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lundi 9 mai 2016

À corps perdu

C'est ce que l'on dit parfois : se lancer à corps perdu. Le mien s'est perdu il y a longtemps. Il est parti par morceaux musculaires abandonnés au virus qui passait par là. Alors j'ai eu à vivre ça : Me lancer dans la vie à corps perdu. J'ai fait tout ce que je pouvais avec les morceaux qui restaient. Et sans doute plus que je ne pouvais.

À corps perdu pour un combat perdu à terme. J'ai remporté des victoires sur l'adversité. J'ai mené des combats sur tous les fronts. Relisant des vieilles correspondances de mon entourage familial de ce temps-là, je réalise à quel point d'autres furent témoins silencieux à mon égard, mais relatent le combat qui fut le mien.

Durant tant et tant d'années, je n'ai pas cessé d'être au cœur d'engagements qui gravitent tous autour de la dignité des personnes et la restauration de leur humanité la plus précieuse. Je devrais en faire la liste. Elle ne serait pas petite ni anodine.
Sans doute ne pouvait-il en être autrement, sauf à disparaître et mourir, tant mon histoire personnelle est un combat de chaque instant.
Un ami d’enfance, témoin de l’avant et de l’après (voir mon premier livre) et qui actuellement lutte contre un cancer aux multiples métastases, me l’a écrit plusieurs fois ces dernières semaines. Ton propre combat dont je fus témoin m’aide à vivre le mien. Je pense à toi à chaque instant.

Mais le combattant est fragile. Peut-être est-ce là sa noblesse. Je ne sais. Il lui faut parfois le courage du découragé. Lui seul le possède. Le sentiment d'anéantissement est parfois nécessaire pour aller tester la force centrale qui ne trahit jamais. 

La fragilité est parfois l’écroulement par l’anodin.

Hier matin je suis allé au bourg du quartier  où j'habite. L'ancien cœur du village, fréquenté dans mon enfance, avant l'urbanisation galopante de ces 30 dernières années. Aux beaux jours j'aime m'y rendre avec mon fauteuil roulant électrique. Il y a la place rénovée, l'église classée, les commerces dits de proximité et le bistrot. Belle terrasse sur le domaine public, délimitée par des cloisons en verre. Jusqu'à l'été dernier je m'y installais, pour prendre un café, regarder les gens, écrire parfois. C'est là que j'ai rédigé le billet N° 78,page 94, de mon deuxième livre  (voir ci-contre en haut).


Hier matin, immense déception qui m'a anéanti en une seconde. Ce n'est plus accessible pour moi. Le bistrotier, rapace, à réaménagé pour augmenter le nombre de tables et se faire encore plus d'argent. Dès lors il n'y a plus assez d'espace entre les tables pour laisser passer mon engin électrique.
J'ai été envahi d'un immense désespoir. Évidemment, objectivement, c'est totalement con. Il y a des années et des années que j'expérimente l'inaccessibilité un peu partout pour les gens de ma race. Il y a des années et des années que je constate que la plupart des gens s'en foutent, politiques  en tête, commerçants derrière. J'ai dernièrement entendu : « On ne va quand même pas m'obliger à faire des aménagements pour les handicapés qui viennent une fois tous les 36 du mois ! » Sous-entendu ne circulez pas il n'y a rien à voir. Dégagez de la vue des biens-portants-mal-pensants.


J’avais vaguement espéré que sous Hollande, homme paraît-il de gauche, il aurait insisté pour que la loi sur l'accessibilité s'applique à l'échéance prévue c'est-à-dire maintenant tout de suite. Mais non ! Il a repoussé la loi aux calendes grecques. D'un homme de droite on l'aurait compris, c'est normal. La droite est là pour défendre le fric et pas les handicapés. Mais les socialos ?! Je croyais encore comme un grand couillon qu'ils avaient des « valeurs » !… Mon luc !…
Certes, j'aurais du m’en foutre. Simplement ajouter cet établissement sur la longue liste de l'inhumanité ordinaire.
Mais là, c’était un peu « mon bistrot » et on me claque la porte à la gueule.
Mon petit courage habituel qui aurait dû me faire réagir auprès du bistrotier, non sans une certaine fermeté, voir une véhémence, avait fondu comme neige au soleil. Mais j'ai passé mon chemin.

