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mercredi 23 avril 2014

Intensité de l'instant


Me voici de retour d'un long week-end de Pâques très familial et très amical. Nous étions nombreux. Beaucoup d'enfants, du petit dernier jusqu'à 12 ans, des amis des jeunes couples (enfin plus si jeune que ça, et on commença à évoquer les crises de la quarantaine…). Bref, beaucoup de personnes, beaucoup de  vie qui circule.

Dehors, à l'apéritif :
On parle un peu de tout, un peu de pas grand-chose, un peu de rien, un peu de beaucoup, les enfants qui grandissent, les situations professionnelles qui évoluent, la politique mais pas trop, l'économie mais pas trop, et puis la vie qui passe…
Je n'ai pas de difficultés avec cette forme de convivialité, allant d'un groupe à l'autre, d'une conversation à une autre. C'est moins la teneur des propos tenus que la personne qui s'exprime qui m'intéresse. Je suis souvent dans l'au-delà des mots prononcés. Je cherche à répondre en moi-même à cette question : — mais qui es-tu, toi, pour t'exprimer ainsi ? Ce n'est pas un regard scrutateur ou jugeant, c'est plutôt que j'aime percevoir les harmoniques au-delà du son entendu.

Plus tard, à table : 
C'est plus restreint. Cela fait un petit groupe de six : soi, les deux convives à droite et à gauche, trois en face. On peut gagner en intensité. Mais on peut rester aussi sur le même registre de cette convivialité qui n'engage pas grand-chose. Moi j'aime l'intensité. Alors je reprends des propos entendus l'instant précédent
— Tout à l'heure, tu disais… 
Je vais à la pêche. À la pêche des intériorités. Il n'y a que cela qui m'intéresse vraiment. Lequel (laquelle) de ceux/celles qui sont autour de moi va mordre à l'hameçon ?
J'induis dans le sens de faire passer du « on » au « je ». Parce que les généralités sur tout et sur rien, ça va pour l'apéro. Là, c'est le plat de résistance, et j'aime plus de consistant… 
Ça fonctionnera plus ou moins. Mais au moins j'aurais tenté…
En l'espèce, ce week-end-là, il se dira des choses d'une certaine intensité. 

Le lendemain, Les invités sont partis. Reste la famille : 
les enfants, cousin/cousines, organisent des jeux dans les pièces avoisinantes ou dehors. Les adultes sont un peu tranquilles. Je ne sais pas comment la question est arrivée par le sentier détourné des échanges sympathiques, mais elle est arrivée : — Feront-ils un sixième enfant ? 
C'est parti comme ça, l'intensité, de ce jour-là. Je ne vais pas relater, c'est du domaine privé. Mais il s'est dit des choses fortes. À la fois simples et engageantes. Des choses sur le sens profond de l'existence, de leur existence, de leur choix de vie à chacun de ces couples, des changements, des avancées,  Des options pour  cette étape de « la quarantaine ». Alors certes, ce sont mes enfants, je crois les avoir éveillés à cette intériorité, et les conjoints respectifs sont des « valeurs ajoutées » qui ne vivent pas dans la superficialité. (Je n'aurais pas imaginé mes  filles épousant des footeux, amateurs de bières, de pizzas, et transpirant en Marcel…)
C'est là sans doute mon plus grand bonheur de père. Que chacun et que chaque couple puisse trouver le sens de son existence, dans un monde aux repères de plus en plus incertains et aux valeurs dévoyées. 
Bien sûr, j'ai dit ce qui m'habitait. Il faut bien que le patriarche que je deviens diffuse ses ultimes messages…

*

Nous avons fait, ma compagne et moi, le long chemin de retour en voiture, en échangeant sur ce bonheur dont il nous est donné d'en être les témoins, même si  chacun porte ses difficultés et l'âpreté du monde professionnel (notamment), sans pour autant occulter ce que l'on peut voir dans notre entourage, ou parfois les déchirures se font profondes, là où l'unité devrait présider…

29 commentaires:

  1. C'est une très belle tranche de vie, ce week-end de Pâques. Le bruissement des verbiages de la surface des relations et les vérités fragiles de la vie, les angoisses et les enfants qui jouent, et le temps qui passe.
    "Et les fruits passeront la promesse des fleurs" écrivait le grand Victor.

