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mercredi 25 mai 2016

Tout va mal… Il faudrait que ça aille mieux…

Le monde social et politique étonne souvent, à plus d’un titre.
Et plus encore sans doute, cette extraordinaire facilité de l'être humain à se laisser manipuler 95 fois
sur 100… 

Je pourrais parodier Brassens :
95 fois sur 100 l’être humain s’fait niquer en baisant…

La CGT, syndicat qui risque de perdre son leadership aux prochaines élections professionnelles, a décidé de faire un baroud d'honneur, espérant mettre un gouvernement à genoux,  quitte à se saborder, quitte à mettre des milliers de personnes dans des situations intenables,  en réclamant l'abandon d'un projet de loi qui somme toute, après les centaines de modifications faites, a réussi à proposer une loi sociale pas si mal que ça, puisque les patrons trouvent à présent que c'est une horreur ! Alors qu'ils étaient prêts à voter le projet d'origine comme une seule femme !  C'est donc que c'est pas si mal… et en effet il y a des choses assez bonnes. et, sauf a toujours continuer à croire au monde des bisousnours, une loi ne peut être parfaite en tous points…

Mais on préfère sans doute, par sabordage délibéré de la gauche, le retour en force de la droite extrême sarkozyste ou la Marine, ( les 2 se valent question extrémismes), ou le repris de justice Juppé. Reste à voir ce qu'on aurait de mieux en magasin ! À mon avis : rien ! Enfin si, nous aurons le retour de la merdaille de droite avec à la clé la suppression de ce qu'on a appelé traditionnellement « les acquis sociaux » 
A  la poubelle la Sécu (par ex.) vive les assurances privées qui coutent bonbon, pour une protection illusoire…. C’est le rêve de Sarko pour faire plaisir à son frangin dirigeant d’une Assurance privée !  On aura bientôt comme en Belgique et ailleurs en Europe, le retour à la loi des 40 ou 50 heures de travail hebdomadaire… mais bon : le travail c'est la santé ! Et quand on a la santé on n'a pas besoin de la Sécu !  La droite le sait bien ! Elle veut le bonheur du français ! C'est clair.

Quoi qu'il en soit, rien ne nous convient jamais.
Le poète sociologue et philosophe Alain Souchon, a depuis belle lurette analysé cette chose-là :
Elle dit que je pleure tout le temps, 
Que je suis carrément mé'chant, jamais content, 
Carrément méchant, jamais content. 

Et en effet il en va bien ainsi.
Nous ne sommes jamais contents de rien. Ce n'est pas d'aujourd'hui.
Nous vivons en direct une belle illustration du paradoxe de Tocqueville :
Plus quelqu'un à sa situation qui s'améliore, plus il est insatisfait…

Par ailleurs, plus les gens sont libres de faire ce qu’ils veulent, plus ils font la même chose tout le temps… (une des théories de Joseph de Maistre).

Car quand même, la situation socio-économique du français des années 50, c’était véritablement la misère noire, au regard de l'opulence de 2016. (je parle en général, bien sûr il y a et il y aura toujours des situations difficiles de pauvreté. Puisque celui qui veut plus, ne peut que le prendre dans la poche de quelqu'un d'autre… ainsi la France, pays riches, pille les richesses des pays pauvres depuis toujours… - on est bien content qu'il en soit ainsi, on peut s'acheter des vêtements pour pas cher et en conséquence en changer tout le temps, vu que c’est pas cher et en soldes… et après on le fout à la poubelle, d'autant qu'une fois sur deux on ne l'a pas porté. Puis, on se plaint qu'on n'a pas assez d'argent pour acheter tout ce qui ne sert à rien…)

Ainsi donc : plus notre situation s'améliore, moins on est content…

parce que c'est un procédé sans fin. Une boulimie de possession et de domination dont nous n'arrivons pas, collectivement, à nous extraire.
D’ailleurs, chaque fois qu’il y a des catastrophes, qu’elle soit naturelles, guerrières, écologiques ou autre… aussitôt après on applique ce principe :
Après le désastre, on va exactement recommencer tout comme avant. Jusqu’au prochain bordel ! Toujours faire toujours de la même chose. C’est nous ! On connaît les causes des crises économiques. C'est une bonne raison pour ne rien changer. Parce que ce serait tellement compliqué… et que… et aussi que… donc mieux vaut tout continuer comme avant. D'ailleurs on le voit bien, quand on veut faire une réforme… elle capote dans la rue…

Tiens, ça me rappelle la vieille pub de la   dame de ménage qui repasse le pantalon et fait  un énorme trou avec l'empreinte du fer à repasser:  " De toute façon Monsieur n'est jamais content , alors !"
Ben voilà, on n’est jamais content…

