vendredi 13 juin 2014

Petit choc



Un soleil sympathique, parfois légèrement voilé. Une douce chaleur que tempère une très légère brise. Autrement dit tout ce qu'il faut pour une petite balade aux alentours de chez moi. Là où j'habite, je peux disposer de divers endroits diversifiés, à proximité, sans nécessité de prendre la voiture : un coin de campagne avec quelques maraîchers, le petit bourg qui fait un peu village à l'extrémité de la ville, avec son bistrot et l'église classée, la berge qui longe la petite rivière canalisée et qui a été entièrement dépollué ces dernières années (merci les crédits de l'Europe), un petit parc avec arbres aux essences rares et les chants des oiseaux. Enfin bref, j'habite un coin sympa et diversifié.

 j'opte pour la promenade le long de la berge, histoire de faire la causette avec les canards et les poules d'eau. Il n'y a pas grand monde à cette heure-là. On ne croise pratiquement que quelques joggeurs/joggeuses, concentrés sur leur effort, au souffle saccadé, à la foulée pesante ou plus légère, le regard sur je ne sais trop quel lointain de leur ligne d'arrivée improbable, qui absorbe tout leur visage et leur regard. Ils sont seuls au monde pensent-ils et il ne saurait être question qu'ils dévient d'un centimètre de leur trajectoire rectiligne. C'est aux  autres à se bouger le cul à droite ou à gauche pour les laissez-passer. 

Plus loin, sur un banc, un homme. Je ne le distingue pas encore vraiment. À mesure que je m'approche les traits de son visage se précisent. J'arrive presque à sa hauteur et je m'arrête : c'est mon père !
Mon coeur se met à battre plus fort. Je le sens cogner. Tout à coup j'ai la sensation de me retrouver plus de 20 ans en arrière. L'année qui avait suivi son décès. Je le voyais presque partout, au coin des rues, en voiture, tous les hommes qui avaient vaguement son allure et sa corpulence, c'était lui ! Et à chaque fois une émotion. J'avais beau me raisonner, Ce n'était pas de l'ordre de la volonté. Bien sûr, ce phénomène a fini par s'éteindre de lui-même.
Et ce matin, cela resurgit. Ce matin, c'est vraiment lui. Je veux dire un sosie, un vrai. Comme rarement on en rencontre.

Je reprends ma promenade. Je passe devant lui. Il me sourit. Moi aussi.


35 commentaires:

  1. voilà, tu as gagné, j'ai les yeux tout mouillés ......

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    1. ah ben, c'était pas non plus le but recherché !
      :-)

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  2. Anonyme13/6/14

    Ca m'a fait comme un choc lorsque j'ai lu : "c'est mon père". Tu y as mis une telle conviction que je n'ai pas douté une seconde. Et quelle sensation bizarre lorsque tu expliques que" tu le voyais" avant.
    Un sosie dis-tu, c'est drôle que ça arrive justement ce jour-là, à ce moment là. Ce matin, le hasard était de ton côté, sans que je sache si cela a provoqué chez toi une bonne ou un mauvaise sensation.

    Cassy

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    1. Oui, curieux hasard ! Doit pas y en avoir des centaines de sosies de mon père....
      Oui, je le "voyais" avant.... il y a de 20 ans, Ça m'a duré qq mois...
      Hier la sensation n'était ni bonne, ni mauvaise : une surprise en forme de choc. C'était plutôt bon en fait.... J'ai été tenté d'échanger quelques mots avec cet homme - les banalités sur le temps ! - je me suis ravisé aussitôt, ça aurait rompu le "charme" (si ce mot peut convenir)...
      Mon père m'habite comme en continu, comme une présence, quelque chose de bienfaisant, me reste ce que j'ai reçu de lui. J'ai souffert de sa distance, son manque de présence, cette grande difficulté qu'il avait à parler de lui, de ses ressentis profonds. Comme s'il me privait de bonnes choses qu'il retenait. Je n'ai pas vraiment souffert d'autres choses qui eussent été "actives", genre gueulantes, punitions, ou je ne sais quels sévices. (ma mère suffisait à pourvoir ce créneau !!!...). Ce fut plutôt le genre : il a plein de "cadeaux aimants" pour moi et il ne les donne pas.... Plus tard j'ai compris qu'il donnait comme "en cachette" si je puis dire.... (je pense avoir parlé déjà de ça sur ce blog).

