J'en rêve encore… parce que je suis réaliste…
"Ce que nous accomplissons à l’intérieur modifie la réalité extérieure." (Plutarque)
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vendredi 26 avril 2019

… Cinq minutes avec toi.

Je complète le titre d'un billet de Pastelle « A m'asseoir sur un banc… » (qui évoque une chanson de Renaud), parce que ses photos ont eu sur moi un pouvoir évocateur auquel je ne m'attendais pas.

Tout à coup surgit l'importance que les bancs publics ont eu dans ma vie.  Le lointain débute avec la chanson de Brassens (les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,... bancs publics…)  entendue dans mon enfance et qui me semblait à la fois extraordinairement transgressive et incroyablement affectueuse.
Puis, le banc du square sur lequel ma mère s'asseyait pour me regarder et me surveiller  jouant dans le bac à sable public, où le solitaire apprenait maladroitement à jouer quelque peu avec d'autres enfants que déjà il ne comprenait guère.

Les bancs de l'école ne me laissèrent que des mauvais souvenirs. Frayeurs du paresseux congénital (selon l'expression d'un instituteur) qui attendait,  figé,  la sanction–punition qui n'allait pas tarder à tomber. Et elle tombait.

Et puis il y eut ce jour où tout a basculé.
Aucune autorisation de s'asseoir sur aucune chaise, aucun banc. Allongé et sanglé sur le ventre, telle fut ma position durant deux ans. Sauf exceptions, comme l'histoire du verre d'eau (pour ceux qui ont lu « Le passage se crée »).

Lorsque j'ai retrouvé ma (partielle) liberté physique, que le canard est redevenu plus agile, qu'il se lançait des défis, comme prendre le tramway seul, et revenir à pied avec ses cannes. Il repérait les bancs publics sur le trajet (il y en avait encore beaucoup en ville), là où il pourrait faire une pause sur le chemin-défi du retour .C'était son trek à lui. il l'avait inventé alors que le mot n'existait pas encore… Cela lui demandait un effort conséquent. J'ose dire méritoire. Mais il n'y avait pas encore des Smartphones pour le filmer et le diffuser sur les réseaux de l'orgueil social.
J'ose cependant en garder une certaine fierté personnelle.

Par la suite, durant des années, je ne le réalise qu'à l'instant, (ça devait être tellement intégré en moi), j'étais sans cesse à la recherche des bancs publics qui m'offriraient une pause salutaire et nécessaire pour reprendre force. Combien de temps suis-je resté sur certains à contempler ce qui se passait autour de moi. Oui, contempler, pas seulement regarder passer le temps et les gens.

Dans un certain endroit du Poitou que je fréquentais plusieurs fois dans l'année, j'avais repéré un banc sous un arbre au milieu de nulle part et je m'y rendais comme on va auprès d'une source. Un banc de ressourcement.

Enfin je citerai quelques « bancs de liberté ». Ceux sur lesquels je me suis assis et qui m'ont fait le cadeau d'un agrandissement de mon espace de liberté intérieure. Le banc du Poitou que je viens de citer, un banc sur l'esplanade de Lourdes, un banc dans une petite chapelle romane.

Cela paraîtra peut-être surprenant, mais tout cela a resurgi un peu en vrac en regardant les photos de ce billet. Je viens de tenter de séparer quelques strates brutes de cette vision d'un instant.

Aujourd'hui, la plupart des bancs publics se meurent. Les nouveaux arrivés ont des dispositifs « anti SDF ». Comme cela les Zhandis se sentent moins seuls d'être des rejetés sociaux…

Je termine avec un photomontage réalisé il y a plusieurs années et qui dormait dans mon ordinateur.

