J'en rêve encore… parce que je suis réaliste…
"Ce que nous accomplissons à l’intérieur modifie la réalité extérieure." (Plutarque)
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samedi 16 septembre 2017

À celles, ceux, qui ne sont plus là…



C'est à vous que je pense ce matin, vous qui m'avez fait devenir ce que je suis, vous qui m'avez aimé, aidé, conseillé, fait découvrir, militer, changer, progresser. Vous par qui je me suis remis en chemin de vie, qui m'avait montré les carrefours possibles, les routes préférables, les écueils à contourner, la montée vers les sommets et la descente dans les profondeurs. Vous qui m'avez ouvert les portes de l'intériorité. Vous m'avez permis d'accéder à un lieu si intime de la présence  permanente, éternelle, de la vie en abondance.
À vous que je ne peux oublier puisque vos noms sont gravés au fond de moi définitivement.

— C’est d'abord à toi mon père, à toi ma mère, que je veux m'adresser. À vous deux ensemble, Vous avez formé le couple inséparable et fécond qui m'a donné la Vie. Au-delà des difficultés, des péripéties, des épreuves qu'il a fallu traverser, vous avez toujours pris soin de moi. Toi, ma mère, tu m'as donné l'amour dont tu disposais malgré la maladie mentale. Tu me l’as souvent manifesté, certes parfois dans des débordements intempestifs, mais tu n'as pas failli tout au long du chemin. Toi, mon père, contraint par une éducation inadaptée à demeurer distant dans ton amour, tu fus pourtant bien présent et actif, dans la discrétion. Le silence est parfois une certaine proximité. J'ai découvert, après ta disparition, dans les archives familiales combien en réalité  tu avais été particulièrement actif durant mon enfance et ma jeunesse. Tu habites en moi pour toujours. À mesure que je me suis avancé en âge, tu as pris ta place en mon coeur, toujours discrètement, comme un trésor caché dont on sait qu'il est là et auquel on peut faire appel parce que le besoin s'en fait sentir.

— C’est ensuite à vous mes « Maîtres en existence » qu'il me faut rendre un hommage appuyé. Que serais-je devenu si je n'avais pu aller à votre rencontre, recevoir non seulement votre enseignement, mais le témoignage de vos vies données sans désir de retour. Par vous j'ai découvert mes errances de pensées, celle notamment que l'on pourrait être un « self-made-man », alors que toute construction de la personnalité est nécessairement et foncièrement relationnelle.
D’une certaine manière si mes parents m'avaient beaucoup donné, c’est vous qui m'avez tout appris. Vous m'avez appris à aller à la découverte de ce qui sommeillait en moi. De mon potentiel vital. Du chemin d'assainissement d'un passé douloureux. J'ai expérimenté ce qu'il en était d’une remise en vie, en existence, rendant possible le don de soi et l'engagement pour une cause.
Bien entendu j'avais lu cela dans les livres et mon cerveau n'était pas ignare de ces concepts. Restait cependant à « les faire soi », les intégrer, c'est-à-dire les faire passer du monde cérébral au monde de l'intériorité viscérale, génératrice d'action.
Vous m'avez permis de comprendre que j'étais un être humain limité, ce qui m'a mis en chemin de l'humilité, chemin difficile, escarpé, toujours à reprendre parce que la suffisance et l'orgueil guette facilement au dehors et cherchent à rentrer de nouveau par la fenêtre pour asservir.

Par vous j'ai compris qu'une vie n'y suffirait pas. Mais qu'importe. Seul le chemin est l'objectif.

— Viennent alors tous ceux qui ont croisé ma route et ont été autant de pierres blanches sur celle-ci. Quelques enseignants, en particulier mes professeurs de français, de philosophie ;  mes professeur d'université, de droit du travail, d'économie politique, de libertés publiques, de droit civil, qui m'ont aidés à charpenter ma pensée et à m'ouvrir au monde, par la pertinence de leur enseignement.
Comment ne pas citer également quelques compagnons de combats syndicaux et politiques auprès de qui j'ai appris la valeur de la solidarité dans l'engagement, et la stratégie de conquête pour une juste cause, en même temps que le respect de l'adversaire.

— Me traversent à l'instant d'autres personnes, en particulier des amis disparus qui furent des compagnons de partage, d'épreuves, de joies, autant que le soutien dans les difficultés. Ils ne sont encore que quelques-uns à être morts. Je crains que la liste ne s'allonge dans les années qui viennent.

