mercredi 4 novembre 2015

Mourir, cela n’est rien ….

La nouvelle est tombée cette nuit.
Je me suis réveillé en sursaut. Je ne savais pas pourquoi, même pas un cauchemar à chasser. Je saisis l'iPhone sur la table basse, histoire de voir l'heure :
— 01: 01
je souris : on dirait du langage informatique. En dessous, l'annonce d'un message avec les premiers mots. Sans lunettes je ne sais le déchiffrer. Je repose l'iPhone, on verra demain. Puis me ravise, chausse lesdites lunettes et je lis. 

Et voilà… Il est mort il y a une heure à peine… (*)
L’amie qui m'envoie le message précise : — « Tu es le premier à qui je l'annonce. Je crois qu'il aurait aimé cela ».
Ce n'est pas le « bip » du message qui m'a réveillé, puisque l'iPhone est muet la nuit.
Coïncidence ? Comment savoir… Et puis est-ce si important…

Je vous ai parlé de lui il y a bien longtemps. Il transparaît dans les pages de mon dernier livre. Il a été un phare solide dans mes tempêtes. Je fus son soutien aux heures des détresses. Mais surtout, le plus essentiel, ces temps d'échanges profonds, tard dans les nuits, où nous touchions à l’essence des mystères enveloppants de leur douceur infinie.

Apprendre son décès (sans surprise, il était au plus mal depuis des semaines…) ici, en bord de mer, lui qui avait tant aimé séjourner chez nous, passant de longs instants méditatifs face à l’immensité, me touche profondément. Je l’entend encore :
— Tu vois, Alain, la mer, ici, rien n’arrête le regard. Tout t’emporte au delà des visibles.

Ce n’est pas rien, près de 40 ans à se côtoyer dans un engagement qui embarquait nos vies. J’ai reçu de lui des leçons d’humanité, des trésors de bonté, et cette connivence rare, ressentie dès les débuts, qui donne du bonheur qu’il ne faut ni chercher, ni espérer, mais qui est là, comme une offrande permanente.
Et nos fous-rires qui n’en finissaient pas…. et nos promenades-confidences autour de l’étang…

Cette nuit, je me suis rendormi en paix. Tout était bien. Tout était accompli. Il croyait en « un après »…Souvent on en avait dialogué. je disais :
— Tout est maintenant !

— Bien sûr ! Mais rien ne se finit, tout se prolonge en éternité.

Alors ? Maintenant sais-tu à quoi t’en tenir ? Tu le perçois cet « ailleurs » ? Ou …. Ou rien, plus un souffle, même pas la possibilité d’une « conscience autre » ?

Je n’ai que ma modeste réponse de mortel.
Tu demeures en mon coeur et je le sais dans le coeur de bien d’autres, qui déjà se manifestent pas leurs messages.
Quelle autre merveille pouvais-je espérer que notre Rencontre qui marqua mon âme définitivement ?
Quelle autre chance appeler, que ces personnes qui ont jalonné ma vie de leurs bienfaisances ?

Les épreuves ne m’ont pas épargnées. Toi non plus.  Les bonheurs des profondeurs furent nos récompenses.  On se le disait.  
Les êtres-lumières, mes fanaux dans la brume. Fanal de nuit, tu le fus bien des fois, me ramenant à la vie quand je doutais.

Tout est bien.
Mon tour pourrait venir.


