lundi 30 janvier 2017

Comme un air de nostalgie…

Cela faisait déjà quelques années que je pensais à numériser des vieilles cassettes-audio. Elles étaient bien rangées dans une boite… attendant….
Je me suis décidé à commencer ce WE. 
Il faut numériser « en temps réel », ce qui fera des heures d’enregistrement.

Mon matos de l'époque

J’aimais cela : jouer au reporter radio… Enregistrer la famille, des interviews, des sons saisis sur le vil dans les fêtes de famille « à l’ancienne », chacun y allant de sa chanson que l’on connaissait par coeur, des histoires drôles, toujours reprises, comme la tradition y obligeait. Chacun était heureux et fier de remettre ça avec la complicité bienveillante d’un public familial conquis d’avance…



Début des années 1980 : Réentendre, la voix de ma mère, celle de mon père, de mes enfants tout jeunes… et d’autres personnes, aujourd’hui disparues….l’émotion me saisit….
micro qualité pro !
Surtout la voix de ma mère :  si « juvénile », délicieusement acidulée,  sa convivialité légendaire, son allant lorsqu’elle était dans ses phases positives et joyeuses… Une si jolie voix lorsqu’elle chantait les chansons d’amour des années d’avant-guerre…  J’avais oublié ces temps heureux avec elle. Il y en eut tant d’autres vécus dans la douleur…

La voix de mon père, et cette surprise que la mienne, avec le temps sans doute, y ressemble tellement. Un moment j’ai quasiment cru que c’était moi… Mais, ma propre voix de l’époque est plus .. jeune… qu’aujourd’hui. Son évolution m’a surpris, et encore plus de constater que j’ai aujourd’hui quasi « celle de mon père »….

Et aussi le chant en famille. Notre petite cellule familiale. Ma compagne et sa guitare, nos deux filles, moi.  Ou alors la bande son, genre karaoké, mes filles et moi, chantant du Goldman….
« il faudra leur dire »…. Un vrai petite réussite…. j’ai même les enregistrements des « répétitions », avec leurs ratages, les niveaux de son mal équilibrés, moi qui déraille,  etc… et la réussite finale !!
Que de souvenirs… presque oubliés…. 

Une nostalgie ?
Oui, un peu bien sûr, mais surtout une allégresse à posteriori. Comme le constat des « fruits d’aujourd’hui »… Comme si, un jour peut être, j’arriverai à dire : 
— Voila ! ce ne fut pas si mal nos vies, on n’a pas si mal réussi. Le « bon à rien » ne fut peut-être pas si mauvais après tout !
Car elle est toujours là cette image négative incrustée. Comme les vieilles images, elle a commencé par jaunir d’elle même, puis j’en ai arraché des morceaux pour les déchiqueter, pour mettre un terme à cette fausse propagande du fils mauvais…
Mais il reste des traces sur le dazibao. 
On me l’avait dit, il en restera, ne serait-ce que les traces de la colle, de ce qu’on t’a collé sur le visage et le corps.

Merci à ceux qui inventèrent la bande magnétique, le magnéto portable à cassettes, le microphone haute qualité, et aujourd’hui la possibilité de numériser ce qui aurait disparu sans cela. 

La passé rendu vivant extérieurement, revitalise ce qui reste en soi de vie qui ne finira pas.
Ainsi de transmission en trans-mission, d’enrichissement de vie et enrichissement de vie, et comme chantait Jean Ferrat « le Monde sera beau »….


N’en déplaise aux déclinistes aigris, désespérés de vivre et avides de nous voir tous mourir, en nous promettant l’Apocalypse demain matin…

26 commentaires:

  1. Ah...
    J'ai fermé les portes du passé, veillant attentivement à ce que je ne puisse les ouvrir de nouveau...
    J'ai détruit tant de passages vers l'arrière, me mettant dos au présent. Un peu comme pour la bataille de Senlis où les Anglais se tinrent dos à une rivière et attendirent les Français pour une bataille qui ne vint jamais...
    J'ai appliqué le principe de "la terre brûlée", ne laissant rien derrière moi.
    Je comprends ta démarche, et je la respecte ; voire, je l'admire.
    L'avant dernier paragraphe me percute de plein fouet. Je suis bien un de ces décliniste qui n'applique le déclin que pour lui-même.
    Merci Alain, pour cette divergence qui illumine mon âme...