Mon désespoir ce fut cela sans doute.
Le combat est perdu.

Le mien, celui des miens, celui d'une humanité qui mettrait l'homme au centre et non pas l'argent et le profit comme paradigme absolu. Parce que c'est de cela qu'il s'agit : Plus de tables = plus de clients = plus de pognon. Le tiroir-caisse est le dieu vénéré du bistrotier. (je précise que dans cet établissement, le seul qui me soit (qui m’était !…) accessible, les prix sont déjà exorbitants, on se croirait à Paris !)

J'arrête là. Déverser mon sac à conneries, ça suffit.

Certes, aujourd'hui je vais mieux, je relativise évidemment, je n'ai pas d'autre choix que la réalité telle qu'elle est. Mais la blessure n'est pas encore cicatrisée totalement…
Saleté de société inhumaine, parfois et trop souvent dans les détails du quotidien  !


PS : Si l'envie vous vient de commenter, s'il vous plaît, ne me plaignez en rien ou quoi que ce soit de ce genre. Il y a des situations bien pires que ce que j’exprime ici. Merci.

28 commentaires:

  1. Toutes les choses dont les gens vous excluent sans même y penser, tout ce que vous ne pouvez pas faire, tout ce qui vous coûte un effort que les autres ne peuvent pas imaginer, tout ce qui rend la vie ordinaire si rugueuse, si douloureuse.
    La vie ordinaire.
    Celle des autres, dont on est séparé par une invisible paroi. Celle de ceux qui avancent sans y penser, comme ils respirent.
    Et crapahuter misérablement, et lutter toujours, avec parfois de terribles accès de lassitude, l'envie de laisser tomber, de repousser cette douleur incroyable et surtout
    Ne plus afficher le vaillant sourire que tout le monde vous envie.
    Les autres.
    Ceux qui trouvent que vous avez de la chance, au fond, dans votre malheur, d'être si fort.

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    1. Merci pour cette perception très juste.
      Ma réponse est courte. C'est que tu dis tellement les choses avec densité, qu'il n'y a rien à ajouter.
      Donc je vais me répéter :
      merci pour cette perception très juste.

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  2. Il y a des lieux comme cela où je me sens bien et auxquels je me suis attachée. Si pour x ou y raisons, j'étais "interdite" d'accès, cela ne me laisserait pas indifférente.
    Ces endroits là sont tout de même importants!
    Ce que je comprends, et qui te blesse, c'est l'inaccessibilité du jour au lendemain à ce bistrot, le sentiment d'un recul plutôt que d'une avancée pour un meilleur pour tous, et et l'empiétement ci et là de l'argent, toujours plus dans notre quotidien.
    En te lisant, j'ai pensé à Bobin et le défaut d'attention qu'il évoque souvent (le défaut d'attention, de négligence comme le pire mal de ce monde). Celui ci en fait partie et constitue un exemple de plus.

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    1. Oui, c'est tout à fait ça. C'est le sentiment que j'ai eu. Une régression à la fois personnelle et aussi au-delà de moi, de ma seule personne.
      Il semblerait que l'attention à l'autre a perdu du terrain, au profit de l'attention à soi. Enfin, je devrais plutôt dire « au détriment de… ».
      C'est une négligence délétère à terme.
      je ne m'extrais pas du lot. Combien de fois je me surprends à manquer de cette attention à l'autre…
      merci pour ce commentaire pertinent.

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  3. Charlotte10/5/16

    Chez moi tu peux venir, c'est petit mais je te donnerai toute la place et puis mon jardin est beau et nous pourrons boire du bon vin et échangez tout ce que nous voudrions partager.Je sais que je rêve mais si un jour tu passes par ici ( on ne sait jamais) viens chez moi cela me ferait tellement de joie.