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    1. Ton commentaire résume avec talent et de manière évocatrice essentielle de mes propos.
      Oui, ce fut tout à fait ça…
      Et la phrase de Hugo exprime ma joie espérance.

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  2. "Structuré" voilà le premier sentiment qui me vient à l'esprit quand je vous lis.
    Dans un combat au sabre, je dirais que vous êtes un bretteur plein de compassion.
    Et puis, vous avez bâtis un univers, tel un dieu curieux de ses réalisations : structuré !

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    1. Je crois qu'il y a de cela en effet : « structuré »…
      Un Dieu ? Non, un humain qui croit !
      Un humain qui croit qu'une société se construit par la lente transformation de chacun de ses membres par un phénomène de transmission générationnelle positive. Il suffit de briser ses propres chaînes. On libère ainsi sa propre descendance.

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    2. Nulle transmission alors en ce qui me concerne, nulle libération...
      Une façon sans doute de détruite l'être que je suis, ainsi que mes géniteurs...
      Un vieux compte à régler, sans doute...
      Peut-être dans une prochaine vie...

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    3. C'est une option offerte : se construire ou se détruire. On appelle ça la liberté....
      Mais on n'est pas obligé de se détruire pour régler des comptes (j'en ai réglé quelques uns vis à vis de mes géniteurs... Ils n'en ont rien su... mais mon thérapeute s'en souvient sans doute...)
      La prochaine vie... C'est maintenant..... (comme disait l'autre quand il était candidat !)
      C'est ce que je te souhaite de choisir...

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  3. Charlotte24/4/14

    Voilà un témoignage qui m'a fait rêver à du meilleur possible. Il faut dire que pendant ce genre de week end que j'ai vécu aussi à Pâques, pour ce qui est de l'ambiance je n'ai pas à me plaindre il y en a ,on s'amuse et rit beaucoup... Ce qui me gêne c'est que souvent les adultes ne tiennent souvent pas assez compte dans leurs propos, des jeunes oreilles qui écoutent tout...Je constate souvent qu'ils ( mes enfants et beaux enfants)laissent leurs enfants voir ( à la télé par exemple) et entendre n'importe quoi Et quand je leur fait remarquer que tel programme ou tel film ou telsujet abordé, n'est pas de leur âge( 10 ans) ils me rétorquent que c'est la vie ordinaire de tous les jours... Quant à moi, je réclame un certain droit, devoir plutôt, à la préservation de l'enfance...Ils en ( des horreurs)entendent déjà assez tous les jours... Si en plus il faut en ajouter une couche avec les conneries qui passent à le télé...ou qui se disent pendant les repas.
    Je me pose la question: Comment se fait -il que mes petits enfants s'intéressent tant aux conversations des adultes?
    Je ne m'intéressais pas du tout à cela , moi enfant. Je trouvais pour ma part leurs discussions tout à fait casse pied. Je préfèrais rigoler avec les cousins de mon age.

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    1. À propos des conversations à table, enfant, j'étais comme toi… Je trouvais que c'était inintéressant au possible…
      Pour ce qui est de l'attitude des parents que tu évoques. Soyons clair : ce n'est pas une bonne attitude éducative. Les enfants n'ont pas à recevoir en pleine figure le tout et n'importe quoi qui les environne…
      Donc tu as raison d'occuper ta place et de jouer ton rôle de grand-mère… Au sens d'attirer l'attention des plus jeunes parents sur leur responsabilité… Si possible dans un dialogue constructif, c'est-à-dire explicatif. L'enfant n'est pas un adulte. Il a besoin d'être accompagné dans ce qu'il peut voir/entendre autour de lui. L'adulte ne réalise pas toujours le manque de structuration psychologique de l'enfant, car, beaucoup d'entre eux, au jour d'aujourd'hui, « semblent très éveillés pour leur âge ». Mais il n'en est rien… Ils ont une fragilité normale qui a besoin de l'explication de l'adulte en qui on a confiance.
      Il se fait que chez mes enfants (comme chez nous d'ailleurs dans le temps) il n'y a pas de télévision… Bien sûr il y a des écrans et même un vidéoprojecteur… Mais c'est pour passer des programmes choisis ou téléchargés adaptés aux âges de chacun. Et qui sont toujours visionnées en présence d'adultes et sur des temps limités.
      Cela ne les isole pas du monde tel qu'il est. Mais cela les préserve de ce qui n'est pas encore à leur portée.