Je comprends à  l'instant, peut-être un peu, pourquoi je l'ai faite…

Clic/photo = + grand

56 commentaires:

  1. Ton histoire est émouvante, et touchante la relation entre ta mobilité à reconquérir et le banc, ce symbole d'immobilité...
    C'est un drôle de phénomène, le banc, qui invite à la pause rêvasseuse, la flânerie, la contemplation, la méditation, autant qu'à la rencontre, puisqu'il y a des chances pour qu'un autre postérieur vienne se poser à côté du nôtre.
    Finalement, le banc, c'est du lien, avec soi et avec l'autre...
    Merci pour cette enrichissante réflexion ♥

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    1. J'ignore si un poète ou autre fit un jour l'éloge du banc public…
      mais finalement c'est un sujet intéressant…
      j'ignorais moi-même, avant de lire le billet de Pastelle, que je parlerai de cela dans un billet…
      mais le sujet peut avoir plein de prolongements…

      Merci pour ce commentaire qui enrichit également.

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    2. À propos de spectacles et de bancs, je viens compléter il m'est revenu en mémoire les sketches de mon Raymond Sousplex et Jeanne Sourza dans les années 60 : (Ben oui, je suis un vieux…) une série qui s'intitulait : « sur le banc ».
      En écoutant cela, j'avais l'impression d'une très très ancienne époque… où les genres de Cyril Hanouna n'étaient pas encore nés ! Aurait-il dû naître ? Ça c'est une autre histoire. …

      https://www.youtube.com/watch?v=76aGF_M0XYM&list=RD76aGF_M0XYM&start_radio=1&t=105

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  2. Le banc accueille et est ouvert à tout le monde, chacun y trouve sa place malgré ses différences, tes photos le montrent très bien (j'aime beaucoup ton montage). Le banc est témoin de beaucoup d'histoires, il en voit passer du monde, s'il pouvait parler... Le banc invite à se poser, à méditer, à se laisser aller, à ne plus penser, seulement être là.
    Merci pour cet émouvant témoignage, Alain.
    Belle fin de journée. Je t'embrasse.

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    1. Charlotte26/4/19

      C'est touchant ce que tu nous partages.Le banc pour se reposer après un effort,lire le journal, regarder la mer , embrasser son amoureux... Moi j'aimerais m'asseoir à coté de toi sur un banc rien que pour le plaisir d'être à coté de toi...

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    2. @ Françoise
      c'est un autre sujet possible : « les mémoires d'un banc ».
      Je vais proposer quelque chose inspiré de cela à la responsable de mon atelier d'écriture…

      @ Charlotte
      on dirait qu'on ferait comme dans le petit prince… au début tu t'asseoirais au bord du banc… et puis ensuite…
      … bah on verra bien ! ;-)

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    3. Anonyme28/4/19

      Moi je plongerais mon regard profondément dans le tien... jusqu'à toucher l'Infini ! kéa

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    4. Oh ! c'est joli ça Kéa !

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  3. ah Alain, ton billet est à la fois intime et universel. Et très touchant, très émouvant aussi!
    Merci!

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  4. Charlotte26/4/19

    Ma réponse est destiné à Alain

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  5. Ton récit est très touchant notamment le parcours en tramway et le retour à pieds , et "ces pointillés " semés sur le chemin qui te permettaient de te poser pour reprendre des forces et observer. la joie et la fierté que tu devais ressentir d’y être arrivé est palpable .
    Tes "bancs de liberté, ..cadeau d’un agrandissement de ton espace intérieur " . C’est très beau.!!
    Le banc que l’on "époussette" parfois d’un revers rapide de la main avant de s’asseoir. Celui que l’on cherche bien exposé aux rayons doux du soleil de printemps.
    Le banc des rencontres’ Bonheur Amitié Nature Communication.
    Merci pour ce beau billet et la photo montage explicite.
    Je t’embrasse.

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    1. L'époque de l'époque du tramway, j'étais fier de mes petits exploits personnels, qui s'inscrivaient dans une continuité à la fois de la rééducation et de mon enfance « d'avant ». J'avais alors remporté un petit championnat local de cross-country, pour une fois que j'arrivais premier quelque part !…
      C'était quelques semaines avant l'attaque de polio…

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  6. Il est beau et émouvant ce post, merci à Pastelle qui te permet de prolonger l'émotion que j'ai éprouvé sur son blog, avec tous ces bancs, et que je lis ici à travers ces mots très touchants.
    Moi aussi j'avais envie de rebondir sur les photos de pastelle et en te lisant je ne dirai pas "rebondir", mais prolonger, sur mon blog en m’inspirant de ses photos et de tes mots.

