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samedi 7 décembre 2013

Clivages — fractures — cassures


On sait que certains minéraux peuvent se fracturer selon des surfaces planes, en raison de leur structure interne. D'autres au contraire, toujours en raison de leur structure, se cassent un peu « n'importe comment ».

J'ai parfois l'impression d'être clivé à l'intérieur de moi. Pas tellement sous forme d'une cassure, mais sous forme d'une tension de glissement qui me déformerait. Un peu comme une photo de face où le corps serait coupé par le milieu, puis décalé verticalement. 

Il y a une partie de moi qui subit la pression de l'extérieur. Insidieusement parfois. Le sentiment d'appartenir à un monde clivé, qui entrave en permanence mon unité personnelle. En tout cas, il faut sans cesse se comporter en résistant, pour justement ne pas se fracturer, ne pas se casser, éviter au maximum le mouvement de clivage qui peut toujours s'en venir.

Ainsi, et pour illustrer, une double page dans mon canard local relatif à la sélection des « géants régionaux de l'année 2013 »… Des géants (?)… Ils sont cinq :
— « la star de la baraque à frites »
— Un homme qui récupère les aliments non vendables mais encore consommables pour les redistribuer.
— un restaurateur « haut-fourneau pour la gastronomie régionale »
— une bénévole, handicapée en fauteuil roulant, (que je connais) militant dans trois associations relatives au handicap.
— Un maire qui baroude pour ses administrés.

 Doux mélange de ceux qui réussissent dans la grande bouffe, avec ceux qui ont d'autres valeurs…
Je n'ai rien contre la bonne bouffe, et je ne crache pas non plus sur un cornet de frites mangé avec les doigts dans la rue… Mais enfin, s'il s'agit de choisir des personnes à qui il faut rendre hommage pour une action, je m'interroge sur les choix faits par ce canard et, paraît-il, soumis à l'appréciation des lecteurs…
Voilà pour moi un signe d'une société clivée.
Est-ce bien ? Mal ? Faut-il d'ailleurs porter une appréciation de ce type ?
C'est juste le reflet de qui nous sommes devenus…

*

Les deux blogs que j'alimente procèdent aussi d'un certain clivage. J'en ai pris conscience ces jours-ci parce que j'ai toujours cette éternelle question d'arrêter ce blog. J'ai fait le choix de ne plus parler ici de l'intime, alors que ce fut l'essentiel de mes propos depuis des années. Sur l'autre blog, je parle de mon cheminement spirituel et de l'importante place qu'il a en moi. Ce cheminement est profondément intime et engage l'essentiel de moi. De plus en plus. Je sens, non pas qu'il me « transforme », mais plutôt qu'il approfondit en moi l'unité de ma personne, m'amène sur des chemins nouveaux, d'une forme d'unité personnelle et relationnelle qui à la fois m'attirent vers une contemplation solitaire, et à la fois m'invitent à revisiter mon environnement relationnel.

Je sens donc une forme de clivage, mais c'est peut-être une sorte de « passage ». Peut-être cette fameuse « porte étroite » dont il est question dans des textes sacrés, et qu'en quelque sorte je m'apprête à franchir.

Il me semble qu'aujourd'hui, l'aspiration la plus fondamentale qui soit en moi, et celle de mon unification, comme une avancée vers la forme achevée de mon identité. Je sais qu'il n'est pas en mon pouvoir qu'elle s'accomplisse uniquement par moi-même. J'ai longtemps résisté à cette forme du réel, tant on m'enseigna qu'il fallait « s'en sortir par soi-même » (je pense ici à mon éducation, à mes parents, à mes rééducateurs au « Centre », à d'autres voix de sirènes hurlant dans la société…), J'en oublierais les enseignements plus récents de mon maître à penser, tels que j'ai pu en parler souvent ici à une certaine époque.

En même temps, la démarche psycho-humaniste, n'est pas nécessairement entièrement superposable à la démarche, disons, « humano-spirituelle » et/ou humano-divine. C'est pour cela que j'ai des blogs distincts.

