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jeudi 30 mars 2017

Paroles d'arbres

Les arbres se parlent entre eux. C'est ce que l'on raconte chez les botanistes. Ils se communiquent des informations, par les racines. Ils s'entraident et se soutiennent mutuellement. Les arbres ont des histoires d'amour.

Les arbres parlent aussi aux hommes. Enfin, ceux qui savent écouter par le regard.
Ce matin, j'en ai rencontré un dans mon quartier. Il levait ses multi-bras au ciel, dans une sorte d'appel plus ou moins désespéré, comme si le printemps naissant l'avait quelque peu abandonné à la saison précédente. Son immobilité le faisait gémir du houppier. Ses rameaux tremblotants semblaient s'écrier :
— « non mais, c'est pas dieu possible ! »
Je me suis arrêté pour compatir. 

photo AlainX

une dame passa avec son chien, sans s'arrêter, ni réagir à cet appel.
Une jeune mère de famille avec bébé en poussette, fit de même. D’ailleurs elle ne pouvait  voir l'arbre, elle avait la tête penchée et ne regardait rien d'autre que son jeune enfant à qui elle souriait, et qui semblait lui répondre par une moue, que, peut-être, elle ne comprenait pas non plus. À quand pouvait bien remonter la dernière fois où elle avait prit le temps d'un échange avec cet arbre. Probablement jamais.  Le citadin ne s'intéresse aux arbres qu'à l'occasion des vacances, en forêt. À moins que l'on se mette à la recherche de l'ombre d'un confrère de celui-ci, parce qu'il fait vraiment trop chaud, et que si ça continue le petit va nous faire une insolation.

Il ne fallait pas être grand clerc en arboriculture, pour voir que cet arbre avait déjà pas mal souffert. Il fut victime d'un certain nombre d'amputations, probablement douloureuses, dont il ne s'est jamais véritablement remis. J'en connais des amputés. Ils souffrent du membre qui n'est plus là. Est-ce que les arbres souffrent des branches qu'on leur a enlevées ? Hélas pour eux ils ont eu la mauvaise idée de se laisser planter en pleine ville, et non pas à mille milles de toute terre habitée où ils auraient pu grandir tranquillement, sans être emmerdés par les humains.

photo AlainX
Malheureusement je ne pouvais rien faire pour lui. Les plantations voisines avaient commencé à bourgeonner. Lui, rien encore. Je me suis demandé si  un arbre pouvait être jaloux du voisinage. S'il pouvait avoir cette jalousie comme la voisine d'en face, parce que sa maison est moins belle et moins grande que celle située de l'autre côté de la rue, qui très certainement appartient à un type plein aux as, comme c'est pas dieu possible.

Alors, je me suis déplacé juste à côté, là où une petite fleur venait d'éclore. J'aurais eu envie de l'offrir à l'arbre pour le faire patienter, mais j'ai pensé que je n'allais pas à mon tour faire subir une mutilation désagréable à ce joli bosquet.

J’ai repris ma route pour rentrer chez moi, un peu le nez au ciel.
Il y avait plein de traînées blanches dans le ciel bleu, laissées par les avions là-haut.
Peut-être que mon arbre aurait aimé voyager.
Peut-être que moi aussi.
Le destin en décide toujours autrement. 
Peut-être qu'il n'en fait qu'à sa tête.


51 commentaires:

  1. Cet arbre me parle au plus solitaire de mon être.

    Aujourd'hui je suis cet arbre dont on ne sait s'il est mort ou encore un peu vivant au plus lointain de ses racines.

    Peut-être qu'il vivra parce que tu l'as regardé avec tendresse.

    C'est beau un arbre qui s'eveille de l'hiver et de la nuit...

    Le passant qui passe

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    1. La tendresse est peut-être aussi importante que l'eau pour vivre…

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  2. J'aime cette idée des arbres "humains"....

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    1. Et si en plus nous sommes descendus de leurs branches…
      :-)

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  3. Charlotte31/3/17

    J'adore ton texte ta ... Dans mon mini jardin il y a un seul arbre un pommier , l'arbre de la connaissance ! En bonne Eve, je sens que je vais succomber à sa tentation.Adam où es tu ? Des fleurs lentement s'épanouissent.Je me complais dans la contemplation.

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    1. Anonyme31/3/17

      Vous m’appelez @Charlotte, me voilà !...
      Arbre, pommier et séduction.
      Séduction : Art des préliminaires dont l’origine remonte à Adam et Eve quand ils ont choisi de chasser Dieu du Paradis. Cela a donné la Divine Comédie.

      Adam

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    2. Je serai ton Adam .... de sagesse…

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  4. Les arbres nous regardent vivre, ils nous parlent, nous protègent. Je pense à mon cerisier qui est malade et que j'essaie de sauver. C'est un compagnon agréable et silencieux. Son langage est très subtile !

