lundi 1 octobre 2018

Gaïa parle aux humains -(2 et fin)-


… suite…


 (...) Quand on est propriétaire, y compris par usurpation, on se comporte en maître absolu. ils inventèrent même des religions pour justifier leur infamie. Tous ceux qui ne sont pas d'accord on les élimine. Ainsi petit à petit ils ont réussi à massacrer un grand nombre d'espèces du vivants pour des raisons strictement mercantiles.
En général, j'ai pu constater que chez les humains, pour du pognon ils sont prêts à tout, parfois du meilleur mais souvent du pire.

Les espèces précédentes se chassaient les unes les autres par nécessité vitale, — Je n'y peux rien, moi je suis inerte, la vie s'est organisée comme ça selon la loi du plus fort qui mange le plus petit et ainsi de suite — mais pas entre congénères et au final ça donnait un joyeux équilibre. Et comme personne ne pensait à mal (il n'y a pas de mal à vouloir se nourrir), globalement c'était pas un mauvais système.

Mais quand les humanoïdes se sont mis à penser bêtement avec intelligence, ils ont trouvé avantageux de se tuer entre eux, non pas par nécessité de pérenniser la race, mais uniquement pour se dominer les uns par rapport aux autres. Les mâles ayant des gros bras musclés prirent le dessus sur les femelles.

Jusque-là je disais trop rien. Après tout je n'avais qu'un rôle d'observatrice, je n'étais pas à l'origine de leurs combats. Seulement voilà, ils n'ont pas tardé à s'en prendre à moi. Ils ont décidé de me défigurer, me saloper de partout. Ils ont allègrement creusé des trous dans mon corps de Gaïa, fourragé en profondeur pour aller rechercher des morceaux de moi, afin de parfaire leur domination, satisfaire leur boulimie de destruction. Et comble de l'horreur ils ont commencé à me recouvrir partout de béton, de bitume, de goudron.
J'étouffais !

Je suis bonne mère, mais quand même il y a des limites. Je ne peux pas tout laisser faire. La race humaine se comporte comme la pire des connes en s'en prenant à moi. Fini le temps où ils m'appelaient « Terre Nourricière » et même me vouaient un culte. Désormais, pour eux, je ne suis plus que « matières premières » !

Ça ne pouvait plus durer, et pour préserver mon intégrité je décidai d'agir. J'envoyais quelques calamités génératrices de famine, de maladies inguérissables. J'ai même dû inventer le cancer et le sida. Pour le sida ils ont réussi à me contrer. Mais pour le cancer c'est loin d'être gagné.
Fort heureusement, ils ont quand même continué à s'autodétruire, grâce aux guerres fratricides, à pourrir les terres, à augmenter la pollution, générant ainsi de nouvelles maladies à des mutations génétiques (j'avoue que j'y ai ajouté un petit coup de pouce…).

Il y a quelques dizaines d'années, lorsqu'ils ont inventé la bombe atomique, je me suis frotté les mains de mes bras de mer en me disant que cette fois ils allaient s'éliminer définitivement. Mais non… ça tarde, ça tarde…
J'ai pu quand même assister à de magnifiques génocides. Mais il faut reconnaître que ce n'est pas grand-chose question destruction du vivant au regard d'une guerre atomique mondiale.

Donc voilà où nous en sommes. Ma décision est prise. Fini l'expérience de la race humaine. J'ai décidé de me révolter. J'ai commencé par me réchauffer en faisant en sorte que ce qu'ils appellent les gaz à effet de serre ne s'échappent plus dans l'atmosphère lointaine. Puis j'ai bombé le torse et clairement décidé de leur envoyer toutes les catastrophes que je pourrai susciter. Ouragans, tornades, éruptions volcaniques, explosions de leurs centrales nucléaires par tsunamis, assèchement des rivières, gigantesques incendies non maîtrisables, et autres petites choses amusantes
.
Je pense aussi que je vais secouer mon épine dorsale du côté de l'Amérique du Sud, histoire d'accélérer les tremblements de terre que j'avais prévu dans la durée. Dans pas bien longtemps, ça devrait bien fonctionner !

Ils m'ont amusé tout un temps avec leur slogan « Sauvons la planète » mais bon sang, bande de zoulous, pour me sauver, moi la planète, c'est moi qui dois me débarrasser de vous ! 
Je me porterai beaucoup mieux quand vous ne serez plus là pour me casser la croûte terrestre, soyez en certain ! C'est vous qui avez tout salopé pendant des siècles et des siècles. Ma patience millénaire à des limites.

