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samedi 8 juillet 2017

Sans chemise, sans pantalon…

… Enfin presque…
ce qui est certain c'est que je viens de passer 15 jours que je pourrais qualifier de merveilleusement heureux, sans Smartphone, sans radio, sans télé, sans journaux, mais avec… tout le reste !
La beauté des paysages, la variété des lieux où nous avons séjourné ou visité : de la mer à la montagne en passant par la campagne féconde.
La joie des rencontres toutes simples.
Le calme extraordinaire de la montagne le soir.
Le chant des cigales  dans les environs d'Aix-en-Provence.

Parait que là c'est encore très calme....
Une sortie privée en mer, par chance et privilège, avec la découverte des calanques.
Ce fut à la fois un plaisir et une déception. le plaisir de la mer et la déception d'un tourisme côtier  envahissant. En longeant la cote, des bateaux partout, et il a fallu entendre tonitruer de la musique de rap depuis un voilier investi par des fêtards… et encore, me dit le marin chevronné… Il faut considérer qu’il n’y a encore personne d’arrivé… 
Dans 15 jours la mer sera aussi encombrée que les autoroutes…

Les Alpes majestueuses qui invitent à l'humilité. Les torrents de montagnes qui promettent la vie éternelle. Les fontaines qui racontent des histoires du temps jadis. Nous logions au bout du bout, par un chemin caillouteux.  La gentillesse d'une personne m’indiqua les chemins accessibles à ma bécane à roulettes sans trop de risques… quoique… j'ai réussi quand même à me mettre 2 à 3 fois en difficulté dans des ornières…



Mais le plus essentiel est probablement ce que nous avons vécu en couple. Des heures délicieuses. Par je ne sais quelle magie tout  fut particulièrement harmonieux. Ma compagne a eu ces mots : 
— « c'est encore bien mieux que notre voyage de noces ! », dont nous avons cependant gardé des souvenirs forts. Si j'avais pu imaginer alors que nous allions vers de plus en plus d'intensité d’amour, j’aurais eu sans doute le sentiment de me leurrer sur l'avenir. Comme quoi, il faut mettre à bas bien des représentations. Enfin j'essaye de le faire, au moins pour ce qui est des miennes.


De retour chez moi, ce matin, j'ai agi par réflexe : j'ai allumé la radio !
Instantanément, j’ai eu le sentiment d’une terrible agression.
Tout ce flot de paroles des « informations »…
informations sur quoi ? Et bien comme d'habitude : sur tout ce qui va mal !
Et donc immédiatement : j'ai éteint la radio !

C’est alors que j’ai entendu le chant des oiseaux dehors…


Enfin, une bonne nouvelle !

20 commentaires:

  1. bienvenue chez toi cher Alain... merci de venir nous parler de ce merveilleux séjour de vacance...

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    1. Merci chère Coumarine.
      Je termine mes vacances quand d'autres les commencent.
      Mais je n'ai pas dit mon dernier mot en la matière !…
      Dans quelques temps je rejoindrai la mer qui m'est chère

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  2. Merci pour ce petit partage de tes merveilleuses vacances...
    Les vacances scolaires débutent maintenant, tu as évité le trop plein de touristes.
    J'espère que vous vous êtes bien ressourcés... n'allume pas encore la radio, continues un peu dans le calme....
    Le bruit, les sons, les informations... ça revient trop vite... et ça envahit !

    Bon retour chez toi !!


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    1. Je crois bien que tu as raison. D'écouter les oiseaux, la vie est tout de suite plus belle. Pas besoin des cocoricos d'un coq de mauvaise basse cour et des roucoulement de sa poule en extase ! Les Alpes : je partage bien cette impression d'humilité quand je suis devant une montagne. Pas que je craigne de l'escalader, mais elle est si majestueuse ! Le bonheur de la regarder et de se laisser porter par sa sublime beauté. Un tout petit bonheur qu'il faut apprécier.

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    2. Chère July,
      généralement nous partons toujours une bonne quinzaine de jours avant le début des vacances scolaires, ça évite les foules ! Avantage des « retraités » !
      Merci pour le conseil. Pour l'instant je me tiens en effet assez éloigné des nouvelles de la planète proche ou lointaine.
      C'est mieux comme ça.

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    3. Délia,
      nous partageons les mêmes passions !

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  3. On devrait plus écouter la nature et les oiseaux.....C'est plus harmonieux que les informations . Bon retour !

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    1. Et peut-être d'ailleurs que l'on apprend plus de choses qu'aux informations…
      en tout cas sur tout un autre registre.

