mardi 31 décembre 2013

vendredi 27 décembre 2013

Marathon d'écriture


Cela fait pas mal de temps que je n'avais pas organisé un
« marathon d'écriture »

À la demande générale de quelques-uns, je réitère cette petite aventure toujours appréciée par ceux qui y participent…

Les marathons d'écriture sont ouvert à tous.

Le 8 ème Marathon se déroulera 

du LUNDI 13 JANVIER AU DIMANCHE 19 JANVIER 2014

un marathon d'écriture consiste à s'engager à écrire en continu durant plusieurs heures, et à publier sur le forum toutes les heures.
le minimum d'écriture est de 3 heures d'affilées, 
on peut écrire pendant 5, 8, 10 heures...
pas de limite maximale de durée...


Vous y trouverez tout ce qu'il faut savoir pour s'inscrire, si ce n'est déjà fait des anciens participants…

À bientôt !

samedi 21 décembre 2013

Weihnachten

C'est décidé,
Ces jours-ci,
Je me fais une overdose 
de Cantates de Bach !

(209 cantates...)
(J'ai pas fini de saouler mon monde !)

*




mardi 17 décembre 2013

Attente


Selon leur calendrier, les chrétiens, à l'approche de Noël, sont « dans l'attente ». 
De quoi ? Un sauveur ? 
Mais c'est fait paraît-il. Ça fait 21 siècles qu'il est venu.
Alors quoi ? Qu'est-ce qu'il manque encore ?

Je n'aime pas tout le décorum de Noël. Je ne parle pas de l'extraordinaire gabegie de consommation que cela entraîne. Je vis éloigné de cet aspect-là. Je ne parle pas des aspects « bondieuseries » (la crèche, l'enfant Jésus, l'âne et le boeuf, et tout le saint-frusquin…), c'est juste un folklore parmi d'autres. Il y a quelques années encore j'aimais évoquer mon enfance à ce sujet. Aujourd'hui il ne me touche plus, c'est devenu « souvenir plat » c'est-à-dire non émotionnel.

Reste la dynamique de l'attente. C'est le sens du titre de mon autre blog : « Le Voyageur de l'aube ». Là, des paroles bibliques de l'enfance me touchent toujours.
— « Comme un veilleur attend l'Aurore… »
— « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre, une lumière a resplendi.… » (Prophétie d'Isaïe).
— « Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant ! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s'approchera pour les servir. » (Ev. de Luc)

J'aime les gens qui veillent.
Parce qu'ils sont en attente.
La double veille :
— celle du guetteur, le tour de garde, pour se préserver qu'une attaque de l'ennemi.

— celle du veilleur qui attend le bonheur de voir la lumière.

Je ne connais pas beaucoup de personnes qui ne sont pas en attente de quelque chose. Comme si c'était une nécessité, un impératif.
Souvent, dans les entretiens d'aide, me venait cette question :
— Vous attendez quoi au juste ?
C'était déjà comme une lueur « d'entendre profondément » cette question-là.
Et au final, combien de fois cette attente était-elle l'espoir ou l'espérance d'une sorte de lumière. Une sortie de ténèbres.
Presque toujours !
Je me souviens de ma mère, bipolaire, (croyez-moi c'est pas drôle une mère bipolaire…), qui parlait, dans les phases dépressives, de cette attente. Commment elle l'exprimait : 
— « J'attends le retour de la lumière au fond de mon tunnel noir ».

Je pense aussi à mes expériences collectives, communautaires, mais aussi à mes diverses professions : la recherche de « l'idée lumineuse » qui nous ferait progresser.

Autrement dit, l'attente n'est pas une passivité.
Elle est quelque part en elle-même une action.
Je la ressens toujours en moi comme une intensité de vie.
Peut-être cela fait-il la différence : ce n'est jamais une impatience.
Une impatience est passive. On trépigne sur place. :  — « Alors, ça vient ! »

Je reviens à cette attente des chrétiens, en tous cas, de ceux qui se disent croyants.
L'attente de celui qui déclare :
— « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura au contraire la lumière »

Faut quand même être un type particulièrement gonflé !
Vous imaginez aujourd'hui une quelconque personnalité oser dire ça !
Lui il a osé.
Mieux que ça, il a donné sa vie à en mourir.
Pour ça !

Est-ce que l'histoire finit ainsi tragiquement ?
Peut-être.

« Il est venu parmi les siens et les siens ne l'ont pas reçu… »
(Prologue de l'évangile de Jean).