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    1. La terre brûlée… oui, c'est un choix possible… tu as certainement tes raisons pour le faire. Encore plus si cela est bénéfique pour toi. Ce que bien sûr j'espère de tout cœur à ton endroit.
      Pour ma part, j'ai brûlé quelques arpents, mais pas toutes mes terres.
      Quant au déclin : le déclin personnel. Il faudra sans doute que je m'interroge : ai-je le sentiment d'un déclin pour moi-même… ?
      Je connais la perte des forces du corps, la diminution de certaines facultés, mais est-ce là un véritable déclin ?
      Autre chose vient prendre la place. De l'ordre d'une certaine intensité de vie.
      On confond parfois, me semble-t-il, l'intensité de la vie avec : faire beaucoup de choses…
      comme si "le faire" devait toujours supplanter "l'être".

      Mais ici j'évoquais plutôt l'évolution de l'humanité, justement vers un "plus être" : lorsqu'on met les actions au service de l'homme. Par exemple dans le domaine médical. (simple exemple)
      Il y a 30 ans, celle qui partage ma vie serait morte de son cancer du sein.
      Il y a 50 ans, si, une certaine robotique avait existé alors, je continuerai à pouvoir marcher.
      Je pourrais donner d'autres exemples.
      En tout cas, les millénaristes, qui nous proposaient la fin du monde en l'an 2000, ont encore 17 années de retard…

      Rendez-vous en 3000 ! On ne sait jamais, des fois que ce serait vrai le truc de la réincarnation ! ( C'est pas un truc qui doit te séduire je pense, tu aurais encore besoin de brûler des terres… !)
      Et profitons de cette année électorale, où toutes les promesses sont permises allègrement.
      Enfin devant nous des années d'allégresse… vive le déclin joyeux !

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  2. En plus des vieilles cassettes-audio, j'ai aussi des films super 8, et cela fait quelques temps que je me dis qu'il faudrait que je les fasse numériser. Tu vas peut-être m'aider à me décider. Surtout que certains datent de 40 ans ! Et il n'est plus possible de les regarder sur écran, notre projecteur ayant rendu l'âme. Oui, il est toujours émouvant de revoir ces anciennes images, d'entendre les voix de nos parents, de se replonger dans le passé l'espace d'un instant.
    Je ne connaissais pas cette chanson, très belle. J'aime ce qu'elle dit. Oui, Le monde sera beau, Alain. :-)

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    1. Si tu veux récupérer des films super 8 et les numériser. Il est plus que temps ! La pellicule se détériore en effet à grande vitesse et tu risques de ne plus avoir grand-chose sur les images…
      Plus tu tardes, plus le processus de récupération et de restauration par un professionnel te coûtera cher !
      Mon frère a fait cela aussi avec des films, qui plus est, montés, et donc tous les collages ont sauté à la projection… quand ça n'a pas grillé la pellicule !…

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  3. J'aime tout ce que tu dis dans ce billet.
    C'est juste et clair. Ton optimisme lucide et attentif m'éclaire toujours à la manière d'un phare. J'aime la façon dont tu parles dans tes textes, et beaucoup moins celle de ton commentaire à Gilles ci-dessus. C'est déstabilisant pour moi, si je puis me permettre de te parler franchement. J'ai beaucoup de mal à m'adapter à ces ruptures de ton.
    Pour certaines partie concernant ta mère, no comment, trop d'émotion.
    J'aime la chanson,elle est très belle.
    Bref, je suis secouée, car ce que tu as éprouvé en écoutant tes vieilles cassettes, je le vis depuis quatre mois que le passé me revient à travers les photos et documents de mon père.
    Je t'embrasse
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Je comprends bien ce que tu dis à propos de ton papa. Personnellement, je n'ai pas pu effectuer un quelconque retour sur le passé avec photos, documents, films, que plusieurs années après les décès …
      Actuellement le petit travail que j'effectue, c'est surtout pour transmettre à mes enfants sur des supports qui, je l'espère, seront encore exploitables quelques temps…

