J'en rêve encore… parce que je suis réaliste…
"Ce que nous accomplissons à l’intérieur modifie la réalité extérieure." (Plutarque)
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mardi 12 mars 2019

Des petites phrases


« Toutes ces petites phrases anodines qui font du bien à entendre ». C'était un commentaire sur un blog.

Me sont revenus des propos du temps de ma formation « psy » lors d'un échange de pratiques avec des superviseurs, sur les difficultés en relation d'aide. J'avais abordé le cas d'une personne où je sentais la nécessité d'attirer son attention sur un certain nombre de choses qui dysfonctionnaient fortement. J'anticipais que ce ne serait pas facile à entendre pour elle. Comment m'y prendre ?
— « Dites tout avec amour ! »
Bien sûr il y eut d'autres propos et suggestions, mais c'est cette petite phrase que j'ai gardée. C'était une parole juste, mais pas anodine. Aux apparences faciles. Mais d'une certaine manière tout était dit. Je suis reparti avec cela. La phrase m'a toujours habitée, comme fond de tableau, lors des entretiens.

# Il y a des petites phrases qui nous font un bien profond. Elles traversent notre sensibilité, avec des vibrations positives, mais vont bien au-delà, jusqu'à notre être, parfois jusqu'à l'essentiel. Il arrive que la lecture nous en soit donnée immédiatement. Il arrive que l'on garde mémoire de la vibration positive comme une bienfaisance, mais la germination profonde n'apparaîtra que plus tard. Question d'attention à la profondeur de soi.
Photo AlainX

# Il y a des petites phrases bienfaisantes qui accompagnent l'ordinaire des jours. Elles sont comme de l'huile dans les rouages relationnels. Il y en a qui savent mieux que d'autres utilisaient la burette d'huile. Au temps de ma jeunesse, je n'ai pas été super doué en la matière. Certaines de mes relations émettaient des bruits de grincements parfois sinistres. J'ai manié la causticité avec délice, sous couvert d'un humour noir et d'un sens de la répartie assez bien développé.
À ce petit jeu on met les rieurs de son côté. Mais c'est toujours au détriment de quelqu'un. Et ce quelqu'un était souvent une personne que j'aimais bien… paradoxe s'il en est. Paradoxe apparent, car c'était une manière imbécile et hyper détournée d'exprimer une affection plus profonde que je ne m'autorisais même pas moi-même à ressentir pour l'autre.
Quand on vous a quelque peu tordu dans tous les sens dans l'enfance, la méfiance envers autrui devient une nécessité de survie. Avant d'apprendre à vivre.

# Offrir des petites phrases bienfaisantes (parfois sans une volonté explicite) c'est venu peu à peu. Probablement le fruit d'avoir expurgé, grâce a mes phases thérapeutiques, les êtres maléfiques qui œuvraient en moi.
On ne lutte pas contre ses démons ; on invite des anges.

# Recevoir des petites phrases qui font du bien, cela suppose que je les accueille pour ce qu'elles sont. Ni en les minimisant, ni en les survalorisant. Pour ce qui est d'être attentif « aux fleurs artificielles » je n'ai pas trop de difficultés, je perçois très bien et très vite les petites phrases à la diplomatie calculée (pour rester correct), qui sentent mauvais à plein nez. Question d'odorat interne.


Je termine par un merci à la cantonade, car les petites phrases qui font du bien, j'en reçois ici et ailleurs. Et je confirme : elles font vraiment du bien ! Notamment parce qu'elles ouvrent des chemins intérieurs, des portes nouvelles, mais souvent des portes qui sont déjà là, mais on avait totalement égaré les clés…

36 commentaires:

  1. Oui, Alain, les petites phrases font du bien. Tu m'écris "Cela fait un bon bout de temps que je n'ai pas laissé un message chez toi" et tu as raison puisque cela fait trois ans alors que je n'ai guère fait mieux ici même. Ce que tu nous offres à lire aujourd'hui me plait. Reviendrai je ? J'espère. A tout bientôt donc.

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    1. Trois ans ! Mince alors !
      Je passe chez toi de temps à autre. Mais en silence.
      Pourtant j'aime beaucoup tes aquarelles et tes petits reportages.
      Il y a, me semble-t-il, un peu d'amertume dans son commentaire. Cela me donne matière à réflexion…

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    2. Chinou13/3/19

      Oui, en effet, nous avions eu à cette époque là, un échange qui m'avait laissé un goût amer. Mais cela fait partie du passé et je préfère avancer que de me retourner. C'est bon, n'en parlons plus.

