mardi 29 avril 2014

Y en a marre !!!





Après bientôt 40 ans d'attente et deux lois inappliquées en matière d'accessibilité - une loi datant du 30 juin 1975 et une du 11 février 2005 -, les pouvoirs publics veulent nous imposer d'attendre jusqu'à 10 ans de plus.

Une attente inconcevable ! Quand pourrons-nous enfin être libres de nous déplacer comme tout citoyen de la République ?

La Gauche : Tu fais vraiment chier....


Merci pour nous !

samedi 26 avril 2014

Progrès !

Demain,
Au Vatican 
la condition féminine
va progresser :

Les Prélats se dotent d'une
Nouvelle Paire de Saints 

Allez l'O.M. !

Alléluia !

Bidouille alainx

Me demande si c'est bien catholique de publier ça !.....
que le Diable me pardonne....
Je le referai encore....


mercredi 23 avril 2014

Intensité de l'instant


Me voici de retour d'un long week-end de Pâques très familial et très amical. Nous étions nombreux. Beaucoup d'enfants, du petit dernier jusqu'à 12 ans, des amis des jeunes couples (enfin plus si jeune que ça, et on commença à évoquer les crises de la quarantaine…). Bref, beaucoup de personnes, beaucoup de  vie qui circule.

Dehors, à l'apéritif :
On parle un peu de tout, un peu de pas grand-chose, un peu de rien, un peu de beaucoup, les enfants qui grandissent, les situations professionnelles qui évoluent, la politique mais pas trop, l'économie mais pas trop, et puis la vie qui passe…
Je n'ai pas de difficultés avec cette forme de convivialité, allant d'un groupe à l'autre, d'une conversation à une autre. C'est moins la teneur des propos tenus que la personne qui s'exprime qui m'intéresse. Je suis souvent dans l'au-delà des mots prononcés. Je cherche à répondre en moi-même à cette question : — mais qui es-tu, toi, pour t'exprimer ainsi ? Ce n'est pas un regard scrutateur ou jugeant, c'est plutôt que j'aime percevoir les harmoniques au-delà du son entendu.

Plus tard, à table : 
C'est plus restreint. Cela fait un petit groupe de six : soi, les deux convives à droite et à gauche, trois en face. On peut gagner en intensité. Mais on peut rester aussi sur le même registre de cette convivialité qui n'engage pas grand-chose. Moi j'aime l'intensité. Alors je reprends des propos entendus l'instant précédent
— Tout à l'heure, tu disais… 
Je vais à la pêche. À la pêche des intériorités. Il n'y a que cela qui m'intéresse vraiment. Lequel (laquelle) de ceux/celles qui sont autour de moi va mordre à l'hameçon ?
J'induis dans le sens de faire passer du « on » au « je ». Parce que les généralités sur tout et sur rien, ça va pour l'apéro. Là, c'est le plat de résistance, et j'aime plus de consistant… 
Ça fonctionnera plus ou moins. Mais au moins j'aurais tenté…
En l'espèce, ce week-end-là, il se dira des choses d'une certaine intensité. 

Le lendemain, Les invités sont partis. Reste la famille : 
les enfants, cousin/cousines, organisent des jeux dans les pièces avoisinantes ou dehors. Les adultes sont un peu tranquilles. Je ne sais pas comment la question est arrivée par le sentier détourné des échanges sympathiques, mais elle est arrivée : — Feront-ils un sixième enfant ? 
C'est parti comme ça, l'intensité, de ce jour-là. Je ne vais pas relater, c'est du domaine privé. Mais il s'est dit des choses fortes. À la fois simples et engageantes. Des choses sur le sens profond de l'existence, de leur existence, de leur choix de vie à chacun de ces couples, des changements, des avancées,  Des options pour  cette étape de « la quarantaine ». Alors certes, ce sont mes enfants, je crois les avoir éveillés à cette intériorité, et les conjoints respectifs sont des « valeurs ajoutées » qui ne vivent pas dans la superficialité. (Je n'aurais pas imaginé mes  filles épousant des footeux, amateurs de bières, de pizzas, et transpirant en Marcel…)
C'est là sans doute mon plus grand bonheur de père. Que chacun et que chaque couple puisse trouver le sens de son existence, dans un monde aux repères de plus en plus incertains et aux valeurs dévoyées. 
Bien sûr, j'ai dit ce qui m'habitait. Il faut bien que le patriarche que je deviens diffuse ses ultimes messages…

