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mardi 30 septembre 2025

Un petit poème tout récent



Petit poème à la mer

-o0o-


 Celle qui m'a mis au monde fut-elle mère
je la perçois plutôt comme une mer

Tantôt le calme plat
plutôt dans le genre cinéma
trop beau ce seul regard sépia

Tantôt mer démontée et tempête
intérêt à prendre la poudre d'escampette
dans ta petite chambrette
rêver de temps plus champêtres

Pauvre mère dans les flots des chagrins
pour la sauver y aura-t-il un marin
lui chantant des quatrains
l'emmenant au bal Tabarin
il n'en sera rien


J'aurais dû offrir de l'écume à la mer
j'aurais dû envoyer une bouteille à la mère
dans le ventre de celle-ci un rouleau de papier
une feuille détachée d'un cahier d'écolier
quelques lettres d'alphabet entremêlées
avec des M et des A entrecroisées
Formant un mot que je n'ai jamais prononcé.

 

AlainX

***
 


 
montage AlainX 
 

mardi 27 mai 2025

Le corbeau et le renard version 2025

Composition AlainX Avec la complicité de l'IA

— Alors comme ça, espèce de vieux renard
tu as cherché à rouler mon ancêtre !
C'est quoi cette histoire, je veux tout savoir
et pas d'effet de manchettes, je m'appelle pas Blanchette.

— Ce n'était pas moi voyons, c'était mon oncle Léon
il n'est plus temps d'en faire un fromage
arrêtons une bonne fois ces vieilles obsessions.
De se chamailler encore ce serait bien dommage.

Le renard n'en menait pas large
le temps n'était pas à son avantage
il ne pratiquait plus le chapardage
de l'histoire ancienne pas question d'être l'otage.

Le corbeau voulait sa revanche
montrer qu'il n'était pas un manche
ni la semaine ni le dimanche.
Désormais ce sera l'alternance

Cependant le renard reste toujours rusé
pas question bien sûr de s'excuser
au corbeau il proposa de lui payer une tournée
ce dernier accepta il était bien luné.

Le corbeau d'élégant noir vêtu se croit le plus fort
pas besoin d'aller chercher du renfort
ce soir j'amènerai du roquefort
croyez-moi ça va être du sport

Chacun était persuadé qu'il allait rouler l'adversaire
et qu'il serait le plus pervers
une fois encore on frôlera la guerre
est-ce donc toujours si nécessaire ?

jeudi 17 avril 2025

Et si le ciel était vide

 

Et si le ciel était vide
Je le remplirais de toi.

Tu serais voûte céleste et mon éternité
On inventerait une nouvelle création
J’accrocherais un soleil tout au milieu
Tu aurais le pouvoir de l'éteindre ou de l'allumer.

 Dans la tendresse la nuit tu écrirais des chansons
 On verrait les notes s'envoler vers les cieux nouveaux
 Puis éclater comme des bulles, en arias, duos, cavatines, cantates, gospels ou R'n'B, et raps chantés.

Des enfants viendraient d’un univers voisin
— « Bonjour la compagnie !  Du neuf par ici ? »

 Le ciel était vide
Mais plein de toi à présent

-o0o-

(100 mots)


Un texte d'atelier d'écriture de type « les 100 mots » et dont la première phrase devait être le titre de ce billet.
 

lundi 30 septembre 2024

Délires et choix m'échoient


193ème Devoir de Lakevio du Goût.


J’aime particulièrement l’automne mais que vous inspire-t-il ?
Certains lieux me remuent le peu d’âme qui me reste, surtout celui-ci que j’ai parcouru tant de fois.
Êtes-vous plus « Ô bruit doux de la pluie, par terre et sur les toits »
Ou « Longue comme des fils sans fin, la longue pluie
Interminablement, à travers le jour gris, »
Êtes vous plus branchés Verlaine ou Verhaeren ?
Ou êtes vous simplement vous et vos rêves ou vos idées ?
À lundi, j’espère…


Délires et choix m'échoient


Verlaine ? Verhaeren ?
Est-ce que j'irai vers l'Aisne, ou prendre un verre à Rennes ?
À moins que j'ai des idées de rêves de brume ou de brune…
Une bière brune pour enterrer l'été. Pourquoi pas.
 