      Donc voila, hier il était encore plus présent, à cause de cette vision fugace.

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  3. Charlotte13/6/14

    Je le voyais presque partout, ( moi aussi ) au coin des rues, en voiture, ( moi aussi) tous les hommes qui avaient vaguement son allure et sa corpulence, c'était lui ! ( moi aussi)Et à chaque fois une émotion.( moi aussi).!!!
    Je ne pouvais m'empêcher de penser avec bonheur que cette personne pensait à moi ( comme je pensais souvent à lui) ou voulait encore me dire quelque chose de là où il était. Mais par contre, je n'ai jamais rencontré son sosie. J'ai envie de croire que c'était vraiment lui ( ton père)... à cause du sourire .
    Ton texte m'a beaucoup émue.


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    1. Les gens qui ont été importants pour nous et/ou que l'on a aimés, demeurent présents très très longtemps, si ce n'est toujours… C'est pour cela que je dis parfois : « les relations sont éternelles ».
      Je ne sais pas si les disparus ont encore quelque chose à nous dire, comme si ces personnes avaient une sorte de « survivance » ailleurs… Je pense plutôt que, lorsqu'on les côtoyait, on a tout reçu. Mais parfois on ne réalise que bien des années après toute l'étendue de ce reçu…
      Le continuum espace-temps, en matière de psychisme et de spiritualité, échappe au raisonnement scientifique et matérialiste.
      Enfin, c'est ma manière de voir les choses…
      Pas très catholique, aurait dit naguère mon curé ! En brandissant la résurrection !
      J'aurais répondu : mais qui comprends vraiment ce qu'est la résurrection ?

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  4. Ceux que nous avons aimés vivent toujours en nous, ils nous suivent partout et ils sont encore si proches que parfois nous avons l'impression de les apercevoir. C'est peut-être aussi pour eux une façon de se manifester nous indiquant que finalement ils ne sont pas si loin que cela et qu'ils ne nous oublient pas. Je crois en d'autres vies. Bon W.E.

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    1. À propos de la croyance en d'autres vies… Je renvoie à la réponse que je fais ci-dessus à Charlotte.
      bon week-end également !

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  5. Le choc quant on croit que resurgit devant nous quelqu'un qu'on a aimé...
    Car tu l'as aimé ton père! Tu en as souvent parlé ici et j'étais chaque fois émue par tes mots
    Tu évoquais en moi un amour qui n'avait pu grandir, parce qu'il n'était même pas né! Un amour avorté en quelque sorte
    Une fois mon père mort, il s'est caché dans une boite oubliée de vieilles photos
    Idem pour ma mère. Avec en plus le soulagement ne ne plus devoir la supporter
    Quand je lis ici et là l'évocation d'un amour filial, cela me fait mal, je réalise ce que je n'ai pas connu
    Et en même temps cela éclaire ce coin obscur de mon être: cela existe, il suffit de te lre, d'en lire d'autres encore
    Et cela me fait du bien!
    Comme une petite graine prometteuse de printemps
    Merci infiniment pour ce très beau texte!!

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    1. Je comprends que cela fasse mal l'évocation d'un amour filial. Je vis encore ce mal pour ce qui est de l'amour fraternel. J'ai encore du chemin à faire vis-à-vis de ce frère distant et ce sentiment de l'impossible proximité, comme les pôles de l'aimant qui se repoussent à chaque fois.

      Cependant, je vais dire ce qui t'apparaîtra peut-être comme une énormité.
      Tu dis amour filial que je n'ai pas connu.
      Eh bien, je crois que si, de fait. Il a nécessairement existé, puisqu'on n'est pas mort dans les temps qui ont suivi notre naissance. (Convictions personnelles…). Peut-être faudrait-il dire : je n'ai pas encore touché intérieurement à ce que j'ai connu alors de cet amour-là du père et de la mère.
      Un jour peut-être le temps viendra de la perception, à condition probablement de faire une sorte de pari que cet amour-là a existé.

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  6. C'est fort ce que tu as écrit...
    Il y a parfois chez l'homme qui a traversé un "je t'aime papa" cousu dans la gorge.
    Les "je t'aime papa" empreinte différents chemins.
    Ils peuvent le conduire vers d'autres pères, et puis...
    Il reste toujours la peau et le souvenir dans l'instant.

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    1. C'est fort aussi ce que tu commentes. Très.
      Le « je t'aime papa » cousu dans la gorge, Il me semble en effet qu'il faut d'autres pères pour arriver un jour à dénouer et découdre l'entrave à ce cri d'amour..