Il vous reste à tenter d'apaiser mon courroux. Mais je pense que vous êtes tellement avides de richesses et de pillages que c'est pas demain la veille que vous modifierez fondamentalement vos manières égoïstes et orgueilleuses de vous comporter.

Bon, je vous laisse, je m'en vais organiser quelques-unes de ces pandémies planétaires dont vous me direz des nouvelles. J'ai encore quelques virus virulents, contre lesquels il n'y a ni remèdes ni vaccins, que j'avais envisagé en cas de péril imminent. Jusque-là, je les gardais inoffensifs, au froid dans les calottes glaciaires. Mais comme vous réussissez à les faire fondre, je n'ai même pas à agir, rien qu'à attendre qu'ils fassent leur travail mortel, résultat de vos incuries. Et nous y sommes. 
J'en attends une hécatombe si possible de 4 ou 5 milliards de parasites humains. Enfin, pour commencer…


Vous qui êtes avides de connaître l'avenir (ce qui ne sert pas à grand-chose puisque vous allez disparaître) je vous fais part toutefois de mes prévisions : j'ai décidé d'épouser le Soleil dans une feria d'enfer. Ce sera dans un amour ardent, fusionnel et nucléaire. L'univers entier se transformera en une immense explosion de joie !

24 commentaires:

  1. Je suis parfois dans cet esprit, pensant que la terre se venge… Mais mon côté très optimiste sans doute, me laisse penser que l'Humain réussira à retrouver le sens de la Vie.
    Il y a ainsi des périodes où l'Homme devient son propre prédateur, mais j'ai l'espérance au coeur. Alors……
    Ceci dit, très beau texte qui décrit très bien le monde actuel.
    Belle semaine

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    1. On peut se demander si la terre, et l'univers, ont une quelconque forme de pensée… après tout, pourquoi pas ?
      Je me suis contenté de la prosopopée
      l'humain à titre individuel peut trouver un sens à sa vie. Ensuite se pose la question de la conscience collective, une âme collective, selon les théories de la psychologie des foules. (Kelsen).
      L'influence grandissante des médias et des réseaux sociaux, phénomène encore jeune, pourra peut-être vérifier ses théories dans un avenir lointain… si toutefois l'homme est encore là !
      ;-)
      Merci pour ton appréciation et bonne semaine également

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  2. Euh... tu sais que les maladies cancéreuses existaient déjà il y a 4 à 5000 ans?

    La planète continuera son évolution, même accélérée, sauf destruction totale... L'espèce humaine disparaîtra, du moins telle qu'elle est aujourd'hui, ou s'adaptera (du moins un tout petit "échantillon"), toujours indissociable de son environnement...
    J'aime beaucoup le rythme que tu as donné à ton texte, même si je lui trouve un petit côté pénitentiel... M'en veux pas, mais je suis absolument allergique à tout ce qui ressemble à " tu seras puni par là où tu as péché".

    Bisous mécréants ;-)

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    1. Dommage que nous ne serons plus là pour observer ce que l'espèce humaine deviendra. Sauf bien entendu à croire qu'il existe une vie ailleurs, « là-haut » où l'on puisse regarder pendant une éternité ce qui se passe sur terre à la jumelle.

      Un petit côté pernitentiel ? Tiens je n'avais pas vu les choses ainsi. Tu as trop été au catéchisme ! ;-)
      Mais il est vrai que la fin de mon texte à un petit côté vengeur.

      Mais nous ne sommes jamais que renvoyés à une nécessité d'accepter d'assumer la conséquence de nos actes. Pour ce qui est de la responsabilité individuelle, la conscience personnelle peut clarifier. Pour ce qui est de la responsabilité collective et de notre place dans celle-ci… c'est un peu plus complexe… surtout que nous avons alors la facilité de dire que soi, à titre personnel, on n'y est pas pour grand-chose. Après tout on n'a fait que travailler à la fabrication d'une kalachnikov pour gagner sa vie. On n'a pas soi-même manié l'arme pour tuer. (Par exemple)

      Bisous garantis sans danger !

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    2. Ce qui me chiffonne, c'est qu'on entend quasi partout fustiger en vue de le culpabiliser le smicard consommateur de Nutella (par exemple) mais quid du coût financier tout autant que carbone du vol spatial de Thomas Pesquet sur lequel tout le monde s'ébaudit (par exemple)? Il me semble quand même qu'il y a deux poids deux mesures...