Ah l'eau tonne l'orage.
L'automne sera un délice de délires
de psalmodies langoureuses avec des lyres.
 Ô bruit doux de la pluie par terre et sur toi
fais gaffe tu vas être toute mouillée
la terre toute souillée
par cette terrible giboulée.

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
c'est quoi cette mise en scène
l'amour comme une pluie lente
et l'espérance est violente.
Guillaume en poésie flottante.

Automne, pluies monotones
ciel gris atone
plaintes molasses de saxophone
mais, ardeurs encore polisones
mes amours je révolutionne.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelleteuse
l'éboueur les trouve emmerdeuses
moi je les trouve prometteuses
de brassées merveilleuses
de douceurs duveuteuses.

Descendons l'escalier
sans trop se tracasser
en bas c'est encore printanier
on peut encore s'encanailler
Paris va nous gracier.



 

samedi 14 septembre 2024

LE TEMPS

 

Montage AlainX

Le temps se tire vers les délires


Je regardais par la fenêtre
à ma montre l'heure avançait
à pas cadencés
plus question qu'on  répète.


L'époque du balancier était passée
l'électronique avait tout cassé
le temps s'accélérait
pourtant je continuais d'espérer
qu'il s'arrêta
juste pour un constat.


Tire et retire les aiguilles ma fille
Pour que jamais plus  le tic-tac grésille
cette montre est en toc
et je la boycotte.


Le temps s'étire
moi je me tire
il est temps de sortir.


J'ai dit à ma toquante
montre-toi à la minute présente
montre-toi à la hauteur
montre-moi la bonne heure
montre-moi le bonheur.


Ce ne fut pas pour autant le bon  réveil
seules restent des séquelles
du temps d'avant quand ce n'était pas encore l'heure
de ces foutus ordinateurs.


jeudi 11 juillet 2024

Idiotie matinale


Idiotie matinale

C'est un matin comme les autres
et pourtant différent
la nuit finissante trop emplie de tourments
et les pensées sauvages assassinent
la douceur d'une nuit sous linceul.

Au matin éparpillement par lambeaux
au matin l'amour
au matin la vie ragaillardie
la chaussure à mon pied
l'eau fraîche à ma bouche.

Que faire d'une journée
qui veut vivre sans penser
écrire des mots
et voici qu'ils arrivent
désordonnés.

Allons Messieurs au pas
de charges trop lourdes
prêtez-moi votre attention
je vous la rendrai plus tard
confiance précède espoir.

Puisqu'il faut en finir
restons en place
à moins que nous n'allions
au champ à la ville au gué au guet épier
oh gai ! vive la rose ! et le lit là !


vendredi 9 février 2024

Sombre histoire de lumière

 

Il se plaignait : elle lui faisait de l'ombre

celle qui se disait la lumière de sa vie

pas question cependant de rompre

ce n'était pas dans sa philosophie.


Elle se projetait sans cesse sur lui

il commençait à en avoir plein le buffet

elle finissait par l'étouffer 

celle qui prétendait être sa belle qui luit


Elle s'appuyait au montant métallique

et prenait des pauses séraphiques

le buffet impassible restait de cire

n'entendant pas se laisser éblouir


Il décida de prendre la porte

pensa : tu vas voir de quel bois je me chauffe

hé bien dit-elle que le vent t'emporte

que plus jamais mes rayons ne te réchauffent


jeudi 13 avril 2023

Ces dessins me parlent

 




Le mistral s'était levé tôt ce jour-là.

Elle aussi.

En robe bleue et ombrelle rouge,

 elle avait rendez-vous

avec l'imaginaire qui soufflait dans sa tête.

Elle se laissa emporter.


*




Changer d'environnement, c'était l'objectif.

Et aussi prendre de la hauteur.

Mais pas de clinquant.

Elle opta pour une maison cubique, sympathique,

sur pilotis, c'était pile son choix.

Elle l'installa juste sous un arbre qui aurait souffert

comme elle

d'une amputation.


*




Tu rêves trop petit, pensa-t-elle,

où donc est passée ton ambition de vivre.

Il faut rêver grand, surtout par grand vent.

Il convient de changer de rêve et d'environnement.

Elle agrandit la bâtisse, une élévation sympathique,

écologique toutefois,

avec un grand réservoir aquatique

plus d'arbres et de verdure

un truc qui dure


*





*






















Deux autres arbres elle ajouta

l'un triple et l'autre double

tout vert et traces de rouge 

et puis du jaune pourquoi pas

dans la tête on ne compte pas.