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  7. Cela fait plus de vingt ans... et je rêve toujours de mon père.
    Je ne l'ai jamais vue "en sosie" mais après son décès je l'ai cherché "partout" dans les gestes, attitudes, mimiques de mon grand-père et de mon oncle...Et je le trouvais sans aucun doute.

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    1. Est-il possible un jour de ne plus le chercher ?
      J'ai tendance à penser que non. Il a tellement une place importante dans notre processus d'accomplissement.
      Nul ne peut vivre sans père. L'enfant qui n'en dispose pas se l'invente nécessairement. Adulte, il part à sa recherche… Que ce soit symboliquement ou très concrètement…

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  8. Je suis diamétralement ton contraire...
    Je ne pense pas à mon père, ne le vois nulle part et ne le rencontre pas.
    Je ne saurais le reconnaître une fois de plus, et lui non plus...
    Résurrection ?...
    Je préfère que cela ne soit pas... car alors le choc serait "mortel" pour lui...
    Comme quoi, haine et amour ne sont que les deux faces d'une même pièce : sentiment.
    Bonne fin de journée sous les orages (si bien venus)

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    1. Ici, pas d'orages… La quiétude d'un ciel plutôt clément et un peu de vent caressant…
      Amour et haine forment un couple infernal dont je ne peux que te souhaiter qu'arrive le temps où l'un divorcera de l'autre en toi…
      Car, dans les deux faces d'une même pièce que tu évoques, il s'agit en fait d'une fausse pièce dont on ferait mieux de se débarrasser…
      Bonne fin de journée aussi, et bonne suite…

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  9. Très émouvante, cette rencontre pas si fortuite. Puisque je fais partie de ceux qui pensent que le hasard n'existe pas. Oui je sais c'est idiot.
    Je pense que les défunts parlent aux vivants, leur envoient des signes pour leur dire des choses.
    Je sais, ce n'est pas rationnel. Mais franchement, y a-t-il quelque chose de rationnel en ce bas monde? Et quand on a vu certaines séances de spiritisme, même en rigolant, au bout d'un moment on ne rigole plus.
    Très émue par ta manière de raconter, par petites touches jusqu'à ce choc...heureusement on s'y attend, à cause du titre. On sait qu'il va arriver quelque chose de pas commun...mais c'est quand même un choc que de lire: "C'est mon père!"
    Parfois je pense à quelqu'un, le matin, et toute la journée, j'ai l'impression de le voir partout. Mais ça ne me l'a jamais fait avec quelqu'un de mort pour l'instant.
    Très beau billet, en vérité.

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    1. si les défunts parlent, c'est en quelque sorte qu'ils ne le sont pas (défunts). Il y a donc une autre vie. Cela relève des croyances et/ou de certaines spiritualités.
      Personnellement, je n'en sais rien. Aucun défunt ne m'a jamais parlé.
      tu as participé à des séances de spiritisme ? Cela m'intéresserait d'en savoir plus. J'ai comme présupposé qu'il s'agit là de techniques de subjugations persuasives qui fonctionnent plutôt bien pour peu que le médium disposa d'un bon charisme de manipulateur. ( Lui-même étant généralement auto persuadé, ce qui permet d'auto justifier le procédé. Dès lors la bonne foi supplante la raison).

      En revanche, parler aux défunts, je connais ! Dès lors le besoin de réponse entraîne facilement des sujétions. Et pour certains il devient alors difficile de s'en affranchir. Sans parler de certaines conséquences psychiatriques graves. ( Les psychiatres hospitaliers en savent quelque chose…).

      Quant à ma manière de raconter, je peux affirmer que je n'ai pas cherché à produire aucun effet. Donc je suis assez surpris des effets produits, que les commentaires relatent, parce que j'avais l'impression de raconter quelque chose dont beaucoup de gens ont plus ou moins fait l'expérience.

      Merci d'avoir estimé ce billet, cela ne m'étonne pas, toi qui es femme de grande sensibilité, dont les vibrations sont intenses et belles.