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    1. Oui, mais est-ce que tu as percolateur professionnel XL Pallas à cartouches horizontales , avec commande électrique par microprocesseur intégré ?

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  4. pas envie de te plaindre non!
    mais de compatir à ta déception
    et de se mettre en colère contre la lenteur des endroits publics à se mettre aux normes!
    Evidemment c'est plus facile! surtout quand le fric est en cause!
    on fait semblant de rien, on réaménage et c'est parti mon kiki!

    Ton billet est écrit sans pathos, avec beaucoup de dignité

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    1. Il y a des progrès sur l'accessibilité, mais ce n'est pas à la hauteur, loin de là, d'un pays comme la France qui se déclare comme l'une des principales puissances économiques mondiales !…
      Cela dit, en Belgique… Il m'est arrivé de chercher longuement une place de stationnement « Handi »… d'ailleurs je cherche encore…

      la lenteur des mises aux normes est un choix politique totalement délibéré de la part de nos gouvernants.
      La raison est simple : ce n'est pas du tout rentable un handicapé !
      Au contraire ça coûte bien trop cher à la société…
      chez les gouvernants : tout le monde y pense… personne n'a le courage de le dire ouvertement…
      Dans ma ville, la mairie est inaccessible. J'ai attiré l'attention du maire plusieurs fois sur cette question. Il m'a toujours répondu qu'un ascenseur était en projet....
      Je lui ai répondu qu'un projet ne facilitait pas l'accès aux étages…
      Il m'a été dit que le projet se réaliserait bientôt… oui bientôt…
      c'est comme la chanson : un jour mon prince viendra : un jour mon ascenseur viendra…
      et moi je serais mort…
      dernier en date : dans le dernier bulletin municipal, il annonce la mise au budget de cet ascenseur… en précisant bien que ça va coûter très cher… Mais qu'ils vont faire un « effort budgétaire »…
      Traduction : chers concitoyens voyez comme les handicapés ( tous des improductifs) nous coûtent cher !
      Connard, va !
      je me demande si on ne fera descendre dans ma tombe par un ascenseur…

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  5. Si l'on ne rentre pas dans le moule, on est mis à l'écart, et plus ça va, et plus ça s'accentue. Triste monde, triste société. Il n'y a donc plus que le fric qui compte ? Pauvres sont ceux qui le pensent...
    Je comprends ta déception, Alain, et je la partage.

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    1. Merci de comprendre.
      Il y a des gens encore qui croient à d'autres valeurs que le fric. Mais certains continuent à penser que l'accumulation des richesses pourrait apporter le bonheur… un peu de plaisir sûrement… le bonheur, le vrai, c'est assez incompatible avec la recherche effrénée du profit…

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  6. Corps perdu...mais âme gagnée.
    Ton âme est belle, forte et intelligente, et tes mots te grandissent, t'honorent et te définissent bien mieux que si tu étais un décérébré toutanbiscotos...
    Regarde. Je me gare sur la place, j'entre dans le bistrot, le patron me demande ce que je désire.
    « Je voudrais une place au soleil pour mon ami qui n'a pas eu la chance d'avoir deux gros bras comme les vôtres, et deux jambes qui ne vous servent qu'à aller faire vos dépôts à la banque. En revanche la nature l'a doté d'un cerveau, ce qui ne semble pas être votre cas. Alors vous pourriez peut-être vous en faire greffer un, et vous dire que dans ce fauteuil qui ne passe plus entre vos putains de chaises, demain il pourrait y avoir votre petit crétin de fils qui roule sans casque sur son scooter et brûle les feux rouges histoire de bien rigoler. Parce que, quand il voudra venir boire un coup avec ses potes, vous ferez comment ? Vous lui direz « désolé fiston, faut que j'fasse du chiffre » et vous l'enverrez traîner ses roues ailleurs ?