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  4. Anonyme24/4/14

    bonjour Alain,

    J'aurais probablement été de celles qui s'accrochent à l'âme-son, le temps d'une écoute à soi, le temps d'une furtive remontée à la surface, pour avancer encore et toujours vers l'essentiel d'une vie.
    J'aime beaucoup ces moments de partage qui ont quelque chose de magique et qui apportent un bien fou, tant pour celui qui donne la confidence que celui qui la reçoit.

    Quel beau cadeau que de voir nombre de ses valeurs transmises.

    Je vous souhaite plein de belles journées auprès de ceux qui vous sont chers, très chairs!

    Ellinda.

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    1. Ellinda, la prochaine fois je te fais inviter !! :-)
      J'aime beaucoup "l'âme-son " ... !
      Et c'est vrai ce type d'échange "ça fait un bien fou" à chacun... C'est bien pour ça que j'essaye de le favoriser.
      A toi aussi je souhaite de beaux échanges....

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  5. Une bien belle réussite dont tu fais l'écho.

    Je ne connais ce type de rencontres festives et familiales. Cela doit être sympa.

    Une pensée discrète aussi aux pauvres footeux, snif, ;-).

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    1. C'est sympa si l'ambiance est bonne... Je connais des familles où c'est galère....

      Tu fais partie des footeux ? .. ll te sera beaucoup pardonné... sauf si en plus tu portes des Marcel !... Là c'est rédhibitoire ! ;-))

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  6. Et oui, un footeux émérite comme on dit chez les éduqués, aujourd'hui entraineur d'une troupe d'aspirants buveurs de bière (12/13 ans) et dirigeant du club. Cela ne m'empêche pas d'être par ailleurs un excellent joueur de golf et de pratiquer les hautes sphères que le concours d'agrégation des universités m'a ouvertes, avant que je ne les referme (allergique à la naphtaline ;-).
    Ceci étant dit, et toute plaisanterie mise à part, j'admire vraiment le sens que tu as su donner à ta famille. De même que je peux affirmer que le football est un sport de gentlemen, c'est juste une affaire de personnes, là comme ailleurs.

    A toi.

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    1. Je plaisantais pour les footeux, bien entendu ! Globalement ça m'est indifférent par total désintérêt, sauf le côté mercantile que je trouve déplorable... mais bon... "du pain et des jeux !" c'est toujours d'actualité.... Et comme tu dis : affaire de personnes....

      Mais le plus essentiel qui me touche c'est : "j'admire vraiment le sens que tu as su donner à ta famille".
      Car ce fut depuis toujours un objectif fort de ma vie de père, et aussi au sein de notre couple. Si possible réussir l'éducation de nos enfants..... Ne pas reproduire ce que j'avais (nous avions) vécu nous-mêmes des défaillances parentales. Cela à motivé à 50% "le travail sur soi" que j'ai fait. l'autre 50% étant mon mieux-être personnel. (mais l'un rejaillit sur l'autre...)
      Donc merci de ce que tu soulignes là.
      La juste reconnaissance d'un homme comme toi me touche.

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    2. Je t'en prie; il y a du sens dans ton couple, au sein de ta famille. Je le sens dans ce que je lis depuis des années maintenant et je ne doute pas que le fait que vous soyez si proches, ta Dame et toi, aie permis l'éclosion de ce vivre ensemble.
      J'écris "j'admire" à dessein, parce qu'il y a quelques années, j'aurais aimé vivre cela. Mais elle et moi n'avions pas les mêmes priorités, ce qui me fit me retrouver seul à m'occuper d'un bébé de 18 mois et d'une fillette de trois ans, avec des projets de vie de famille "conventionnelle" très en place et, du coup, disloqués. Aujourd'hui, nous vivons ensemble, dans un autre ensemble, avec un adulte, un ado, et un pré-ado. Nos relations sont fortes et nous nous aimons, mais je n'ai pas cette impression comme toi d'être un "père". Cette notion a été disloquée avec tout le reste.

      Bon dimanche, et merci de me donner l'occasion de faire ce point.

      un sourire.

