vendredi 5 décembre 2014

Saison des rencontres.


Non, il ne s'agit pas des rencontres sur les sites de "mes tics", "adopteunplouc" et autres "Attrapemouche World". Je ne connais que ces trois-là grâce aux pubs qui, des fois, m'aident à comprendre le merveilleux monde de Walt Disney où le chat n'arrive pas à niquer la souris.

Je parle de ces alchimies impalpables qui génèrent des rencontres venues d'horizons divers, dans un laps de temps relativement court (quelques mois, quelques semaines) ; et tout à coup vous prenez conscience que, dans l'ombre, des fils peu visibles relient ces personnes à vous-même, sans qu'elles ne le sachent, pour vous faire avancer vers un but entrevu et toutefois inconnu encore. Et d'ailleurs vous n'en direz rien. Ça ne concerne que vous. C'est votre lecture. Toute subjective. 

Alors ces alchimies impalpables influent sur votre devenir, à condition qu'avec ces fils ténus, vous tissez votre propre étoffe qui viendra vous couvrir, réchauffer votre âme et vous engager peut-être. 
Parce que vous avez déjà vécu, parce que vous avez déjà compris ce qu'il en était des relations qui construisent, vous remercierez la vie par avance de ce qu'une fois encore elle vous donne au moment juste. Au juste moment où cela vous est nécessaire. Il suffisait de faire confiance. Il suffisait d'être attentif à ce tremblement intérieur, qui n'est pas la peur, mais ressemble à la douce fébrilité de l'amant/e avide de donner et recevoir.

Alors, de nouvelles étincelles jailliront parce que vous avez appris comment il convenait de souffler sur ces braises relationnelles pour alimenter votre feu.
Ce feu que vous transmettrez vous-mêmes, parce qu'il vous consume comme le "buisson ardent", s'alimente sans cesse au mystère de votre condition. Alors, de nouveaux brasiers pourront flamber, éclairer, réchauffer.
Vous n'aurez pas attendu de je ne sais quel « homme providentiel » un mieux-être qu'il vous promet, sans être capable de vous l'offrir.

Délicieuse alchimie, je ne cesserai jamais d'observer ton oeuvre aux profondeurs de moi.


25 commentaires:

  1. Ainsi va du feu comme de l'eau! La rencontre est une espèce de main généreuse qui abreuve une plante, une fleur pour ne plus avoir soif pendant quelques temps, le temps du rêve. pour espérer encore ...une rencontre! .

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  2. Je suis toujours en admiration sur ta manière si poétique de dire les choses…
    Merci

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    1. Tes mots et ceux de Célestine me vont tellement droit au cœur, que je les vois en double! Merci de votre générosité.

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  3. Oh que ce billet est bien écrit , comment il me parle !
    étincelles , rendez vous , s'apprivoiser et surtout , oui , remercier celui qu'on nomme " le hasard " de nous faire , refaire ce coup là
    jamais , jamais je ne me tarirait de ses belles rencontres , ces hommes , ces femmes qui se trouvent un beau jour sur notre chemin , et cette intuition que nous avons un bon bout de route à faire ensemble
    alimenter le feu , par des petits gestes , des regards , des mots tendres , voilà souffler sur l'étincelle , ne jamais la laisser s'éteindre
    ces rencontres elles existent dans la vie et dans ce monde magique que l'on nomme la blogosphère
    j'adoptunplouc , très drôle ça !

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    1. Oui, c'est cela, comme si on réalisait qu'il fallait prendre un soin particulier de ces rencontres-là, pour le temps qu'il faudra, pour le bout de chemin ensemble, parce que tout cela s'inscrit dans une certaine cohérence par rapport à soi-même, mais sans doute aussi chez l'autre (à condition qu'il l'exprime ou le veuille bien).
      Merci pour ton commentaire, il me fait du bien…

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  4. Je suis restée scotchée par tes mots. J'ai relu vingt fois ton billet. Je lui trouve une grâce incommensurable. Ils correspondent tellement à ce que j'éprouve!
    Voilà ce que j'écrivais il y a deux jours, au détour d'un commentaire:

    Je suis une affamée de vivre. Et je transmets cela non seulement à mes élèves, mais à tous les gens qui croisent ma route. C'est comme une espèce de soleil qui me brûle intérieurement

    Hier j'aurais aimé être la première à commenter tes mots. Mais l'émotion m'a étranglée, et il a fallu que j'attende aujourd'hui d'apaiser ma tachycardie.
    Bises émues puissance dix

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    1. Suis quand même content de t'avoir fait échapper a pacemaker .... :-))

      Plaisanterie mise à part : La soif d'existence est un moteur puissant d'engagement. Ton engagement éducatif est remarquable, tel que tu en parles chez toi régulièrement.
      (ceci au regard d'un certain commentaire chez toi, où on ne s'est pas vraiment compris, mais c'est pas gave. Seuls les faits, le réel de l'action, ont du prix.... Voila pourquoi je n'aime pas les Théodules !!)