Alors, que le gouvernement retire sa loi, la maintienne, utilise le 49–3, fasse quelque chose, ne fasse rien, dise un truc, ou se taise, que le président ouvre la bouche ou qu'il la ferme, que les grévistes arrêtent ou continuent, que l'on mange bio ou pesticides, de la barbaque ou seulement de l'herbe, on trouvera toujours que tout cela est mal, très mal. 
Aux prochaines présidentielles on votera pour Machin, Truc, ou Bidule, ou on n’ira pas voter de toute façon chacun dira que l'élu n'est pas celui qu'il nous faudrait. Ses partisans feront la fête pendant quelque temps, puis, forcément, décideront qu'ils ne vaut rien, qu'il est même pire que tous les autres avant, et voilà.
Ce sera reparti pour cinq ans à se demander si enfin au prochaines élections on aura un sauveur de la patrie qui surgira de la lampe d'Aladin.

Et pendant ce temps-là : les grands capitalistes se taperont sur les cuisses en s'enrichissant sur notre cul…
Moins les politiques ont de pouvoir, (et observons que l'on fait tout pour qu'ils n'en aient pas…) plus le monde capitaliste se réjouit de mener la planète par le bout du nez…
Et nous on se laisse enc…. en souriant de la raie…


C'était la séquence : « on ira tous au paradis » !

21 commentaires:

  1. Ce qui m'épate toujours, c'est que tous ces exploités ne viennent pas nous rétamer le citron, c'est sans doute parce qu'ils doivent venir en pirogue. Mais ça ne saurait tarder...

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    1. oui, oui, ça va"viendre" ... forcement !
      Mais faut pas s'inquiéter, l'armée tirera dans le tas.... comme d'habitude !
      On est les plus beaux et les plus forts ! non ?
      Ben oui on est les blancs !

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  2. Merci de mettre des mots sur ce que je pense en grande partie.

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    1. Je l'imagine bien....
      C'est toujours bon de ne pas se sentir seul....

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  3. La semaine dernière j'ai passé 4 jours sur l'île la plus à l'ouest de la France.
    950 habitants.
    Beaucoup de jeunes après être allés vivre les fastes du continent, reviennent s'y installer,, une fois leur quota de "paillettes" contenté.
    Et moi de demander "Les gens gagnent suffisamment leur vie sur l'île pour vivre ?"
    Et de m'entendre de répondre "Ici on ne se crée pas de besoins, donc oui on peut y vivre".

    Effectivement dans cette île les voitures ne sont pas opulentes. Les gens sont habillés modestement.
    Ils ont un potager verdoyant, des poules (et des oeufs) et quelques moutons. Et ils n'ont pas envie de quitter leur petit paradis.

    Ils ne vont jamais au cinéma (mais ont la télévision), très peu de spectacles (il y a un festival dont je ne connais plus le nom - un musicien breton renommé nationalement y vit- entre deux tournées).

    C'est un endroit de calme et de sérénité malgré son âpreté. J'ai eu du mal à le quitter, même si j'ai eu plaisir à retrouver mon lieu de vie.

    Ne pas se créer de besoin et vivre en paix modestement.

    ______

    Peut être que je suis hors sujet mais c'est ce qui m'est venu en lisant ton texte.

    Bonne journée AlainX

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    1. Ah mais non, bien au contraire ! Tu es TOTALEMENT au coeur du sujet...
      Mon billet est évidemment sur le ton d'une forme d'indignation, et donc, dans ces cas-là, je décide de forcer le trait…
      Mais sur le fond des choses, il est réjouissant de voir des personnes revenir à une économie de la juste satisfaction, et non pas de l'opulence dévastatrice.
      Je reste donc espérant, même si mes souvenirs de l'époque baba cool des années 70, m'ont obligé au constat quelque peu difficile que ceux qui étaient partis à 20 ans élever des moutons sont revenus faire de la politique à 30 ans pour que nous soyons nous-mêmes leurs moutons… mais comme je crois aux avancées significatives, je fais le vœu qu'il en soit autrement à l'avenir.
      La seule chose dont je suis sûr, le paradis n'est pas dans l'opulence.
      La corne d'abondance est un leurre magistral !
      merci pour ce témoignage qui fait du bien…

