J'en rêve encore… parce que je suis réaliste…
"Ce que nous accomplissons à l’intérieur modifie la réalité extérieure." (Plutarque)
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, facile et cela n'engage à rien. Vous n'aurez plus à prouver que vous n'êtes pas un robot !


mercredi 26 juin 2019

Le lundi chez Lakevio... c'est mercredi...

La consigne du lundi chez Lakevio (qui chez moi devient un mercredi)

La toile du jour et les dix mots choisis à introduire dans votre histoire :



cheval
cinglant
stigmate
outrage
porcelet
caravane
pouf
parfum
digérer
limitrophe





Comme je suis en retard, j'ai fait le choix de traiter la consigne dans un texte le plus court possible.

Cela fait un moment que je le surveille, ce porcelet qui m'a pris à cheval dans la caravane. Je garde les stigmates de ce cinglant outrage que je n'ai pas digéré. il  m'a pris pour une pouf.  Je respire le parfum de la vengeance jusu’au delà de ma zone limitrophe.

dimanche 23 juin 2019

Combat ?


Histoire de commencer la semaine....
H
PP

Photo AlainX-  clic/photo = + grand
Impression d'un combat entre  deux "choses bizarres "




vendredi 21 juin 2019

Graphorter en vacances

En voyant apparaître à l'écran mon calendrier électronique du jour, je lis : « départ vacances ». Il y a huit jours encore j'aurais eu peine à lire cela. Mais, comme je le disais sur le billet précédent, c'est passé. Nous sommes dans l'organisation du temps à venir. Faire en sorte que la quinzaine qui vient soit aussi agréable à vivre dans Les Hauts De France, qu'elle devait l'être en Bretagne. Question d'état d'esprit, finalement. Le lieu et le temps qu'il fait dehors, pour important qu'ils soient, ne sont pas déterminants.

Je ne vais pas tarder à passer ce blog en « mode estival ». J'ignore si je viendrai écrire souvent, mais ce sera probablement plus primesautier que réflexion profonde sur pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien…

En ce sens je vous retranscris mon texte de la dernière consigne de Kaléïdoplumes  (fondé avec Cassy en 2007 [je crois]). Il s'agissait d'inventer un mot, d'en donner la définition du dictionnaire et d'écrire un petit texte en l'utilisant évidemment.

Cela m'a rappelé le « dico de la rentrée » qui date de Mathusalem et que j'avais republié en 2014. - Ça ne nous rajeunit pas !

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Graphorter : verbe trans. Premier groupe (Se conjugue comme chanter)
— Personne qui a une compétence particulière dans le graphortage.
Cette activité peu connue est exercée par des graveurs-graphorteurs, généralement secrètement, avec contrat comportant une clause de confidentialité. Il s'agit de concevoir et réaliser la graphie authentique de la signature des grands de ce monde ou de personnalités remarquables, lorsqu'elles sont incapables de s'inventer une signature digne de passer à la postérité.
au fig. : Se dit d'un écrivain dont l'écriture est sans talent « les ouvrages d'Honoré de Balzeuk sont tous graphortés n'importe comment » (Alexandre Dumasnoir, in, la revue des trois mondes – 1892, N° 4 p. 26).
argot :  « il graphortait dur pour obtenir les faveurs d'une rombière richissime qui n'avait toujours pas signé le contrat de mariage » ( in « il y a du graphortage dans le potage » (San Antonionio - éditions de minuit dix - 1977, p. 87) 
mus. :  par extension se dit d'un compositeur de musique de peu de talent mais convaincu de compter parmi les meilleurs : « lorsque Camille  Cinqsens présenta ses partitions au chef d'orchestre de l'opéra  Castille, celui-ci les trouva horriblement graphortées et indigne d'un opéra parisien ». ( in« Mémoires d'un copiste » – Wolfgang Amandéhoust -   éditions le dièse volant-  1903 p. 527)

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Roberto Signard était un modeste graveur dont l'atelier se situait au fond d'une impasse parisienne. Il fallait vraiment connaître pour s'y rendre. Il travaillait essentiellement à la restauration d'objets précieux du patrimoine national qui, pour la plupart, ornaient les palais de la République. Ce travail lui permettait de vivre sans ostentation. La République aime le beau travail, mais le rémunère particulièrement mal.

Aussi, et par l'intermédiaire de hauts fonctionnaires, il découvrit l'existence du graphortage. Mais chut ! Il convenait de n'en parler à personne. C'est ainsi qu'il fut contacté par un Ministre à l'écriture de mouche et qui se voyait déjà présider la France. Roberto lui graphorta quelques projets de signature grandiloquente qui ravirent le ministre, en sorte qu'il en parla autour de lui. Mais chut !

Si je vous disais le nombre incalculable de personnalités, de chanteurs, d'artistes, d'acteurs de cinémas internationaux, de PDG, de dirigeants de multinationales, qui eurent recours à ses services, vous seriez ébahis. La plupart sont incapables de s'inventer une signature à la hauteur de leur succès ou de leur destin présupposé.

Roberto Signard proposait d'ailleurs des variantes et des évolutions au fil des années. En 20 ans  graphorter fit sa fortune.
Depuis qu'il a prit sa retraite. Il vit en Patagonie où il a acheté une propriété de 300 ha, pas très loin de l'endroit où résida Florent Pagny… qui, comme d'autres, a su le remercier financièrement très dignement.


jeudi 20 juin 2019

Mieux !