      "ce que j'éprouve", le mot est juste.... il comporte (selon moi) toujours ici les deux sens du mot : à la fois causal et non-factifif..... (le cancre se rattrape.... !!)

      Merci et bon dimanche !

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    2. Causal et non factitif...Pfffiouu tu causes bien !

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  5. j'ai moi aussi lu et relu ton billet qui m'a mené au plus profond de moi-même
    Tes mots sont un peu étranges quand ils parlent "des fils peu visibles(qui) relient ces personnes à vous-même, sans qu'elles ne le sachent, pour vous faire avancer vers un but entrevu et toutefois inconnu encore. Et d'ailleurs vous n'en direz rien. Ça ne concerne que vous. C'est votre lecture. Toute subjective. "
    Est-ce que, quand quelque chose de précieux se met en place entre des personnes, comme un fil ténu au départ, la synergie qui s'établit entre les personnes ne vient-elle pas à la conscience de tous ceux qui sont concernés? Et les mots pour le dire ne finissent-ils pas par déborder du coeur aux lèvres?
    Pour que pour que de nouveaux brasiers naissent... de ce buisson ardent originel...
    J'aime ton billet. Je l'ai lu plusieurs fois pour m'en pénétrer, pour en recevoir la chaleur
    Merci

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    1. C'est que l'éveil de la conscience de ceux qui sont concernés leur appartient en propre. Cela demande parfois bien du temps.... j'ai appris (je ne sais si c'est vraiment valable...) à ne pas "parler trop vite".... Moins on devance, plus on favorise (paradoxe apparent).
      Surtout lorsque le "brasier adent" ne nous appartient pas, ni à nous, ni à l'autre/les autres. Il nous dépasse largement et le servir appelle l'humilité et l'ascèse de la patience.
      C'est le prix du "durable" et du "fécond" (enfin, c'est mon point de vue....)
      Il faut se laisser bruler les lèvres avant de parler.....
      Mais aujourd'hui le monde se peuple de bavards insipides et pénibles qui ont toujours "quelque chose à dire".... c'est à dire au final.... rien !!....

      Merci de ton commentaire qui me permet de dire ça.....

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    2. oui! je crois comprendre ce que tu dis..
      "Moins on devance, plus on favorise (paradoxe apparent)."
      Cela me parle fort cette phrase, et je la crois très vraie
      mais... ne crois-tu pas qu'il y a un risque? et si à force de ne pas devancer; à force de prendre son temps, de permettre (très lentement) aux choses de mûrir, on " passait à côté" , on ratait le moment où l'étincelle s'enflamme?

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    3. Connais -tu une relation qui ne soit pas à risques ?
      Ne plus vouloir de risque me semble comporter en soi le début de la fin !

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  6. Il y a des personnes avec lesquelles "ça colle" tout de suite. Instinctivement. Quelque chose se passe d'à la fois doux et fort. J'ai connu cela plusieurs fois dans ma vie et ici sur le net. Les chemins et les fils qui se croisent, et cette connivence qui apparaît presque aussitôt. Merveilleuse complicité, rires, légèreté, lumière. Eluard écrivait qu'il n'y a pas de hasard et moi je crois bien qu'il avait raison. Et j'ai eu des rendez-vous fabuleux...merci pour ce beau texte Alain :)

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    1. Ah des RDV fabuleux !! Tu nous fait rêver !! :-))

      Oui, la connivence. C'est juste. Un connivence vécue et ressentie à divers niveaux de soi, pas forcément tous (parfois si ,et là c'est le pied intégral !!). L'important me semblant de voir ce qui "connive" de ce qui "connive" pas....

      Et, oui, rien n'est hasard....