(*) = texte écrit le 31 Octobre.
J’ai hésité à le publier, besoins de recul pour évaluer s’il aurait aimé ou non que je parle de lui, de son décès, en ces termes…


La mort et la vie - G. Klimt



24 commentaires:

  1. Oui la vie nous apprend tellement de choses jusqu'à ce que la mort se présente comme la maîtresse de céans pour sonner la fin de la partie mais sans nous dire, quelle est la prochaine vie. Mais ce qu'on retient aussi, c'est que ne pas savoir où la mort nous mène, c'est comme qui dirait: "Pas de nouvelle, bonne nouvelle ! et moi j'y crois, enfin je préfère croire que se ra une bonne nouvelle ! En tout cas "paix à ton ami"

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    1. Merci Bizak, on me dit qu'il est parti paisiblement....
      La prochaine vie ? .... Ai-je désir d'une prochaine vie.... ?
      Peut-être faudrait-il la désirer pour qu'elle vienne.
      Comme la vie "de maintenant". Si on ne la désire pas, pour soi, les autres, le monde... Elle n'advient qu'à demi...
      Etre "désirant" ici-bas, ça occupe à plein temps...
      Après ? ...j'aime assez ton "pas de nouvelle, bonne nouvelle !".... :-)
      Cette bonne nouvelle serait actuellement (je parle pour moi, bien sûr) : Ouf ! Fini ! Au suivant !
      Bonne vie cher Bizak !

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    2. Il y'a sept mois, c'était le 29 mars dernier, j'ai perdu ma dernière tante( sœur à ma mère). La veille de sa mort ( de ma tante), dans la nuit, même plutôt au petit matin, je venais de rêver de ma mère et ce pour la première fois depuis son décès( il y'avait trois ans de cela ). Je l'ai rêvée, d'une manière tellement nette que j'ai encore des vibrations dans tout mon corps. Je la voyais dans mon rêve, elle me souriait, me serrait dans ses bras et j'ai ressenti tellement de bonheur, sentir ma mère me serrait dans ses bras, elle paraissait tellement heureuse et paisible.( il faut dire que depuis le décès de ma mère, sa sœur,( ma tante), la dernière, avait perdu goût à la vie).
      Comment comprendre ce rêve où je revoyais ma mère le même jour du décès de sa sœur qui décédait le soir même vers 21 heures? signe prémonitoire ? Qui m'expliquera?

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  2. Décidément. J'ai appris sur un autre blog un autre décès hier. Une mort qui m'a surprise tant le bonhomme me semblait une force de la nature. On oublie tout le temps que personne n'est immortel...

    Quand à la prochaine vie, j'espère qu'il n'y en a pas. Je veux dire dans l'optique hindou, la réincarnation non merci. Mais j'aimerai assez qu'il y ait un grand tout après, faire partie d'une méta-conscience ça me plairait bien. La mort fait partie de ma vie, il me semble que c'est sage...

    "Pas de nouvelle bonne nouvelle" oui à moi aussi ça plait bien.

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    1. Personne n'est immortel.... je pense souvent à notre "mortalité", comme un "présence" dans ma vie.... Ça peut sembler bizarre. Probablement une manière de s'habituer....

      Pour l'après ? Peut-être arriver à mourir vivant.... Histoire de voir....
      Il y en a qui voient une grande lumière, des jardins splendides, entendent des musiques divines qui renvoient Mozart à une bruiteur pénible ! et reviennent pour nous le dire (NDE).... en précisant que c'est merveilleux.... Mais alors pourquoi reviennent-ils des portes de l'après ? Pourquoi sortent-ils de leur coma, si c'est la méga pied magistral "après" ?
      Pourquoi trainer encore si longtemps "sur terre" ?
      quelque chose m'échappe....

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    2. Oui voilà, la mort comme une "présence" dans la vie. Et je dirai que je la vis plutôt bien et que c'est probablement une manière de s'y préparer (même si je ne crois pas qu'on puisse réellement s'y préparer au bout du compte).

      Imagine ce qui se passerait si on avait la certitude que l'après est bien plus paisible et doux que l'avant? Les gens se suicideraient en masse tant la vie est âpre pour des millions d'entre nous. Ce serait l'hécatombe et je ne pense pas que ça fasse partie du "grand dessein".Alors à partir de là certes il y a des "revenants" mais qui les croit? Pas grand monde et il reste assez d'inconnues pour que personne n'ait envie d'aller voir si l'herbe est plus lumineuse "après".

