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mardi 23 juin 2026

La disparition (façon AlainX)

Petit amusement par temps chaud 

 Sur un site d'écriture, désormais devenu confidentiel, cette petite consigne :
« Racontez une histoire réelle ou inventée sur un objet disparu, du point de vue de celui qui cherche ou de celui de l’objet lui-même ou même des deux »

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Objet disparu
 (bien avant la canicule… et en espérant que celle-ci aille rapidement voir ailleurs si nous y sommes…)


Un matin, tu as disparu.
Moi j'étais perdu.
J'ai poussé un cri aigu
la lèvre me suis mordue.

Je t'emmenais partout
ne joue pas les voyous
où es-tu, avoue. 

Tu fus toujours poli
et même très poli
joli, anobli, une folie.

Pour moi la mer t'avait préparé
je n'avais plus qu'à te trouver
ça s'est réalisé
tu es mon petit galet

Fignolé par le temps pour mon bonheur
je t'ai saisi comme un voleur
sur la plage je fus cambrioleur
ton destin c'est mon cœur.

On dit que le bonheur tu portes
alors il a franchi ma porte
bienvenue dans ma bicoque. 

Ma poche est ta résidence
comme ma réjouissance
en toi nulle déficience
tu es ma providence

Galet plus que caillou
reviens, ne fais pas le fou
reviens au rendez-vous
d'avoir fui je t'absous.

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Mon petit galet porte-bonheur a entendu. Il est revenu un beau matin.
 Il s'était égaré au fond d'un tiroir de ma table de nuit.
Nous voilà réconciliés
Il souhaite être présenté. Il ne dépasse pas 3 cm.



mercredi 17 juin 2026

Petite composition du jour

L'assoiffé n'atteint pas toujours la boisson 

 
Édit du 19 juin : 

Merci pour ces commentaires tous pertinents, évocateurs et nourrissants.
Je ne m'attendais absolument pas à ce que cette petite photo, prise quasiment à la volée, suscite autant vos propos et votre créativité…

jeudi 11 juin 2026

Une énergie basse, défaillante

 
Me voilà dans la distance, le retrait.
Je m'éloigne de moi-même.
Au début c'est imperceptible, on ne prête pas attention.
Et puis peu à peu, le constat s'impose : on a quitté.
Quitté la perception fondamentale, celle qui anime.
L'âme est mise en détention provisoire jusqu'à ce qu'elle se calme.
Mais se calmer de quoi ?

Je ne manque pas d'occupation au long de mes journées. Mais j'ai le sentiment que  « c'est du remplissage ». Je fais ce que j'ai à faire, respecter mes engagements, accomplir ce qui doit l'être. Mais sans élan et j'avoue  que cela commence à m'inquiéter.
Un certain péril.
Où donc s'est enfui mon dynamisme central ?

Un souvenir lointain surgit :
je travaille à un projet de formation avec le directeur d'un établissement accueillant  des personnes déficientes mentales adultes,
Le directeur s'exprime : « ici, on fait de "l'occupationnel"  tout au long de la journée, mais le personnel se démoralise, l'équipe s'épuise… Comment faire pour qu'elle retrouve un élan. C'est ce que j'attends votre proposition de formation »

Bah voilà ! C'est valable pour moi.
Je glisse lentement…
Parfois j'aimerais que tout se termine.

Chers lecteurs et lectrices, désolé de vous importuner avec mes tristes états d'âme…

vendredi 15 mai 2026

Désenchantement

 

 J'ai pris du retard du côté de la blogosphère (mot suranné que l'on n'entend plus guère…)
Dans ma vie, c'est un peu pareil, sentiment d'être en retard avec moi-même.
Me voilà un peu comme le Lapin blanc du pays des merveilles.
Obsession du temps qui file d'un côté, qui traîne à passer d'un autre.
Mais y a-t-il encore un pays des merveilles ?

Je n'ai pas l'intention de commenter l'actualité des temps troublés, commme il y a des années sur ce blog.
Trop vieux désormais. Désabusé ? Découragé ? Indifférent ?
Un cocktail d'un peu tout cela.
N'empêche que je me retrouve dans cette poisse.
Une terrible envie de fuir dans le repli.
Mon temps est terminé. Laissons la place.

Aujourd'hui, anniversaire de deux de mes petits-fils. 14 ans pour l'un, 18 ans pour l'autre. Ça nous donne 14/18… amusant quand une certaine presse nous indique que la nouvelle guerre européenne généralisée a déjà commencé avec l'Ukraine. Avenir sympa pour cette génération des petits-enfants.
 


Trop de choses en ce moment me prennent la tête (comme disent les djeun's)
il faudrait que je la vide…

samedi 2 mai 2026

Le puits

 

Elle s’était approchée du puits. à cause  de cette impression d’être appelée.
Elle se pencha. 
Au début, il n’y avait rien. Juste du noir
Elle plissa les yeux pour percer l’obscurité.
Une froide lumière s'éleva du fond, plutôt douce.
Puis elle distingua quelque chose.
Deux yeux.
Fixes. Immobiles. Trop nets pour appartenir à un simple reflet.

Elle voulut reculer, le cœur cognant contre ses côtes.
 Mais la curiosité la força à regarder à nouveau.
Les yeux étaient toujours là.
Et cette fois, ils étaient un peu plus proches.