jeudi 15 mai 2014

De l'aptitude au bonheur


J'ai déjà abordé ce thème. Cette sorte « d'inégalité » entre les êtres au regard du bonheur. Force est de constater qu'il y a des personnes qui ont une plus grande aptitude au bonheur que d'autres…
Ma pratique m'a fait constater que ce n'était jamais une question de situation matérielle, de conditions de vie, de santé, de possession de biens, ou de conditions d'existence difficile. J'ai côtoyé des tétraplégiques qui avaient au fond du coeur quelque chose d'apaisé et d'heureux, alors même que leurs conditions apparentes aurait pu justifier du contraire. De même, j'ai côtoyé des personnes débordant de biens matériels au point de ne plus savoir comment dépenser leur argent, et qui avait le regard éteint, le coeur profond enserré dans une dalle de béton, et la tristesse au coin des lèvres. J'ai aidé des femmes rondes pour ne pas dire obèses, et  qui faisaient montre d'une générosité et d'un goût de vivre malgré les problématiques de leur corps. J'en ai aidé d'autres, belles comme le jour, qui avaient tout pour plaire, mais se disaient malheureuses et incomprises de tous, carburant aux antidépresseurs. 

Qu'est-ce donc que l'aptitude au bonheur ?
Un don particulier injustement distribué ?
Un choix rendu possible à un moment donné ?… Ou non ?
Une option jamais choisie ? Ou au contraire cultivée et valorisée ?

J'ai rencontré des personnes particulièrement douées pour faire des choix mortifères,  les uns après les autres, sans pour autant souffrir de pathologies particulières, tout du moins en apparence…
J'ai rencontré des personnes particulièrement douées pour transformer leurs difficultés et leurs épreuves en des chances et des opportunités pour une plus grande plénitude d'existence.

Et moi ?
J'ai tendance à penser que j'ai eu assez jeune la conscience qu'une aptitude au bonheur m'était offerte. Ce n'est pas pour autant que je l'ai saisie immédiatement. Évidemment, je n'avais pas tout ce vocabulaire, ni les connaissances acquises plus tard. Cela se traduisait par un fond de gaieté, d'aimer faire le clown, de me  moquer des grands toujours tristes, ou toujours occupé à des choses sérieuses.  (Comme dans le petit prince : je suis un homme sérieux ! Je suis un homme sérieux !…). Je me souviens de mon père, tirant la tronche, à cause de ses soucis professionnels, et moi qui chantais à tue-tête, un tube de Maurice Chevalier (1953) : « Dans la vie faut pas s'en faire, moi je ne m'en fais pas … ». …. Ce qui me valut une paire de claques…
Et puis ce bulletin scolaire : « Fait rire la galerie, mais le travail est en dessous de tout. »
La gaieté du coeur n'est pas le bonheur. Elle en est cependant un des ingrédients.

J'aurais pu sombrer et tout perdre avec ce qui m'est arrivé. Cela a failli d'ailleurs. Pourtant, sans doute qu'à travers toutes les difficultés, les souffrances, j'en ai parlé il y a peu, peut-être que je restais marqué par la fin du couplet de la chanson de l'époque « moi je ne m'en fais pas… Ces petites misères seront passagères, tout ça s'arrangera… ».

Je crois que cela m'apportait inconsciemment. J'ai vécu des désespoirs. Je n'ai jamais séjourné très longtemps en ces lieux dévastateurs.

Plus tard je comprendrais que la relation d'être à être, c'est cela le bonheur, pour peu qu'on l'a dégagée le mieux possible des entraves relationnelles, des peurs, des jalousies, des violences subies ou données, des séquelles d'un passé relationnel douloureux, et de toutes ces choses. Ce n'est jamais totalement fait. Autrement dit le bonheur n'est jamais parfait. Mais il est là. À portée de coeur.