      En tout cas il se passe parfois de "drôles" de choses. Une cousine très proche qui devait subir une petite intervention au niveau du pied et que son chirurgien qualifiait de "bénigne" a pourtant mis tous ses papiers importants, testament et tutti quanti à jour avant son opération. Sa fille me confia plus tard que sa mère avait un mauvais pressentiment. Elle aurait dû l'écouter: faute de surveillance à l'hôpital elle a fait deux embolies qui lui ont été fatales. C'était une "toute petite opération", mais elle y est restée.Ce qui m'interroge c'est son "mauvais pressentiment". Cette petite voix en nous qui nous prévient du pire, d'où ça vient???

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    3. Ah oui, les suicides en masse, ça me rappelle Waco, le Temple solaire, et autres illuminés...
      Les Cathos ont trouvé le truc : déjà l'aléa : Paradis ? ou Enfer ? ça te donne à réfléchir.... Et puis faut mener une vie terrestre exemplaire jusqu'au bout pour "gagner son ciel".... Le concept du "prix à payer" c'est pas mal trouvé faut reconnaitre !...

      Quant à ta cousine.... cela rejoint tout ces exemples des "pressentiments de sa fin"....
      J'ai vécu ça à propos de mon père, quand il nous a tous réuni pour nous faire "son testament moral" si je puis dire ainsi.... 4 jours après il était mort....

      Mais on a aussi des pressentiments, intuitions, certitudes, quant à notre bonheur.... Peut-être qu'on passe à coté sans s'y arrêter....

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  3. Moi, je pense qu'il y a autre chose après la vie terrestre, une autre forme de vie. Pourquoi depuis que mon frère est mort, cela va bientôt faire six ans, à cette époque-ci, lorsque la date anniversaire approche, je ressens sa présence et je perçois des signes, comme s'il me disait : je suis là, ne t'inquiète pas, je suis toujours là, rien n'est fini. Il y a trois jours, j'ai cru avoir chopé un virus sur mon ordinateur, les fenêtres s'ouvraient à l'infini, mais surtout, ce qui m'a troublée, c'est que deux photos se trouvant sur mon bureau d'ordinateur, deux photos de mon frère, s'ouvraient, se refermaient, s'ouvraient, se refermaient... C'est tout de même étrange... Comme le fait que tu te réveilles à ce moment-là, Alain. Ce n'est pas anodin, ce n'est pas rien.
    Quant à ton ami, s'il est parti sereinement, tout est bien. Et je suis sûre qu'il aime les termes que tu emploies pour parler de son décès. Une douce nuit à toi, Alain. Je t'embrasse.

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    1. Mon père est mort il y a 25 ans. Bien évidemment je vis avec sa présence en moi depuis, comme c'était d'ailleurs le cas bien avant son décès... Je n'y vois pas là le signe d'une vie "ailleurs", mais je comprends très bien qu'on l'envisage comme croyance.
      Je dis souvent que les relations sont éternelles, ce qui ne nécessite pas une "vie post-mortem", mais j'ai déjà développé ce sujet dans bien des billets "partis dans l'au-delà" de mon ordinateur....

      Il y a aussi les gens qui écoutent "les ondes courtes" et entendent leurs défunts leur parler à travers les parasites électriques desdites ondes, qui captent parfois des radios-amateurs parlant des langues peu courantes.... de là à interpréter ces phonèmes, il n'y a qu'un pas... celui de la vie à la mort .... !

      Cela dit je respecte tout à fait ceux qui ont ces croyances très répandues d'ailleurs depuis des milliers d'années...
      Comme quoi nous avons ce besoin puissant de "ne pas disparaitre"....

      Après ma mort, si je découvre que je me suis gouré, je vous enverrai des petits SMS....