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  4. Puisque tu évoques les prometteurs d'apocalypse, crois-tu que Ferrat chanterait encore, aujourd'hui, « Le monde sera beau, je l'affirme et je le signe » ? En 1969, dans la grande marche du progrès triomphant, on pouvait le croire. Près d'un demi siècle plus tard, je me demande qui, honnêtement, le pourrait encore.
    Ferrat lui-même, quelques années plus tard, dans une des ses plus célèbres chansons, déplorait déjà l'absurdité d'un mode de vie consistant à « rentré dans son HLM, manger du poulet aux hormones ».

    Cet aparté étant posé, j'ai bien aimé ton texte évoquant la nostalgie des voix et la richesse des souvenirs :)

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    1. J'ignore si J.Ferrat la chanterait aujourd'hui. Moi je l'écoute aujourd'hui, et sur le message qu'elle contient « je persiste et je signe ».
      Mais je comprends très bien ta remarque, nous avons sur ce terrain de profondes divergences.
      Que veux-tu, je crois à la beauté du monde, hier, aujourd'hui et demain encore et pour longtemps.
      et je crois l'avancée de l'humanité comme elle n'a cessé de le faire depuis qu'elle a surgi.
      Que l'homme fasse des conneries, c'est aussi de tout temps et de toute époque.
      Et puis la vie triomphe toujours.
      Je ne cesse de voir autour de moi les prémices des belles récoltes futures.
      C'est sans doute mon petit côté prophète du bonheur… !
      Il faut dire que, ce n'est sans doute pas pour rien, puisque mon nom intime est : « victorieux de l'impossible » ainsi que j'en ai développé les raisons et les circonstances il y a quelques années sur ce blog.

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    2. Il est bien question de croyances, en effet. C'est notre façon d'échapper au réel. Parce que les croyances peuvent s'égarer et divaguer à leur guise alors que les faits sont têtus et résistent obstinément.

      Mais je n'insisterai pas davantage :)

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    3. En effet, on pourrait en discuter longuement.
      c'est d'ailleurs pour cela que je lis chez toi actuellement, sans commenter.
      Je soulignerais simplement que pour moi ce n'est pas une question de croyances… c'est une question de foi dans l'homme, dans l'humanité, et dans l'humano-divin. ( Oui, je sais, c'est ringard…)

      Je ne crois pas échapper au réel… et d'ailleurs qu'est-ce que le réel ?… ce qu'on imagine d'un avenir, par définition totalement inconnu ? sauf évidemment à avoir des « croyances »…
      Finalement toute prospective est purement spéculative…
      combien de fois dans l'humanité les déclinistes se sont fourvoyés…
      Je crois que je préfère me tourner vers les réalités d'aujourd'hui et tout ce qui se fait d'éminemment positif dans la construction du changement progressif, et dans lequel je vois beaucoup de jeunes s'engager avec ferveur, pour ne pas dire avec une réelle foi dans le destin de l'homme.
      Ils illustrent ainsi ce que je signais plus haut d'un monde qui sera beau…

      mais comme tu dis : je n'insisterai pas davantage ! :-)

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  5. Oh que je t'envie ce trésor!! Car trésor tu as tu t'en doutes bien. Il y a quelques années avant de trépasser ma tante a donné à ma mère une copie d'un film super 8 que son époux avait fait. En fait le cd contient plusieurs films. Et on y voit mes parents avant même qu'ils soient mariés. Ma mère a dix-sept ans, mon père dix-neuf, ils partent en moto. Lui en blouson de cuir, elle en jupe avec ses escarpins pointus.Ce qui est bouleversant c'est qu'on voit défiler des tas de visages souriants de gens qu'on aimait et qui ont désormais disparus. Le film a conservé la Vie et c'est merveilleux. Personnellement voir ce film m'a beaucoup émue.

