lundi 27 juillet 2015




Puisqu'une certaine mode, en pays blogosphérien, se développe autour du vieux Père Queneau et ses prises rapides sans colle ni ciment façon SADER ça adhère…. alors allons-y en ce temps vacancier…


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Aujourd'hui le fil

Celui à couper le beurre dont je fus en son temps l'inventeur, n'en déplaise à ceux qui prétendirent le contraire : des jaloux.

Celui de l'eau pour dériver du fluide d'une vie flottante lorsque je me fais liège.

Celui d'Ariane que je déroulais à l'arrière de la Simca, avec évidemment 1000 précautions.

Et puis, pour les casse-pieds je leur réserve le fin du rasoir en leur tenant des discours du même nom.

Mais aujourd'hui, en ce retour en bord de mer, regardant les flots blancs, le sable gris, les flaques d'argent, mon regard se dirige vers les fils emmêlés d'une voile de surf qu'un jeune apprenti tente de remettre dans le droit fil du vent. Ainsi de ma vie qui s'en va, ainsi de mes désirs sautant de fil en fil, tel les hirondelles sur les vieux poteaux télégraphiques à jamais disparus.

Disparu : un jour sera mon nom.
quelqu'un aura tissé le fil de mon linceul 
Je deviendrai alors cher aux yeux des autres, à défaut de chair vivante. 
Je rejoindrai mes semblables, la grande cohorte de nos chers disparus. 

Tel aura été le fil rouge de ma vie.

5 commentaires:

  1. donc, voilà que tu t'y mets aussi! super!
    Commencé de façon légère, tu vires vers le sérieux, mais à peine ébauché: le fil rouge de ta vie
    Un bon début!

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    1. Merci de tes encouragements....
      Faire l'historique du fil rouge de sa vie est une petite aventure passionnante...

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  2. Et sur mon fil de funambule, parfois je croise tes mots. Quelque fois ils me servent de balancier, et je m'y agrippe pour ne pas perdre l'équilibre, quelquefois ils me bousculent comme une rafale de vent, mais jamais au grand jamais ils ne me laissent indifférente. ;-)
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. C'est joli ce que tu dis, j'en suis tout zému....
      Celestine, la femme attentive à la vie, la sienne, celle des autres.
      qui y a-t-il de pire que l'indifférence..... :-(

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