A moins que l'on rejoigne ceux et celles qui demeurent dans l'attente.

Ainsi de Faustine Kowalska (1905-1938) :
— « Je t’attends, Seigneur, dans le calme et le silence,
Avec une grande nostalgie en mon cœur
Et un désir inassouvi. »

Puisse le désir demeurer inassouvi en moi.







samedi 14 décembre 2013

Prison


Parfois j'ai le sentiment que mon écran d'ordinateur est une prison.
Un enchainement. Une mise en surveillance.
Ne faudrait-il pas fuir ?
Avant qu'il ne soit trop tard ?

Qu'il redevienne un instrument passif.
comme avant.
comme avant internet et surtout comme avant cette permanence de connexion.
Bien sûr il suffirait de débrancher.
Mais l'addiction s'est installée.

Autour de moi, j'ai l'impression que c'est pire.
Tablettes connectées, iPod et autre machines branchées, qui ne quittent pas la main du possesseur du doudou-moderne.
À l'atelier d'écriture 2 participantes, vieilles comme moi, se vantaient d'échanger sms sur sms la nuit, parce qu'elles ne dorment pas et s'écrivent des bêtises…. qui les tiennent éveillées…Je croyais que c'étaient les dj'euns' qui étaient comme ça.. Je vois que ça gagne.

La mise sous surveillance, je la ressens avec son agressivité. 
Ces jours-ci je recherchais des "idées cadeaux" sur le net. Depuis, pas une page ouverte sans une pub ciblée qui me "rappelle" que je cherche leur produit !!
Vas-y Alain ! Vas-y Alain ! Vas-y Alain ! clique ! clique ! clique ! clique ! 
Mais clique bordel !! Fait marcher le commerce ! Sauve la France !

Et je ne parle pas de ces gens qui vous suivent à la trace, de blog en blog, de page en page, de moteur de recherche en moteur de recherche…
— Tiens j'ai vu que tu as écris ça ici et ça là. et je savais pas que tu étais inscrit sur Chose !
Mais marde ! Lachez moi la grappe !


La toile dit-on (disait-on). 
Le nom est bien choisi.
Mouche engluée dans les fils
voila ce que je deviens.

Et pire… demain je serai là.
Encore.
Lamentable je suis.

samedi 7 décembre 2013

Clivages — fractures — cassures


On sait que certains minéraux peuvent se fracturer selon des surfaces planes, en raison de leur structure interne. D'autres au contraire, toujours en raison de leur structure, se cassent un peu « n'importe comment ».

J'ai parfois l'impression d'être clivé à l'intérieur de moi. Pas tellement sous forme d'une cassure, mais sous forme d'une tension de glissement qui me déformerait. Un peu comme une photo de face où le corps serait coupé par le milieu, puis décalé verticalement. 

Il y a une partie de moi qui subit la pression de l'extérieur. Insidieusement parfois. Le sentiment d'appartenir à un monde clivé, qui entrave en permanence mon unité personnelle. En tout cas, il faut sans cesse se comporter en résistant, pour justement ne pas se fracturer, ne pas se casser, éviter au maximum le mouvement de clivage qui peut toujours s'en venir.

Ainsi, et pour illustrer, une double page dans mon canard local relatif à la sélection des « géants régionaux de l'année 2013 »… Des géants (?)… Ils sont cinq :
— « la star de la baraque à frites »
— Un homme qui récupère les aliments non vendables mais encore consommables pour les redistribuer.
— un restaurateur « haut-fourneau pour la gastronomie régionale »
— une bénévole, handicapée en fauteuil roulant, (que je connais) militant dans trois associations relatives au handicap.
— Un maire qui baroude pour ses administrés.

 Doux mélange de ceux qui réussissent dans la grande bouffe, avec ceux qui ont d'autres valeurs…
Je n'ai rien contre la bonne bouffe, et je ne crache pas non plus sur un cornet de frites mangé avec les doigts dans la rue… Mais enfin, s'il s'agit de choisir des personnes à qui il faut rendre hommage pour une action, je m'interroge sur les choix faits par ce canard et, paraît-il, soumis à l'appréciation des lecteurs…
Voilà pour moi un signe d'une société clivée.
Est-ce bien ? Mal ? Faut-il d'ailleurs porter une appréciation de ce type ?
C'est juste le reflet de qui nous sommes devenus…

