J'en rêve encore… parce que je suis réaliste…
"Ce que nous accomplissons à l’intérieur modifie la réalité extérieure." (Plutarque)
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lundi 17 décembre 2018

Helga et Andrew





Qui a envie de passer Noël sur une île déserte ou au bout du monde ?
Oui, non, peut-être ?... Pourquoi ?
**




Helga et Andrew

Andrew se demandait s'il tiendrait jusqu'à Noël.
Il n'était plus tout jeune. Et cette toux persistante n'était pas bon signe.
Il s'était fait une promesse, avec Helga, passer Noël loin, très loin au-delà des mers. Helga c'était son phare dans la grisaille des jours enfuis. La brillance de ses yeux auréolait son corps tout blanc. Avec elle il serait parti.

Voilà des semaines, des mois, qu'il espérait son retour. Elle avait promis. Elle reviendrait dans cette maison de bois où leurs amours incandescentes près de la cheminée aux braises rouges avaient vu fleurir tant d'aurores, et s'endormir tant de soleils épuisés de lumières heureuses.

Il reprit ses crayons, ses pinceaux, et se remit à ses études. Helga, sommeillant sur le lit de leurs amours, nue, ou sous le drap, fesses recouvertes ou dévoilées, le bras sous la poitrine, ou une pose montrant son offrande, bras sous la tête ou l'oreiller. Encore et encore. Toujours recommencé. Jamais satisfait. Il y tenait à son projet qu'il avait appelé « Overflow ». Le trop-plein d'amour, débordement, éclatement des sens.






Peut-être qu'il ne resterait que cela d'Helga. Des touches de peinture sur des toiles, des aquarelles sur du papier, des crayonnés inachevés.
Inachevés comme leur amour.






Andrew rêvera encore à leur Noël magique tout là-bas au pied du phare, dans l'île désertée. Ce Noël dont il se souvient, puisqu'il n'a jamais existé. La mémoire de l'imaginaire peut toujours entretenir l'esprit de l'artiste..
Elle nourrit sa créativité.


Assurément, s'il est encore là, ce sera un beau Noël.
Helga sera dans ses bras, dans ses draps .
Ses œuvres témoigneront de ce Noël exceptionnel…

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Librement inspiré de la vie d'Andrew Wyeth, dont je ne sais absolument rien…

Toute ressemblance avec lui serait donc une vérité fausse.




25 commentaires:

  1. Au fond, un amour parfait, sensuel, riche, nourrissant, qui n'existe pas, peut laisser plus de traces qu'un truc qui se traine avec des bruits de chaines, non?

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    1. Finalement tous les amours laissent des traces…
      et même dans les histoires « pour du vrai » il y a toujours de l'imaginaire qui nous enchaîne. Non ?

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  2. Que serions-nous sans les rêves ? Et que dire d'un amour inachevé qui n'en finit pas de nous faire rêver ?
    Merci pour la découverte de Monsieur Wyeth. Je t'embrasse.
    Praline (Captcha me fait barrage).

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    1. L'amour inachevé se nourrit de doux souvenirs.
      Moi aussi je t'embrasse fort et te souhaite de belles fêtes.

      Ah bon ? Blogger te fait des ennuis ? Je croyais qu'avec un compte Google on n'était pas ennuyé par ces trucs !

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  3. En fin de compte, les plus belles amours, ce sont celles que l'on n'a pas vécues, mais rêvées !

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    1. On peut aussi rêver de les vivre un jour… ;-)

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  4. Ce que j'apprécie beaucoup chez toi, c'est que tu fais des recherches sur le peintre proposé par Lakevio!
    Et tu tisses ton histoire autour de quelques unes de ses peintures
    Et cela donne une histoire avec une atmosphere bien particulière. En fait tu vas plus loin que la consigne!
    J'aime ton texte, il baigne dans la mélancolie d'un amour qui ne s'est pas vécu

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    1. Et moi, j'apprécie chez toi (entre autres…) tes commentaires argumentés sur mon écriture. Cela m'encourage à soigner mon style.
      Ce n'est pas fondamental, mais je dois dire que j'aime assez m'améliorer quelque peu.
      Merci bien et bonne semaine.

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  5. Helga, muse ! De quoi rendre vivant n'importe quel bout de désert ! Avec un corps pareil, ce serait dommage de rester coincé dans un cerveau.

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    1. Merci de ta visite.
      Ta dernière phrase me fait rire !
      L'incarnation par la pensée… je vais y songer…
      :-)

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  6. Un amour au delà du réel, le meilleur ? peut être !
    Bonnes fêtes à toi et aux tiens ! je t'embrasse.

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    1. L'amour nous amène toujours au-delà de ce que l'on croit… non ?
      Merci et heureuses fêtes à toi aussi. Je t'embrasse bien.

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  7. C'est bien.
    C'est juste parfait.
    Il ne manque que la peau d'Helga sur une toile qu'on ne voit que rarement.
    Bref, c'est juste parfait...

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    1. Que puis-je ajouter à de telles appréciations.
      Je ne sais si c'est parfait, mais je me suis instruit en écrivant allant à la découverte de ce peintre.
      Quant à Helga, il l'avait sûrement dans la peau…

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  8. La suite Helga... Je vieillis, j'avais oublié que mon peintre était l'auteur de cette suite de nus.
    Merci de mettre si bien mots cet amour si présent dans les toiles. Bravo pour ce raffinnement dans le traitement du sujet !

    Très bonnes fêtes, Alain.

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    1. Comme dit plus haut, en allant voir ses œuvres sur le net, un certain nombre m'ont ému, d'où l'orientation de mon sujet.

      Très belles fêtes de fin d'année à toi aussi, chère Lakevio, qui nous fait toujours de belles propositions

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  9. l'amour imaginaire est celui qui ne déçoit pas, on peut tout lui demander, tout envisager. Ton texte est fort et ne laisse pas indifférent à la souffrance d'Andrew. Pourvu qu'il tienne jusqu'au bout ! (au moins jusqu'à Noël, sinon c'est plus un conte.)

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    1. Tu as raison à la fin. Je suis sûr qu'il tiendra.
      De toute façon, en tant qu'auteur, je ferai en sorte que. ;-)
      Merci pour ta visite et bonne fin d'année.

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  10. Des amours incandescentes près d'une cheminée aux braises rouges, le tout dans une maison de bois ?
    Il y en a qui aiment le risque !
    •.¸¸.•*`*•.¸¸✿

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    1. L'amour n'est-il pas un risque permanent…
      ;-)

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  11. Tu as fait une jolie histoire avec les illustrations du peintre, l'accord est parfait... "Overflow", oui, déborder et se laisser déborder de partout, émotions, créativité, sensualité, amour... Et rêve.

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    1. En m'intéressant à cet artiste découvert grâce à la consigne, j'ai eu le sentiment d'une grande histoire d'amour avec ce modèle. Peut-être que je me trompe du tout au tout. Mais qu'importe… cela m'a inspiré ce texte en tout cas… !
      Merci d'avoir apprécié.

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  12. Je croyais avoir commenté, mais non.
    Helga est si belle, si offerte qu'on ne peut penser qu'à l'amour.

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