Sans doute en ai-je oublié. Mais je crois avoir mentionné l'essentiel.

*

Cette évocation fait grandir en moi la gratitude pour la Vie. Également la puissance des liens essentiels et leur « éternité », car aucun ne peut disparaître en moi sans m'arracher le cœur. Tous les êtres qui ont vécu me constituent. Ils sont le terreau sur lequel la vie continue de pousser, avec sa singularité, son originalité et son unicité.
Chacun a place en moi, sans confusion, sans amalgame et sans fusion.

Ce sont comme autant de fleurs sur ma terre intérieure. Constituant ainsi un jardin fleuri et multicolore au long de la route de vie. Je le contemple étonné. Il ne cesse de refleurir. Il a cette beauté que je reçois dans un immense merci.




30 commentaires:

  1. Je trouve ce texte magnifiquement beau...
    Beau pour son humanité.
    Magnifique pour son authenticité.
    Un peu comme une sorte de bilan de parcours, pour repenser à tous ces êtres croisés, aimés, qui t'a transformé.
    On est seul avec soi-même, mais sommes constitués de toutes les rencontres que nous avons faites.

    Sentir cette unicité fait naître une belle gratitude. J'aime à lire ce genre de message.

    Cela me touche en fait profondément, car c'est l'une des choses que je trouve la plus belle au monde.
    Merci.

    Bises,
    Ju'Lyn

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    1. Merci, July.
      Faire un tel bilan est bienfaisant. Cela donne la mesure des évolutions que l'on a fait et surtout (pour moi en tout cas) la reconnaissance est aussi reposante. Non pas au sens de s'endormir !… Mais de se poser nouveau dans sa propre vie au milieu de son environnement et plus globalement même du monde. Je me sens rempli de gratitude envers ce qu'il est, de l'humanité sans cesse en capacité d'être fraternelle et de s'unir, malgré tout ce que les Cassandre ne cessent de proférer pour nous en détourner... pour notre malheur !

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  2. Quel merveilleuse déclaration envers ceux qui t'aiment, t'ont aimé, élevé, instruit, tu n'en a omis assurément aucun, c'est ton coeur qui a parlé. Je reconnais là un homme pétri de bonté et de grandeur pour leur rendre un si bel hommage, plein de tendresse, de belles pensées et de reconnaissance. Sois en assuré, ils se sentiront fiers et heureux de ce que tu représentes aujourd'hui, un homme d'esprit, courageux,et surtout loyal.
    Merci de ce coup de coeur en étant fier me concernant d'avoir échangé quelques réflexions, avis, amabilité avec un homme d'intelligence et d'une grande âme cher ami AlainX.
    Bien à toi

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    1. Je veux bien me reconnaître dans ce que tu dis à mon endroit. Mais il ne faudrait pas le majorer et surtout ne pas l'idéaliser.
      j'ai aussi mes zones minables, n'en doute pas.
      Pour autant, j'apprécie ton regard sur les êtres et ton désir d'être présent à eux pour qu'il puisse aller plus loin et s'accomplir. Le regard positif sur les personnes est toujours une bienfaisance.
      Tu as ce regard.

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  3. Quel magnifique texte cher AlainX - un bel hommage à ceux, celles qui ont marqué votre vie, qui ont -donné, puis -appris......

    "Ce sont comme autant de fleurs sur ma terre intérieure. Constituant ainsi un jardin fleuri et multicolore au long de la route de vie. Je le contemple étonné. Il ne cesse de refleurir. Il a cette beauté que je reçois dans un immense merci".

    .... Merci à vous pour la profondeur de vos mots remplis de gratitude...

    Den

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    1. Merci à vous d'en comprendre le sens… au demeurant tout simple…

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  4. On se sent tout petit en lisant ton billet, tout petit devant une telle grandeur d'âme, je parle d'élévation au sens spirituel. Le pardon, la gratitude font de toi cet être parvenu à un stade quasi parfait dans son accomplissement. Je ne dis pas parfait au sens "sans défaut" mais au sens étymologique "complet, total". Comme un accord parfait.
    La métaphore du jardin qui refleurit a un je ne sais quoi de biblique, en tout cas cela trouve un tel écho en moi.
    Mais c'est une image terriblement belle et émouvante.
    Merci pour ce très beau texte, Alain.
    Se tourner vers ses racines, voilà qui touche chacun au coeur.
    ¸¸.•*¨*• ☆

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    1. Ouf ! Tu m'as fait peur lorsque j'ai lu le mot « parfait » à la deuxième ligne. ;-))
      Mais ensuite, j'apprécie particulièrement que tu cites « l'accord parfait », c'est-à-dire ce qui fait la singularité unique de chaque être humain. Car nous avons tous notre « accord parfait » qui sait se manifester à bon escient, quand il le faut. C'est comme un cadeau permanent qui réside en nous.