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    1. J'ai lu et j'ai vu.
      Cette évocation de ta vie à travers des bancs, ces moments et ces lieux est très intéressante. J'ai beaucoup aimé ce prolongement là

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  7. Terriblement touchée et émue d'avoir été "inspirante" avec mes bancs, et de t'avoir permis de nous livrer une réflexion aussi intime à leur sujet. Merci pour ces mots là.

    Ravie aussi d'avoir fait sortir cette photo de ton disque dur, c'est un montage qui raconte plein d'histoires de vies aussi, et un gros boulot que tu as fait là ! Il aurait été dommage de ne pas le partager, lui aussi.

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    1. C'est largement grâce à toi et ton billet que m'est venue cette inspiration. Je t'en remercie pour ce qu'elle m'a fait redécouvrir de l'importance de lieux et de moments pour favoriser l'intériorisation.

      Quant à la photo, en allant la rechercher, j'ai réalisé le sens relationnel qu'elle évoquait. Ce n'était absolument pas à ma conscience quand j'ai fait ce que je considérais comme « un amusement »… parfois il faut du recul pour comprendre le sens de certains actes…

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  8. Les bancs ont disparu pendant un temps (les attentats, je suppose). On les voit refleurir avec parcimonie ici et là dans les lieux publics.
    L'endroit où j'ai vu le plus de bancs dans ma vie était en Arménie; il y a une maîtrise du banc, là-bas... : en bois et en fonte, chantournés, ciselés, travaillés avec amour, avec une large assise, un dossier confortable, des accoudoirs de trône, très confortables. On y resterait la journée. Il y en a partout, tout le monde les utilise et tout le monde les respecte. On devrait en importer de là-bas. Je crois que les gens ici seraient plus heureux s'ils avaient de tels bancs à leur disposition.

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    1. Ce que tu expliques à propos des bancs en Arménie me touches beaucoup.
      Dans nos villes modernes et nos quartiers froids aux esplanades vides, il faut réinventer comment habiller l'urbain de convivialité.
      Voilà c'est dit ! ! Fermez le ban !…
      ;-)

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  9. C'est curieux en effet que tu aies eu cette vénération pour les bancs publics dont tu ne comprenais pas l'origine, et puis elle te saute au nez avec son évidence toute nue... Ton histoire est touchante, la solitude du coureur de fond... une solitude acceptée je pense, parce qu'aussi un certain retrait t'est nécessaire puisque tu ne ressembles pas aux autres, mais ne désires pas leur ressembler. Il y a donc un espace non hostile mais de sécurité.

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    1. Je suis un esprit lent à comprendre…
      Tu as raison de parler d'une solitude acceptée, en l'occurrence c'est tout à fait cela. La solitude est un besoin fondamental pour moi, afin, non pas de m'exclure du monde, mais de me laisser pénétrer de son sens profond.
      C'est différent de la solitude imposée dans son enfance trop solitaire. Encore que, face à cette réalité, je crois que cela a fait naître quelque peu un contemplatif en moi.
      Comme quoi, comme on dit : à quelque chose malheur est bon.

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  10. J'aime beaucoup cet article, et je suis très fan du photo montage, si simple, et si complexe à la fois !
    J'ai toujours aimé les bancs. Ils sont des invitations à l'instant présent. Ils accueillent en secret tous les moments imaginables du quotidien, des pires aux meilleurs. Ils sont les complices silencieux de nos existences.
    Grâce à votre article, j'ai l'impression de saisir plus clairement encore pourquoi ils me parlent, et je déplore la même chose que vous sur leur devenir.
    Je constate que vous avez de bonnes références musicales (et je ne dis pas ça parce que j'ai les mêmes *rires*).