Ce chemin suppose :
— un axe individuel de connaissance de soi, et plus particulièrement du tréfonds de soi qui n'est jamais accessible d'emblée. Ça, je connais…
— Un axe relationnel, qui fait que l'on cultive « autrement » ses relations. Ce n'est pas le plus facile…
— Un axe d'engagement dans la société. Je l'ai vécu intensément lorsque j'étais en activité. Aujourd'hui ? Je ne sais plus très bien… J'ai le sentiment confus, peut-être erronée, que je ne fais pas « autant de bien » que par le passé (si tant est que j'ai pu faire du bien)… Peut-être que je me trompe… Peut-être est-ce la difficulté à accepter le déclin des forces qui réduit mon périmètre d'action.
— Un axe pour cultiver la relation avec le divin. ( - Et c'est là sans doute la différence fondamentale avec le psycho-humanisme - ). « Cultiver la relation », c'est-à-dire autre chose que « chercher » si il y a un Dieu ou non, à quoi il ressemble, à quoi il peut servir, etc. etc.
Cette recherche légitime est indispensable, mais quand on a fini par entrer dans cette relation-là, d'une certaine manière, elle commence à tout changer, à condition, justement, de « cultiver cette relation ». Et on sait que le jardinier a constamment beaucoup de travail sur ses terres intérieures… En toute saison, de jour comme de nuit.

Si, comme dit plus haut, les deux démarches ne sont pas entièrement superposables, elles se tuilent nécessairement. C'est sans doute là l'étape où j'en suis. Et pour l'immédiat, deux blogs me sont encore nécessaires.

Je réalise que j'ai commis l'erreur d'abandonner le côté « intime » de ce bloc-ci. Je pense que je vais revenir à cette dimension-là.
J'espère un jour arriver à cette unification qui me pousse fortement par l'intérieur, de plus en plus, de plus en plus intensément.
Lorsque j'écris ainsi, je retrouve cette paix intérieure envahissante qui dissout certains tourments qui avaient tendance à refaire surface.

21 commentaires:

  1. Alors, tu restes?
    Aah mais c'est trop cool!

    :-)

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    1. Ou alors c'est trop, comme ce texte trop long...

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    2. Je reconnais que mon commentaire est d'une nullité absolument navrante. Mais un ami m'a dit que les émotions nous chuchotaient quelque chose d'important a l'oreille, et l'émotion de ne pas te perdre a été plus forte que ma raison qui eût voulu que j'analyse ton texte et que je rende au centuple ce qu'il m'a apporté. Dans une phase de surmenage professionnel, je n'ai pas eu le temps, ni le courage, de le faire. Aujourd'hui, en lisant ce que tes lecteurs ont écrit, je réalise que je n'ai pas souligné la profondeur et la finesse de ton texte qui ne t'a paru trop long que par rapport à ma petite exclamation d'adolescente prepubere.

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  2. Charlotte7/12/13

    Tant que tu es en mouvement, en chemin c'est le principal...
    Tu parles de ton désir d'unification ... comme si tu étais en pièces détachées...
    Je ne te vois pas du tout comme cela...je te vois justement comme celui que tu voudrais être et que je crois que tu es... :un homme très complet . Mais peut-être vises tu très haut ...l' excellence ...?

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    1. S'unifier, c'est pour moi se rassembler autour d'une cohérence globale, pour une destination.
      En effet, je ne me sens pas en pièces détachées, mais tout de moi n'est pas encore comme "en ordre de marche", si je puis dire ainsi.

      viser haut ? très, voire trop ? l'excellence ?
      C'est plutôt un désir de progression constante, d'accroissement humain et spirituel. Peut-on une jour cesser cette progression ? Je ne le crois pas.
      Même au seuil de la mort. quand celle-ci se fait sommet.

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  3. Quand je lis ce que tu écris sur le clivage, je pense à Bergeret (abrégés de psychanalyse) qui dit que chacun de nous est un cristal qui ne brise pas n'importe comment, qui a ses lignes de fractures. Je me dis que la maladie a certainement provoqué une fracture entre l'avant et l'après (et là je fais comme si le temps ne comptait pas), mais que maintenant avec les morceaux quelque chose d'autre peut se mettre en place, ce n'est plus le même cristal, peut être est il un peu devenu galet, mais le but du cristal n'est il pas de réfléchir la lumière? Et cela tu le fais très bien.