*

Nous avons fait, ma compagne et moi, le long chemin de retour en voiture, en échangeant sur ce bonheur dont il nous est donné d'en être les témoins, même si  chacun porte ses difficultés et l'âpreté du monde professionnel (notamment), sans pour autant occulter ce que l'on peut voir dans notre entourage, ou parfois les déchirures se font profondes, là où l'unité devrait présider…

mardi 15 avril 2014

À propos d'une conférence


Hier je donnais une conférence devant un aréopage de personnes qui oeuvrent concrètement pour l'éradication de la poliomyélite dans le monde. Il y avait là notamment un représentant de l'Unesco, quelques médecins et chercheurs de laboratoires pharmaceutiques, qui s'intéressent encore à cette cause, quelques « personnes influentes ».
Sur la polio en tant que telle, je n'ai pas grand-chose à dire. En revanche, je peux témoigner de ce qu'il en est lorsqu'on en a été victime et qu'il faut  vivre toute la vie avec d'importantes séquelles.
C'est surtout cela que je désirais : témoigner.
virus de la polio
Eux, sont investis dans l'action, comme le dira le président de l'organisme en question. « Éradiquer la polio » c'est un concept, un objectif, d'énormes financements internationaux, de l'ordre de plusieurs milliards de dollars depuis plus de 30 ans. Mais avoir devant eux « quelqu'un » qui témoigne de ce que cela peut être au quotidien. C'est autre chose.

J'ai donc témoigné, principalement à partir du livre que j'ai écrit. J'ai parlé 45 minutes. Le temps que l'on m'avait imparti. La salle était extrêmement silencieuse. Attentive. On n'entendait que ma voix, et celle de ma compagne qui, par moments, lisait des extraits de mon livre, avec le talent de lectrice qui la caractérise. J'ose le dire, je fus impressionné moi-même de l'intensité de ces quelques minutes. Intensité d'écoute de la salle, mais aussi une intensité intérieure qui me faisait parler. Bien sûr j'avais préparé, mais j'ai aussi exprimé spontanément mes ressentis profond de l'instant.
Au moment des questions, plusieurs personnes ont exprimé des réactions avec de l'émotion dans la voix. Comme si tout à coup, ces hommes et ces femmes « de décision et d'action » prenaient conscience d'une manière nouvelle de toute l'importance de leur oeuvre mondiale pour cette noble cause à laquelle ils consacrent une partie non négligeable de leur temps personnel.

J'écris ce billet juste pour ça. Pour dire, à mon tour, combien il y a de choses belles et fortes qui se passent, non pas dans l'ombre, mais de ces choses qui ne font jamais la UNE de l'actualité médiatique, entre deux publicités, parce que tous ces gens qui « font du bien » n'intéressent guère…
C'est une manière de leur rendre hommage.
Ce que je fis hier, au nom de tous les miens.

samedi 12 avril 2014

le Grand Pan est mort... et bien mort....


Je lis ceci sur un blog :

"Il faut une première fois pour tout, pour les faire-parts de décès aussi. (…) Celui que je reçois, aujourd’hui, est mon premier faire-part envoyé par mail"

Mince ! Je n'avais pas envisagé que ce soit possible. Qu'on se décide à faire ce genre de truc.
À moins que ce ne soit l'annonce d'une « mort virtuelle ». Vous savez, comme dans les jeux vidéo. Le type a perdu une vie. il lui en reste deux. Et hop, petite musique guillerette, et on repart.
Mais là, non, il semblerait que le mort soit bien mort.

À quand l'étape suivante ? Le faire-part de mort par texto.
« le vieu é mor on le kram 2main Ti sra ? »
On pourra en prendre connaissance au bistrot, rapido, entre deux bières. Super, on est déjà sur place pour fêter ça avec les potes. Tournée générale !

Déjà que la mort réelle est globalement virtualisée dans les hôpitaux, puisqu'on ne touche plus le corps du défunt, mais on regarde seulement sur l'écran, depuis la salle de contrôle, si les sinusoïdes sont désormais plates, et les compteurs à zéro. Il n'y a plus alors qu'à « biper » les brancardiers pour mettre le truc dans un sac plastique et le descendre à la cave.

Nous vivons une époque  moderne...