    Merci pour ce moment !

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    1. (...) photo montage, si simple, et si complexe à la fois !
      C'est exact en effet ! Je suis resté très longtemps à l'endroit où j'étais pour photographier ce banc. J'ai réalisé 147 photos… il en est resté celles qui figurent sur le montage.

      Quant à l'avenir des bancs et de la convivialité qui est associée, peut-être vivons-nous la fin d'une période, d'un cycle. Le retour à un progressif « relationnel normal », sans bidules électroniques interposés. Sur un banc, on se regardera les yeux dans les yeux plutôt que l'écran dans l'écran.
      Qui sait ? On peut rêver… parfois cela provoque la réalité…

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  11. C'est un bel article. Oui les bancs peuvent être importants. Je pense aux amoureux, aux personnes âgées qui s'assoient et regardent passer la vie. Je me souviens d'un banc au jardin du Luxembourg où je venais me poser après les cours à la fac.

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    1. J'ai aussi de bons souvenirs du jardin du Luxembourg, lorsque la vie professionnelle me faisait passer plusieurs semaines à Paris. Je logeais parfois pas loin dans un petit appartement que l'on me prêtait. C'était un havre de paix au milieu du bruit.

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  12. Tes mots me touchent infiniment.
    J'aime aussi, au delà de ce que tu confies d'intime, de douloureux, le petit fil entre Pastelle et toi qui a permis de faire remonter toutes ces émotions et ces souvenirs.
    Merci à toi, merci pour toi.
    Je crois que je ne m'assiérai plus sur un banc de la même façon, maintenant ... :-)

    ---
    D'un seul coup, et même si c'est évidemment totalement différent, je pense à mon frère.
    Toi et moi on bloggue depuis longtemps, on s'est croisés à nos débuts, et tu as peut être remarqué que je ne parlais jamais de lui. Je ne parlais que de ma soeur, à tel point qu'on a dû penser que je n'avais qu'une soeur.
    C'est bizarre ce paradoxe : j'ai toujours aimé mon frère mais en même temps toujours souffert de l'attention exclusive que lui portait notre mère (avec ma soeur on l'appelait le chouchou) qui n'a cessé toute sa vie de dire que notre frère "n'avait pas eu de chance". Et en te lisant, des scènes me reviennent en mémoire, comme le fait que mon frère ne s'est tenu sur ses jambes qu'à l'âge de 10 ans (appareillé). Avant ses 10 ans, ma mère le déplaçait en poussette. Il souffrait tout le temps, il souffre encore, et je ne te parle pas du nombre d'interventions qu'il a subies sur cette maudite jambe. Combien de fois encore maintenant dit-il "avec ma jambe..." (à l'interlocuteur de remplir les pointillés) parce que la position debout le fatigue et lui fait mal.
    En fait il ne parle pas, il ne s'exprime pas, quand on lui pose une question il ne sait pas répondre, sur ce qu'il ressent, sur sa vie, sur ses souffrances...
    Du coup c'est comme si en te lisant (et encore une fois je sais que ce n'est pas la même histoire, mais la souffrance, les espérances, elles, sont sans doute similaires) je réalisais d'un seul coup tout ce que je n'ai jamais voulu voir, aveuglée que j'étais par mon besoin d'attention de la part de ma mère.
    Oh lala, encore une fois j'ai raconté ma vie!!