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    1. Il y a manifestement un avant et un après. En effet "hors du temps". L'accident de santé "oblige", sans choix (au moins consciemment... car quelque part... mais c'est une autre question...).
      Ton commentaire m'incite à regarder mes autres "choix d'avant/après", au regard de la liberté de choisir. Il y a des choix qui s'imposent de l'extérieur et qui sont alors des choix plus ou moins subis. Il y a des choix qui s'imposent de l'intérieur, comme des poussées vitales et incontournables et dans ce cas, aller dans leur sens est un choix libre.
      Ton commentaire me donne l'occasion de réfléchir sur ce sujet…
      (C'est pas la première fois que cela arrive avec toi… Donc merci !)

      À propos du galet et du cristal, j'aimerais associer les deux. Un cristal que la vie aurait poli, qui aurait arrondi ses pointes trop vives, qui serait devenu à multiples facettes recevant et renvoyant la lumière.

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  4. Il me semble que c'est une bonne chose que tu reprends ici le côté intime dans ton blog, parallèlement à ta démarche humano-spirituelle dans l'autre... Je suppose que tôt ou tard les deux démarches finiront pas s'unifier...

    En lisant ce que tu dis sur cette recherche d'unification profonde, je me pose la question sur ce qu’elle serait pour moi...quand je vais bien, quand je suis sereine et pacifiée, je me sens "entière", cela procède de la paix dans laquelle je suis
    Mais quand une souffrance jaillie du passé vient interférer soudain sur ce que je suis aujourd’hui', je me sens soudain comme en morceaux... et ce n'est pas si évident à ce moment-là de les rassembler, de rebondir et de réintégrer ma personne entière...
    Merci pour ce beau billet... j'aime bcp que tu nous conduises sur un terrain de réflexion comme celui-ci ///je reçois alrs un espoir de pouvoir m'unifier davantage...

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    1. Tu exprimes là un frein important, à cette unification, lié aux souffrances du passé qui resurgissent dans le présent, et qui génèrent alors des dysfonctionnements dans la vie personnelle et relationnelle...
      Pour ma part, je n'ai pas trouvé d'autres moyens de sortir de cette sorte de marasme, que celui d'une « thérapie personnelle ». Mais sans attendre les fruits de celle-ci, il est en effet possible de "se rétablir dans le réel" (et non pas de projeter son passé sur soi-même et surtout sur l'autre....)
      Une thérapie perso, je ne dis pas que c'est la panacée miraculeuse. Loin de là. Mais il y a quand même parfois des effets positifs particulièrement étonnants… Notamment ne plus "faire mal/se faire mal", avec un passé qui encombre l'aujourd'hui et nous tire en arrière là où ne voudrions plus être. (surtout au plan relationnel)

      Digression "alainesque" :
      J'entends des personnes dire parfois : "oui, mais pour moi c'est trop tard…"
      Je ne suis pas certain de la pertinence de cette position.J'ai accompagné les personnes d'un âge avancé et qui ont mis de l'ordre dans leur histoire, au moins suffisamment pour ne plus être piégé par des troubles majeurs.
      mais il est vrai que le concept même du « c'est trop tard pour moi » me hérisse toujours quelque peu le poil !… ;-)
      Car il me semble que ce n'est pas une question d'âge mais d'état d'esprit.
      À 12 ans, terrassé par la polio j'aurais pu dire : « c'est trop tard pour moi »…
      Dans ce cas, à quoi ça sert de vivre si "c'est trop tard".....
      (je ne parle pas pour toi, je parle en général...)

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  5. Je ne sais plus ce qui t'a fait délaisser l'intime (qui, de loin, m'intéresse le plus lorsque je lis un blog) mais j'en suis à peu près au même point que toi. Parler de l'intime sur un blog est assez délicat, mais ne pas en parler c'est se couper de l'essentiel de soi.

    D'accord avec toi sur le fait que l'écriture de soi transforme. En cela elle est attractive et tout à fait bénéfique. Mais elle suppose alors une authenticité, un engagement personnel, qui s'accommodent peut-être mal avec le format blog...

    Pour ma part, c'est au niveau de l'interaction avec les lecteurs que ça pose problème.