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  7. Charlotte6/12/14

    "Il suffisait d'être attentif à ce tremblement intérieur, qui n'est pas la peur, mais ressemble à la douce fébrilité de l'amant/e avide de donner et recevoir."
    Pourquoi remettre à plus tard ou prendre des décisions qui vont à l'encontre de ce tremblement intérieur. L'éducation religieuse catholique s'est toujours méfié de ses puissants élans intérieurs sauf s'ils s'adressaient à Dieu... et dans ce cas là cela aboutissait au couvent ou en enfer !

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    1. Faut laisser l'église catholique mourir de sa belle mort.... Ça vient ! Ça vient !
      2 millénaires de conneries, ça suffit !!
      Ceux qui ont fondé ça..... ( des amateurs de guerre et de pouvoir....) n'ont rien pigé à l'intense vibration éternelle et cosmique d'un certain Jésus, qu'il n'ont su que défigurer !! Pouah !!! À vomir !!!

      Mais devenir mystique vibrant .... oui !!

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    2. Merci Alain: je pense exactement comme toi. Mais tant de gens font l'amalgame entre l'église et Jésus...

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  8. Michèle F.7/12/14

    En ce qui me concerne, j'ai un peu la philosophie du "coin de la rue" : on ne sait pas ce qu'il y a de l'autre côté de ce coin, il en arrive parfois les plus belles surprises, et toutes les rues finissent par se croiser, n'est-ce pas?

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    1. Certes mais on a parfois un gps intérieur qui nous indique vers qu'elle rue l'aventure nous attend...

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  9. Tu as tellement raison... Je regarde derrière moi et vois les rencontres balises, s'élevant nettement au-dessus des autres, qui étaient le décor et rien d'autre. Et chacune de ces balises m'a donné quelque chose qu'à mon tour je donne quand la demande vient à ma rencontre, que je réalise avoir ce qui est utile à l'autre. C'est merveilleux et oui... c'est un invisible tissu indestructible!

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  10. Oui, ce tissu dont en prend soin comme étoffe précieuse, que l'on tisse, que l'on finit toujours pas donner en partage, parce que le tisserand aux fils d'or ne peut le garder sur son métier, au risque de se perdre.....

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  11. Magnifique ton texte, Alain. Il me fait penser aux textes de Julos Beaucarne, dont je viens d'en déposer un sur mon blog.
    C'est vrai que l'on se reconnaît tout de suite entre certaines personnes, la relation se fait toute seule, elle est fluide, on a l'impression de se connaître depuis longtemps, pourtant on vient juste de se rencontrer. On ressent quelque chose de très fort, on a envie de parler, de partager, alors que la veille on ne se connaissait pas. Parfois, on a l'impression qu'il y a quelque chose de plus fort que nous qui nous guide vers cette personne, inconsciemment sans doute on sait qu'avec elle, une belle relation va se nouer. Délicieuse alchimie, oui...
    Belle fin de semaine à toi, Alain.

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  12. Anonyme13/12/14

    Oui... je me souviens d'un brasier qui s'est enflammé un jour que j'avais froid aux mains, un 17 decembre il y a moultes années et une personne me les a réchauffées.... Ce feu ne s'est jamais vraiment éteint en moi, pour celui qui l'a allumé, ça lui regarde... (c'est ça, devenir adulte, non ? c'est oser se dire que ce qui compte c'est ce qu'on a en soi, et non pas dans l'image que l'on se fait de l'autre). L'alchimie s'était faite merveilleusement et il m'en reste des souvenirs merveilleux, chers à mon coeur. Bon tissage Alain ! Ne perdez pas trop des tissus qui sont parfois des étoffes précieuses, des fourrures qui réchauffent parfois quand on se sent patraques !
    (pour ne plus avoir besoin qu'on me rechauffe les mains, je me suis offert une paire de moufles hihihhi)
    Do(ucinette) qui regarde de temps en temps les forums intéressants ! Joyeuses fêtes !

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  13. Anonyme14/12/14

    j'aime beaucoup ce texte.
    Son effet est comme des bras chaleureux qui se serrent tout contre moi.
    Un feu de cheminée qui crépite dans la maison endormie devant lequel je m'assois la nuit durant pour y voir l'éclairage de ces rencontres.
    oui, je remercie la Vie de m'avoir offert ces rencontres, qui ont été main tendue, lumières, soleil, amour...

    Ellinda.



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  14. Bonheur pour moi que de lire ces lignes. Merci à toi.

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