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  10. Anonyme16/6/14

    Un début de texte comme un hymne à la beauté des lieux et à la quiétude qui s'en dégage.
    Un contraste entre les personnes concentrées sur un objectif lié à la performance personnelle et celles qui sur le même parcours semblent ne pas exister.
    Puis un regard qui s'ajuste avec les pas que tu fais, comme l'oeil accordé à l'objectif pour laisser échapper ... la vérité?... "C'est mon père".
    Est-ce possible? pense le lecteur. Son père est mort. .. Notre émotion rejoint la tienne.
    En tout cas, mon émotion est grande, mon coeur se met à battre au rythme des mots qui se lisent jusqu'au bout de ce billet.
    Cette ressemblance, ce sourire échangé; au fond de soi, quelque chose d'un ordre si intime qu'on pourrait se demander si en quelque sorte ce "Père" entrevu et aimé quelque soient les liens positifs ou négatifs, fondés ou non fondés, ne serait pas cet Amour clé qui fait notre vie pas à pas au fur et à mesure que grandit en nous la conscience de l'être qui cherche à s'accorder au sens de la vie qui l'habite...
    Beau texte qui fait battre notre coeur à l'unisson du tien et qui rappelle par certains côtés , cette sensation du déjà vu, déjà entendu, déjà vécu.
    Hier matin au réveil, c'est en rêve que je me suis retrouvée face à une amie décédée il y a tout juste deux ans, nous échangions sans pouvoir nous toucher. Il nous fallait garder la distance, juste ne pas se toucher.... Il y avait un regard , le sien plein de sérénité et de joie et le mien plein de questions encore et une certaine émotion. J'ai déjà ressenti cela avec Claude, peu de temps après son décès. Etrange sensation! Entre rêve et réalité, qui suis-je?
    Merci pour ce partage et cette richesse du contenu de tous tes précédents messages.
    Bonne journée Alain.
    Brigitte

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    1. Merci pour ce beau commentaire.
      J'apprécie tout particulièrement la synthèse et l'analyse que tu fais du déroulement du billet. Ce feed-back me montre que je ne voyais pas. Comme 98 % de mes billets, j'écris d'un seul jet, sans correction. C'est après, parfois bien après, que je découvre moi-même la structure de ce qu'il m'a été donné d'écrire.
      Les reflets en ce sens m'éclairent.

      En effet, il me semble qu'il y a un ou des « amours clé » qui jalonnent notre existence. Sans eux la construction de soi devient excessivement aléatoire et demeure souvent partielle. C'est, hélas, le drame d'un certain nombre de personnes.

      Ce que tu dis le ton amie et de Claude me touche. Cela renvoie à ce que je répondais ci-dessus au commentaire de Charlotte. Il y a dans l'amour déposé en nous ( celui reçu par d'autres, celui déposé « par origine ») quelque chose qui est de l'ordre d'une concentration énergétique colossale, appelée à se déployer au long de l'existence. On pourrait recourir à l'image de la graine qui contient tout, ou du big-bang origine d'une expansion.
      C'est pour cela que c'est hors du concept perceptible de l'espace-temps au sens commun de ce que nous en entrevoyons. C'est pour cela que cet Amour-là est tout autre chose que la passion amoureuse, nécessairement limitée dans le temps.

      Je te renvoie ton merci final sur la richesse du contenu de ton commentaire.

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  11. Je voudrais bien savoir pourquoi je ne peux pas évoquer mon père par ce simple mot de "papa". Drôle d'histoire de haine, puis de pardon longtemps après sa mort. Un jour, mon frère me téléphone : sais-tu pourquoi je t'appelle? Non!
    Eh bien, notre père aurait cent ans aujourd'hui! Alors, impossible de maîtriser les sanglots. Tant de non-dits, tant de gâchis, tant de choses qui auraient pu mieux tourner et toute une vie, après, un peu mal foutue, racontée ailleurs... Ai-je été meilleure avec mes enfants? Je n'en sais rien. Mais le sourire échangé est important : le pourrais-je si je rencontrais le sosie de mon père. Je n'en sais rien non plus.

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    1. Elle n'était pas simple non plus la relation à mes parents. Je l'ai évoquée çà et là sur ce blog. J'en parle dans le livre que j'ai publié. J'ai toujours appelé mon père : « père ». Je ne me suis « risqué » à l'appeler papa qu'après plusieurs années de travail sur moi. Et encore, c'était assez occasionnel. Devenu grand-père, pour tout l'entourage il se nommait désormais « bon papa », c'était commode…
      Tu évoques le pardon. C'est une belle démarche. Sans doute faut-il s'enraciner dans ce pardon. Parce qu'il est bénéfique pour nous-mêmes. Alors viendra sans doute un sourire de bienveillance, qui n'efface pas les gâchis dont tu parles, mais ouvre pour l'avenir.