    Purée, ça me démange vraiment d'aller le lui dire pour de vrai...
    Bisous mon Babar. ♥︎
    Dans une autre vie, tu m'apprendras à danser le tango, d'ac ? j'ai jamais su.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. "deux jambes qui ne vous servent qu'à aller faire vos dépôts à la banque. ". Elles doivent aussi lui servir pour aller voir son conseiller en optimisation fiscale
      et bien ! Je vois que tu n'es pas tendre avec mon bistrotier… !
      C'est vrai qu'il ne mérite pas des éloges !

      Le tango ? Mon fauteuil à six roues, en sorte qu'il me permet facilement un 360° sur moi-même, façon danseur étoile !
      Du coup il s'appelle : « Salsa »… que dirais-tu d'apprendre la salsa ?… du démon… évidemment !
      Bises endiablées.

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    2. Tu ne crois pas si bien dire...Je mets la même robe ? ;-)
      Bises caliente
      ¸¸.•*¨*• ☆

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    3. Ça s'impose en effet !!
      ;-)

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  7. Moi qui ai mes 2 jambes, mes 2 bras, je suis interloquée par cette situation. J'avoue avoir peu réfléchi aux problèmes des handicapés dans ma vie, étant totalement submergée par les difficultés psychiques, handicapantes également, car cela empêche également d'aller où l'on souhaite. Mais là ça me révolte et j'irai bien avec Célestine causer au bistrotier. L'attention à l'autre, ça me tient tant à cœur. Je comprends je pense ce que tu as ressent et j'en suis navrée.

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    1. "L'attention à l'autre, ça me tient tant à cœur. "
      C'est cela qui compte le plus. Une question d'attitude. Après, concrètement, on ne peut pas être attentif à "tout"...
      J'éprouve toujours une reconnaissance que je manifeste nettement pour ces personnes que je croise et qui me disent une chose du genre : "Je peux vous aider ?". Ma réponse est quasi toujours un "merci beaucoup, mais ça va, merci encore...." car la plupart du temps je n'ai pas besoin d'aide. Je me coltine parfois avec des collègues Zhandis qui supportent pas ce genre de chose, parlant d'infantilisation, etc....
      Ok, je peux comprendre, mais c'est alors une question de regard sur soi en premier... Se considère-t-on inférieur parce qu'on vit avec un handicap ? Est-on bouffi d'orgueil ?
      Moi je dis, il y a tant de gens indifférents.... que les "attentifs" méritent respect et gratitude.
      Sauf les bistrotiers "avidadollar" (*) ..... !!

      (*)= "avidadollar" ; anagramme célèbre de Salvador Dali

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  8. elisanne13/5/16

    lors de ma dernière escapade j'ai fait l'expérience du fauteuil roulant , mon mari trop faible pour pouvoir faire des balades, douloureuse expérience, rencontrer plein d'obstacles... se mettre en terrasse uniquement en première rangée à vrai dire sur le trottoir,impossible de passer entre les tables...
    A bientôt Alain
    Amitiés

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    1. Et oui..... Comme je comprends... évidemment ....

      On devrait mettre les bistrotiers dans un fauteuil roulant et qu'ils "naviguent" dan leur établissement, juste pour se rendre compte....

      Amitiés à toi aussi, je pense souvent à toi, à vous deux ...

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    2. « On devrait mettre les bistrotiers dans un fauteuil roulant et qu'ils "naviguent" dans leur établissement, juste pour se rendre compte.... »

      Je crois que tu as raison : rien de mieux que se mettre "à la place de" pour comprendre instantanément, dans son corps, la différence des sensations. La question de l'avidité au fric n'est pas exclue, mais il se peut tout simplement que le bistrotier ne se rende pas compte...