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  4. Je pense tellement comme toi...en même temps quand on essaie de dire que tout ne va pas si mal, on s'en prend plein la tête par les homo-tristus qui ne vivent que dans le conflit et la négativité...
    Je trouve que tu décris bien le phénomène, et notamment la grande sodomisation politique. Les solutions existent, des voix dissonantes s'élèvent, mais on ne leur laisse pas la place dans les "merdias". Etienne Chouard, Stephane Hessel, Pierre Rabhi ou même André Brahic, des gens positifs, qui disent que tout est possible, que rien n'est gravé dans le marbre et qu'il faut se préparer à changer de paradigme ou à mourir...
    Mais l'abrutissement des foules est un gage de réussite pour ceux qui nous gouvernent...Alors, on ne lit plus les textes fondateurs, on ne pense plus, on ne réfléchit plus au sens de la vie...
    Et ça commence dès le plus jeune âge, quand on met des tablettes dans les mains d'enfants de trois ans, avant de leur montrer ce qu'est un arbre ou une fleur...Ah oui parce que les gens qui se plaignent de ne pas pouvoir joindre les deux bouts (je les ai pratiqués au quotidien pendant un certain nombre d'années) ont tous des tablettes, des téléphones portables et des bagnoles, même s'ils ne mangent que de la sous-merde industrielle, mais évidemment ne mettent jamais les pieds dans une bibliothèque où pour la somme exorbitante de 25 euros par an, ils pourraient devenir intelligents...
    Suzame, je ne trouve pas que tu sois hors sujet : la sobrieté heureuse de Pierre Rabhi c'est l'avenir.
    Bisous à tous
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. L'humanité progresse avec beaucoup de lenteur, c'est l'une de ses caractéristiques principales.
      Il me semble que nous ne manquons pas de visionnaires. Le vrai visionnaire est déjà dans l'avenir et c'est de là qu'il s'exprime. C'est pour cela qu'il peut porter un projet fédérateur.
      Nous n'en manquons pas, mais ils sont inaudibles, minoritaires, et vivent cachés. Il suffit de les débusquer au coin de nos consciences.
      La classe politique est incapable d'être visionnaire, tant elle demeure le nez dans le guidon, avec pour seule perspective sa réélection prochaine. ( On voit bien comment les soi-disant frondeurs rentrent dans le rang quand il s'agit de voter… trop peur de perdre leur siège !) On ne peut donc rien attendre de valable de ce côté. Hélas !
      Avoir opté pour un quinquennat (et abandonné le septennat) du président, est une erreur politique de la caste des éligibles. Ce délai très court de cinq ans fait naître l'obsession de la réélection, à peine élu. Autrement dit, une politique à long terme n'effleure même pas le champ de conscience.

      Des "merdias" (J'aime bien l'expression), on ne peut pas non plus en attende vraiment grand-chose, puisque la plupart sont aux mains du capitalisme financier qui n'a que pour seul objectif la rentabilité à court terme.
      Quant aux intellectuels… ils sont muets ou inaudibles. Et quand ils parlent, leur discours est tellement pompeux, sentencieux et boursouflé, qu'on a franchement envie de rigoler…

      Restent donc… Nous… Le peuple ordinaire.
      Ceux qui croient à la transformation personnelle, et au développement des richesses intérieures et intimes, qui, non seulement apportent le bonheur, mais constituent un avenir écologique, puisque à mesure que l'on est riche à l'intérieur de soi, on a de moins en moins besoin de consommer pour consommer. Il n'y a d'ailleurs aucun effort à faire sur ce terrain, le tarissement de l'abondance néfaste se fait de lui-même.
      Je le constate pour moi et chez d'autres.
      Cette philosophie de ce bonheur-là est ma ligne d'existence, ce n'est pas d'aujourd'hui.

      Tout cela, évidemment, supposerait un système éducatif qui ne soit pas englué dans la politicaillerie d'état. Ce qui n'est pas demain la veille. Et tu as parfaitement raison sur ton paragraphe à ce sujet. Là aussi il faut des initiatives privées. Je connais d'anciens enseignants qui œuvrent en ce sens. En particulier auprès de ce qu'il est convenu d'appeler les enfants défavorisés. Leur potentiel est immense.
      Il y a donc bien des raisons d'espérer.
      Et en même temps, l'espérance suppose la Proclamation des errances…

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  5. Charlotte26/5/16

    Chez nous ce n'est pas mieux. les grèves,les manifestations se multiplient et personne n'est content. Depuis un mois, les gardiens de prison font le grève et les détenus vivent dans des conditions inhumaines.C'est la honte.

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    1. Sans doute serait-il temps que les dirigeants politiques d'un certain nombre de pays d'Europe se posent les vraies questions sur leur part de responsabilité qui génère ce climat ambiant de mécontentement généralisé, alors que nous sommes dans une prospérité qui demeure. Je dis bien « leur part », car nous avons aussi la nôtre.
      On sait bien que les enfants gâtés deviennent généralement des sales gosses…
      c'est peut-être là-dessus que nous pouvons aussi nous interroger.