      Oui, la métaphore a quelque chose de biblique. Même si je n'étais pas habité de cela en écrivant.
      En réalité le jardin intérieur, tel que j'en parle est un « paradis » ( ou jardin d'Éden). Au sens originel du terme, c'est à dire "un jardin clos". un jardin intérieur. Ce n'est donc pas je ne sais quel endroit ailleurs, ou pour plus tard… C'est pour moi la plus exacte manière de parler de la terre intérieure. Et nul ne peut venir dans ce jardin clos. C'est ma propriété exclusive. C'est pour cela que je peux y cultiver fleurs et arbres afin de les donner et d'en distribuer les fruits autour de moi... Par ce que personne ne peut dévaster ce lieu… Il est inviolable…
      bien entendu il m'appartient de décider d'en faire profiter autour de moi. Ce qui n'est pas tous les jours…!

      En réalité le mythe d'Adam et Eve « chassés du paradis par la divinité ». Je le vois plutôt comme une sorte de mauvais exercice de la liberté de cette figure symbolique de l'humanité. Adam et Éve ont décidé par eux-mêmes de quitter leur jardin clos, pour aller voir ailleurs si l'herbe était meilleure… d'une certaine manière personne les a chassés. Ils s'en sont exclus d'eux-mêmes. bêtement au demeurant. Par la rupture de confiance.
      Mal leur en a pris. Ils se sont privés du seul cadeau merveilleux qui puisse exister.

      La méditation de la Genèse est pour moi un enseignement absolument extraordinaire pour ma vie personnelle.
      Dommage qu'une religion ait totalement tout gâcher en racontant des conneries… Et des histoires qui prennent les gens pour des imbéciles…Mais bon… on n'est pas obligé d'adhérer à une quelconque religion pour découvrir son « jardin d'Éden » et y résider en permanence, si on en a le désir profond…

      Disons que le bonheur est à portée de cœur. C'est toujours nous qui nous éloignons de lui.
      Lui, ne nous quitte pas potentiellement.
      C'est en tout cas ma, très, très, modeste expérience.

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  5. Merci pour cette "déclaration d'amour reconnaissant" très touchante et émouvante, Alain.
    Je me retrouve tout à fait, avec délice, dans ce passage : "C’est d'abord à toi mon père, à toi ma mère, que je veux m'adresser. À vous deux ensemble, Vous avez formé le couple inséparable et fécond qui m'a donné la Vie. Au-delà des difficultés, des péripéties, des épreuves qu'il a fallu traverser, vous avez toujours pris soin de moi."

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    1. Merci pour ce commentaire.
      Je me réjouis que vous vous vous y retrouviez dans le passage cité.
      Avoir reçu la vie, cela mérite bien de la reconnaissance…

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  6. Ce très beau texte, plein de pudeur et de tendresse, en hommage aux essentiels de ton chemin de vie, nous touche d'autant plus qu'on connaît l'écueil sur lequel est venu se briser ton corps...
    Célestine a raison, ces mots sont ceux d'un homme accompli, épatant d'intelligence et de sensibilité. Avec une belle attention aux êtres, aux choses. Un homme beau, et généreux.

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    1. oh làlà !
      Tu vas me faire gonfler les chevilles… et ce n'est pas très bon pour mes godasses orthopédiques !
      Cependant, cela doit être assez exact. Avec la maturité, déjà franchi le seuil de la vieillesse, on a le sentiment d'un certain accomplissement.
      Je pense que ce dernier progresse dans la mesure où l'on se tourne vers tous ceux qui y ont contribué.
      Sinon, il est à craindre que la suffisance ne l'emporte…
      merci de me ramener à cette réalité.

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  7. Toutes ces personnes qui t'ont aidé, accompagné, aimé, ont laissé en toi une partie d'elles, elles seront donc toujours avec toi, en toi, même si elles ont quitté ce monde. Tu leur rends un très bel hommage, Alain. J'aime beaucoup tes mots.

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    1. Et moi j'aime beaucoup la simplicité de ton regard.

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  8. Waouhh quel texte, quel hymne à l'amour de l'autre, des autres, ceux qui ont traversé ta vie laissant une empreinte indélébile...c'est magnifique.

