J'en rêve encore… parce que je suis réaliste…
"Ce que nous accomplissons à l’intérieur modifie la réalité extérieure." (Plutarque)
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samedi 25 mai 2019

Corps d'humanité


Il y a ces êtres de pureté, pleins de défauts ; ces cœurs aimants, pleins de défaillance ; ces femmes de lumière, avec leurs ombres ; celles et ceux dont j'étais des leurs, que je rejoignais, sous une même bannière, autour d'une mission.

J'étais des leurs parce que je suis pureté, cœur vibrant, lumière avec en plus mes défauts, défaillances et ombres. Je suis leur semblable leur égal (pas égalitaire) au même niveau, dans la même humanité ni en dessous d'eux, ni au-dessus.

Et cependant combien de fois suis-je passé à côté de moi, en raison d'une enfance où je fus laissé de côté. Fruit d'un plaisir ou d'une nécessité ET d'un certain désir d'un « autre enfant ».
On me voulait comme on commande un livre qui manque  sur un rayonnage, comme un tiroir absent dans une commode. Une famille doit avoir plus d'un enfant, et même trois à cinq en ce temps-là.

Rechercher l'amour dans le tiroir qui manque comme on y chercherait un doudou maternel. C'est tout un art de chercher les choses là où elles ne sont pas.
Un art consommé où on se consume.

« Dis-moi que tu m'aimes » mais le dire n'est pas le montrer, encore moins le démontrer.
Chérir n'est pas serrer. Les bras sont là pour offrir pas pour enserrer. On n'aime pas les bras croisés, mais les bras ouverts.
« Prends-moi dans tes bras » n'est pas ma demande, mais « ouvre les-moi  » pourrait l'être, surtout si je ne suis pas obligé d'y venir.

La Grande Foule -Axelle Bosler



Je suis un corps d'humanité, prévu pour l'être et missionné pour l'accomplir. J'ose croire que mes semblables sont issus de ce même corps d'humanité, par création en quelque sorte. Cet acte créatif s'appelle la Vie et son histoire d'apparition sur des millions d'années avec sa part de mystère, ses réussites, ses errances et ses imperfections. Je suis cela, et chaque être humain l'est également.
Chacun partage individuellement et collectivement ce patrimoine commun d'une existence dépendante de celle d'autrui pour sa réussite.
De même que chaque grain de raisin n'existe qu'au sein d'une grappe et d'un pied de vigne qui tire sa propre existence de la Vie sur Terre.





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Je republie ce texte en  supprimant la fin. Mes lectrices et lecteurs intelligent(e)s comprendront qu'à mon âge m'énerver dans la zone de commentaires n'est pas bon pour ma santé.

25 commentaires:

  1. Un texte teinté de tristesse, mais très joli, et surtout très juste. J'ai aimé en lire chaque mot, et en visualiser les idées et les paysages.
    Agréable journée à vous cher Alainx.

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    1. 1000 excuses de répondre tardivement aux commentaires, mais j'ai eu pas mal d'imprévus et de problèmes à résoudre ces derniers temps…

      Il y a un peu de tristesse en effet. Celle de mon enfance ratée (enfin quelque peu…). Une tristesse d'embrouilles qu'il faut traverser comme un brouillard pour retrouver la lumière.
      Je suis content que vous ayez apprécié ce texte… qui a bien failli passer à la trappe…

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  2. Quel texte ! quelle profondeur dans tes mots, chacun de tes mots, Alain, savourés avec tant de plaisir....
    et pourtant je ressens tant de mélancolie, de regrets, de solitude.
    Merci pour ton grand coeur d'humanité.

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    1. 1000 excuses de répondre tardivement aux commentaires, mais j'ai eu pas mal d'imprévus et de problèmes à résoudre ces derniers temps…

      Merci beaucoup, Den, d'avoir déposé ces mots-là. Ils me vont droit au cœur.

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    1. 1000 excuses de répondre tardivement aux commentaires, mais j'ai eu pas mal d'imprévus et de problèmes à résoudre ces derniers temps…

      Merci également visiteur ? Visiteuse ? Inconnu(e)...

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  4. Anonyme25/5/19

    "combien de fois suis-je passé à côté de moi, en raison d'une enfance où je fus laissé de côté" La plupart des enfants ont sans doute ce sentiment même s'ils ont été bien accueillis dans leur famille car l'accueil réel de l'Être c'est rare étant donné que très très peu de parents l'ont eux-mêmes été. Pour accueillir l'autre il faut faire l'expérience que l'autre c'est moi. kéa

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    1. 1000 excuses de répondre tardivement aux commentaires, mais j'ai eu pas mal d'imprévus et de problèmes à résoudre ces derniers temps…

      Ton commentaire est très juste, quant au sentiment de l'enfant de ne pas être vu et aimé « tel qu'il est au cœur de lui », surtout à l'époque qui fut la mienne, ou le jeune enfant n'était pas « vraiment une personne »…
      Et ta dernière phrase est lumineuse…

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  5. très beau et émouvant... pourtant parfois l'amour existe sans démonstration

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    1. 1000 excuses de répondre tardivement aux commentaires, mais j'ai eu pas mal d'imprévus et de problèmes à résoudre ces derniers temps…

      Tu as raison, l'amour s'éprouve plus qu'il ne se démontre.
      Mais l'amour peut-il se passer des mots d'amour ?