      À défaut, on sait bien comment cela finit dans l'histoire : Celle-ci peut repasser les plats ; n’oublions pas l’avertissement de Berthold Brecht : « LE VENTRE EST ENCORE FÉCOND, D’OÙ A SURGI LA BÊTE IMMONDE ! »

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    2. Charlotte27/5/16

      UNE SOCIETE SE JUGE A L'ETAT DE SES PRISONS. ALBERT CAMUS.

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    3. Dans ce cas, je conseille d'être délinquant dans les pays scandinaves .... Halden (Norvège) ; Asptuna (Suède). Ils ont les plus belles prisons du monde !
      Prendre soin du détenu, telle est la philosophie des prisons dites « ouvertes » de Scandinavie. Plages au bord d’un lac, télés à écran plat, fenêtres avec vue sur la forêt... gardiens sans uniformes "chefs d'équipe"..... les conditions de détention offrent le confort d’une vie presque normale et préparent les prisonniers à leur retour dans la société.
      C'est mieux que d'être "honnête" dans un HLM pourri avec dealers dans les escaliers....
      Plus belle la vie !

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    4. Charlotte27/5/16

      Et comment sont les HLM dans les pays scandinaves ?

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    5. je sais pas... doit pas trop y en avoir sans doute !
      En Norvège le salaire moyen pas salarié est de 5.300 €
      en France il est de 1.500 € soit 3,5 fois moins....
      Alors les HLM ......

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    6. Mon fils a fait un stage en Norvège, certes les gens gagnent gros mais le prix de la vie je ne te raconte même pas...

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    7. oui, j'aurais dû comparer en terme de pouvoir d'achat !

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  6. Je vous ai tous lu je n'ai rien à rajouter sinon de la désespérance et de l'espoir. Je fais le yo-yo entre les deux c'est épuisant. Je veux croire en un avenir meilleur, notre chère planète sauvée du martyr que les multinationales lui font endurer. Je pense qu'il faut que tous nous prenions conscience qu'en fait tout le pouvoir est entre nos mains. En boycottant notre pouvoir est énorme. Si nous étions un peu organisés nous pourrions faire tomber les géants qui nous empoisonnent à l'heure actuelle, car tous sans exception ont des pieds d'argile. Une chose est certaine nous ne pouvons plus compter sur la classe politique qui est totalement corrompue, et encore moins sur les médias (qui se gardent bien d'informer les gens sur ce qui les menace genre le TAFTA/ CETA etc. Dès qu'on réussi péniblement à en faire tomber un, un autre surgit c'est comme les têtes de l'hydre!). C'est le sens d'un des derniers textes que j'ai pondu: c'est maintenant que les peuples doivent se dresser. Sinon j'ai bien peur que tout soit foutu et que l'on aille vers une sorte de "1984" en pire. Les riches sont puissants et aussi méchants que des chiens enragés quand il s'agit de conserver une dent sur l'échine des peuples...

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    1. Je crois que l'homme a la capacité d'améliorer sa condition. Et au fond c'est bien cela qu'il cherche. Seulement voilà, cette évolution se joue sur du assez long terme. Or nous sommes entrés dans une période caractérisée par le « tout tout de suite ». Produire vite /consumer vite/ jeter vite.
      Ce qui ne peut générer qu'une permanente insatisfaction et une révolte à terme, parce qu'on ne veut plus accepter que la vie est difficile et que la frustration est nécessaire pour un « bien vivre ».

      (Désolé de répondre si tardivement…)

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  7. C'est très finement analysé, Alain, comme toujours. Je n'ai rien à ajouter sinon que je pense tout pareil que vous.

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  8. Anonyme17/6/16

    complètement d'accord avec l'ensemble mais moi ce qui m'interroge c'est conscience individuelle et défense du bien collectif et à ce titre, il me semble que certains syndicalistes ont encore à cœur de défendre le bien collectif, non ?? ou alors je suis encore trop naïve ...

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    1. Voilà une thématique qui pourrait être intéressante… mais je ne ferai pas ici de grands développements.
      Je crois en effet que les syndicats globalement défendent un bien collectif.
      autre chose est le bien commun et le bien d'une collectivité en son ensemble.
      Il appartient à la sphère politique d'être gardien du bien commun de l'ensemble. Cela suppose forcément un certain nombre de compromis positifs. Mais en France nous avons beaucoup plus la culture de l'opposition quasi systématique, que celle de la recherche du pacte social possible et valable.
      La permanence d'affrontement d'un camp contre l'autre finit par décrédibiliser tout le monde…
      peut-être qu'on aime ça : se castagner plutôt que s'asseoir autour de la table de négociation…

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