*

Les deux blogs que j'alimente procèdent aussi d'un certain clivage. J'en ai pris conscience ces jours-ci parce que j'ai toujours cette éternelle question d'arrêter ce blog. J'ai fait le choix de ne plus parler ici de l'intime, alors que ce fut l'essentiel de mes propos depuis des années. Sur l'autre blog, je parle de mon cheminement spirituel et de l'importante place qu'il a en moi. Ce cheminement est profondément intime et engage l'essentiel de moi. De plus en plus. Je sens, non pas qu'il me « transforme », mais plutôt qu'il approfondit en moi l'unité de ma personne, m'amène sur des chemins nouveaux, d'une forme d'unité personnelle et relationnelle qui à la fois m'attirent vers une contemplation solitaire, et à la fois m'invitent à revisiter mon environnement relationnel.

Je sens donc une forme de clivage, mais c'est peut-être une sorte de « passage ». Peut-être cette fameuse « porte étroite » dont il est question dans des textes sacrés, et qu'en quelque sorte je m'apprête à franchir.

Il me semble qu'aujourd'hui, l'aspiration la plus fondamentale qui soit en moi, et celle de mon unification, comme une avancée vers la forme achevée de mon identité. Je sais qu'il n'est pas en mon pouvoir qu'elle s'accomplisse uniquement par moi-même. J'ai longtemps résisté à cette forme du réel, tant on m'enseigna qu'il fallait « s'en sortir par soi-même » (je pense ici à mon éducation, à mes parents, à mes rééducateurs au « Centre », à d'autres voix de sirènes hurlant dans la société…), J'en oublierais les enseignements plus récents de mon maître à penser, tels que j'ai pu en parler souvent ici à une certaine époque.

En même temps, la démarche psycho-humaniste, n'est pas nécessairement entièrement superposable à la démarche, disons, « humano-spirituelle » et/ou humano-divine. C'est pour cela que j'ai des blogs distincts.

Ce chemin suppose :
— un axe individuel de connaissance de soi, et plus particulièrement du tréfonds de soi qui n'est jamais accessible d'emblée. Ça, je connais…
— Un axe relationnel, qui fait que l'on cultive « autrement » ses relations. Ce n'est pas le plus facile…
— Un axe d'engagement dans la société. Je l'ai vécu intensément lorsque j'étais en activité. Aujourd'hui ? Je ne sais plus très bien… J'ai le sentiment confus, peut-être erronée, que je ne fais pas « autant de bien » que par le passé (si tant est que j'ai pu faire du bien)… Peut-être que je me trompe… Peut-être est-ce la difficulté à accepter le déclin des forces qui réduit mon périmètre d'action.
— Un axe pour cultiver la relation avec le divin. ( - Et c'est là sans doute la différence fondamentale avec le psycho-humanisme - ). « Cultiver la relation », c'est-à-dire autre chose que « chercher » si il y a un Dieu ou non, à quoi il ressemble, à quoi il peut servir, etc. etc.
Cette recherche légitime est indispensable, mais quand on a fini par entrer dans cette relation-là, d'une certaine manière, elle commence à tout changer, à condition, justement, de « cultiver cette relation ». Et on sait que le jardinier a constamment beaucoup de travail sur ses terres intérieures… En toute saison, de jour comme de nuit.

Si, comme dit plus haut, les deux démarches ne sont pas entièrement superposables, elles se tuilent nécessairement. C'est sans doute là l'étape où j'en suis. Et pour l'immédiat, deux blogs me sont encore nécessaires.

Je réalise que j'ai commis l'erreur d'abandonner le côté « intime » de ce bloc-ci. Je pense que je vais revenir à cette dimension-là.
J'espère un jour arriver à cette unification qui me pousse fortement par l'intérieur, de plus en plus, de plus en plus intensément.
Lorsque j'écris ainsi, je retrouve cette paix intérieure envahissante qui dissout certains tourments qui avaient tendance à refaire surface.

lundi 2 décembre 2013

Lui.. encore...

Ceux qui fréquentent ce lieu depuis longtemps comprendront pourquoi je relaie cette interprétation de LE_Gé ...
Ceux qui se souviennent de Ædia...

Ceux qui se souviennent de  mon pote Reggiani, indispensable à mon équilibre.

C'était la séquence nostalgie d'automne
Toutefois sans sanglots longs des violons.



J't'aimerais (Réggiani) par LE_GE



Et puisque que j'ai évoqué Ædia.....



Ecrire (aedia) par LE_GE