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    3. Évidemment je te crois… mais personnellement je n'ai aucun souvenir de m'être "fritté" avec toi !
      Cela dit j'assume mes maladresses inconscientes…

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  2. je me souviens de tes petites phrases où tu maniais l’humour corrosif. J'ai été victime bien des fois de de ces "sorties" qui t'amusaient et amusaient la galerie... au détriment de ceux (celle en l’occurrence)que tu prétendais aimer bien!Cela se passait sur un forum bien précis auquel nous participions tous les deux
    Cela date d'il y a longtemps déjà...Dix fois j'ai failli rompre définitivement le contact avec toi!
    Puis insensiblement tu as changé, évolué, (il faut dire que le forum en question a fermé!)
    Et tu es devenu l'homme que tu es aujourd'hui; un homme qui accepte d'être reconnu comme bon, sensible!
    Je l'aime cet homme-là tu le sais. Il m'accompagne dans mes difficultés parfois si dures à affronter: lui aussi sait ce que c'est que souffrir
    Merci à toi, cher Alain!

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    1. Je vois bien de quel forum il s'agit. Il faut dire que là-bas, c'était quand même assez la foire d'empoigne avec le responsable du forum !
      Chacun en prenait pour son grade.
      Il est vrai que je cultivais un plaisir narcissique à en rajouter des louches.

      Mon changement, si changement il y a, ne résulte pas du hasard, mais d'un choix délibéré parce que le temps était venu. Je ne vais pas développer ici. J'ai déjà eu l'occasion d'exprimer à quel point cette forme d'ironie dans la relation m'a permis de survivre durant toute une époque.
      Survivre n'est pas vivre. Mais si on ne survit pas, on meurt… au moins j'ai pu t'accompagner dans les difficultés dans toi et moi connaissons l'ampleur.

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  3. Oh oui qu'elles font du bien ces petites phrases ! C'est qu'on a toujours en nous un immense besoin de reconnaissance, un immense besoin d'amour, et ces petites phrases nous rassurent, nous touchent, nous font terriblement du bien.
    Merci à toi, Alain, de mettre en valeur ces petites phrases si bienfaisantes et bienveillantes aussi.

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    1. Le besoin d'amour et de reconnaissance est une réalité pour l'être humain. La difficulté c'est quand il prend des allures disproportionnées, généralement liées à notre histoire affective est à ses problèmes

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  4. L'autre jour je disais à ma femme " On n'a pas su dire à nos enfants qu'on les aimait!" La critique est plus souvent facile que les compliments. Pourtant un mot, une phrase peuvent changer bien des choses. Avec l'âge j'ai appris à comprendre et à être bienveillant

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    1. Je crois que beaucoup de gens de notre génération, sur ces sujets, ont été un peu « montés à l'envers ». Il n'était pas recommandé de dire du bien de ses enfants ni de leur exprimer, puisqu'il fallait essentiellement les corriger de tout ce qui n'allait pas.
      Les complimenter c'était les rendre orgueilleux !
      On ne sort pas indemne de ce passé là…

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  5. Anonyme12/3/19

    Ici, c'est tout ton texte qui fait du bien. Le lisant je me suis dis "je vais l'envoyer à mon fils". Plusieurs plusieurs perles dans ce billet. Ah ! ça fait tellement de bien ! kéa

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    1. À moi aussi cela me fait du bien de te lire. Peut-être que je ne suis pas aussi épouvantable que cela !

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  6. gazou12/3/19

    C'est vrai , c'est parfois de toutes petites phrases qui font du bien et qui redonnent envie de vivre..Merci pour ce texte

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    1. Il y a des paroles fécondantes.
      Malheureusement il y en a aussi qui stérilisent