De la tête tout entière 

s'empare l'imaginaire

de la première pensée jusqu'à la dernière


*




Le vent s'en est allé.

Le réel est resté.

Il a fallu rentrer.

Rejoindre le futur où l'on est désormais.


*


Les dessins sont de l'artiste peintre autodidacte marseillais : GIER

« Dès sa plus tendre enfance que Gier est attiré irrésistiblement par les arts graphiques, les crayons, les couleurs et le trait. »

Je fréquente cet artiste depuis un certain temps. En particulier :

— Son blog que l'on trouve ici

— Son site généraliste sur son œuvre, ses exploits etc. que l'on trouve ici

— les dessins que j'ai retenus sont tous dans une série « Paysages en vrac » ICI


J'ai fait également l'acquisition de certaines de ses œuvres.




lundi 6 décembre 2021

L'amour en mer

 107ème devoir de Lakevio du Goût


J’aime cette toile de Valloton dite « Intimité ».
Elle m’inspire des tas de choses.
J’espère qu’à vous aussi.
Ce qui serait vraiment bien c’est que votre histoire, car j’espère que ce sera une histoire, c’est qu’elle commençât par « Flotte très lentement couchée en ses longs voiles » et qu’elle finît par « C’est qu’un matin d’avril ».
Je sais, c’est tiré de quelque chose de connu mais que j’espère, vous aimez autant que moi.
À lundi…





L'amour en mer


Elle flotte, très lentement couchée en ses longs voiles, tel un navire à la dérive,

 avec ce sentiment triste d'une noyade en eaux vives.


Hier encore elle pensait retrouver ses bras bouées qui l'enlaçaient.

 Ne l'avait-il pas repêchée lorsqu'elle sombrait sous la lune ?

Sauveteur des amours perdues dans les brumes.


Il offrait la douceur d'un port d'attache,

 le clapotis amoureux du doux ressac potache 

qui ne cesse d'aller et venir jusqu'au désir vorace.


Ensemble, ils lovaient les torons des amarres de l'attachement galère

dans l'épais fauteuil de la dunette du gaillard arrière.


Les romances sont-elles vouées au destin 

des barques abandonnées dans les cimetières marins ?


Elle avait pourtant frissonné au son de l'appel de sa corne de brume, 

appel de l'espérance, résurrection des amours posthumes.


Hélas se délita le filin de la bouée de sauvetage

l'amour une fois encore était pris en otage

les sentiments sont toujours volatils

tant pis, pensa-t-elle, c'est qu'un matin d'avril.


*

mardi 21 septembre 2021

Né en 1621 ... C'est ?


Un site d'écriture auquel je participe (Kaléïdoplumes) propose de s'associer au 400ème anniversaires de Jean de La Fontaine, en inventant une fable terminant par une moralité.

Et donc voilà :




Le paon et le charretier


*


un charretier venait de livrer les sœurs du couvent

tout à coup la pluie s'abattit et il fit grand vent

téméraire et courageux il n’est cependant pas imprudent

asile il réclama chez les femmes de Dieu

jusqu'au retour d'un temps plus radieux.


 — Point question d'homme ici ! Tonna orageusement la supérieure

rentrez chez vous ou aller voir ailleurs

appréciant à sa juste valeur le refus de l'hospitalité

l'homme poussa sa charrette le dos déjà détrempé


Harassé sur le chemin

lui qui avait le cœur sur la main

clama que pas plus tard que demain

à l'évêque il enverrait parchemin





La pluie redoublait et il devait encore oeuvrer

bientôt hélas sur le sol détrempé

la charrette s'embourba une roue cassa

et tout le chargement tomba


Un paon qui aimait par tous les temps pavaner

un peu plus loin prenait plaisir à l'observer

il se mit à brailler en direction du charretier

— alors ami imprévoyant vous voici bien embarrassé

le péril vous guette et moi j'ai l'immortalité (*)


Chacun le sait le paon est orgueilleux

 il se croit merveilleux

et être le préféré des dieux

grâce à sa chair réputée imputrescible

de tous les volatiles il s'estime l'illustrissime


— Je puis vous aider mon pouvoir est immense

reconnaissez simplement ma dominance

— tu ne sais rien sur pas grand-chose, oiseau de malheur

tu mérites tout juste de finir chez l'empailleur

mais je suis dans la panade alors qu'a-t-il à dire ce Monseigneur ?


