Non, dis l'heure
      qu'il est dix heures
      et que j'écoute Deezer
     accro comme un dealer


— dis-leur ?
    Mais leur dire quoi ?

  — Non, dis l'heure
      qu'il est dix heures
      et que j'écoute Deezer
     accro comme un dealer


—  ET PUIS ZUT !


(C'est juste une opération gri-gri, amulette gentille amulette, fétiche et m'en fiche
demain c'est le dix novembre, à dix heures
comprenne qui peut)

lui sait


jeudi 7 novembre 2013

Méprise

Méprise

Il y a les gens de bien
et il y a les gens de biens
une lettre, une seule, fait la différence.

Comme la chanteuse, il cherche :
juste quelqu'un de bien
un ami à qui l'on tient

 son banquier se dit son ami
il déclare vouloir son bien
en réalité il lorgne ses biens


C'est bien ces biens
on peut les lui prendre
le banquier dit plutôt « confiez-les moi
je suis votre ami »

Les gens de biens n'ont pas d'amis
ils ont des clients
et au verbe aimer
ils préfèrent le verbe spolier

Les gens de bien sont plus rares
finalement ils n'ont pas de prix
c'est cela qui est bien.



lundi 4 novembre 2013

Sahara - Hommage à Saint-Ex



J'ai regagné la France. Atterrissage à Roissy-Charles-de-Gaulle. Durant le vol j'ai fait un rêve étrange. Quelqu'un m'appelait. Il fallait répondre. Alors, j'ai rejoint en train l’aérodrome de Salon-de-Provence, pour prendre l'avion, une fois encore. Mais pas un de ces monstres ou on s'entasse comme des colis sanglés dans des fauteuils trop étroits. Un petit avion de tourisme : un Piper Super Cub qui appartient à un de mes amis passionné d'aviation. Il a bien voulu me le prêter après avoir vérifié la validité de mon brevet de pilotage. J'ai déposé un plan de vol assez bidon. Je sais, ça ne se fait pas. Mais je ne pouvais dévoiler ma destination finale. J'ai indiqué l'aérodrome de Tan Tan, dans le sud Maroc.
En réalité, j'avais rendez-vous dans le Sahara. Avec un Prince du désert.

J'ai atterri au milieu de nulle part. À mille milles de toute terre habitée. Je ne sais pas si c'était bien l'endroit.  La nuit commençait à tomber, le ciel était limpide, peu à peu les étoiles apparurent. Je me suis emmitouflé à cause du froid qui descendait. J'ai commencé à repérer  la ménagerie céleste des constellations : le Dragon, le Cygne , l'Aigle et le Scorpion. Les orgueilleuses  Deneb et Altaïr, brillaient de tous leurs feux.

J'étais paisible, le coeur au repos. J'avais même envie de rire. J’aime la nuit écouter les étoiles. C’est comme cinq cent millions de grelots... Alors je me suis endormi, en pensant à cette phrase qu'il avait dite : « Ce qui embellit le désert, c’est qu’il cache un puits quelque part... ».

J'ai rêvé d'animaux, de moutons, de renards qui chassaient les poules, de chasseurs qui les poursuivaient, de serpents qui résolvaient les énigmes. Et aussi d'une rose un peu prétentieuse, de baobabs dévastateurs, de volcans à ramoner, et enfin d'un grand capitaliste qui possédait déjà cinq cent un millions six cent vingt-deux mille sept cent trente et une étoiles.

Au réveil il était là, mon Prince du désert. J'étais encore allongé sur le sable, un peu ébloui par le soleil déjà bien monté de l'horizon. Je le voyais en contre-jour et contre-plongée, debout, face à moi, bien campé sur ses deux jambes. Je le reconnaissais à peine. Il avait tellement changé. Mais c'était bien lui, j'en étais certain. J'avais eu l'intuition de son retour. Vous savez, ces appels intérieurs irrésistibles qui nous font nous mettre en route avec détermination mais beaucoup de folie, presque incompréhensible, parce que c'est irrationnel, et cependant il faut répondre à l'appel, il faut nous rendre au désert, parce que ce lieu de silence est celui des rencontres essentielles.

Il n'y eut pas beaucoup de mots échangés. Il m'avait appris que l’essentiel est invisible pour les yeux. J'ai compris que nous retournions au puits, celui qui étanche définitivement toutes les soifs. Là, assis sur la margelle, il prononça ces mots :

— « C'est à toi maintenant d'écrire la suite de l'histoire. De l'écrire pour les hommes qui s'en viennent, pour qu'ils n'oublient pas, pour raviver, pour qu'il y ait encore des puits dans leurs déserts, des renards à apprivoiser, des savants fous à convertir, des allumeurs de réverbères à libérer, des buveurs à désencombrer, des vaniteux à délivrer, des rois qui ordonnent tout et son contraire à abdiquer. »

Je me suis attristé. Je n'étais pas à la hauteur. Je n'avais pas l'écriture libératrice. On ne pouvait pas compter sur moi. Je n'étais pas un prince, ni petit, ni grand. Un pauvre écrivaillon, voilà qui j'étais. J'attendais de lui qu'il m'enseigne encore, qu'il me fasse revivre l'intense plaisir d'avant, qu'il m'éveille par la profondeur universelle de sa pensée, écrite si simplement, de manière tellement parlante. Et puis il avait tout dit. Pas besoin d'écrire une suite. Il suffisait de relire. Relire encore. S'imprégner.