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    1. Nous ne sommes pas sans racines. Je crois même que nous n'en mesurons pas les extraordinaires profondeurs, et combien, sans le savoir, nous allons chercher une nourriture dans un passé souvent ignoré.
      Je reviens à cela, depuis quelque temps, d'une manière renouvelée. Cette sorte d'extraordinaire gratitude pour l'humanité qui nous a précédée, une gratitude « globale », et aussi une gratitude personnalisée, que des documents de diverses sortes ravivent, comme des souvenirs toujours vivants et fécondants.
      C'est peut-être ce qui vient à la suite du désencombrement intérieur, quand on a fait le ménage chez soi, brûlé ce qui devait l'être, lorsqu'on a fait dissoudre les souffrances et qu'il n'en reste plus que cicatrices avec lesquelles on peut continuer de vivre.
      j'en ai quelques-unes de cicatrices sur le corps, liés aux opérations réparatrices de celui-ci. Au final ce fut toujours pour un plus de vie, après les souffrances, la lourdeur des interventions chirurgicales, et de leur suivi de rééducation. ( à une époque où l'on cultivait le principe : il faut souffrir pour guérir…)
      Tout cela a dû m'apprendre bien des choses, comme si le corps lui-même nous enseignait beaucoup.

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  6. Echos à mes oreilles qui justement se disaient , il y a quelques jours, ne plus se souvenir de la voix de mon père...

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    1. Je me demande si on n'oublie pas vite plus la voix du parent de l'autre sexe que le nôtre ?

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  7. Tu as raison je crois, le présent isolé du reste n'est rien, à peine un point... Quand on parvient à saisir que le présent contient tout ce qui a été, est et sera, on se sent plus grand, plus fort. Ça n'est pas toujours facile, ça n'est pas toujours possible, reviennent toujours ces fichus moments qui ne sont qu'un point qui file et se dilue, juste l'avenir qui passe et devient du passé.
    Ah! Dessiner clairement le tracé de sa vie, au soir de sa mort!


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    1. Je crois en effet que tout est contenu dans le présent. C'est fort et intense lorsque justement on peut ressentir ce qu'il est convenu d'appeler « cette présence à soi » qui ne peut être que dans l'instant. Et qui comporte l'intégralité de notre personne corps et esprit composant un "tout".
      Au fond c'est « dans sa tête » qu'on voyage dans le passé et l'avenir… ce n'est pas inintéressant, si cela conduit l'instant présent, qui contient les intuitions en germination en nous, mais qui nous prolongent déjà.

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  8. nicole 8631/1/17

    bonjour,
    Je viens de trouver (enfin) une "astuce" pour pouvoir commenter.
    Sans doute par réaction, pour survivre aussi, j'ai éliminé de mon environnement presque toutes les traces du passé. Malgré tout j'ai envie de partager ce qui m'est arrivé l'an dernier, maman est atteinte depuis très longtemps de la maladie d'Alzheimer et ce jour-là, elle a retrouvé le sens de la langue française pour une phrase complète : "la pluie perle sur la vitre" renouant ainsi avec son passé d'institutrice ; tout d'un coup j'avais six ans. Quelques jours plus tard, j'ai eu la joie de l'entendre dire des bribes de phrases sans suite et j'ai reconnu des expressions oubliées où se mêlaient son intonation et celle de sa propre mère. Ce fut fugace mais j'en garde l'émotion.
    Consentir au lien avec le passé, lorsqu'il n'y a eu personne pour autoriser la rupture de la fusion-injonction avec les générations précédentes, demande(rait) un travail et un long chemin avant l'apaisement ...