      Bisous pacifiques (j'suis pas tout à fait bio, j'ai des vis dans le corps :-P )

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    3. Bien sûr qu'il y a deux poids deux mesures !
      Le smicard au Nutella ne peut pas faire un héros national.
      D'ailleurs, personnellement, je déteste les jeux paralympiques, étant donné que, en tant que Zhandi, on ne m'a pas encore donné ma médaille d'or !
      Je la mérite !
      Ça va faire 55 ans que ma vie est une suite d'exploits aussi olympiques que quotidiens !
      Et une de mes copines tétraplégique semble être du même avis…

      Bises dont la validité est permanente. :-D

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  3. J'aime beaucoup ce texte, vraiment. Mais comme Angedra, j'espère que la fin ne sera pas aussi apocalyptique que ce que tu décris.
    Ceci étant, oui c'est sûr qu'à un moment ou à un autre on va disparaître! ;-)
    Belle journée à toi.

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    1. C'est Gaïa qui voit les choses comme ça !
      (OK ! Je me défile…)
      Personne ne sait finalement comment ça finira, puisque nous ne serons plus là. Et même si Trump, dans un accès de folie dont il est coutumier, appuie sur le bouton atomique, on n'aura même pas le temps de se voir mourir…

      en attendant, si on se prenait un petit apéro ? !
      ;-)

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  4. Un texte que j'aime bien ! Quand je pense que la terre pourrait être un paradis. Il suffirait de peu de choses mais l'homme est ainsi fait qu'il continue inlassablement à travers les siècles à être un prédateur . C'est pas bien !!

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    1. J'admire ton optimisme ! Je veux dire dans l'expression « il suffirait de peu de choses ».
      Il me semble que l'homme n'en est qu'au tout début de son humanisation. J'ignore qui a créé le système de la vie, mais il faut reconnaître qu'on ne peut être vivant qu'en générant la mort d'une autre forme de vie.
      Ceux qui croient en un Dieu « créateur de l'univers » devraient s'interroger sur la manière dont il a inventé tout ça !…
      Comme tu dis : c'est pas bien !

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  5. c'est un texte en forme de coup de poing!
    Il m'interpelle, je suppose que c'est l'effet recherché!
    mais....
    C'est comme si Gaia ne croyait plus en l'homme...et s'apprêtait à la catastrophe finale
    Si l'homme ne cesse pas ses comportements mortifères, c'est ce qui se passera
    L'astrophysicien Aurélien Barreau prévoit la fin de notre monde pour dans 200 ans
    Cela me fait mal pour mes petits enfants: notre Gaia est si belle, mais devient su dure avec ses enfants qui la torturent

    et cela me dérange....me fait peur, je suis impuissante
    toi tu as souvent dit que envers et contre tout, tu croyais en l'homme

    J'espère que ce texte est une mise en garde pour ceux qui peuvent agir: les puissants, les décideurs

    https://www.youtube.com/watch?v=1RA2stMPsqY
    (il y a d'autres vidéo de ce monsieur aux longs cheveux) ;-)

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    1. comme si Gaïa ne croyait plus en l'homme…

      Et si c'était l'inverse ? Si Gaïa croyait en l'homme comme j'y crois moi-même ?

      Et l'autre question est : qu'est-ce que croire en l'homme ?

      Pour ma part je ne confonds pas : j'ai foi en l'homme et j'ai confiance en lui.
      Ce serait là commettre une grave erreur.
      Je ne range pas la foi en l'homme sur le rayon des pensées optimistes, puisque ce n'est pas de cela dont il s'agit.
      Je ne suis pas un adepte de : la foi en l'homme versus la foi en Dieu, comme s'il fallait choisir un camp.

      La foi en l'homme, et d'ailleurs il faudrait mettre une majuscule à l'homme, entre en résonance globale avec les propos suivants de Zundel :


      « pour engendrer l’Homme, pour le susciter, pour le faire naître, il faut être un Homme. C’est dans la mesure, en effet, où ce bien, au plus intime de nous-même s’épanouit, ce bien du don de soi, de l’amour de la liberté, de la dignité, c’est dans la mesure où ce bien vit en nous, qu’il rayonne autour de nous et qu’il peut susciter la vie, la joie et la liberté »

      Gaïa s'insurge contre un système planétaire ou une minorité a décidé d'organiser le monde comme un immense troupeau que l'on s'est efforcé, et on y a quasiment réussi, de convaincre que sa destinée, sa marche vers un hypothétique bonheur, (en réalité frelaté), passait par la consommation effrénée de l'intégralité des ressources qui ont été mises à sa disposition par le surgissement de la vie sur terre.
      C'est là la plus vaste des manipulations qui ne cesse de se développer et de prendre de l'ampleur.