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    1. Mon voisin a un très beau cerisier, dont je profite de la beauté d'ailleurs.
      Mais depuis deux ou trois ans il n'a pas l'air en très bonne santé !

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  5. J'aime les arbres et suis très attentionnée à les regarder vivre. Je répondrai par ceci :

    http://leslunettesroses.canalblog.com/archives/2014/02/21/29265947.html

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    1. Sympa ton poème sur les arbres…
      merci de m'y avoir conduit.

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  6. Il y a longtemps que certains se moquent de moi parce que je parle aux arbres... je les embrasse, je me serre contre eux pour sentir couler en moi leur énergie.
    Alors j'adore ton texte qui me parle au fond.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Il m'arrivait de pouvoir animer des stages dans une très belle propriété au milieu d'un immense parc très arboré.
      Je proposais alors aux stagiaires un petit exercice de promenade tranquille dans ce parc jusqu'à ce qu'ils reçoivent l'appel d'un arbre qui aurait des « choses à leur dire ».
      Je m'amusais toujours des petits sourires en coin des participants (surtout les messieurs), qui croyaient alors découvrir que l'animateur était un peu fada…
      Le temps de partage au retour montrait au contraire combien l'écoute silencieuse d'un arbre, pas n'importe lequel, pouvait révéler des choses profondes de soi-même.
      L'animateur semblait alors un peu moins fada qu'une heure auparavant…

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  7. tu le sais, j'ai aussi les arbres: ils me "parlent" tout au fond, je les écoute!
    ton texte est magnifique... et l'air de rien il est d'une grande profondeur!

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    1. Tout est une question d'écoute…
      il faut souvent apprendre à cesser nos bavardages pour véritablement « entendre »…
      ce que, toi, tu sais parfaitement faire…

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    2. merci Alain... c'est ce que me disent mes enfants, que je les écoute "pour" du vrai"

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  8. Si tu as lu mon billet du 11 mars, sur "J'ai envie d'en parler", tu as dû lire l'histoire de mes deux orchidées ? J'aime l'idée que les plantes ou que les arbres s'entraident. Sais-tu aussi qu'avant de tailler un arbre, il faut lui parler, lui expliquer que c'est pour son bien ? Si tu envoies de l'amour aux plantes, aux arbres, ils le ressentent, et j'en suis persuadée. :-)
    J'aime beaucoup ton billet, Alain.

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    1. Oui, je me souviens très bien de ce billet. Il va dans le sens du petit reportage que j'ai vu.
      J'entends l'expression « envoyer de l'amour » au sens de prendre soin. c'est ce que je fais avec la plante de mon bureau, elle doit en être satisfaite, puisqu'elle est toujours là depuis tant d'années…

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  9. aujourd'hui, lors d'une balade autour de l'étang, ce sont des jacinthes qui m'ont "abordé".
    J'étais pourtant fort éloignée d'elles, mais elles dégageaient un tel parfum, que j'ai bifurqué pour les contempler de plus près.
    J'ai appris, il y'a peu que les arbres communiquaient par les racines. ça m'émerveille!
    Il parait que de se balader en forêt renforce son immunité.
    Et j'aime me ressourcer à cet endroit au pré de mes "hêtres"!

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    1. On dit que les enfants des campagnes sont beaucoup plus immunisés que ceux des villes, notamment pour toute ce qui est des allergies aux pollens et autres… Au printemps il faut emmener les bébés dans les champs !

      j'aime bien aussi ta dernière phrase :
      hêtres pour êtres..... y vivre tout « pré »…
      ;-)

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  10. Je ne sais pas si les arbres se parlent, ni s'ils nous parlent, mais ce que je sais c'est qu'ils font parler et qu'on parle beaucoup à leur place :)

    Les arbres témoignent.

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    1. La parole ce ne sont pas seulement des mots…
      le témoignage est une parole en tant que telle.
      Rien que la « présence » est parlante en soi.

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    2. et puis, l'arbre que j'aime et devant lequel je me mets, éveille en moi tellement d'"infini", dans la palette qui agrandit le coeur...
      Je sais que l’arbre m'a "parlé" quand un profond soupir émane de moi, marquant mon accord et ma reconnaissance

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    3. Les arbres témoignent de leur propre existence, qu'ils dessinent avec tronc, branches et ramifications. En cela ils "expriment" quelque chose… à qui chacun peut donner sens. C'est parce qu'ils sont muets qu'on peut les faire parler. Et c'est très bien ainsi :)

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    4. l'arbre est une symbolique parfaite d'unité, de reliance et de développement qui n'a laissé indifférent aucune civilisation, religion, ou cosmogonie. l'arbre de la connaissance, le chêne de Saint-Louis, le laurier d'Apollon, tilleul de Vénus, l'olivier de la paix, etc.…
      il m'étonnerait qu'un amoureux des arbres comme toi puisse y être insensible…