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BRASSENS : Surtout pour le complet transcit c-après :




... Et quand fatale sonnait l'heure
De prendre un linceul pour costume
Un tas de génies l'oeil en pleurs
Vous offraient les honneurs posthumes.
Pour aller au céleste empire,
Dans leur barque ils venaient vous prendre.
C'était presque un plaisir de rendre
Le dernier soupir.
La plus humble dépouille était alors bénie,
Embarquée par Caron, Pluton et compagnie.
Au pire des minus, l'âme était accordée,
Et le moindre mortel avait l'éternité.


Aujourd'hui ça et là, les gens passent encore,
Mais la tombe est hélas la dernière demeure
Les dieux ne répondent plus de ceux qui meurent.
La mort est naturelle, et le grand Pan est mort.


mardi 8 avril 2014

Ces gamins qui nous gouvernent.



À l'Assemblée Nationale, notre nouveau Premier ministre prononce son discours de politique générale. Il engage ensuite la responsabilité du gouvernement et demande un vote de confiance.
Ce n'est pas un moment banal.
On pourrait au moins légitimement estimer que, dans une démocratie, il serait des plus normal de l'écouter avant de réagir.
— « Écoute d'abord, tu donneras ton avis après » disait mon père. Il appelait ça « la politesse ».
Oui, je sais, c'est un concept totalement ringard et dépassé. Politesse : poils aux fesses !

C'est bizarre, (bizarre… J'ai dit bizarre… c'est bizarre…), Le Premier Ministre n'a pas encore prononcé trois mots que déjà l'opposition vocifère. Ça lance des noms d'oiseaux, ça rigole comme un potache boutonneux de sixième, ça se croit malin, et on se demande même s'ils ne vont pas envoyer des boulettes vers la tribune, ou écraser des boules puantes…
Dans ma jeunesse, j'aurais fait le tiers du quart du dizième de la moitié d'une de ces conneries, j'aurais eu droit à quatre heures de colle le dimanche matin.

Mais là, on est en présence d'adultes… (Adultes ?… J'ai dit adulte ?… C'est bizarre !…).
Des adultes qui n'ont pas résolu leur Oedipe, malgré des années de vie politique. Quand ils sont dans l'opposition (de droite ou de gauche) ils n'ont qu'une idée salace et dégradante : faire l'amour avec "leur" Premier ministre. D'ailleurs il le disent : 
— « On va le baiser profond ! ».

Et dire que c'est nous qui avons élu ces sales gamins qui, tous bords confondus,  n'arrivent pas à gouverner la France, parce qu'ils sont incapables de se gouverner eux-mêmes. Sans cesse ils nous rendent victimes de leurs pulsions immédiates, réduisant la politique des pugilats permanents, des postures à la mords moi le noeud, et après ils s'étonnent que plus personne ne dépose un bulletin dans l'urne…

Comble de la gaminerie. Alors qu'ils ignoraient encore le contenu du discours du Premier ministre, ils déclaraient à tout va, dès potron-minet,  devant toutes les caméras, et totalement sans peur du ridicule, que de toute façon leur vote sera  NON !
Ils me font penser à mon petit-fils de deux ans 1/2 : il répète sans cesse NON ! NON ! NON ! … Quoi qu'on fasse et quoiqu'on lui dise.
A cet âge c'est normal. (c'est même très bien !!)
Quand on est député… Il me semble que le non systématique en toutes circonstances du moment que la proposition vient de l'autre camp : cela relève de la compétence du corps médical et des maisons de santé pour personnes perturbées et qui ne sortent pas de la phase infantile malgré leurs 50 ou 60 ans passés….

Alors bon. 
Citoyennes, citoyens, on fait quoi maintenant ?
Comment leurs remonter les bretelles ?

Je me demande si je ne dois pas changer mon titre et écrire plutôt :
Ces grands malades médiatiques qui nous gouvernent…

( Et qu'on ne vienne pas me dire que je prône le "tous pourris", car ce n'est pas de cela qu'il s'agit, mais de l'exercice de la démocratie sous l'oeil des caméras et dans un monde médiatisé à l'extrème,  à en devenir insipide et répétitif….)

vendredi 4 avril 2014

hé Manu ! Tu gouvernes ? ....


... Ben pour quoi faire !
(souvenir, souvenir....)