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    1. J'exprime uniquement de "l'intime" sur l'autre blog. Il m'avait semblé "qu'ici" ce n'était plus de mise. D'où mon changement de ton. Puis je vois que, comme tu dis : "ne pas en parler c'est se couper de l'essentiel de soi."
      D'où mon re-revierment ! :-)
      A propos de ce que tu dis sur l'intime dans un blog et le rapport au lecteur, c'est en effet une question complexe (tu l'as souvent abordée chez toi...).
      Mais mieux vaut supporter et gérer au mieux la question (liée à l'authenticité), qu'écrire des banalités sur soi... Où alors faut faire le choix d'un blog sur un autre thème que "le je"...

      Sur ce rapport au lecteur je me pose souvent la question de la possibilité de commenter ou pas.

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  6. Anonyme9/12/13

    Mais l'intime, tu en laisses filtrer quand tu dis tout cela... , alors tout est à sa place, non?!

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    1. ben oui... finalement.... !
      :-)

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  7. eh bien moi qui n'arrête pas de supprimer mes blogs, recommencer, me demander si ce que je dis n'est justement pas "trop" intime ou manque de pudeur, qui souhaite ne pas "tout mélanger" (mais tout quoi au juste ?)... en fait j'y arrive pas ... je crois que nos blogs nous ressemblent quoiqu'on fasse et quoiqu'on dise... on ne peut pas se planquer complètement ! à moins d'être faux et ça, çaaaaaa NOOOON !! au fait, j'étais le ravioli !! lol

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    1. Je te connais depuis quelques semaines à peine, et j'ai l'impression que tu en es au 3è ou 4è blog depuis ce temps... Me demande combien tu en as ouvert/fermé en tout !!
      Pour ma part en 11 ans de bolg, j'ai beaucoup exprimé l'intime de moi. Si on trouve que c'est un manque de pudeur faut aller sur les blogs de coutire ou de cuisine, on sur des trucs hyper intello où tu comprends que ce qu'il est important de comprendre c'est qu'il y a pas grand choses à comprendre.

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    2. un blog pendant 4 ans et demi, puis 4 blogs successifs ;o) ; suis ok avec toi pour le reste !

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  8. Je viens de lire ton texte qui est éminemment philosophique où tu parles de clivage de gauche/droit, plus/moins, noir/ blanc et je continue comme ça l'infini! Mon ami Alain! je crois que je sens que toi et moi, on a quelque chose en commun, on aime la vie, en noir ou blanc ou en couleur peu importe. Le clivage dont tu parles est ce que j'appelle "le doute"! Qui ne doute pas dans la vie? "L'amour craint le doute, cependant il grandit par le doute et périt souvent dans la certitude"(Gustave Le Bon).
    J'ai toujours cette impression en moi de ne pas avoir été à la hauteur, de ne pas avoir dit le bon mot etc..etc..
    Récemment, j'ai appris grâce à Célestine ( que tu connais certainement, hi!hi!), les quatre accords Toltèques dont je retiens surtout les deux derniers:"Ne faites aucune supposition!" et "Faites toujours de votre mieux!".
    Alors Alain, crois-moi quand je lis, tes commentaires , tes billets, je décèle toujours du vrai, de l'humain et ...du doute! Lautréamon a dit:" Le doute est un hommage rendu à l'espoir!" Bien le bonjour à toi!

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    1. Je suis d'accord avec toi, mon cher Bizak, sur « le doute » tel que tu en parles..
      Cependant, il y a doute… Et doute… Faut quand même distinguer le doute ordinaire, qui est quelque part un propre de l'homme qui cherche et s'interroge sur la valeur de ce qu'il fait, dit, pense, Mais s'engage toutefois résolument… et cette sorte de doute pathologique sur tout et son contraire qui finit par immobiliser ou dégénérer en troubles psychiatriques (personnels ou collectifs… Et dans le genre collectif, nous sommes fort en ce moment…).

      Sur les "accords" dont tu parles, à "Faites toujours de votre mieux!", je préfère : "à l'impossible nul n'est tenu", mais il est vrai que je désire souvent l'impossible !
      J'y peux rien c'est mon nom de guerre : "Victorieux de l'impossible" ... (en son temps j'avais fait un billet sur l'origine de ce "nom"...)

      Merci pour ce commentaire, et j'adopte la dernière citation !
      Belle journée...