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    5. Je n'ai pas dit que j'étais insensible aux arbres, auxquels j'ai consacré (et consacre encore) une grande partie de ma vie :)

      Mais je les vois en tant qu'arbres et les considère comme tels. J'apprends beaucoup en les observant et à comprendre comment ils interagissent entre eux et avec leur milieu, qu'ils transforment. Ici il a été question d'arbres qui "parlent" (métaphoriquement, bien sûr) et là tu évoques leur symbolique (humaine). Parce que je me méfie de l'anthropomorphisme (qui peut conduire à de graves erreurs d'interprétation), j'ai juste envie de faire part de ma perception sensiblement différente. Mais sans vouloir heurter quiconque dans ses croyances :)

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    6. L'humanité aurait-elle pu progresser sans de graves erreurs d'interprétation ?
      L'anthropomorphisme nait avec la conscience du chasseur préhistorique, dès lors qu'il développe son néocortex et qu'il « invente ? » quelque chose qui ressemble à l'embryon de l'empathie envers un autre vivant qui se déplace de manière comportementale… comme lui…
      Et en matière d'invention… l'être humain est quand même assez champion pour inventer toutes ces choses de l'avenir… qui la plupart du temps ne se réalise pas comme il les avait pensées, suite à .... ses graves erreurs d'interprétation…
      c'est pour cela, peut-être, qu'il ne faut pas s'en faire pour l'avenir de la planète et de l'aventure humaine…
      ;-)

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  11. Je suis aussi persuadée que les arbres nous parlent mais il faut savoir les écouter et les comprendre! Quand je vois une forêt mutilée, cela me fait mal au coeur, souvent. Bises et beau dimanche.

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    1. La relation de l'être humain aux arbres est vraiment très « singulière »…
      je me demande s'il existe des personnes qui soient indifférents à ses végétaux-là.

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    2. Hélas, je crois que la devise des décimeurs de la forêt amazonnienne c'est « abattre sans en n'avoir rien à battre »
      :-(

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    3. Certes Célestine, mais ça permet au jeunes enfants (et adultes) de se délecter de Nutella... puisque ils plantent à la place des palmiers à huile !...
      ;-)
      L'avenir ne manque pas de connerie....

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  12. Anonyme1/4/17

    "Cet arbre me parle au plus solitaire de mon être." (Le passant qui passe)
    "le solitaire de l'être"... le plus merveilleux des endroits
    et j'y plonge à la lecture de ton texte Alain. kéa

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    1. Un merveilleux endroit…comme tu as raison…
      Ce solitaire de l'être est sans doute, paradoxalement, le plus intimement habité d'un essentiel.
      Bienheureux ceux qui ont la chance de l'expérimenter concrètement.

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  13. C'est drôle, je suis justement en train d'écrire une série sur les arbres...
    Pour ma part, les arbres ont une valeur symbolique forte, j'adore me ressourcer en forêt.
    Une de mes dernières balades m'a secouée, tous ces géants déracinés par la tempête...

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    1. Je lirai avec intérêt ta série de textes…
      ton évocation du déracinement me faisait venir en tête la chanson de Souchon « l'arbre va tomber »…

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    2. heu... Pardon… c'est Cabrel !…

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  14. En me promenant dans un parc liégeois cet après-midi j'ai eu le regard attiré par un "drôle d'arbre" dont on avait enlevé une ceinture d'écorce et qu'on avait décoré d'un petit panneau qui expliquait qu'il était mort de pollution mais servait d'abri pour un tas d'insectes et plantes parasites que l'on observait sur ce "laboratoire" insolite. Il y avait en effet des champignons, des nids, et paraît-il tout une vie de petits êtres grouillant ici et là. Et j'ai même vu des feuillettes sur des branchettes, comme quoi il n'est pas tout à fait mort et est sans doute heureux de toute cette compagnie!

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    1. ah oui, c'est tout à fait ça ....
      Mon voisin à un grand peuplier mourant qui fait les délices des Piverts !! (plus facile de creuser le nid dans le tronc!)
      Mais moi je crains pour ma toiture si une tempête l'abat !!
      ;-)

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  15. Hier j'ai croisé beaucoup d'arbres mais je n'étais pas seule et les autres avaient les pas pressés et je tentais de les suivre parce que c'était prévu comme ça. D'ailleurs, je n'ai pas compris pourquoi ils marchaient si vite, ils ne prenaient pas le temps de regarder la nature qui s'étoffe, ils ne pensaient qu'à leurs calories. L'homme ne pense souvent qu'à lui. J'y retournerai seule. J'aime l'idée que les arbres se parlent et nous parlent.