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    1. 1000 excuses de répondre tardivement aux commentaires, mais j'ai eu pas mal d'imprévus et de problèmes à résoudre ces derniers temps…

      Parfait alors !

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  7. Un texte teinté de souffrance mais aussi plein d'espoir. Il faut pratiquer le partage !!

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    1. 1000 excuses de répondre tardivement aux commentaires, mais j'ai eu pas mal d'imprévus et de problèmes à résoudre ces derniers temps…

      Ton exhortation est légitime.
      Sans partage il n'existe aucune vie !

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  8. Très émouvant. La solution : donner de l'amour pour en recevoir. Pas toujours facile, en vérité !

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    1. 1000 excuses de répondre tardivement aux commentaires, mais j'ai eu pas mal d'imprévus et de problèmes à résoudre ces derniers temps…

      En effet, ce n'est pas facile, surtout de donner de l'amour à celles et ceux qui, comme on dit, : « ont une tête qui ne nous revient pas »…
      et, paradoxe s'il en est, pas toujours facile non plus d'accepter de s'ouvrir à recevoir de l'amour…

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  9. J'aime beaucoup ta conception de la relation d'amour : ouvre moi-tes bras, mieux que prends moi dans tes bras.
    Chéris moi sans m'étouffer, aime-moi sans me serrer...
    Quant à tes mots Rechercher l'amour dans le tiroir qui manque comme on y chercherait un doudou maternel. C'est tout un art de chercher les choses là où elles ne sont pas.
    Un art consommé où on se consume.

    Ils me parlent tellement...
    L'amour est venu quand j'ai ouvert mon coeur à moi-même, et arrêté de poursuivre des chimères...
    Je t'embrasse, mon Babar.
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. 1000 excuses de répondre tardivement aux commentaires, mais j'ai eu pas mal d'imprévus et de problèmes à résoudre ces derniers temps…

      Que ce que j'écris te parle, je le comprends aisément. Puisque tu m'as fait l'honneur ainsi qu'à quelques autres de nous partager ton cheminement de vie.
      L'amour vrai libère… ses ersatz et parodies nous étouffent et nous enchaînent
      je t'embrasse avec l'affection que tu connais.

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  10. J'ai connu une femme qui refusait de dire "je t'aime". Elle m'a ouvert ses bras, son esprit, ses cuisses. Mais jamais les mots "Je t'aime". Car les choses sont éphémères disait-elle. Une femme formidable !

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    1. 1000 excuses de répondre tardivement aux commentaires, mais j'ai eu pas mal d'imprévus et de problèmes à résoudre ces derniers temps…

      Content, Gier, de te revoir par ici. Tes œuvres sont intéressantes et interpellent.
      Il existe quand même de l'éphémère… longuement durable… Évidemment je ne connais pas la femme dont tu parles, mais certaines personnes ( H ou F) sont littéralement incapables de prononcer « je t'aime ». Et doivent donc trouver une rationalité à cet impossible. Il faut souvent rechercher loin dans l'histoire personnelle les racines l'impossibilité. (Fin de la réflexion de l'ex-psy de service…).

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  11. Bonjour Alain.
    J'aime ce texte. Vraiment. J'ai souri. Il me parle, en ce moment. Ah !

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    1. 1000 excuses de répondre tardivement aux commentaires, mais j'ai eu pas mal d'imprévus et de problèmes à résoudre ces derniers temps…

      Si ce texte peut apporter quelques éclairages, je m'en réjouis.

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  12. Il est des souffrances qui se ravivent avec l'âge, des souffrances que l'on ose mettre à nu et/ou les habiller de mots. Je sais de quoi tu parles.

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    1. 1000 excuses de répondre tardivement aux commentaires, mais j'ai eu pas mal d'imprévus et de problèmes à résoudre ces derniers temps…

      Le passé nous rattrape toujours… probablement parce que tout demeure inscrit en nous depuis ce « toujours »… et quand la mémoire oublie, le corps se charge de nous rappeler à son bon souvenir…
      merci pour ces mots qui me touchent

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  13. MERCI ALAIN !
    Cela me fait du bien de lire ton article.
    Il résonne et raisonne assez fortement et fait vibrer mon âme.
    J'aime chaque mot distillé que tu nous offre pour toucher à notre corps d'humanité !

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