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jeudi 12 novembre 2015

Et après ?

André Glucksmann est mort….
Quelle tristesse !
Un vrai philosophe, celui dont la pensée interpelle et qui sait reconnaitre publiquement ses « erreurs »…

Alors bon, il nous reste qui ? :

Michel Onfray, la baudruche qui se prend pour un philosophe, mais n’est qu’un faux libertaire qui s’érige en Maître Absolu…. confondant de ridicule avec  ses bouquins dignes de la Collection Harlequin


Onfray est à la philosophie ce que Clayderman est à la musique de Chopin et Listz réunis…..


Reste quand même Juliette Gréco, fine analyste de la pensée française contemporaine qu’elle déshabille pour nous,  vu  qu’elle la connait par fréquentation des lits des têtes pensantes (et pas queue la tête…)

Gréco est la pensée contemporaine ce que l’excellent groupe musical Les Charlots fut à l’Opéra  de Claude Debussy  Pelléas et Mélisande.

Enfin bref…

Vous voyez dans quelle merde on est ? …

15 commentaires:

  1. Charlotte12/11/15

    Mais non on n'est pas dans la merde car heureusement il y a Alainx et ses lumières de voyageur dans l'âme humaine.

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    1. c'est trop d'honneur..... je suis un vague pAnseur....

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  2. Jamais lu ni l'un, ni l'autre.
    Ecoutée celle-ci (mes parents avaient des 33 tours d'elle).

    En ce moment je lis peux... en fait j'ai l'impression que je ne lis plus beaucoup... Suis occupée à ne faire je ne sais pas quoi, pas grand chose en tout cas... C'est grave de s'accorder de ne pas faire grand chose ?? En tout ça fait du bien !

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    1. C'est grave de penser que ce serait grave de ne pas faire grand chose !!
      Faut (re)voir le film "Alexandre le Bienheureux" .... avec Philippe Noiret :

      "Dis donc, tu as déjà regardé une fleur de carotte ? Eh, tiens, bah regarde ça, ben tu vois, c'est ça la vie. Tiens, je m'en roule une, puis je vais me la faire moi-même, puis je vais prendre le temps de me la faire, puis je vais prendre le temps de me la fumer, puis je vais prendre le temps d'en profiter, et puis je vais prendre le temps…"

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    2. Oh oui.. J'adore ce film !

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  3. L'oubli du temps virgilien est la cause et la conséquence du nihilisme de notre époque. Ignorer les cycles de la nature, ne pas connaître les mouvements des saisons et ne vivre que dans le béton et le bitume des villes, l'acier et le verre, n'avoir jamais vu un pré, un champ, un sous-bois, une forêt, un taillis, une vigne, un herbage, une rivière, c'est déjà vivre dans le caveau de ciment qui accueillerra un jour un corps qui n'aura rien connu du monde. Comment, dès lors, trouver sa place dans le cosmos, dans la nature, dans la vie, dans sa vie, si l'on vit dans un monde de moteurs polluants, de lumières électriques, d'ondes sournoises, de systèmes de surveillance video, de rues goudronnées et de trottoirs souillés par les déjections animales ?
    Mon père, dans son jardin, obéissait au rythme de la nature. Il connaissait le temps généalogique. Il vivait sans souci pour le temps contemporain, nihiliste et dématérialisé, reconstruit par des machines à produire de la virtualité. temps des villes contre temps des chams, temps sans vie, sans sève, sans saveur.
    Un jardin est une bibliothèque quand trop peu de bibliothèques sont des jardins. Regarder travailler un jardinier au jour le jour nous en apprend parfois beaucoup plus que de lire d'interminables livres de philosophie.
    Le livre n'est grand que lorsqu'il apprend à se passer de lui, à lever la tête, à sortir le nez du volume pour regarder le détail du monde.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Célestine.. Ce que tu dis bien tout ça. Oui, le jardin, la Nature sont une bibliothèque.

