mercredi 25 juin 2014

mode estival


Amies blogueuses, Amis blogueurs,
Françaises, français,
Belges, belges,
et tous les autres de divers sexes et conditions,

À partir de ce jour, je passe en "mode estival"
non pas LA mode estivale (je garde le même T-Shirt "Gardarèm lo Larzac", tricoté amoureusement en 1970 par une hippie libérée et qui sentait bon le méchoui.
Mais LE mode estival qui est le mien depuis 3 ans (que le temps passe...)
de mes chroniques du même nom.

Je quitte pour quelques temps  les vagues de dunes, les diables en pierre, et Frida la Blonde, qui n'était pas hippie mais faisait si bien les frites au blanc de boeuf !
(et autres spécialités en ce temps béni des fleurs....)

Si je trouve une connex Internet je vous ferai signe.

A bientôt !


(les commentaires sont modérés en mon absence)

vendredi 20 juin 2014

La Honte


Les intermittents du spectacle se plaignent !
Franchement, c'est inadmissible !
Leur prétention à être indemnisés quand ils n'ont pas de travail, et absolument démentielle et intolérable !

Rendez-vous compte : le déficit du régime d'assurance chômage des intermittents s'élève au chiffre exorbitant de 320 millions d'euros !
Oui oui, vous avez bien lu :
320 000 000 d'euros !

Quelle honte !

Moi, quand j'entends le mot culture, je sors mon carnet de chèques des comptes en Suisse !

Voici un tableau comparatif qui vous permettra de situer l'ampleur colossale du problème…



Pourquoi on nous prend toujours pour des cons ???

vendredi 13 juin 2014

Petit choc



Un soleil sympathique, parfois légèrement voilé. Une douce chaleur que tempère une très légère brise. Autrement dit tout ce qu'il faut pour une petite balade aux alentours de chez moi. Là où j'habite, je peux disposer de divers endroits diversifiés, à proximité, sans nécessité de prendre la voiture : un coin de campagne avec quelques maraîchers, le petit bourg qui fait un peu village à l'extrémité de la ville, avec son bistrot et l'église classée, la berge qui longe la petite rivière canalisée et qui a été entièrement dépollué ces dernières années (merci les crédits de l'Europe), un petit parc avec arbres aux essences rares et les chants des oiseaux. Enfin bref, j'habite un coin sympa et diversifié.

 j'opte pour la promenade le long de la berge, histoire de faire la causette avec les canards et les poules d'eau. Il n'y a pas grand monde à cette heure-là. On ne croise pratiquement que quelques joggeurs/joggeuses, concentrés sur leur effort, au souffle saccadé, à la foulée pesante ou plus légère, le regard sur je ne sais trop quel lointain de leur ligne d'arrivée improbable, qui absorbe tout leur visage et leur regard. Ils sont seuls au monde pensent-ils et il ne saurait être question qu'ils dévient d'un centimètre de leur trajectoire rectiligne. C'est aux  autres à se bouger le cul à droite ou à gauche pour les laissez-passer. 

Plus loin, sur un banc, un homme. Je ne le distingue pas encore vraiment. À mesure que je m'approche les traits de son visage se précisent. J'arrive presque à sa hauteur et je m'arrête : c'est mon père !
Mon coeur se met à battre plus fort. Je le sens cogner. Tout à coup j'ai la sensation de me retrouver plus de 20 ans en arrière. L'année qui avait suivi son décès. Je le voyais presque partout, au coin des rues, en voiture, tous les hommes qui avaient vaguement son allure et sa corpulence, c'était lui ! Et à chaque fois une émotion. J'avais beau me raisonner, Ce n'était pas de l'ordre de la volonté. Bien sûr, ce phénomène a fini par s'éteindre de lui-même.
Et ce matin, cela resurgit. Ce matin, c'est vraiment lui. Je veux dire un sosie, un vrai. Comme rarement on en rencontre.

Je reprends ma promenade. Je passe devant lui. Il me sourit. Moi aussi.


jeudi 5 juin 2014

Une génération, puis l'autre…




Et on revient parfois avec ce sentiment que les choses ont changé.
Les choses ? Non, les choses n'ont pas changé. Les choses sont les choses. Elles restent choses. mais soi, on a changé. C'est si peu perceptible que l'on passe parfois à côté, avec ce sentiment que tout continu comme avant, qu'il s'agissait seulement d'une parenthèse vite refermée, et la force des habitudes reprend le pouvoir auquel elle tient. Car si on réclame sans cesse du changement, des évolutions, on souhaite surtout que tout demeure comme avant, dans le confort de l'habituel si rassurant.