      Certes, ce système que l'on appelle globalement « le capitalisme » et qui domine actuellement la planète, et remis en cause par des minorités qui espèrent être suffisamment agissantes.
      Mais il faut atteindre une masse critique qui est loin d'être à portée de main.
      La difficulté c'est que ce système économique et social, nous en profitons dans le quotidien de nos vies d'occidentaux. Nous en profitons et nous continuons (et vraisemblablement continueront) à l'exploiter.
      La solution, si tant est qu'il y en ait une, suppose dans l'homme un resurgissement de sa dimension spirituelle. Dimension que les religions ont complètement anéantie au profit d'un système à base de bigoterie et de rituels stéréotypés qui étouffent « l'âme ».

      Voilà pourquoi Gaïa elle-même finit par se mettre en colère ! Ce qui, il faut bien le dire, n'est pas une très bonne chose…

      Bon je m'arrête là. Mais je pourrais encore écrire et écrire…

      Merci pour ton commentaire pertinent qui me permet de développer une partie de ma pensée.Une toute petite partie…

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  6. Ah si elle pouvait s'exprimer! Mais...peut-être qu'elle le fait, à sa manière? En tout cas ma fille est persuadée que les étoiles, et la Terre donc, sont vivantes, conscientes. Et si elle avait raison? Nous n'aurions pas plus conscience de cela que les microbes ont conscience de nous.

    Le problème c'est l'Homme. Enfin, pas tous. Il y a plein de gens qui voudraient seulement vivre en paix mais partout il y a des furieux qui n'ont que la violence au coeur. Tu regardes certaines séries d'anticipation à la télé et c'est tout le temps le même topo: tu as une petite communauté qui veut juste qu'on lui foute la paix et pof! il y a des gus qui veulent piller, violer, tuer, asservir qui arrivent et qui fracassent tout sur leur passage. Et moi ça m'affecte parce que c'est un scénario qui semble se rejouer ad vitam ad aeternam. C'est à désespérer. C'est ce qui me fait désespérer. Alors en finir une bonne fois pour toutes? Oui, mais j'ai deux enfants que j'aime...

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    1. Cela fait plaisir de te revoir par ici.
      Je crois que si la terre s'exprime, elle le fait à NOTRE manière. Je veux dire c'est nous qui la faisons parler. (Et moi dans ces billets).
      Quand j'observe concrètement la nature, ce qu'elle donne à voir dans mon jardin, dans la ville, à la campagne, ou ailleurs, je suis surtout frappé de voir la puissance de vie dont elle dispose. Comment la moindre petite graine se débrouille pour prendre racine entre deux pavés cimentés entre eux.
      La nature a inventé la vie ! Nous avons inventé les herbicides !
      Cherchons l'erreur.
      Finalement l'espérance est toujours présente dans la réalité.…

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    2. Et ça, ça me pose question. D'où ça vient cette puissance de vie? Et pourquoi ça évolue, pourquoi ça tends vers le mieux? Pour la continuité et seulement ça? La Vie serait donc sans queue ni tête? J'ai du mal à le "croire" et je penche pour un but sinon un "plan", parce qu'enfin tout ça doit bien avoir une finalité non?

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    3. « D'où ça vient ? »
      Peut-être que c'est à chacun de nous de trouver la réponse qui lui convient, ou plutôt celle qui fera sens. Car justement je ne crois pas que l'on puisse vivre « sans queue ni tête ». Et comme nous sommes issus de l'univers tel qu'il est, où a surgi la vie, il est probable qu'en elle-même celle-ci comporte un sens. Sinon pourquoi sommes-nous si mal à l'aise avec nous-mêmes face à l'absurde, s'il n'y aurait pas de finalité ? À moins d'aimer se flageller évidemment.
      Lequel ?
      On a inventé des tas de réponses, des religions, les philosophies, les idéologies qui ont précisé qu'il y avait un sens de l'histoire, de l'existence, de la vie. (Ou l'inverse, qu'il n'y en avait aucun et que tout était absurde). Tous les points de vue sont intéressant en tant que tels.