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    1. Merci pour ton témoignage à propos de ta fratrie et en particulier de ce frère qui semble avoir bien des difficultés.
      Je comprends très bien ce que tu exposes à propos de ton aveuglement, lié à un sentiment d'abandon et en tout cas d'insuffisante attention de la part de ta mère, accaparée par ce frère.
      C'est fréquent dans des cas comparables. Non seulement j'en ai vu plus d'un dans ma pratique, vivre ce que tu exposes ; mais je sais ce qu'il en est de mon propre frère, qui 10 ans après sa naissance, non seulement m'a vu apparaître un beau matin dans le paysage ! ( Exit le « fils unique ») mais, en plus, 10 ans plus tard encore, je l'emmerde une deuxième fois avec ma paralysie…
      pas de bol pour mon frère ! Pas de bol pour moi non plus d'ailleurs…
      ;-)

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  13. un beau texte émouvant - le banc est infiniment plus romanesque que la chaise, parce qu'il est à plusieurs places, donc ouvre sur infiniment de possibilités d'échanges et de rencontres, et il est pratiquement toujours associé à "public",donc à l'extérieur urbain ou naturel, ce qui offre d'infinis espaces pour la contemplation et la méditation. j'avais un banc, autrefois,rien que pour regarder courir les nuages...

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    1. C'est vrai que c'est très différent de s'asseoir à côté de quelqu'un et à la même distance que lui si on est sur un banc ou si on est sur une chaise…
      c'est un peu comme si, avec le banc, on était « déjà » relié malgré soi…
      (et j'aime beaucoup ta dernière phrase…)

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  14. C'est touchant ! le photomontage est très intéressant ! Quelle vie autour de ce banc !

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    1. En effet, il faut dire que je l'ai observé longuement

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  15. Émouvant en effet cette photo montage qui méritait bien d'être exhumée de ton PC Émouvants également tes écrits qui me donnent l'occasion de te connaître un peu mieux. Pour moi le mot banc = amoureux à moins qu'avec le temps le mot "vieux" ne s'y associe. Mais pour ce dernier mariage d'idées.... Nous avons la vie devant nous.

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    1. Banc et amoureux, c'est vrai que cela va bien ensemble.
      D'ailleurs ne dit-on pas à propos des amoureux qui se marient : publier les bans ! (*Sourire*)

      je t'imagine toi peignant dans tes voyages et alors cela devient :
      banc + aquarelle = Chinou ! ;-)

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  16. Moi aussi, je suis émue (même si le virus a été gentil avec moi...)

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    1. La prochaine fois pour le rendre gentille le browser est plus dans le sens du poil… !
      Il est des émotions que nous partageons…

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  17. Je lis ton histoire avec les bancs et ce lien invisible qui t'apparait aujourd'hui en t'arrêtant un instant sur un banc chez Pastelle.
    Découvrir l'importance bien plus grande de ces bancs qui te semblaient à l'époque n'être que de simples sièges qui jalonnaient ton parcours d'instants de repos.
    J'ai toujours aimé les bancs et je continue à m'y poser pour simplement vivre un instant que pour moi. Il y en a de nombreux en bord de mer et même avec du bruit et du monde autour, je suis en tête à tête avec la nature.
    J'aime ton expression : "bancs de liberté". C'est exactement cela. Un banc et je me sens en liberté, seule mais pas en solitude. Mon livre reste dans mon sac comme à chaque pause.
    Souhaitons-nous beaucoup de rencontres de bancs……

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    1. J'aime beaucoup le souhait qui termine son commentaire.
      En te lisant, ainsi que d'autres commentateurs, je me disais : comment pourrions-nous vivre sans banc ! ?
      Merci pour ce commentaire, toujours aussi riche et inspirant.

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  18. Un banc constitue un observatoire privilégié pour observer la vie quotidienne, les promeneurs, les amoureux seuls au monde, les jeunes enfants qui courent un peu partout, le paysage et les saisons...Celui qui est assis a le recul nécessaire, il est libre et disponible pour méditer, discuter, faire une rencontre. Le terme "banc public" est révélateur, il s'ouvre sur le monde extérieur et sur les autres.
    Ce texte est très émouvant, réellement un "banc liberté" !

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    1. Merci beaucoup Antoine pour ces mots.
      Tu attires l'attention sur cette manière d'observer la vie quotidienne et les alentours de soi. Comme une forme de gratuité libre. C'est tout autre chose qu'épier dissimulé derrière ses rideaux… comme on le voit parfois dans les villages (mais pas que…) avec ce fond de méfiance pour « l'étranger qui passe ».