Comment peut-il être pérenne ?
De mon expérience je dirais : il l'est si j'entre dans la Gratitude comme attitude de fond permanente.
J'ai longuement développé cette thématique de la gratitude il y a quelques années. Ces textes ne sont plus sur le net. Les lecteurs au long cours s'en souviendront peut-être. Demeure quand même ici un texte de novembre 2012. J'en retiens cet extrait :


"(…) dans la gratitude, on s'expose. On cesse de se croire le centre. On sort du petit -moi, de l'ego. On s'offre à recevoir d'ailleurs que soi-même. On renonce à l'autosuffisance, si chère au monde contemporain…
Mais en même temps, on ne s'en remet pas à l'autre par une sorte de démission, ou une fusion, ou une dépendance psychologique. La gratitude est un acte volontaire, un choix dont l'autre parfois ne sait ou ne saura rien. L'expression de la gratitude ne tient pas toujours du seul discours émis à destination d'un autre."

Dans le livre que j'ai écrit, il y a des lettres de gratitude. Ce fut d'ailleurs le point de départ du bouquin.
J'envisage d'écrire une sorte de « journal de la gratitude ».
Cela devrait m'aider, quand le jour viendra, à « mourir en paix »…
Faut pas que je tarde, ce jour peut être demain….

24 commentaires:

  1. Charlotte15/5/14

    C'est bien comme cela que je te vois et c'est un bonheur que de cotoyer même si ce n'est que par écrit un homme comme toi.

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    1. Et pour moi, c'est un bonheur ta fidélité de lectrice depuis des années....

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  2. Je n'ai retenu que cette phrase : " est-ce un don particulier injustement justifié ? " Je dis OUI c'est un don, injuste ou justifié, c'est un mystère, mais je pense avoir la chance de le posséder et quand j'en ai pris conscience, assez tardivement, j'en remercie tous les jours le ciel. Je n'ai donc aucun mérite et ne fais aucun effort pour être heureuse, simplement, au fil du temps, j'ai appris à être en paix en cultivant ce don du bonheur. C'est comme un pianiste qui a un don, pour arriver à une certaine perfection, il a fallu qu'il fasse beaucoup de gammes. C'est en lisant surtout beaucoup de livres philosophiques que la pratique est venue d'elle même. Simplement, j'ai remarqué que depuis toute petite, tout ce qui est négatif et triste me touche, comme tout le monde, mais j'ai cette faculté à évacuer très rapidement et à accepter les faits facilement, surtout ceux pour lesquels je ne peux rien. Cela ne veux pas dire que je suis une soumise, loin de là, je sais rebondir et me mettre en première ligne pour batailler afin de gagner des victoires. Quand on a bien digéré et accepté, alors toute notre énergie est là pour affronter les choses de la vie qui nous font voir alors qu'il faut peu de choses pour être heureux.

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    1. Merci beaucoup pour ce témoignage de vie.
      Je souligne juste cette caractéristique que tu as (que j'ai rencontré chez d'autres) cette faculté à évacuer.
      Cette faculté me semble inégalement répartie. Certaines personnes ont besoin d'un long cheminement, de moyens thérapeutiques, et encore… Ce n'est pas la garantie d'une certaine « réussite »…

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  3. Pour ma part ce n'est pas un don, ce n'est pas quelque chose qui vient de l'extérieur...
    C'est un travail introspectif de chacun qui mène au bonheur...
    La gratitude est une manière de se libérer des entraves mentales comme "être débiteur de quelqu'un"...
    Le détachement et l'honnêteté sont, selon moi, des sentiers qui mène au bonheur.
    Dans cette existence, il y a beaucoup d'entraves dont on s'affuble inutilement, juste par peur de l'inconnu...
    Le bonheur est en nous. Ce n'est pas une question de foi, mais de travail sur soi...
    C'est juste mon avis.