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    2. Je te rejoins sur cette sorte de doute et je crois qu'au fond chacun de nous le vit aussi! Il nous étreint parfois au point de perdre le sens de tout ce qui nous entoure....je crois qu'à ce moment là, notre cerveau est dans un état second et écrabouillé, comme un vertige que même les mots ne peuvent le décrire!
      Merci aussi pour ton commentaire!

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  9. Anonyme10/12/13

    Encore un texte magnifique !
    Ce n'est qu'une impression cette forme de clivage. Il faut toujours que nous doutions de nous!
    Notre corps est asymétrique. Nous sommes aussi traversés par deux sortes d'énergie, le yin et le yang et sans cesse nous travaillons à l'harmonisation de ces deux énergies pour parvenir à un équilibre interne qui contribue à nous faire ressentir la paix et la joie d'être ce que nous sommes.
    J'ai aussi eu cette sensation d'être scindée en deux mais pas comme toi dans l'axe vertical, plutôt dans l'axe horizontal, entre le haut et le bas de mon corps ,c'est alors j'ai pris conscience qu'il me fallait équilibrer corps et esprit sans trop "mentaliser."...( arrêter de penser à ce que les autres vont penser de moi , si... si.... si... arrêter donc de supputer! ...continuer à faire ce que mon coeur me dicte ). Les fractures sont souvent le signe d'une fracture interne trop longtemps entretenue - peut-être pour se protéger - et nous invite à lâcher prise.
    Les deux blogs que tu alimentes sont de nature à se compléter et tu as raison de continuer à écrire d'autant plus que tu nous fait du bien.
    Tout cheminement spirituel invite à approfondir ce que nous sommes par essence même, d'où cette sensation de marcher vers son unité en même temps que d'être conduit vers une appartenance à une unité relationnelle plus vraie avec le monde qui nous entoure. Si nous sommes une pierre vivante dans cette vie, alors nous sommes forcément érodés par tout ce qui nous vient de l'extérieur en même temps que nous sommes polis mystérieusement par cette vie intérieure bouillonnante et prête à éclore sous le couvercle de notre cocotte minute, sensible à toute pression extérieure!
    Le royaume, nous en faisons partie et il nous appartient de le faire grandir.Seulement, pour y entrer, il y a comme il est écrit dans les textes sacrés, "une porte étroite " à franchir !!!! Peut-être cette porte étroite se situe-t-elle au carrefour de notre cheminement psycho-spirituel et psycho-humaniste. ? Ce passage franchi nous conduit à réaliser que ce que nous prenions pour de l'égoïsme ( il n'y a que moi pour m'en sortir, je ne peux compter que sur ma propre expérience, je fais donc comme je le sens...je détiens ma vérité....les autres , je ne m'en occupe plus....et d'un autre côté on sait qu'on a besoin d'être confronté aux autres pour pouvoir faire des choix de vie! ) ce que nous prenions donc comme de l'égoïsme s'est transformé au fil du temps et de nos réflexions plus comme une meilleure estime de soi, permettant alors de rejoindre aussi l'autre et les autres pour plus d'humanité, l'humain étant ce qu'il est de plus beau lorsqu'il se sent appelé à vivre plus vrai et plus fraternel.Il devient alors cette pierre polie et rutilante, pierre précieuse éclaboussante de tous ses éclats et rayonnante comme tu sembles l'être à travers tous tes textes , qu'ils appartiennent à un blog ou à l'autre. Toutes les réactions qu'ils suscitent invitant chacun à la réflexion et à l'avancée vers sa propre humanité.
    Encore MERCI ! Pas de souci, tu es en route et prêt à franchir tous les obstacles.
    Brigitte

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    1. Merci pour cet intéressant commentaire en écho.
      Pour ce qui est de l'égoïsme, j'ai souvent remarqué que les personnes les plus égocentrées étaient celles qui ne s'intéressaient pas aux profondeurs de leur être.... et donc ne débouchaient pas sur le "don de soi" si naturel à l'être humain....
      Que de fois on m'a fait le "reproche" de "perdre mon temps" à écouter des "bonnes-femmes" qui payaient pour étaler leurs petit égo..... Et pourquoi j'avais quitté un job où j'était "engagé dans la société"....
      Je répondais pas un petit sourire à-la-con !!!
      Ben oui, à question conne, réponse silencieuse à-la-con....

      :-)

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