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  9. Y m'énerve ce con!! En plus il doit être gros! Et si on arrivait tous, en se donnant rendez vous chez ce gros picsou, pour faire de la place aux fauteuils roulants et à leurs propriétaires afin qu'ils dansent le rock? SI si je l'ai vu en rééducation j'avais été émerveillée par la joie des danseurs en fauteuil. Lui semer le foutoir dans le bonheur musical, j'en rêve.

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    1. Gros ?… Comment as-tu deviné !
      Il fut un temps où je foutais un peu le bordel comme ça… mais je dois vieillir…

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  10. Dernièrement lors d'une invitation chez une connaissance j'ai pu voir les difficultés rencontrées par son compagnon en fauteuil roulant lors d'une promenade en ville.... escaliers, passages étroits... La bonne humeur était là à chaque obstacle car la personne acceptait avec humour l'aide des trois hommes présents et qui lui permettaient de surmonter ces barrières et être son moteur électrique que son fauteuil n'a pas.
    Tu as raison de parler de ce rejet que font certaines personnes lorsque nous voulons les aider et qui nous font hésiter à reproduire la même attention.
    J'ai bien connu les réticences des propriétaires lorsque je leur demandais de construite une rampe d'accès pour leurs immeubles... mais j'avais réussi à les faire construire.
    Et si on organisait une grande réunion de fauteuils roulants devant l'accès ton commerçant .... histoire de lui faire comprendre de prévoir plus d'espace !

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    1. Désolé de répondre un peu tardivement.
      Le fauteuil électrique est à double tranchant, si je puis dire. D'une part il me donne une plus grande autonomie de déplacement, d'autre part cela réduit l'accessibilité à bien des endroits. ( il faudrait quand même de très gros bras pour le soulever : avec moi dessus, ça fait alors qu'en même un peu plus de 190 kg… mais non je ne fais pas 190 kg ! C'est le fauteuil qui est très lourd, notamment avec ses grosses batteries…). Je dispose par ailleurs d'un fauteuil manuel, mais je ne sais pas me pousser seul bien longtemps ( la polio m'a aussi partiellement niqué un bras…). donc j'ai besoin d'une tierce personne. Mais on peut aller à des endroits que l'électrique ne permet pas. Surtout si on a des gros bras autour de soins… comme disait le petit prince : « rien n'est parfait ! »

      Dans le passé, je me suis aussi pas mal bagarré pour l'accessibilité, notamment dans les bâtiments administratifs de la Justice, où c'est totalement lamentable. Je les ai assez fréquentés de par mon premier métier. Mais en ce temps-là, je n'avais pas besoin de fauteuil roulant… et avec mes cannes j'allais un peu partout. aujourd'hui quand je parle de cette époque il m'arrive de dire : "quand j'étais valide"… comme quoi tout est toujours relatif… !

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    2. Autour de soi* et non pas autour de soins… encore que ce lapsus calami me semble intéressant…

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  11. La société est inhumaine face à l'handicap. On a beau, depuis plusieurs années, mis sur pieds des week-end de sensibilisation dédiés aux personnes extraordinaires dans ma région, je ne vois pas d'amélioration dans les yeux des gens...http://www.telesambre.be/-ensemble-avec-les-personnes-extraordinaires-9eme-edition-ce-week-end_d_17821.html

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    1. J'ai regardé la vidéo en question. Il y a beaucoup de choses qui se font dans ce sens, tant mieux.
      Mais l'évolution du regard des personnes, c'est vraiment quelque chose qui s'inscrit sur le long terme. Il y a encore énormément à faire.
      N'étant pas de nature pessimiste, je rappelle ici un propos de la mère d'un de mes camarades de classe (nous sommes alors au début des années 60), que ce dernier m'avait rapporté, assez effaré. Sa mère avait dit : « Si j'étais la mère de ce garçon handicapé, j'aurais honte, et jamais je ne le sortirai dans la rue… ».
      On a quand même un tout petit peu progressé…

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    2. Je suis maman d'un fils handicapé de 14 ans et le regard des autres est difficile à accepter.
      Ce que tu as entendu, je l'entends encore souvent :(

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