Il avait perçu mon refus. Il a souri. De ces sourires énigmatiques, interprétables dans bien des sens, de ces sourires que l'on garde en mémoire sans trop savoir ce qu'il faut en penser, en déduire, et qui nous poursuivront longtemps.
Il disparut dans ce sourire. Dans le puits. Je me suis précipité dans un réflexe instantané, pour le retenir, qu'il ne bascule pas dans le vide, dans le néant. Mais il n'y eut aucun bruit, aucun cri, aucun écho. Il n'était pas tombé. Il était juste retourné là-bas, d'où il était venu, dans les étoiles.

 J'ai repensé à ce qu'il avait dit il y a bien longtemps :
— Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j’habiterai dans l’une d’elles, puisque je rirai dans l’une d’elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire ! »

Je suis retourné vers mon avion. J'avais juste assez de carburant pour rentrer à Tan Tan.

Ma fabrique



Ma fabrique

*
J'ai pris un soleil couchant, 
un bambou d'Asie, 
une canne à sucre, 
et j'ai fabriqué une pomme d'amour.
J'ai pris une pomme d'amour, 
un croissant de lune, 
une étoile filante, 
et j'ai fabriqué un avenir heureux.
J'ai pris un avenir heureux, 
un chat angora, 
une villa sur la colline,
et j'ai fabriqué un chemin d'espérance ;
J'ai pris une espérance déçue,
 un regard tendre,
 un sourire doux,
 et j'ai fabriqué une humanité nouvelle.
J'ai pris une nouvelle de Maupassant,  
des mots égarés, 
des phrases abandonnées,
et j'ai fabriqué le roman de la vie.

*

PROMESSES




PROMESSES

*





Ils avaient dit,
vous trouverez, là-bas, une couronne de pierres
une rosace minérale vous attend.


Ils avaient dit,
prenez-en soin comme l'iris de votre oeil
comme une calcédoine encore cachée.

Ils avaient dit,
la pierre se soulève au levant
Elle irradie au couchant.

Ils avaient dit,
le bonheur montera des profondeurs,
soyez là au jour de lumière.

Nous avons oublié, 
aujourd'hui nous gisons, 
tels des pétales flétris

RENCONTRE




RENCONTRE


(Texte de décembre 2007)


*


J'ai aimé les combats.
Et certains sont encore à venir.
Les plus essentiels ne sont pas toujours là où on les attend.

Le guerrier fait la guerre.
Le combattant joue sa vie pour une paix.
Le combattant-guerrier met tout en péril.


Je fus l'un et l'autre,
l'un et l'autre mêlés,
Valeureux guerrier, et piètre combattant au temps de mes errances.
les guerres intérieures ont dévasté mes terres.
Vermine pour moi-même, un poison destructeur.
Rendre gorge. Je leur ferai rendre gorge !
Pour chaque coup porté, deux coups en réciproque.
Toute révolution justifie son temps d'épuration.
Que passent par la guillotine ceux qui m'ont entravé.
Assassinat de l'amour.
Meurtre prémédité de ceux que l'on devrait chérir.
Aux saboteurs de mon existence je ne laisserai nul répit.
J'irai jusqu'à pourfendre les coeurs des alentours.

Je me disais ardent, mais j'étais incendiaire.
Inutile de dénombrer les victimes que je laissais en cendres.
Je tirai ma fierté d'être plus destructeur que mes ennemis supposés.

Il arriva qu'un jour l'agneau se présenta.
C'était lui. C'était moi.
Douloureux face-à-face.
Supplique de sécession.

Dans son regard, je vis mes yeux.


Sculptures Pascal Masi

Dernières nouvelles de l’infini....



Dernières nouvelles de l’infini.... 

un texte écrit ... je sais plus.. vers 1995/98 ?

*

La rencontre avait été douce et inattendue 
Elle était simple, touchante, émouvante 
son histoire, son cœur profond 
son corps assoiffé et désirant 
les regards qui avaient meurtri son âme, 
les peurs qui inhibent. 

Je l’ai prise en mon cœur comme on prend un oiseau 
L’entourement de mes bras 
la douceur de mes mots 
j’eus pour elle des audaces inconnues. 
Vierge, elle l’était et je l’aimais ainsi.... 

Je la voulais pour moi, 
mon bien, mon avoir, mon amour 
et, dans un même mouvement de mon cœur qui se donne, 
Je la désirais elle, autre unique libre, sans lien ni retenue. 

Amours impossibles 
Danse Charnelle 
roula plus fort le flot de nos désirs 

Je flottais dans un rêve 

Et le réveil fut brutal.

Je la perdis un matin 
Elle venait de se donner à un autre 
la douleur fut intense
la plaie ne se referma plus.

Oh mon amour mon bel amour
Tu aboutis là on je n’avais pas conscience que je t’emmenais 
Tes plaisirs sont sans moi 
ton corps se recrée à d’autres bras 

La nuit s’est refermée 
sur mon âme en dérive 

Que reste-t-il de cet amour écorné ? 
une brise de tristesse... 
une leçon amère 
une espérance déçue.... 

Je suis entré en errance 
Amours éphémères 
qui s’accrochent aux chimères........ 


*****************