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  4. Je te comprends Alain, la nature est si belle, dispensée d'agressions de tous genres.
    Heureuse pour ce bonheur partagé entre mer et montagne.
    Den

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    1. Dispensé d'agression ?
      … À part l'invasion des mouches… qui pour être gentilles… n'en sont pas moins collantes !
      ;-))

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  5. Bon retour chez toi. Le plus difficile, je crois, c'est de revenir et d'oublier peu à peu comment on vivait en vacances. Alors il faut se souvenir des petits moments de bonheur et continuer à les faire fructifier, mer ou pas, montagne ou simple colline. Et n'allumer la radio que quand les piles sont à plat ou qu'il y a une coupure de courant. ;-)) Bises alpines.

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    1. Lorsque l'on n'a plus d'activité professionnelle, on a quand même le sentiment d'être un peu toujours en vacances…
      et comme l'été n'est pas fini… je repartirais bientôt vers d'autres cieux…
      j'apprécie les bises alpines… ayant eu l'occasion d'en recevoir sur place !… ;-))

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  6. Ah cher Alain, tu me fais prendre conscience combien je suis friande de ces escapades loin de toute pollution.
    De petits villages nichés dans leur verdure insouciante, de belles rivières un peu inaccessibles, de mer solitaire et d'absence de mauvaises nouvelles.
    Il y a tellement longtemps que je conseille à mes amis de faire comme moi: ne pas allumer cette p...de radio le matin.
    Même que parfois on m'a traitée d'égoïste parce que je ne me tenais pas au courant des malheurs du monde...
    Peut-être que c'en est finalement. Mais assumons: la joie maintient en bonne santé mentale, ça fait faire des économies de Prozac à la sécu, non ?
    Bisous enchantés mon Babar
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Tu es à la fois esthète et adepte de l'ataraxie !
      je ne vois guère ce que vient faire l'égoïsme là-dedans. Il y n'a d'intérêt à écouter les malheurs du monde que si on s'engage pour lutter contre ceux-cis. Mais la plupart des gens, les égoïstes justement, après avoir entendu les ravages de la famine dans le monde, s'en vont gloutonner au restaurant…
      bises ruisselantes de torrents frais…

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  7. Charlotte11/7/17

    Me connecter à ton blog et te lire c'est déjà un peu beaucoup se déconnecter des horreurs et conneries de ce monde...
    J'ai beaucoup aimé ton texte.Qu'elles sont douces et belles les vacances passées ( et à venir)avec l'être aimé.

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    1. Il faut nécessairement de l'amour pour goûter la douceur des choses…
      tu le sais, et tu le vis.
      Bises vacancières.

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  8. Les vacances sont faites pour cela, se vider la tête de toutes ces horreurs et conneries qu'on entend à la radio ou à la télé. Ensuite, de retour chez soi, essayer de ne pas se laisser à nouveau parasiter par toutes ces mauvaises ondes.
    Ton billet, par contre, nous fait un bien fou, car il est plein d'Amour et de poésie. Merci Alain !

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    1. Alors, si mon billet te fait un bien fou, je ne peux que m'en réjouir…
      Il faut se distancier des mauvaises ondes qui traversent nos sensibilités et nous font un tort inutile, Parce que nous sommes alors confrontés à nos impuissances.
      ce n'est pas avec la radio ou la télé que l'on s'engage pour autrui.
      Ce sont dans des actes concrets envers autrui, qui nous grandissent en humanité.

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  9. Ce n'est pas forcément donné à tout le monde, de savoir profiter d'une telle parenthèse hors du temps, d'où l'on revient limpide. Et, une fois revenu, savoir faire en sorte de ne pas se diluer à nouveau, ne pas replonger dans le tournoiement hasardeux d'un monde qu'on ne maîtrise pas, et dont on redoute qu'il nous dévore.
    Voir sa vie telle qu'elle est, en goûter les moments de plénitude, s'aimer soi, aimer l'autre... Vous ne le savez peut-être pas, mais vous faites votre part de bien sur terre, en vous sentant si bien. C'est bon de voir des gens heureux.

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    1. C'est vrai ce que tu dis. Il semble que beaucoup de gens reproduisent en vacance leurs schémas et comportements de l'ordinaire des jours. La solitude et le silence apparaissent trop comme des dangers potentiels. C'est un peu dommage !
      Ton dernier paragraphe me fait un bien profond. D'une certaine manière cela me « rassure » sur le projet de recherche d'un bonheur à partager. Mais pour parler ainsi, je suis certain que tu as aussi cette expérience-là.

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