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    1. C'est tout simple en fait.
      c'est à la portée de chacun de faire ce petit bilan de Là où on en est...

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  9. Un très beau texte qui parle d'amour. Accompagner l'enfant, l'éduquer, le guider. Quel beau métier que celui de nos parents même s'ils n'ont pas fait tout juste. Et puis tous les autres dont tu parles avec gratitude. En tous les cas, tous ces gens qui t'ont accompagné durant ces années ont fait de toi un homme profond et sensible. Je le découvre chaque fois en te lisant. La fin du texte est très poétique. Quel beau jardin! Bises alpines et merci!

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    1. J'appartiens à une génération ou l'éducation des enfants ne disposait pas de tous les apports qui ont pu être faits ces derniers temps. En particulier à partir des années 1970.
      C'est d'autant plus méritoire pour nos parents qui ont fait comme ils ont pu, avec leur propre héritage éducatif, qui était loin d'être « merveilleux », si on en croit les témoignages de « ceux de ce temps-là ».
      Il n'ont pas fait « tout juste » comme tu dis. Mais ils n'ont pas raté l'essentiel que l'on met (que j'ai mis) du temps à percevoir.

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  10. Quel bel hommage !Oui les autres sont importants pour notre évolution. Je me dis souvent qu'ils sont comme un miroir dans lequel je me regarde vivre. C'est un très beau texte sensible.

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    1. C'est aussi une sorte de « miroir magique ». l'amour des autres envers nous permet que l'on voit dans ce miroir ce qui était jusque-là dans l'ombre et qui peut advenir.
      En quelque sorte un miroir vivant et vibrant de vie.

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  11. Comme il est bon de savoir exprimer sa gratitude...Que serions nous sans les autres?

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  12. Quel bonheur Alain d'avoir la chance de lire tes textes. Chacun d'eux sait réveiller quelque chose en nous. Ils deviennent émouvants par leur qualité , leur profondeur, leur subtilité, leur élégance.
    Mais combien savent ils nous remuer. Merci à toi.

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    1. Ton commentaire me touche.
      Si mes petits textes peuvent apporter « quelque chose », je ne peux que m'en réjouir…
      merci de ton passage chez moi.

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  13. C'est exactement ce que je ressens et que j'essaie de faire passer dans ma vie de tous les jours, continuer à vivre en aimant pour tout ce que l'on a pu me donner… tout comme toi, une précieuse enfance entourée d'une famille ( parents et fratrie) qui a su traverser de difficiles épreuves tout en restant soudée, puis les rencontres humaines…
    Tu le dis si bien et beaucoup mieux que moi, mais peu importe puisque nous sentons et vivons le même sentiment de gratitude envers eux… envers la vie qui nous a été offerte.
    Merci pour ce bel hommage à tes accompagnateurs… qui rend hommage également à l'homme que tu aies.

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    1. Je partage aussi ce que tu exprimes. En particulier rester unis dans l'épreuve. Même si mon enfance a été semée d'embûches, suivi par une lourde épreuve de santé, mon entourage est resté uni pour me soutenir. Chacun a fait de son mieux, et je ne peux que leur rendre hommage. Peut-être faut-il prendre « de l'âge » pour en mesurer toute l'intensité.

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  14. Charlotte25/9/17

    Merci de nous partager ton amour ton admiration ta reconnaissance pour tous ces êtres qui te sont chers et qui t'ont donné vie. C'est nous faire grande confiance que de nous faire participer ainsi à ton intimité. C'est un texte superbe et plein d'émotion.
    Ces morts la, ne sont pas morts: ils continuent de vivre en nous. Quant à moi ce texte m'a fait penser notamment à mon père, à mon grand père , à ma mère, à mon frère, à mon ami prêtre, à mon psychanalyste, ceux grâce à qui je suis advenue à plus de vie.

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    1. « Advenir à plus de vie ». Oui, c'est exactement cela. Tous ceux qui nous ont apporté un « plus » nous avons sans doute le devoir de les situer dans notre Panthéon, non pour les glorifier, mais par une reconnaissance sans bornes.

      Il est vrai que je fais confiance à mes lecteurs. Comme je fais confiance en la vie. L'un ne va pas sans l'autre.
      Et puis cela n'empêche pas de virer les importuns !

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  15. Pascale27/9/17

    Très beau texte, Alain, très bel hommage à tes "Maîtres en existence"...
    Merci...

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    1. Merci, Pascale, de ton appréciation…
      Bisous

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