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    1. Je partage tout à fait ton avis concernant un grand nombre de personnes. Pas toutes.
      Mais quand même, un « travail sur soi » est souvent une nécessité. Surtout lorsqu'il y a des entraves prégnantes.
      Ce travail peut prendre diverses formes. À chacun de trouver ce qui lui convient. Le seul guide : est-ce que cela a des effets positifs dans ma vie ?
      Pour ma part, le travail sur moi fut intense est totalement nécessaire.
      On peut avoir un don de musicien… Comme dit ci-dessus… Si on ne fait pas des gammes pendant des années…
      L'aptitude au bonheur n'est pas encore sa réalisation…
      Merci pour ton avis précieux.

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  4. La phrase qui résonne le plus en moi, c'est : " le bonheur n'est jamais parfait, mais il est là, à portée de cœur."
    C'est exactement ce que je me dis depuis toujours. Le bonheur c'est maintenant, ce sont des instants précieux, une somme de petits bonheurs. Et une envie, à ce moment -là, d'embrasser la terre entière ( ce doit être ça la gratitude ce sentiment débordant qui fait exulter au sens propre)
    Le bonheur, c'est simple comme un billet d'Alain.

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    1. Ta dernière phrase me fait sourire !…
      Le bonheur c'est maintenant. Oui, lorsqu'il est là. Il y a tant de gens qui ne le voient pas alors qu'il passe sans cesse.
      Je pense à cette chanson de Pierre Perret que j'aime beaucoup : « le bonheur c'est toujours pour demain » elle dit bien cela, cette sorte de frein serré pour ne pas accueillir le bonheur de peur qu'il s'en aille… Qu'il ne dure pas…

      --------
      Le bonheur c´est toujours pour demain
      Hé fillette ne prends pas ma main
      Mes doigts ont effeuillés tant de roses
      Que de parler d´amour encore je n´ose

      Où sont mes amis qui seront fidèles
      Et ces pays pleins d´odeurs de cannelle
      Et toi mon bel amour ma tristesse nouvelle
      As-tu un cœur de fer sous ton corsage de velours

      Y a-t-il quelque part un ruisseau d´eau pure
      N´existe-t-il pas cet amour qui dure
      Le bonheur est-il bref comme un orage en ciel d´été
      Celui qui sait tout ça est homme plus heureux que moi

      Brûlants sont les mots sortis de tes lèvres
      L´eau de tes baisers m´a donné la fièvre
      Si un autre que moi dort dans ta chevelure
      Mes doigts seront serpents couteaux seront mes dents

      Et quand tu t´endors ingénue divine
      La bouche meurtrie contre ma poitrine
      Ne faut-il pas partir avant d´encore une fois mourir
      Celui qui sait tout ça est homme plus heureux que moi

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    2. Merci pour ce beau poème d'amour.

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  5. Je pense qu'il y a bien une aptitude au bonheur qui est là pour certains, et qui favorise par la suite la possibilité de "faire ses gammes" comme le dit Lauriza.
    Je me connais et je sais que la seule chose qui m'anéantit est la perte d'un être cher. Je ne résiste pas, je me laisse couler et vivre à fond mon désespoir arrosé de larmes.... mais ensuite je remonte à la surface et je retrouve le bonheur dont celui d'avoir connu ces personnes (gratitude !!).
    Pourquoi d'autres n'arriveront jamais à connaître cet état de bonheur ! Pas si simple donc. Mystère pour moi.

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    1. La perte d'un être cher entraîne forcément une traversée difficile. Douloureuse.
      Cependant le désespoir n'est jamais vainqueur lorsqu'on a des assises solides au fond de soi, dont la construction fut préalable.
      Retrouver le bonheur et la gratitude envers les gens disparus, m'a toujours semblé le signe d'une belle humanité.

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  6. Alors ton billet tombe à point nommé, à un moment de ma vie où je me pose plein de questions existentielles sur pouquoi on est là et comment faire pour que le constat au dernier jour ne soit pas un bol d'amertume mais juste un petit soupir comblé "bon, j'ai fait du mieux que j'ai pu!"