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  7. J'ai souffert moi aussi de ta « causticité » et de ton « ironie », plus d'une fois. Mais si ça grinçait, ça ne venait pas que de toi. Ça venait de moi aussi.
    En apprenant à contrôler mon hypersensibilité, j'ai mieux compris ton fonctionnement. Tu me l'as expliqué.
    Et maintenant, j'apprécie tes interventions, et de plus en plus tes billets.
    Pas difficile de poser chez toi des phrases qui font du bien, c'est juste un échange de bons procédés.
    Et je sais que tu sais que je suis sincère.
    Merci pour ce billet comme un écho à mon avant dernier-billet.
     •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. Ton commentaire souligne bien que dans une relation on est au moins deux !… Chacun fait le bout de chemin qui peut être le sien.
      Je préciserai deux paramètres relativement exigeants : la vigilance et le niveau de conscience. Au début où je te côtoyais sur le net, je te trouvais sensible, mais insuffisamment conscient de l'hypersensibilité. Ma causticité se voulait « amusante », voir quelques complice. Mon inconscience me faisait donc mettre à côté de la plaque quant à l'impact réel que cela avait sur toi. Un jour on a pu s'expliquer clairement. C'est tant mieux.
      Quant à ta sincérité. Je n'en ai jamais douté.

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  8. Je reconnais bien cette manière de faire semblant de se moquer pour exprimer des choses tendres ou affectueuses. Difficile à gérer pour l'autre. Et pour soi aussi, finalement. J'ai perdu une amie en lui disant, pourtant avec amour, quelque chose que je pensais d'elle et qui ne correspondait pas à ce qu'elle pensait que je pensais (ouh lala). Elle a mis fin à 20 ans d'amitié... Or ce n'était même pas méchant (je n'ai pas dit "tu es une grosse vache stupide")... Mais j'imagine que son désir de ressembler à ce qu'elle n'était pas était plus fort que son objectivité...

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    1. Merci Edmée, sur ce coup là, je me sens compris !
      Par ailleurs tu évoques les incompréhensions incomprises. C'est vrai que cela crée parfois un drame comme tu le relates.
      Malheureusement il y a toujours ce terrible adage qui fonctionne : « on n'a pas le résultat de ses intentions, mais le résultat de ses actes ».
      La volonté de nuire en posant des actes mauvais délibérément choisis, cela existe, mais c'est quand même assez rare dans l'existence (sauf pathologies !). Ce n'était manifestement pas ton intention. Et là il y a toujours la liberté de l'autre. Nul ne peut être maintenu de force dans une relation. Lorsque cela arrive, pour toutes sortes de raisons, c'est de plus en plus dramatique et parfois cela finit très mal…
      Bon ! Réjouissons-nous quand même de nos belles relations… ;-)

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  9. Parfois, certains mots et certains tons sont trop sirupeux, trop mécaniques, pour être bienfaisants. Il y a une mode à être guimauve, faussement bon, alors que l'on sent bien que tout cela sonne un peu faux, que la surface est jolie, vernissée mais que le fond est froid et indifférent. Le respect de la dignité de l'autre est, je crois, le plus important, sans devoir user du lexique "développement personnel" ou caresser dans le sens du poil. Être sincère, honnête avec autrui, sans trémolos et sans en faire des tonnes. Parfois, il faut tout simplement arrêter de parler, de la ramener pour un oui ou pour un non. Se taire, dans la plupart des cas, est la meilleure attitude.

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    1. Les trois premières lignes de ton commentaire me font penser à quelqu'un de mon voisinage ! Nous avons une relation cordiale… de voisinage justement… mais elle est toujours quelque peu « guimauve » et comme tu le dis fort justement ça sonne faux sur toute la ligne… une sorte de « convivialité obligée ». Elle ne manque pas de prendre des nouvelles : — « vos enfants, ça va ? », un peu comme un rituel. Mais la réponse ne l'intéresse guère. Au début je donnais quelques nouvelles « réelles ». À présent je réponds sobrement : « oui, oui, ça va bien ! ». Et parfois je me demande si je répondais : « non, ça va très mal », si elle ne répliquerait pas quelque chose du genre : « tant mieux ! Tant mieux ! » Tout en mettant la clé dans la serrure de sa maison.
      Pour le reste de ton commentaire, je te suis tout à fait…

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  10. J'aime assez l'image que tu évoques, en parlant "des phrases bienfaisantes qui sont comme l'huile sur les rouages" Tout est dit par ces quelques mots.
    La difficulté est, comme tu le soulignes, de ne pas distiller ces mêmes phrases à tout propos. Il faut que cela vienne naturellement, sans affectation, ni volonté plus ou moins consciente de se moquer, ou au contraire de minimiser les difficultés.
    Tout un art, effectivement!

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    1. Sans doute que le secret est là : rester naturel. Garder une certaine neutralité, en même temps qu'une ouverture.
      Tout cela est un mélange subtil, pas très facile à manier à l'occasion.
      Il arrive parfois qu'au lieu de la burette d'huile, on trimbale de la nitroglycérine ! Alors faut pas s'étonner que cela explose !…
      ;-)
      Merci de ton passage.