      Pour ma part j'aurais tendance à penser que c'est par l'observation personnelle du réel tel qu'il est que l'on trouve ses propres réponses. Les livres et les pensées des autres sont intéressants. Mais le livre intérieur est le meilleur, selon moi…
      c'est sans doute pour cela que de moins en moins je réfère aux courants de pensée ambiants. Qui, comme chantait Brassens « n'ont plus cours le lendemain ».
      J'ai comme une conviction que des éléments réponse sont inscrits en moi, qu'il m'appartient de la déchiffrer avec exactitude si possible. Et surtout que je ne peux pas me l'inventer.… C'est si simple d'inventer n'importe quoi…

      Ensuite, je veux bien me confronter à d'autres, mais c'est pour approfondir ou rectifier ma propre recherche.
      C'est probablement très prétentieux.

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  7. Qe dire, si ce n'est le sentiment d'impuissance que l'on éprouve devant ce constat accablant : l'espèce humaine s'auto-détruit inexorablement alors qu'elle avait tout pour être heureuse sur une planète idéale. Et portant j'ai foi en l'homme...
    Bon ben voilà. Je vais retourner voir la force de vie des plantes de mon jardin...et le sourire de ma petite-fille.
    Bisous découragés.
     •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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    1. Grooooos hug ma douce Célestine <3

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    2. L'expérience de l'impuissance est difficile à vivre et parfois douloureuse.
      (Je ne parle pas du monsieur qui ne sait plus bander ;-) …)
      la difficulté s'accroît lorsque le sentiment d'impuissance démobilise de l'action.

      Le contraire de l'impuissance et le pouvoir d'agir.
      Oui mais quelle action ? Et au nom de quoi de qui ?
      Surtout lorsque l'on sait que la moindre parcelle de pouvoir que l'on peut détenir cherche à s'étendre si possible à l'infini…

      Combien sont-ils les régimes qui ont promis et agi pour nous offrir « un monde parfait » On voit dans l'histoire comment cela conduit toujours au pire !

      Je me demande si le sentiment d'impuissance n'est pas une nécessité absolue pour vivre.
      Je me demande.
      C'est un sujet de réflexion pour moi qui est loin d'être abouti.
      Si j'avais tous les pouvoirs sur tout, j'aurais le choix : dictateur ! ... Ou Dieu !

      Si j'ai des zones d'impuissance, je peux m'ouvrir à l'autre qui possède des capacités que je n'ai pas. Je peux donc créer une « vie sociale utile »

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  8. je lis tes réponses aux commentaires
    et elles sont aussi intéressantes que le billet en lui-même
    MERCI!!!

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  9. J'ai aussi laissé Gaïa exterminer la race humaine à plusieurs reprises ! Je me souviens d'un livre dans lequel la planète était vivante et faisait tout son possible pour se débarrasser des envahisseurs ! Je sais que notre monde a été régulièrement confronté à des périodes de chaud ou de froid,et qu'il y a quelques centaines d'années on ne pouvait guère savoir si les autres pays connaissaient des catastrophes naturelles, mais quelque part je me dis que tous ces problèmes climatiques, séismes et autres sont des mises en garde de la terre nourricière !

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    1. Probablement que nous sommes excessivement égocentriques. Depuis notre apparition, depuis notre sortie des frontières de l'animalité, nous n'avons eu de cesse que d'exploiter ce qui pouvait l'être et de nous accaparer de tout ce qui existe sur la planète. Par ailleurs il convient d'éliminer tous ceux qui nous entravent, autres espèces comprises.
      Ça continue, et je ne vois guère (sauf catastrophe exterminatrice, du type guerre nucléaire totale ou météorite géant sur le coin de la figure) ce qui pourrait un jour renverser la vapeur !
      Il faudra bien nous ramener à la réalité d'une extraordinaire banalité : nous ne sommes que de minuscules poussières d'étoiles dans l'univers…
      Et en plus on ignore s'il y a d'autres poussières pensantes dans l'infini de l'espace…
      Reste l'épineuse question pour ce midi : caviar ? Ou œuf aux truffes ?

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  10. Je pense que la Terre s'en sortira toujours, même blessée, tandis que l'homme finira par disparaître s'il continue ainsi à tout vouloir dominer (saccager). Le pouvoir, la possession, le profit, voilà ce qui l'intéresse avant tout, la Terre, il s'en fout, et de son avenir aussi. Heureusement qu'il y a tout de même des gens qui n'ont pas cet état d'esprit, cela réconforte et rassure un peu.

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    1. Mon texte est une fiction, bien entendu. On peut espérer que les humains découvriront en eux les sources de « la bonne vie » qui n'a pas grand-chose à voir avec le pouvoir et la domination.
      C'est déjà commencé (doucement). Les états d'esprit semblent évoluer dans un meilleur sens.

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