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    1. Ah ! Les joggeurs égocentrés !
      Je me promène souvent sur un chemin de halage d'une rivière canalisée, près de chez moi où il y a plein de beaux arbres…
      Il faut quasiment être aussi attentif que sur une autoroute ! Pour pas se faire bousculer par un jogger essoufflé, qui regarde droit devant sans dévier d'un centimètre de sa trajectoire…
      faudrait surtout pas lui faire baisser sa performance ! Il ne s'en remettrait pas… ! Ça lui gâcherait tout son week-end !

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  16. En l'occurrence ns étions entre amis et ns marchions mais pas ts au même régime. Il s agissait pour quelques uns de performance en effet. Ns aurions aimé avec mon mari observer davantage. Déjà que j ai bien du mal à être sociable... Tout me pousse à rester seule ou à deux. Je ne comprends pas grand monde. Ils imposent leur façon d être sans jamais se soucier si l autre souhaite la même chose. J étais contrarié e comme si souvent.

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  17. Il y a trois ans j'ai écrit ça "J'ai fait mon arbre pour avoir des racines". J'en ai longtemps manqué, de racines. Je racontais il y a quelques temps à un vieil ami qu'à chaque printemps au bord de la route pousse un arbre dont j'ignore l'essence mais qui au printemps est juste une splendeur.Quand il fleurit, mon époux qui passe devant tous les jours me prévient: "Ton arbre est en fleurs" Et nous allons l'admirer. C'est un arbre qui a une trentaine d'années, il a gardé la taille fine mais il a pris de l'ampleur au niveau de la ramure. Il s'est donné un air japonais, tu sais les bonsaïs auxquels on fait une "coupe en nuages"? Eh bien voilà cet arbre qui pourrait être un prunus a des branches qui s'étalent en longueur plus qu'en hauteur. Et au printemps mon ami, quelle merveille! Les branches sombres et légères se couvrent par pudeur ou orgueil d'une neige de fleurs sublime. Et tout autour, à son pieds, les genêts dressent leurs branches en feu. C'est juste un de ces miracles ordinaires que plus grand monde ne voit. Moi ça m'émerveille. :)

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    1. Quel joli texte de ta belle écriture…
      j'aime bien quand ton mari dit « ton arbre ». Au final, tout ce qui est à la portée de nos yeux nous appartient…
      Pour ma part, pour des raisons que je n'expliquerai pas ici, j'ai, quelque part du côté du Poitou « ma terre ». Il y a longtemps que je n'y suis pas allé. C'est un champ cultivé, au bord du chemin il y a un grand arbre et un banc de pierre.
      Ce que j'ai vécu là, a fait de tout cela un certain « chez moi »…

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  18. J'ai de la chance. Je travaille dans une p'tite commune avec un p'tit chemin plein d'arbres à 50 mètres du bureau. Le midi quand j'ai le temps je vais me balader sous les ramures. J'aime beaucoup.

    Nous devrions tous prendre exemple sur les arbres : bien ancrés à la Terre par les racines, et déployés vers le Ciel par leurs branches élancées... L'équilibre...

    Merci pour ce très beau texte AlainX

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    1. Merci à toi d'être venu lire et apprécier.
      C'est vrai que l'arbre est un bon exemple, à la fois d'équilibre, qu'il arrive toujours à maintenir ou à retrouver, même lorsqu'il se trouve dans des lieux improbables. Je pense à ces arbres qui se développent sur une paroi rocheuse avec le ciel au-dessus et le vide en dessous. C'est surprenant et significatif de nos possibles…

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  19. Anonyme6/4/17

    Et ça pas mal hein un arbre high tech! : http://positivr.fr/tree-hopper-arbre-kangourou-sieste-otco/?mc_cid=132f0f58e5&mc_eid=99ec69fbbd

    Jour de sieste

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    1. Désolé de répondre tardivement, je n'avais pas vu ce commentaire.
      Je ne suis pas certain de désirer que ce projet voit le jour… j'imagine déjà le tronc de cet arbre tailladé de haut en bas par tous ceux qui veulent laisser leur trace partout :
      — " Zozo a fait l'amour avec Zezette pendant la sieste" : s'ensuivent 2 cœurs entrelacés percés d'une flèche, le tout ciselé au couteau.
      Pauvres arbres !

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  20. Je suis de la ville pourtant j'aime les arbres. Je les touche, les écoute, et adore m'allonger dessous pour regarder le feuillage jouer à cache cache avec le ciel. Un éclat de soleil me décoche parfois un clin d'oeil.
    Ton texte me plait beaucoup. Merci

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    1. Merci Angedra. moi aussi je suis de la ville, d'ailleurs cette arbre a été photographiée en ville.
      Il a bien changé depuis. Ayant fait l'amour avec le soleil et la lumière, cela a donné naissance à plein de petites feuilles....
      Content que mon texte t'ait plu.

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