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    3. Je te lis aussi depuis longtemps. Tu as parfois parlé de tes enfants. Tu donnes le sentiment de les aimer et de désirer leur bien. Je ne sais comment tu te représentes « être un père », mais il me semble que tu l'es. Bien sûr, ce n'est jamais à la mesure de la manière dont on le rêve…
      Dans ma manière de voir, la grande faille, c'est "le père absent", qui ne porte pas intérêt à ses enfants, voire les ignore, où les considère comme des "être à supporter" en attendant qu'ils partent.... Je n'ai rien vu de tel chez toi, à travers tes billets. au contraire. "nous nous aimons" comme tu dis.
      Reste que ado et pré-ado.... C'est pas les années les plus simples !!
      Ç'est là où il attendent le "père" que tu es et seras.... qui posera les actes structurants, diras NON quand il faut dire non... et le fera par amour....
      un jour sans doute, bien plus tard, ils diront des choses comparables à ce que me disait une de mes filles (39 ans...) récemment : "Heureusement que tu nous as interdit {tel truc} et aussi {tel machin}... Parce que tu as vu clair !" .... Ben oui ! Mais à l'époque quel horrible père j'étais avec mes interdits !! (qu'elles ont aussi allègrement transgressés... à s'en mordre les doigts plus tard.... où à se réjouir d'avoir bravé le père !!! ... )
      Je dis ça parce que je vois un peu trop souvent qu'interdire serait ne pas aimer... où qu'il faut TOUJOURS TOUT négocier !! L'éducation c'est pas un contrat commercial où on négocie CONSTAMMENT les clauses....
      (mais bon je m'égare..... :-) )

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    4. Merci AlainX,

      oui, c'est vrai, tu me lis depuis trois ans...
      Je suis touché par ce que tu exprimes. Je sais être un père présent (bah, voilà, le terme est là!). Ce que je voulais dire c'est que je suis l'adulte référent en permanence : le père, mais aussi celui qui fait les repas, qui couche, qui borde, qui fait les devoirs, qui interdit (pas trop, et sûrement pas trop peu), qui lessive, etc. et cette domesticité m'électrise souvent. Pour moi, un père est père quand il y a une mère. C'est sans doute une représentation vieux jeu du monde, mais c'est la mienne.
      Des actes structurants, oui, sûrement, mon gamin est le seul môme de sa classe à ne pas avoir de portable (ni tél, ni ordi); ils ne facebouquent pas, consultent le web dans le salon, depuis mon viseur, mangent ce que je prépare, sont couchés à 21 h, sont livrés à leurs états, à leurs ennuis, à leurs déceptions, et je n'interviens que lorsqu'il s'agira de ne pas creuser de sillons. Ma fille se rebelle, m'engueule presque tous les jours, dénonce une tyrannie, me rappelle à ses droits de l'enfant, et moi à l'aporie de la théorie des droits subjectifs; et c'est ainsi. Elle fera autre chose de sa vie et ce sera une réussite pour elle, j'en suis convaincu.
      Je fais plein de conneries aussi, peut-être injuste, difficile de prendre la mesure des choses.
      (bon, je m'égare ;-)

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    5. Trouve moi un père qui ne fait pas de conneries.... Je demande illico au pape de le canoniser sur le champ !
      Et courage avec la fille qui se rebelle !
      Grandeur et servitude du père....

      Quant à ce que tu dis de devoir tout assumer seul... Oui, c'est clair, c'est mieux quand il y a père/mère... Ce n'est pas vieux jeu. J'ai la même conception.

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  7. C'est vrai , à l'apéritif , nous tolérons le brouhaha et le " c'est à celui qui se fait entendre " mais après, cela peut , doit être différent
    j'ai vécu ça aussi , grande tablée , petits groupes , toutes générations
    j'ai beaucoup écouté , conseillé...
    Même ressenti quand je vois ma fille construire sa vie auprès de son amoureux
    ils sont faits l'un pour l'autre
    je le savais
    C'est une chance de voir tout cela n'est ce pas AlainX
    Tu évoques cela avec justesse

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    1. Oui, c'est une chance !
      j'ai aussi eu l'intuition que mes enfants avaient trouvé avec qui ils étaient fait l'un pour l'autre.... Pour l'une ce fut après ... plusieurs essais !
      Tout cela permet d'être témoins de belles choses !

