L'assoiffé n'atteint pas toujours la boisson
mercredi 17 juin 2026
jeudi 11 juin 2026
Une énergie basse, défaillante
Me voilà dans la distance, le retrait.
Je m'éloigne de moi-même.
Au début c'est imperceptible, on ne prête pas attention.
Et puis peu à peu, le constat s'impose : on a quitté.
Quitté la perception fondamentale, celle qui anime.
L'âme est mise en détention provisoire jusqu'à ce qu'elle se calme.
Mais se calmer de quoi ?
Je ne manque pas d'occupation au long de mes journées. Mais j'ai le sentiment que « c'est du remplissage ». Je fais ce que j'ai à faire, respecter mes engagements, accomplir ce qui doit l'être. Mais sans élan et j'avoue que cela commence à m'inquiéter.
Un certain péril.
Où donc s'est enfui mon dynamisme central ?
Un souvenir lointain surgit :
je travaille à un projet de formation avec le directeur d'un établissement accueillant des personnes déficientes mentales adultes,
Le directeur s'exprime : « ici, on fait de "l'occupationnel" tout au long de la journée, mais le personnel se démoralise, l'équipe s'épuise… Comment faire pour qu'elle retrouve un élan. C'est ce que j'attends votre proposition de formation »
Bah voilà ! C'est valable pour moi.
Je glisse lentement…
Parfois j'aimerais que tout se termine.
Chers lecteurs et lectrices, désolé de vous importuner avec mes tristes états d'âme…
vendredi 15 mai 2026
Désenchantement
Dans ma vie, c'est un peu pareil, sentiment d'être en retard avec moi-même.
Me voilà un peu comme le Lapin blanc du pays des merveilles.
Obsession du temps qui file d'un côté, qui traîne à passer d'un autre.
Mais y a-t-il encore un pays des merveilles ?
Je n'ai pas l'intention de commenter l'actualité des temps troublés, commme il y a des années sur ce blog.
Trop vieux désormais. Désabusé ? Découragé ? Indifférent ?
Un cocktail d'un peu tout cela.
N'empêche que je me retrouve dans cette poisse.
Une terrible envie de fuir dans le repli.
Mon temps est terminé. Laissons la place.
Aujourd'hui, anniversaire de deux de mes petits-fils. 14 ans pour l'un, 18 ans pour l'autre. Ça nous donne 14/18… amusant quand une certaine presse nous indique que la nouvelle guerre européenne généralisée a déjà commencé avec l'Ukraine. Avenir sympa pour cette génération des petits-enfants.
Trop de choses en ce moment me prennent la tête (comme disent les djeun's)
il faudrait que je la vide…
samedi 2 mai 2026
Le puits
Elle s’était approchée du puits. à cause de cette impression d’être appelée.
Elle se pencha.
Au début, il n’y avait rien. Juste du noir
Elle plissa les yeux pour percer l’obscurité.
Une froide lumière s'éleva du fond, plutôt douce.
Puis elle distingua quelque chose.
Deux yeux.
Fixes. Immobiles. Trop nets pour appartenir à un simple reflet.
Elle voulut reculer, le cœur cognant contre ses côtes.
Mais la curiosité la força à regarder à nouveau.
Les yeux étaient toujours là.
Et cette fois, ils étaient un peu plus proches.
lundi 27 avril 2026
Présence divine
Lu chez Avalon en réponse à un commentaire à propos des blogs :
« Nous veillons les uns sur les autres dans un soutien moral, une présence que je qualifierais de divine puisqu'elle ne s'impose pas physiquement. »
Plus d'une fois, sur mes blogs et dans d'autres écrits, j'ai eu l'occasion d'évoquer la parcelle de divin, sa trace, qui existe en nous. Et il me semble en chaque être humain, quel que soit ses croyances, ses références, ses paradigmes.
Je la ressens en moi, comme je la perçois chez d'autres, au-delà des mots, du discible, manifestation du mystère de la personne que nous sommes chacun et chacune.
Souvent le constat se fait : j'en sais plus sur mes relations via Internet que sur mon voisinage « en live » où cela se situe surtout dans la convivialité et l'entraide ordinaire entre gens qui, comme on dit : « s'entendent bien ». Mais, sauf exception comme la traversée d'une épreuve, les échanges ne sont guère « en profondeur ». Il en va bien sûr autrement dans d'autres relations de ma vie passée et présente qui demeurent inscrites dans ma vie.
Concernant les blogs, les sites d'échanges, comme le dit avec justesse Avalon : non seulement la présence physique ne s'impose pas, mais elle n'est pas nécessaire à la relation et sa profondeur. Et en ce sens, en effet, la relation tient du divin, c'est-à-dire d'une réalité quasi impalpable, qui nous relie bien au-delà des apparences, des limites du face-à-face et de la présence physique. Nous sommes entraînés à nous rejoindre dans un « en deçà » de la surface des eaux relationnelles.
« Le divin en soi », il faut le rejoindre. C'est un choix d'aller vers lui, même si c'est un état qui nous constitue. C'est comme une aptitude ou une qualité, on peut la développer ou la laisser en friche. Elle ne disparaît pas, mais elle s'étiole.
Le divin permet d'approcher de ce « plus que soi en soi » qui nous amplifie, nous ouvre le corps et l'âme dans une dimension qui comporte toujours sa part inconnue, cet inconnu qui attire et ne fait pas peur. C'est là sa grande qualité.
Mais le début de la citation est très important aussi : veiller les uns sur les autres.
Avalon exprime ce que je vis. Ce qu'elle vit aussi bien entendu : « la veillance ». C'est-à-dire un regard de bienveillance active sur les autres. C'est au-delà du seul désir qui ne peut être qu'un point de départ, qui n'a d'effet que lorsque le désir génère des actes.
Alors bien sûr il y a des errances et des ratés sur la route. Des abandons, des manques, des incompréhensions néfastes, des négligences regrettables, etc