Cinq jours avec eux. À donner de la présence. À recevoir de l'amour. Cinq jours qui diffèrent d'un quotidien mais ne sortent pas d'un certain ordinaire. Tout se passe à l'intérieur. Tout n'est qu'affaire de regard.
C'est le regard qui transforme.
Celui/celle qui passe à côté où se tient à proximité mais que l'on ne regarde pas, n'a pas d'existence.
On peut vivre sans existence, mais on ne peut pas s'accomplir.

Je les ai regardés tous les sept, dans la maison agrandie. Les parents, heureux d'un bonheur simple, d'offrir l'ampleur de ce qu'ils deviennent en entrant dans leur maturité, et que la maison agrandie signifie visiblement. Les enfants, heureux de notre présence, manifestant avec ardeur le plaisir de nous voir là, ayant préparé diverses sortes de réalisations intelligemment choisies à notre intention.

Les soirées se prolongeant tard dans la nuit, sans les enfants endormis, à échanger sur l'essentiel, c'est-à-dire sur le bonheur d'être et la trajectoire de vie.
Je ressentais alors combien je voyais s'accomplir mon rêve d'homme. Cette suite générationnelle, qui vient de loin, passe par moi (nous), et continue comme un prolongement en capacité de réussite.
On parle beaucoup du transgénérationnel, le plus souvent pour n'en retenir que les aspects négatifs d'enchaînements mortifères, de scénarios répétitifs que l'on devrait subir comme des pantins manipulés par un inconscient qui veut notre perte… Mais il y a aussi tous les acquis du transgénérationnel, les transmissions positives à la fois quant au potentiel génétique, et quant au processus éducatif bien conduit, concernant à la fois la connaissance de l'histoire familiale avec ses lumières et ses ombres, et concernant à la fois l'éducation à la conscience profonde, à la valorisation du potentiel personnel, à la liberté d'être et d'autres choses sur ce registre-là.

C'est ce que j'ai modestement tenté dans l'éducation de mes enfants. C'était un objectif de vie clair, choisi, délibéré, partagé en couple, et qui s'enracinait dans notre « projet de vie », arrimé à deux paroles qui nous marquèrent chacun : — l'une de mon maître à penser, comme une sorte d'exhortation, « réussissez vos enfants ! » ; — L'autre d'une personne qui nous était chère à tous les deux : — « mettre fin au massacre de l'enfant innocent » (ce qui visait directement la restauration de sa propre identité, indispensable à une juste transmission à nos propres enfants, car on peut difficilement donner ce que l'on a reçu de valable, si ce « reçu de la vie » demeure enfoui et recouvert par la dalle de béton de nos passés affectifs douloureux, de carences éducatives de nos parents ou de ceux qui en ont tenu lieu.)

Alors bien sûr on a essayé de faire de notre possible, avec l'aune d'amour dont nous disposions, laquelle augmente en contenu à mesure que le travail sur soi se fait. On peut donner sa pleine mesure à chaque instant, parfois elle est de quelques centilitres, mais elle devient plus abondante en mesure que le travail s'effectue en nous, et que l'on devient moins crétin dans la manière de s'y prendre avec les gosses…

Durant les cinq jours avec eux, je me réjouissais du chemin parcouru, et je voyais chez mes petits-enfants les fruits que j'espérais voir éclore, les fruits et que je n'ai pas reçu moi-même dans l'enfance, mais désormais tout cela était mon histoire ancienne, qui pouvait à présent tomber en ruine, devenir poussière. Il n'y avait plus grand-chose à balayer chez moi en ce domaine.
Il ne me restait plus que les arpents de bon terreau, c'est-à-dire tout ce que j'ai reçu de mes propres parents en positif, les valeurs que je fais miennes, celles que j'ai abandonnées parce qu'elles ne me correspondent pas.
Je voyais le potentiel enrichi par mon gendre et par sa propre lignée, sa paternité que j'admire et la manière dont il l'exerce.
Je voyais surtout leur bonheur à tous les deux. Il transparaissait sur leurs visage et dans leurs yeux, quand bien même - comme tout n chacun - ils ont à gérer une fratrie dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle est "vivante" !!

Alors, il y avait en moi comme un bonheur qui me dilatait de partout. C'était très simple, très intérieur, en même temps que je le manifestais comme je pouvais.

Pour conclure, et en revenir au début de mon billet, ce qui a changé c'est une sorte d'élargissement de mon être, qui, de proche en proche, prend sa dimension d'éternité…