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  4. Je suis venue et revenue lire ton billet... émue
    C'est une heure étrange, celle à laquelle tu t'es réveillé: je ne dis pas qu'il y a là un signe, mais...pourquoi pas, comme le dit Françoise
    Tu donnes là une belle et profonde définition de l'amitié: "Il a été un phare solide dans mes tempêtes. Je fus son soutien aux heures des détresses. Mais surtout, le plus essentiel, ces temps d'échanges profonds, tard dans les nuits, "
    Peut-être qu'en effet, il SAIT (ou peut-être pas, c'est étrange de se dire ça!)

    Bien souvent depuis 11ans qu'on se connait, tu as été un fanal pour moi, me ramenant à la vie dont je doutais. Et c'est beau de penser à cela...
    Merci pour ce beau billet, un de ces billet dont tu as le secret

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    1. C'est ton commentaire qui m'émeut.
      En effet la phrase qui m'est venue (tu sais que j'écris dans l'inspire de l'instant) est une belle définition de l'amitié.
      Je fus sans doute un phare pour lui aussi.... Une personne m'a dit il y a déjà quelque temps : - Tu ne réalises sans doute pas à quel point tu es important pour lui...." Non, je ne le réalise pas. C'est sans doute mieux ainsi.
      Je suis toujours sincèrement étonné quand on me dit ça, comme tu le dis d'ailleurs. Je le reconnais comme constat, puisqu'on me le dit, mais je ne le "réalise" pas.

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  5. Charlotte5/11/15

    Durant la nuit pendant laquelle il est mort ( il y a bientôt 4 ans) j'ai rêvé que j'allais chez lui, j'entrais dans son cabinet mais il n'y avait plus un meuble et rien aux murs, j'espérais entendre son pas me signifiant ainsi sa présence pour la séance. Il n'est pas venu.
    Je me réveille le matin et raconte mon rêve à mon mari . C'est l'après midi de ce même jour qu'un ami à moi à qui j'avais confié un jour que j'étais en analyse chez lui et qui le connaissait très bien, m'a téléphonée pour m'annoncer sa mort durant la nuit dernière suite à une crise cardiaque. Cela m'a vraiment bouleversée. Mon ami à qui je racontais mon rêve de la nuit en a été très questionné et a suggéré comme éventuelle réponse, une possibilité de communion entre deux " inconscients"...
    Cela ne m'a pas consolée de sa perte.

    J'ai été très émue par l'hommage que tu as écrit.

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    1. Ce genre de phénomène résulte "d'un hasard interprété à postériori" (comme les rêves dits prémonitoires), soit d'un hypothétique phénomène électrique quelque peu spatio-temporel.... qu'on se plait à imaginer plus qu'à observer....
      Même si les évolutions des observations font apparaitre des phénomènes encore mal identifiés (comme la mécanique quantique par ex)

      Il est des perceptions intuitives justes (qui se confirment expérimentalement) il est des perceptions intuitives fausses, produits de nos imaginaires fertiles.
      Aujourd'hui un certain courant anti-scientifique ( à mes yeux régressif, mais tellement "tendance" !...) tend à considérer comme juste à coup sûr le phénomène intuitif chez l'humain... sous couvert d'un truc à la mode : "Faire confiance à ses intuitions" .. oui, Ok, mais lesquelles ???
      Ça fait la fortune de bien ses charlatans évoqués dans un précédent billet...

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  6. Anonyme5/11/15

    Cela me touche beaucoup ce que vous écrivez de la mort de votre ami. D'autant plus que ma meilleure amie (comme disent les enfants), mon amie depuis presque 60 ans vit ses dernières heures, loin d'ici.

    Cela me touche aussi de ce que vous dites de l'amitié, de la mort, de l'éventualité d'un au-delà ...

    J'aimerais avoir l'espérance d'un au-delà, quelle que soit sa "forme". Je ne crois pas en Dieu mais je crois à l'amour et à la lumière. Et à la paix aussi.

    Votre force et votre sérénité m'impressionnent.

    Merci d'avoir partagé ce témoignage avec nous.