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  12. J'aime cette promenade qui te rend ton père. Comme d'autres commentateurs ici je pense (personnellement je pourrais dire "je sens") qu'ils ne cessent pas d'être "là", d'être nos parents, que le lien est parfois encore plus intime parce que le quotidien et le charnel n'existent plus et que seule l'essence subsiste. Mes parents sont à présent décédés tous les deux et pourtant je continue d'avoir une relation avec eux. Non je ne leur parle pas, mais parfois je ressens que ma mère m'apaise, me dit que "tout ira bien", d'avoir de la patience etc... alors que mon père est encore trop proche (pas encore un an) et n'en est pas là mais j'ai encore bien souvent le réflexe de partager une nouvelle avec lui (oh, quand papa verra ça)...

    La fin de ton texte est un rayon de soleil...

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    1. Comme toi, je peux dire cela : je sens leur présence. La relation se poursuit de manière tout à fait autre. Elle est dense lorsqu'elle se passe de mots.
      J'aime beaucoup ce que tu dis de ce ressenti apaisant de ta mère. Je réalise mieux qu'il y a de cela pour moi vis-à-vis de mon père.
      J'aimerais que, l'un comme l'autre, ils soient témoins de ce que je suis devenu. Je crois qu'ils en seraient heureux…

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  13. Whaououou!!! J'aime vraiment beaucoup la photo en haut à gauche.
    Mais le fond noir c'est trop tristou. ^^ je dis ça je dis rien.

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    1. La photo du bandea, c'est une tite bidouille d'il y a bien des années...
      sur le fond.... je suis pas encore total satisfait.... mais je cherche du "sobre".

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    2. Cette fois c'est parfait; J'aime beaucoup ce bleu! et une fenêtre ouverte, joli symbole.
      (et en plus, le bleu, ça éloigne les mouches!)
      ok je sors...

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  14. Il y a maintenant quarante ans que j'ai perdu père et mère, je pense à eux chaque jour et fort longtemps j'ai ressenti ce que tu décris si magnifiquement...apercevoir comme cela son père, c'est à la fois émouvant mais bon sang que c'est douloureux ...je préfère ce souvenir apaisé qui m'habite aujourd'hui...même si l'on est tronquée d'une partie de soi à jamais.
    belle journée

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    1. Comme je ne pense pas que tu sois centenaire, tu étais donc assez jeune encore…
      Je comprends combien cela Soit particulièrement marquant.
      Le souvenir apaisé permet une présence intérieure comme « en continu »

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  15. Ton texte est beau et nous entraîne dans une sorte de musique lente qui monte avec plus de force au fur et mesure que tu avances vers .... peut-être le but de cette promenade matinale de ce jour !!! Hasard, destin, signe....... à chacun de trouver ce qui lui convient.
    Forte émotion pour toi, mais je sais combien cela a pu aussi être un doux moment ensuite.
    Je crois vraiment que l'esprit de certaines personnes "continuent " de vivre après la mort de l'enveloppe humaine.
    Je n'ai jamais vu ou cru voir des sosies des personnes disparues, mais j'ai eu l'expérience d'un flash : maman me souriant dans un lieu connu (vraiment l'impression qu'elle était là, devant moi). D'autres expériences me font croire que la mort n'est pas une fin et cela n'a rien à voir avec la religion.
    J'ai toujours su et pu dire "je t'aime" tant à mon père qu'à ma mère, et je continue avec ceux que j'aime.
    Belle fin de journée.

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    1. Je ne sais si les personnes continuent de vivre après la mort, ou si c'est nous qui continuerons à les faire vivre par l'évocation et le souvenir… Ce qui est certain c'est que les expériences intérieures en ce domaine sont nombreuses et diversifiées.
      L'important est peut-être ce que cela nous apporte comme bienfaisance quel que soit le type de « croyances » que nous avons…

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  16. Anonyme3/7/14

    en lisant ce que vous venez d'écrire ...et bien cela m'a fait pleurer...!! J'ai perdu mon père voilà plus de deux ans ...
    J'ai ressenti la même chose que vous et moi aussi je le vois partout.......
    Merci pour ce billet !!!!!!!!!!!!!

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    1. Je comprends bien, ce décès est encore bien proche.
      Les larmes sont souvent salvatrices.
      Je vous souhaite l'apaisement qui viendra.

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