    J'ai longtemps cru que le bonheur était un don inné, que je pressentais avoir et que je cachais avec une sorte de culpabilité honteuse devant certaines personnes qui, de toute évidence, n'avaient pas eu cette chance. Et puis avec le temps, je me dis que les dés ne sont pas jetés dès la naissance, que le bonheur est à portée de tous, qu'il faut juste savoir le reconnaître. Certains y sont complètement aveugles et se complaisent dans une sorte de malheur et de négativité qui leur donne le sentiment d'exister; d'autres ont des lunettes déformantes qui leur font croire que le bonheur c'est certaines choses (l'argent, le pouvoir, l'influence sur les autres). J'ai fini par me dire que le bonheur était une forme de volonté et de philosophie (d'accord avec Lauriza sur ce point), qu'on acquiert avec plus ou moins de facilité, mais auquel tout le monde a accès. Après, libre à chacun de continuer à porter des lunettes inadaptées.
    Comme toi, c'est l'humour et cette propension incroyable à faire le clown en toute circonstance qui m'a fait prendre conscience que bon, c'est plus facile d'être heureux en mangeant 5 rires et légumes par jour qu'en tirant la tronche à longueur de temps.
    Et puis au lycée, on a étudié Candide ou L'Optimisme, de Voltaire, et j'ai compris qu'avec un prénom comme le mien, j'étais perdue à jamais pour le côté obscur!

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    1. J'aime beaucoup ton commentaire. Sur le fond et la pointe d'humour.
      Tu dis bien les choses. Je n'ai guère à rajouter en réponse.

      Une chose toutefois, suite à ce que tu écris :
      peut-être qu'à propos de cette aptitude au bonheur (innée ? cultivée ? acquise ?) il faudrait dire que si elle est présente dans l'être humain, certains ont de fortes résistances à accéder à leur aptitudes au bonheur, et même n'y parviennent pas….malgré des "efforts" (genre travail sur soi).
      Il reste pour moi sur ce thème une grande part de mystère…




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    2. C'est vrai, c'est vrai. Je me demande aussi à quoi ça tient. J'ai bien conscience qu'il est plus facile d'accéder à sa perméabilité au bonheur quand on a le (j'ai une expression impliquant une partie inférieure de l'anatomie humaine ainsi que des pâtes mais impossible de trouver un équivalent moins vulgaire) bordé de (suite et fin de la dite expression), c'est sûr, ça aide. Et je suis d'accord avec ce que tu dis dans ton texte, ça a aussi sûrement à voir avec la façon dont chacun perçoit les autres. Si l'on voit l'autre comme un rival ou un obstacle, on se complique l'accession à la propriété du bonheur. :-)

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  7. Je me souviens de ce texte et j'ai lu ton livre avec beaucoup d'attention.
    J'ai senti en effet beaucoup de gratitude.

    Je t'ai écrit un jour que ton épreuve fut sans doute l'une des sources vives de cette joie qui transparait dans ce que tu écris, souvent à travers tes coups de colère, tes indignations.

    Pour moi, le bonheur ne sait pas être permanent; il est le fugitif, ce qui pointe à travers les nuages.
    Tous les jours, je suis heureux, un petit peu, enfin je veux dire intensément mais pas longtemps, entre deux emmerdes et trois obligations.
    C'est un cadeau et je dis merci au coeur qui m'a été prêté :-)

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    1. Merci pour ce que tu dis de mes écrits.
      Oui, bien sûr, être heureux c'est rarement 24 heures sur 24.
      Étant « en retraite » (cette expression est vraiment conne !!..), pour l'instant, j'ai moins d'emmerdes et d'obligations. cela me donne sans doute un temps pour un « bonheur + »…
      Et : "Pourvou qué ça doure" ... comme disait la mère de Napoléon !

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  8. J'aime bien la façon dont tu abordes le sujet en parlant de "l'aptitude au bonheur". Oui, nous naissons tous avec certains aptitudes, mentales et physiques, et le bonheur en fait partie. Certains sont mieux dotés que d'autres. Il en va de même pour l'aptitude au changement, à la réflexion, au dépassement de soi. Donc "choisir" d'aller vers le bonheur dépend en partie d'un certain déterminisme… bien que rien ne soit immuablement figé.