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  19. Je viens de chez Pastelle, puis de chez Cassy et toi que je viens de lire. C'est très émouvant de lire ces histoires de bancs. La photo est superbe.
    bonne journée

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  20. Un billet à la place d'un commentaire...
    ❤️

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  21. Vous évoquez personnellement des moments de votre vie sur les bancs et la lectrice que je suis en est émue. Parfois, on passe des bancs aux bans, si mariage il y a ;)
    Lundi dernier, je me suis assise sous un banc situé au pied d'un cèdre, avant un IRM, et je dois dire que ce lieu où j'ai fait attention à ma respiration m'a fait du bien ;)

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    1. J'espère de tout cœur que les résultats de l'I.R.M. vous seront favorables, apaisants et rassurants.
      J'en profite pour vous dire que vos petits textes chez vous sont toujours pour moi une source de bienfaisance. Fréquentez votre blog fait en quelque sorte partie de ma respiration d'air pur.

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  22. Je t'offre ce petit banc du Poitou près de Châtellerault
    Merci pour ce texte si émouvant!
    https://marie-aupaysdesimagesetdesmots.blogspot.com/2013/05/poemeles-bancs-sont-la.html

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    1. Merci beaucoup pour ce cadeau du petit banc du Poitou (et le texte qui l'accompagne chez toi). Celui que j'évoque dans mon billet se situait quelque part entre Châtellerault et Chauvigny…

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  23. Les bancs publics auront à présent plus d'importance et de symbolique pour moi après ce moment d'émotion. Merci à toi de ce partage

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    1. Je comprends bien ce que tu exprimes là… merci pour ton passage.

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  24. Bonjour Alain, une bien belle contemplation,merci de la partager ainsi, j'aime particulièrement le "banc de ressourcement"... Doux week end à toi. brigitte

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    1. Merci Brigitte, pour l'instant le week-end se passe dans le vent !
      Le banc de ressourcement t'inspirera peut-être quelques aquarelles... :-)

      PS : je te signale une petite erreur dont l'intitulé de ton site dans les paramètres de commentaire. : http://www.plulesdanges.com (pluLes.... au lieu de plumes) donc on ne trouve pas le site en question…

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  25. Merci pour ce partage et la symbolique que le banc publique a dans ton parcours de vie.
    J'aime beaucoup la photographie montage que tu partages, il me semble que c'est le même banc que tu as pris en photo.
    Et là je me dis... qui a vu passer plus de fessier sur son corps si ce n'est pas le banc publique ? Fessier, mais aussi des tranches d'histoire, de vie... d'amour, de disputes...
    Bref, si seulement le banc pouvait parler, il en raconterait bien des choses :-) (si ça te dit de relever le défi, j'ai hâte de te lire héhé)

    Je t'embrasse et te remercie par la même occasion pour m'avoir attiré à nouveau vers les mots.
    Amicalement,
    July

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    Réponses
    1. En effet, c'est le même banc… je suis resté longtemps à l'endroit où j'ai pris les photos. J'en ai fait 147 !
      C'est vrai qu'il en aurait des choses à raconter… peut-être que je vais retourner là-bas l'interviewer… ;-)
      j'espère que tu vas bien… et je t'embrasse bien amicalement.

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  26. merci beaucoup pour ce partage et votre vison partagée du banc, j'aime votre vision de ce mobilier urbain qui fait partie de notre vie à tous. bravo. celine

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    1. Merci pour votre visite ! Peut-être que ce mobilier urbain quelque peu valorisé par ce texte et le montage vous donnera des idées d'aquarelles…

      Ça ferait un autre style de prolongement… puisque moi-même j'ai été inspiré par des photos de Pastelle.

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  27. Très joli relais au post de Pastelle.
    Émouvant et surtout un montage exquis. Il eut été dommage de le laisser caché.

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    1. Les ami(e)s nous inspirent....
      Merci de votre visite.....

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