    Le passant qui passe

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    1. Merci d'être le passager qui passe....
      Merci de vos propos.
      Je pense comprendre un peu ce que vous pouvez vivre en ces jours. Mon ami était loin lui aussi lors de son décès.
      Croire à l'amour et la lumière.... Nous partageons cette même croyance...
      Mon ami aussi avait cette croyance, Il aurait certainement dit :
      - l'amour et la lumière c'est "Quelqu'un". C'était sa formule, lui qui avait ce qu'on nomme la Foi...

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  7. Tu fais partie de ceux qui nous aident, peu à peu, à apprivoiser en nous l'idée de la mort.
    Quand tu en parles il n'y a pas cette insupportable tristesse que l'on ressent souvent à évoquer le "grand départ", comme dit mon père.
    Je ressens une sérénité confiante dans ce bel hommage à ton ami.
    Je voudrais que tu saches que si ton tour venait (comme tu le dis en conclusion) j'espère trouver des mots aussi beau pour parler de l'importance que tu as prise à certains moments sur mon chemin de vie.
    Bises émues
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Quand on laisse parler son coeur, on a toujours les mots....
      Quand l'autre meurt, il y a la chagrin légitime. Parce que bien sûr, il y a rupture d'une relation. Mais pas la rupture du lien (si celui-ci existe, s'est manifesté auparavant, et a été validé par chacun expressément). Elle est là la relation d'éternité, la part du lien qui perdure activement en soi.
      Alors ce n'est pas triste.
      Le Petit Prince dit cela très bien à l'Aviateur quand il s'en va....

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    2. Que tu cites le Petit Prince me touche beaucoup, j'y pense souvent, à cette parabole:
      La résignation fataliste de celui qui meurt en ayant l'impression d'avoir accompli quelque chose d'important.
      C'est comme se préparer à un inéluctable voyage.
      Chaque jour où l'on n'est pas mort à la fin, c'est comme un petit miracle à célébrer.
      ¸¸.•*¨*• ☆

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  8. Quel beau texte! Quelle belle amitié ! Je suis comme lui. La mort n'est pas une fin mais un passage vers un autre monde.

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    1. l'autre monde n'est-il pas .... celui-ci... autrement ... ?
      Merci pout ces mots

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  9. Pas vraiment de commentaire à faire, seulement envie de te dire que j'ai lu ce beau texte et l'amitié dont il témoigne. Tu parles de tout ça sobrement, avec justesse, et à te lire la mort n'est pas triste quand elle est acceptée.

    Je partage ton approche de la vie présente, la seule qui soit.
    Amitiés

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    1. Mais si voyons, Pierre, ça c'est un vrai commentaire...
      puisqu'il me touche....
      Merci

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  10. c'est un beau témoignage. Témoignage d'une profonde amitié.Un bel hommage à l'ami disparu. ça me touche.
    J'irai dire et répéter à deux de mes amies l'importance qu'elles revêtent à mes yeux.
    pour moi aussi, vous êtes une de ces lumières là.
    cette lumière d'humanité.
    et si votre tour pourrait venir, il y'aura toujours une voix qui me dira "Et bien comment Alain aurait-il abordé cette épreuve...avec quel regard humain aurait-il envisagé la difficulté..."

    "... l'éternité n'est pas dans le temps, elle est en profondeur... "

    j'aime cette citation.




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    1. Voila une citation qui me convient aussi.
      L'éternité demeure en nos profondeurs, comme une mystérieuse présence qui nous rend infiniment grand dans notre réalité infiniment petite, minuscule ...
      La grandeur dans le presque rien....

      Quant à ce qu'il me sera donné de vivre à l'instant dernier.... je présuppose une paix finale....
      comme un achèvement....
      qui surviendra sans doute après l'angoisse nécessaire....
      À moins que je ne termine dans mon sommeil, comme cet homme de ma famille retrouvé mort au réveil par son épouse à ses cotés...

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