      Le midi, quand le temps est correct, pendant que mes collègues restent enfermés dans le petit espace repas tristounet de l'entreprise... et bé... je vais marcher dans la nature. Voui, je travaille "presque" à la campagne et à 50 mètres du bureau il y a un petit chemin agricole bordés d'arbres... le bruit du vent dans les arbres, le chant des oiseaux, les rayons de soleil, les odeurs de feuilles, d'humus... C'est mon espace de lecture... que du bonheur !

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    2. Certes.... Cependant Glucksmann n'a jamais été un "penseur en chambre" comme bien d'autres...
      Son ouvre n'a de valeur que parce qu'il l'incarna dans des actes et pour la cause d l'humanité...

      Aujourd'hui il faut être riche pour vivre dans une nature aménagée... pour les riches...
      Ou très pauvre, pour mériter la belle campagne du style Jungle de Calais...

      Disposer d'un jardin est un luxe. J'ai ce luxe. Et de plus A 300 m au Nord de chez moi, la campagne et des maraichers...
      A 300 m au Sud de chez moi la rocade urbaine... qui débouche sur l'autoroute qui m'emmènera à la mer....

      L'été je connais une assoc. qui embarque en bus des enfants défavorisés de nos belles banlieues du Nord (cette racaille que la Le Pen va enfin éradiquer avant Noël, quand elle sera présidente de la Région) pour les emmener au bord de la mer. qu'il n'ont jamais vue...
      Comme me disait une responsable : C'est sans doute la seule fois de leur vie qu'il la verront...

      Alors oui, d'accord avec tes propos. On y perd notre âme. Mais je crains que ce ne soit pour longtemps que le privilège de nantis tels que nous...
      Heureusement, à la campagne, il reste le village de Lacoste, où je suis passé cet été. Une pure merveille de colonisation moderne.... Merci Mr Pierre Cardin de tout racheter pour ... rien.... juste le plaisir d'une vitrine désertique et inutile....
      C'est saisissant toutes ces belles vieilles bâtisses qu'on a enlaidies de baies vitrées, façon magasins, qui sont vides, mortes, sans aucun habitant, avec juste des objets luxueux éclairés jour et nuit, pour le plaisir de faire baver d'envie (de partir) les quelques autochtones restant...

      Nous vivons une époque moderne....

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    3. Le philosophe en chambre qu'est Michel Onfray (car oui, ces propos, je ne peux pas me les attribuer, je pensais naïvement que vous trouveriez ça trop bien écrit pour que ce soit de moi,ils sont extraits de son dernier livre, Cosmos, que j'ai trouvé intéressant pour son approche "terrienne" de la philosophie) Onfray, donc, se pose la juste question des dérives de la société humaine dans son ensemble, qui a autorisé ce que tu dénonces: que le contact avec les plantes, les animaux, la nature soit devenu un luxe, un truc de nanti. La terre est à tout le monde, et chacun devrait pouvoir en jouir, au moins pour cultiver trois légumes. Cela dit, pas besoin de posséder un jardin pour aller se promener en forêt et reprendre contact avec son humanité tellurique ancestrale. Je ne connais pas le village de Lacoste, mais ce que tu en dis ne me fait pas envie! Pour Onfray, je comprends que son côté iconoclaste puisse t'agacer, je ne suis pas d'accord avec tout ce qu'il dit, mais ses prises de risques et éloignements de la pensée unique me le rendent assez sympathique. Un type qui dérange, c'est toujours intéressant de se demander pourquoi.
      Bisous mon babar
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  4. Anonyme12/11/15

    Il reste Alexandre Jollien...

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    1. Ah oui !!!
      ouf !
      Une pensée charnelle....

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  5. Comme je n'ai pas grand chose à dire, et comme je suis sur la lecture des poèmes de Victor Hugo, en voici un qui va donner joie à Célestine et à ceux qui ont la nature pour vie:

    Le chêne du parc détruit

    1

    − Ne me plains pas, me dit l'arbre,
    Autrefois, autour de moi,
    C'est vrai, tout était de marbre,
    Le palais comme le roi.

    Je voyais la splendeur fière
    Des frontons pleins de Césars,
    Et de grands chevaux de pierre
    Qui se cabraient sous des chars.

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    1. Quoique des chevaux de pierre, c'est pas tout à fait naturel..!
      Bonne journée AlainX

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