    « Le bonheur est là, à portée de coeur », dis tu. Je partage cet avis.

    Le lien que tu établis entre bonheur durable et gratitude me semble aussi tout à fait pertinent. Car la gratitude est une sorte de bonheur permanent. La gratitude est une délivrance, une ouverture, une joie. Et l'extrait que tu cites, dont je me souviens, est éloquent...

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    1. Déterminisme dis-tu....
      Et si c'était la destinée ultime de l'Homme ? Sa nature profonde ? le bonheur ! ....
      Le fond de notre être y aspire... Nous qui sommes "issus de la nature"...

      Et cependant.... Le choix de cette option ne se fait pas si souvent que ça...
      Choisir d'aller vers.... comme tu dis...
      Le prix d'un abandon confiant est celui à payer....
      Trop cher pour moi disent certains...

      Merci pour ce commentaire qui me touche.

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  9. Anonyme18/5/14

    L'aptitude au bonheur?
    Le bonheur, il est là! On baigne dedans et on ne le sait pas!
    C'est comme le vent... il souffle, il caresse, il peut filer, on ne peut le retenir longtemps, il peut même arriver comme une claque qui nous réveille !
    Le bonheur, tout le monde court après, veut le cueillir, le retenir...
    Sa recherche nous ouvre les yeux, les oreilles, la porte du coeur et nous conduit à le vivre dans la gratitude d'un moment partagé.
    Il naît de la relation à soi et à l'autre, il est palpable alors aussi bien dans les instants de joie que de difficulté quand on a compris qu'il faut mettre son égo de côté et pris conscience que grandir, c'est aussi devenir libre de ses choix et gagner en sérénité.
    Remercier la vie d'être là, accompagné et vivant au milieu des autres, c'est un chemin qui mène au bonheur, à la paix.
    Il faut juste en désirer le goût, en humer le parfum, ouvrir ses sens et son coeur pour en savourer la présence.
    Alors oui, gratitude et bonheur , tout un bouquet parfumé que tu nous offres dans tes textes qui sont la quintescence de toutes tes expériences qui rejoignent aussi les nôtres par moments.
    Brigitte

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    1. Comment ne pas être en accord avec tes propos....
      Reste ce mystère du non-désir.... hélas assez souvent constaté....
      ( je dis ça au regard de ta phrase : "Il faut juste en désirer le goût, (...) " )

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  10. ... l'aptitude au bonheur est en chacun de nous..certains ne savent donc juste pas la dégager de tout un tas de peurs et de questionnement stériles..je crois..

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    1. oui, il y a de ça....
      Mais aussi des sortes de "fausses croyances" (le bonheur n'existe pas, c'est pas pour moi, je n'y crois pas, ....) c'est pas seulement des questionnements. C'est comme ancré....
      Alors quand "il passe" on n'y croit pas.....

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  11. J'ai tant aimé ce billet... Moi aussi je débroussaillais les buissons sombres en chantant, en faisant des pitreries. Je suis dans le fond extrêmement sérieuse, je comprends la souffrance (je la connais), je comprends le découragement (aussi) etc... mais je sais que ma capacité d'accepter un bon fou-rire même dans les moments difficiles m'aide toujours. Mon père avait l'habitude de dire "plus tard ce sera une bien bonne à raconter" et c'est souvent vrai..

    J'ai du mal à suivre les gens qui rament sans cesse et créent leurs propres nuages noirs. Je pense que savoir être heureux ou accepter la joie et le bonheur réside aussi dans la faculté de... se remettre en question. Le vieil examen de conscience des catholiques avait du bon...

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    1. Je ne sais si les pratiques cathos avaient/ont du bon.... (pour moi la réponse est non !), mais faire le clair sur ce qu'on vit et ressent, surement !
      Je parlerai plutôt d'un examen de notre état de bonheur !

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