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  8. Anonyme26/4/14

    Savoir apprivoiser l'instant! Pouvoir entrer en raie relation avec l'autre parce que le "terrain" est propice, parce que l'atmosphère du lieu s'y prête, parce que la confiance entre en partage... des moments précieux qui apportent une joie profonde et sereine car on touche au sens de la vie toute entière tournée vers des vraies valeurs où le "non et le oui" peuvent se rencontrer dans le respect de chacun.
    Le "babillage superficiel" de l'apéro ouvre l'appétit d'un menu où le principal est servi, tout devient digeste et en dessert, tu peux accueillir sur un plateau le fruit de tout un travail intérieur qui a conduit ton chemin vers l'essentiel : le fruit que tu portes en toi se cueille à travers tout ce que tu transmets , ta parole est authentique , ton bonheur se lit dans l'écoute et le dire, tu l'as déjà ressenti lors de ta conférence .
    Alors, te lire en silence est aussi un bonheur que je partage avec toi chaque fois que je vais sur ton site? je ne réponds pas toujours mais je médite et j'apprécie l'instant du blog.
    Cette semaine, je baigne moi aussi dans ces instants qui se vivent dans le partage et les rencontres vraies et profondes des conversations qui s'invitent , à table autour d'un thé, en marchant sur les sentiers de nos forêts vosgiennes au verts mêlés du printemps naissant, et même au cours d'un concert où les instruments et les choeurs se rejoignent pour te donner le frisson qui fait vibrer ton coeur à l'unisson .Joie profonde d'un instant qui se goûte et parfume ta vie.
    Bonne journée à toi, magicien des mots et de la vie en partage. Et heureuse de cette Pâques qui s'est invitée à ta table!
    Brigitte

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    1. On se lasse du superficiel... enfin, moi je m'en lasse assez vite ! ... Ça empêche pas la franche rigolade et les fous-rires pour des conneries ! Sur ce terrain je suis pas le dernier !
      Mais rien ne remplace la rencontre vraie et profonde. Celle qui ouvre le coeur au bonheur d'être...
      Merci pour ce commentaire

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  9. Anonyme26/4/14

    avec un v à vraie ! ce sera mieux.... et le point d'interrogation à la place du point! que ne me suis-je mieux relue?

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  10. Tout a été dit sur ce merveilleux billet, et mon comm est passé à la trappe, celui où je te disais que je te répondrais sur un billet.Ce sont des choses qui arrivent avec blogger...
    bises célestes

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    1. Zut de Flute !
      Blogger joue parfois de méchants tours.... mais d'autre aussi... genre Canalblog....
      Avant de publier je fais : Pomme(ou Ctrl, pour les PCistes)+A+C afin de garder le texte et pourvoir le recoller au cas zoù !
      (mais parfois j'oublie de le faire....)
      ---------
      alors ? ce sera quoi ce billet ?

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  11. A travers ton texte,la scène devient si évidente, tu es cette personne avec laquelle j'aimerais discuter à ce dîner parce que les superficialités me gonflent assez rapidement aussi, et que si les gens sont réticents à tomber leurs masques et se réfugient derrière des conversations stéréotypées, je ne vois pas l'intérêt de l'échange.
    Et dans tes mots sur tes filles, je retrouve ce que pourraient dire mes parents, et c'est bête, mais ça a toujours un côté rassurant, de reconnaître quelqu'un, de voir les mêmes valeurs que les siennes propres en miroir. Donc merci pour ce si joli texte, très émouvant.

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    1. A mon tour, c'est toi que je remercie.
      Je me fais exactement la même réflexion à ton propos : "voir les mêmes valeurs que les siennes propres en miroir."
      Et c'est émouvant de se sentir ainsi relié par delà "l'ordinaire des jours".
      C'est en effet rassurant et motivant à poursuivre son petit chemin vers une "monde meilleur" (même si cette expression est devenue mitée...)

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  12. On va te me la dé-mitée en la dynamitant, nous, tu vas voir! Grand nettoyage de printemps, c'est le moment de vider les armoires et de dépoussiérer les évidences pour revenir aux essentiels, parce que les hommes (au sens large, hein, femmes comprises) semblent s'être endormis pendant la partie du discours cosmique portant sur la fraternité!

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    1. Wahou !
      J'adore ton lyrisme !
      Allez ! On s'y met.......!

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