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  11. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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    1. Ce commentaire a été jugé outrageant par l'administrateur.

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    2. C’est sérieux ???

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  12. Charlotte13/3/19

    J'adore les petites phrases bienfaisantes.Elles font du bien et éclairent une journée.Et pourtant n'en sommes nous un peu avares.C'est tellement plus facile de critiquer ( bien qu'il en faut de l'esprit "critique"°. Faire des compliments fait du bien à autrui. Pourquoi les en priver. Souvent je me dis :aujourdhui je tenterai de ne dire que des petites phrases positives.
    Avoir de l'humour est aussi charmant mais là faut faire gaffe. Il y en a qui n'ont pas du tout le sens de l'humour et comprenne tout en terme de moquerie. J'ai constaté dans mon cas que les flamands n'ont pas du tout le même sens de l'humour que nous les francophones ! Ils ne rient pas de la même chose que nous.Et ne parlons pas des catho traditionalistes !Là ils sont vite choqués surtout si on rit à propos de certains sujets sexuels!
    Moi j'aime rire un peu beaucoup de presque tout.

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    1. L'humour est essentiellement culturel.
      Et pas seulement d'un pays à l'autre.
      Et j'ai plutôt le sentiment que ça ne s'améliore pas en bien des endroits à ce sujet.
      Il semblerait plutôt que désormais on ne puisse plus rire de tout. On ne peut plus signer la phrase de Desproges : « on peut rire de tout mais pas avec n'importe qui ». Non, désormais on ne peut plus rire de tout…
      c'est comme ça en général que commencent les totalitarismes.
      L'avenir s'annonce moins rose…

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  13. J'adore cette phrase : "On ne lutte pas contre ses démons ; on invite des anges.".
    Et du coup j'ai l'image en tête, la bataille des démons et des anges. :)

    Concernant l'ironie plus ou moins lourde ou acide, il faut être sûr qu'elle tombe sur des personnes assez fortes ou assez détachées pour les percevoir et les recevoir à leur juste valeur, ni plus ni moins. Pas toujours facile...

    Pour les petites phrases qui font du bien, du moins celles reçues sur mon blog, je leur ai même consacré un dossier spécial "Commentaires et mails sympas à relire les jours de blues". Et tu es dedans. :)

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    1. Quelle belle idée que ce dossier spécial !
      Je devrais m'en inspirer… j'ai moi aussi mes coups de blues…
      D'ailleurs le dernier ne remonte pas à si longtemps…
      et au passage renouvellement de mes félicitations pour ton extraordinaire expo.
      Quel merveilleux talent !

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  14. A propos de petites phrases qui font du bien ,moi j'aime bien partir de ce principe simple qu' un petit coup de brosse n'a jamais fait de mal à un vieux chapeau... Alors, il n'y a pas de mal à se faire du bien en faisant du bien aux autres.

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    1. Eh bien voilà un commentaire qui pourrait mériter de figurer dans un recueil de citations !
      Je crois bien d'ailleurs que je vais te la piquer. Si je te cite, je donnerai mes sources…

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    2. Tu peux, je n'y vois absolument aucun inconvénient.

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  15. Il y aurait beaucoup à écrire sur ton billet du jour.
    Je note ce que tu dis de la causticité, l'ironie et la répartie dont certains ont fait les frais à la lecture des commentaires... je connais bien tout cela pour l'avoir développé à l'adolescence, non pas pour blesser mais pour exister ! Toujours la reconnaissance...
    Aujourd'hui je ne l'utilise qu'à dose homéopathique car l'ironie peut faire des ravages !
    Et puis avec l'âge et ma formation ACP j'ai changé, en route vers le "devenir soi-même"...
    Merci

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    1. Je me reconnais en grande partie dans ce commentaire. Toute une époque, ce fut ma seule « arme ». À l'âge où l'on ne peut pas faire le « coup de poing », parce que physiquement avec des membres aussi faibles on ne fait pas le poids… , L'agression par les mots semble être la seule possibilité. Pour survivre, même pas pour exister.

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  16. C'est joliment dit. On devine le parcours, et ça résonne un peu. Je vous souhaite de nombreuses phrases anodines qui font du bien à entendre (ou lire).

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    1. Merci pour ce souhait. Il est le mien, et même plus qu'un souhait, l'axe d'un choix.

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