Aujourd'hui, premier conseil des ministres du gouvernement Valls.
Alors allons-y :

— Pour en arriver là Valls a mis le temps, commente Jacques Brel sur Twitter.
—On reprend les mêmes : On ne peut pas dire que ce fut la Valls des portefeuilles.
— Entre  Montebourg et Sapin on risque la bataille naValls.
 — En avant pour la Valls-hésitation
— De toute façon on sait bien que tous ces ministres c'est le carnavalls
— et tout cela finira par un coup dans les Vallseuses.

Voilà !
Une ptit' valls avec moi Cricri ?
Ça c'est fait ! 
J'ai mon lot de conneries…


Si vous en avez d'autres… C'est à vous…

Pffff on s'ennuie au pays de Mollande....


mardi 1 avril 2014

à la pêche


Sur le site d'écriture Kaleïdoplumes, il fallait faire un texte en forme de "poisson d'avril" (enfin, terminer celui-ci par ces mots-là…)
J'ai pondu ça !
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Le Bonheur c'est maintenant !

Ce soir-là, chaque français était devant son téléviseur.
Le dépouillement du scrutin était achevé. Il fallait juste attendre l'heure fatidique officielle où les résultats pourraient être proclamés.
Chacun savait que 98 % des citoyens avaient déposé leur bulletin dans l'urne. Les 2 % restant comprenaient les personnes hospitalisées ou démentes dont chacun estimait qu'effectivement elles avaient le droit à l'abstention.
Le speaker officiel de la première chaîne, à 20 heures précises, déclara :
— Plomb National : 88 %
— D'hiver Droites : 10 %
— Parti Postcialiste : 2 %

Aussitôt le visage de Farine Le Ben apparut en gros plan : elle était tout sourire, une fois de plus elle gagnait haut la main. De blonde qu'elle fut dans le passé, elle avait désormais des cheveux blancs et, il faut bien le dire, pas mal de rides. Le poids des responsabilités sans doute, après 20 ans d'exercice du pouvoir.

Dans tous les lieux publics, une fois encore on exaltait. Il faut dire que les 20 super-glorieuses que la France vivait depuis qu'elle avait accédé au pouvoir, avaient de quoi réjouir le plus aigri d'entre nous.
Le parti Postcialiste, qui n'avait pas survécu aux années Mollande, était manifestement en voie de disparition définitive.
Les d'Hiver droites faisaient un score médiocre, depuis que Bimuthzy purgeait 25 années de prison à Fresnes, pour divers détournements, financements occultes, malversation de toutes sortes et autres petites choses sans importance. Ses complices de droite occupaient tout un étage de la prison.

Le succès du Plomb National tenait exclusivement au fait que Farine Le Ben avait appliqué une politique pragmatique, vendant la France pour moitié aux émirats Arabes, et l'autre moitié au vieillard Soutine qui gouvernait toujours la Nouvelle URSS malgré ses 92 ans. Les Français de souche, pour ne pas risquer l'expulsion hors du pays, avaient le choix entre la France du Nord, aux mains des mafias russes, où la France du Sud soumise à la Charia. Grosso modo, la Loire constituait la ligne de démarcation. L'armée française co-dirigée par un Emir  et un général russe, campaient de chaque côté des rives de notre beau fleuve.

Ce pragmatisme avait permis un enrichissement sans précédent de toute la nation, car on le sait, le français est un fraudeur dans l'âme. Si bien que la France coupée en deux, permettait, comme au bon vieux temps des années 40, de développer toutes sortes de trafics juteux aux ramifications internationales. La France, Phare Mondial pour les Peuples, faisait désormais figure d'exemple dans le monde. Le SCLM (Système de Corruption Légale Mondialisé) gagnait du terrain. Les pays qui avaient encore une certaine éthique, une certaine morale, n'en menaient pas large et se ralliaient progressivement à l'exemple français, qui comme on le sait est le meilleur du Monde. De toutes façons, les mauvais français  récalcitrants qui prétendaient encore avoir des états d'âme, étaient bazardés à la mer, depuis des hélicoptères, comme au bon vieux temps des guerres coloniales.

Tout, enfin, allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.
L'argent sale coulait à flots, mais la grande nouveauté, c'est que chacun en profitait au maximum ! Chaque pauvre était désormais riche.
Mais pourquoi, une certaine époque, avions nous tellement décrié le Plomb National !
Nous ignorions que la solution : c'était lui : le PN ! C'était elle : Farine !
Longue vie au Rassemblement Blanc Farine.
C'est bien sûr de la poudre aux yeux, mais presque inutilement, car le peuple est aveugle depuis longtemps….

Poisson d'avril (quoique….)