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    1. ah ! Je me réjouis que tu aies trouvé une « astuce ».
      Tu parles d'une « réaction pour survivre »… peut-être… ou alors c'était pour « vivre enfin »…
      il n'y a pas de liberté sans briser des chaînes.
      Et est-ce que la rupture que tu évoques à la fin, ce n'est pas de toi-même que tu l'as faite, sans autorisation… et d'ailleurs, pourquoi faudrait-il une autorisation ? Et de qui ?
      Le lien avec le passé, il me semble que c'est bien après qu'il est redonné, totalement autrement.
      Après parfois avoir pris la fuite, pour enfin « être ».
      Je suis touché par ce que tu évoques de ta maman dans l'épisode que tu relates.
      Il se pourrait que cette émotion que tu gardes ait des choses à te dire…

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  9. je n'ai aucune trace du passé, sous forme de vidéos, de cassettes... Aucune voix enrefistrée, aucun séquence de vie... C'est curiaux, cela ne m'a jamais manqué! Mais ici je ressens une certaine nostalgie de ce que je n'ai pas!

    Aussi ressort de ton texte, une extraordinaire bonheur de vivre (ce qui ne nie pas les moments douloureux!) J'adorerais t'écouter chanter avec tes filles petites, ta compagne complice. Mais cela t'appartient, c'est ton secret!
    Ce billet touche à la beauté de ce qui est profond
    Merci de partager cela avec tes lecteurs...

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    1. ah oui! j'oubliais... cette chanson de Ferrat... magnifique! je ne la connaissais pas....

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    2. Les traces audio que j'évoque, c'est une sorte de « bonus » !
      Alors certes il y a des épisodes que j'avais un peu oublié.
      Elles permettent surtout de retrouver un certain « bonheur de vivre » par évocation. Mais il est bien d'autres moyens, comme certaines réunions familiales (par exemple) où l'on évoque des souvenirs heureux. C'est pas inutile. Je crois même que c'est très fécondant. Parce que quand même, les épreuves, les difficultés, les errances, les larmes des enfants, les désespoirs, et quelques conneries à la clé… il y ait tout cela aussi. Mais cela peut se dissoudre s'il y a toujours « un plus verbalisé ».
      une de mes filles disait récemment au téléphone.
      -- Il faut se dire que l'on s'aime. C'es tellement important de le dire aussi avec des mots…

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    3. "Il faut se dire que l'on s'aime. C'es tellement important de le dire aussi avec des mots";
      Mais parfois ces mots résonnent dans le vide, quand on est seul(e) à les dire....

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    4. Oui, bien sûr…
      certains ont des pudeurs, d'autres refusent, et d'autres choses encore
      et puis il y a nous-mêmes… qui parfois refusons d'entendre…

      peut-être qu'il y a dans tout cela des trahisons anciennes avec le mot amour…

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  10. C'est un beau billet plein de tendresse et d'émotion. Pour ma part je ne souhaite pas trop repenser à mon passé, parfois trop douloureux et dont je suis forcément imprégné.....J'ai passé tant d'années à essayer de ne pas me noyer et de remonter à la surface.

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    1. Oui, je comprends bien ce que tu dis. Les enregistrements que j'ai retrouvés rendent compte de moment plutôt heureux. Je n'en ai d'ailleurs pas d'autres. Personne n'a jamais enregistré mes cris de douleur, ni dans les hôpitaux, ni dans les centres de rééducation…
      :-)
      Ta dernière phrase illustre bien le côté parfois impossible d'évoquer un passé. Chacun trouve, retrouve, son équilibre par les moyens qui lui sont bénéfiques. C'est finalement très personnel.
      Merci pour ton commentaire.

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  11. Oui ce billet, Alain est rempli d'une émotion vive qui transparaît entre les lignes et résonne en chacun de nous, d'une manière personnelle, selon l'histoire de notre vie, notre mémoire... toutes ces choses conservées comme des reliques, dans des boîtes à chaussures ou dans des écrins, ces racines d'un passé nostalgique, sommes-nous capables de les évoquer sans la gorgée nouée, les regarder en face, en parler, libérer la parole... lorsqu'elles ne sont plus mais continuent de nous nourrir rendant ainsi notre ENTIER riche et fort,....notre colonne vertébrale... et non un souvenir éloigné, une trace infime qui disparaît dans le lointain de nos vies...sont-elles encore des chaînes de souffrance qui nous entravent empêchant l'apaisement, l'oubli des épreuves, des incompréhensions, les non-dits, les trahisons..
    merci de permettre ce retour vers soi.
    Den

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