Bon, cela va mieux pour moi. Merci !
Rien n'est véritablement résolu de mes problèmes techniques et je suis toujours quelque peu assigné à résidence. Mais je n'ai pas de pouvoir direct sur cela.

En revanche, mon modeste pouvoir c'est mon état intérieur sur lequel j'ai quand même une marge de manœuvre. J'ai donc fait ce qu'il fallait pour retrouver la sérénité nécessaire à une existence satisfaisante !

Finalement je suis quand même content de ces petites forces intérieures qui me sont données quand c'est nécessaire. Certes, j'ai quelque peu appris où il fallait aller les chercher, mais cela prend quand même parfois un peu de temps…

À ceux et celles qui s'intéressent à ma petite vie, je livre cela.
Ci-après une photo provenant de mon jardin il y a quelques semaines

J'ai un peu trouvé qu'elle évoquait mon état intérieur…




samedi 8 juin 2019

Ah ! La belle saison !


Au cours de l'automne et de l'hiver, souvent il m'arrive de pester à propos de ce que j'appelle mon « assignation à résidence » en raison du froid et du mauvais temps. Aussi, lorsque les beaux jours sont censés arriver, je me réjouis de pouvoir sortir plus facilement et aussi à la perspective vacancière qui me permettra de visiter le beau pays de France !
Cette année c'est mal barré !
Il fait froid, c'est la tempête, je me gèle, et, cerise sur le gâteau, je suis toujours « assigné à résidence ».
Mon billet de mi-mai : « trop c'est beaucoup »  demeure d'actualité. Je croyais en avoir terminé avec mes emmerdements mécaniques. Mais non.
Je viens donc d'annuler mes vacances bretonnes.
Vous me direz qu'il y a pire dans la vie. Vous aurez parfaitement raison. J'ai encore quelques ressources intérieures pour réaménager mon été de la moins mauvaise manière qu'il se pourra.
Mais ce que je vis assez difficilement, c'est que je ne pourrais rendre visite à l'un de mes amis les plus chers, vivant en Bretagne, qui lutte contre le cancer, et la lutte est inégale… on devait se rencontrer chez lui fin juin (il est en chimio depuis plusieurs mois et c'est une troisième récidive). Il m'étonne par sa force intérieure. Plutôt non. Je la connaissais. Mais là je la vois en action. Il force mon admiration et augmente mon affection pour lui et son épouse.
Je l'ai déçu de devoir lui annoncer cela. Déçu moi-même de l'adversité. On a reporté cela fin août-début septembre. Mais qu'en sera-t-il alors de sa santé ?

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Dans ce contexte, j'ai écrit sur la consigne des impromptus littéraires de cette semaine. ( incipit : C'était donc huit heures du matin au début du mois de juin) Comme d'habitude je me suis laissé aller au gré de l'inspiration du moment. Cela a donné le texte qui suit. C'est amusant, parce que ce n'est pas sans lien avec mon vécu du moment. Normal d'ailleurs. J'aime assez comment notre état intérieur peut rejaillir dans l'imaginaire.

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Ah, la belle saison !

C'était donc huit heures du matin au début du mois de juin qu'il avait commencé à neiger. Beaucoup de gens s'en étonnaient encore. Pensez donc, neiger en juin sous ces latitudes, on ne s'y faisait guère. Maryse leva les yeux au ciel : 
—  À notre époque, il ne faut plus s'étonner de rien !

En levant les yeux, elle découvrit cette énorme masse noire qui assombrissait l'horizon et se dirigeait vers elle lentement. C'est absurde, mais elle pensa à cette saga qui eut son succès fin du XXème et début du XXIème. Son père lui en avait parlé : « la guerre des étoiles » où il était question d'une étoile noire. Paraît que les récits d'anticipation finissent par se réaliser.

D'habitude, il ne neige pas avant la mi-juillet. Mais enfin, peut-on encore vraiment parler d'habitude. La neige tombait drue, les flocons s'épaississaient de minute en minute. La couche au sol atteignait déjà quelques centimètres et cela ne faisait qu'à peine un quart d'heure qu'il neigeait. Maryse pensa : 
— Il ne pourra certainement pas rentrer cette nuit. Par ce sale temps les navettes ne seront pas autorisées à voler.

Parfois Maryse  rêvait aux journées ensoleillées qu'elle avait connues enfant, aux petites fleurs rouges des champs. À quoi bon se montrer nostalgique. Les temps changent : tout le monde le disait.

Elle ouvrit son placard alimentaire. Il ne lui restait que trois paquets de nourritures synthétiques. De quoi tenir trois jours, donc. Cela devrait aller puisque le camion auto-livreur était prévu pour demain. Elle tenta de chantonner dans sa tête pour calmer son angoisse. En effet le DFQ (diffuseur musical de quartier) avait cessé de fonctionner vers minuit. Ce système automatisé tombait le plus souvent en panne au mauvais moment. La dernière fois il avait fallu plus de 15 jours pour le chef de district trouve un dépanneur qui sache encore comment fonctionnait ce genre d'engin.

La neige tombait compacte à présent. Bientôt ce serait sous forme de picots pointus de glace, comme l'an dernier. Elle se souvint même que c'était arrivé le 15 août vers 17 heures. Heureusement, plus personne ne sortait dans les rues. Il y avait eu trop de blessés les années précédentes.

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