— Bon prince, je vous porte secours

sans trompettes ni tambours

pour vous et votre charrette je ferai la roue

et vous sortirai de la boue.



Moralité : les orgueilleux princes qui croient détenir des pouvoirs extraordinaires, dans l'adversité vous feront toujours des promesses chimériques ou totalement, idiotes.



-----------

(*) au Moyen Âge, on croyait que la chair du paon était imputrescible. 

Pour cette raison, il est devenu symbole d’immortalité




dimanche 7 mars 2021

Petit poème tout nu



Petit poème tout nu

écrit rapide et matinal, à la volée…


*



Lorsque je l'ai vu dévêtue

ce fut un nouvel aperçu

franchement je ne fus pas déçu

la fesse était charnue 

j'en suis encore ému

le sein quelque peu ténu

mais la toison feuillue


Critiquer eut été malvenu

j'ai jeté mon dévolu

à l'épouser j'étais résolu

mon choix a prévalu


Je n'ai pas la berlue

la voilà qui remue

coquine et ingénue

le désir s'insinue

d'un bonheur entrevu

dès ce soir le fruit défendu.


*

(Bon dimanche bien vêtu

sinon le froid s'insinue)







Dessin de GIER (carnet de baigneuses)


l'ensemble de son œuvre ICI


(Pardon cher ami de ne pas avoir préalablement demandé la permission…)


dimanche 20 décembre 2020

 




plaids, plis et replis.


Il estime ne pas valoir grand-chose.

Il croit manquer d'étoffe.

Il aimerait se draper dans sa dignité

mais ça ne fait pas un pli ; il est quelconque



Il prétend à l'écriture épistolaire

 prêt à se plier aux usages de son temps

il adresse des plis par porteur dans des enveloppes parfumées


Hélas rien de tout cela ne fonctionne.

Il s'effiloche par toutes les coutures

en ondulations déliquescentes



Déjà sa naissance fut un faux pli

une déformation sédimentaire

dans un plissement maternel


Rouge de confusion

à défaut d'ouverture

il se replie sous couverture

comme l'éventail se recroqueville dans ses plis

et disparaît

par le chas d'une aiguille


*



Je tente de tendre un voile sur un Noël vide

comme le linceul cache ce qui n'est pas.

À défaut de savoir mettre les voiles

on baissera le rideau

sur une année en morceaux



jeudi 17 décembre 2020

Craintes

 

  Cimetière à Saint-Malo   -   photo  AlainX

Craintes


C'était à craindre qu'il ne se laisse couler.

Il avait tellement navigué

affronté les tempêtes

en désir de conquêtes


C'était à craindre qu'il finisse emporté

pas même réconforté

prendre la poudre d'escampette

lorsque la vie vous empêtre


C'était à craindre d'être envasé

plus rien n'était à transfuser

plus personne sur la banquette

pour souffler dans la trompette


C'était à craindre qu'il soit sabordé

par lui-même trop encombré

assassinée la bonne franquette

nul besoin d'une enquête



mardi 26 février 2019

la nuit...




la nuit tous les chats sont moches
les gris, et les autres.
la nuit porte les soucis
les alourdit, les rend zombies…
Photo AlainX
La nuit ne dort jamais.
La nuit, le noir envahit et la faiblesse s'installe.
Nul n'y peut rien.
Pourquoi des nuits si longues ?
Si longues.

La nuit, les ombres du passé surgissent d'en bas.
Se glissent entre les os
le corps tremble, transi, glacial.

Nuit, pensées nuisibles.
Nuit funeste, fétide
nuit encre noire de Chine
nuit pesticide.

La nuit le borgne dort des deux yeux
l'aveugle se croit en plein jour
La nuit les ombres sont allongées, pour bronzer.
La nuit tout devient bizarre
quand elle entre en gare.

Le sorgueur, voleur de nuit, viendra-t-il ?
Dérobera-t-il la nuit, définitivement ?

Restituer le jour raisonnable
Céder la place au soleil
qui lui en connaît un rayon.


dimanche 6 janvier 2019

Pan de vie



Pan de vie

-o0o-

Longtemps déjà qu'il espérait une brèche dans le mur triste 
de sa vie
qui n'était que grisaille et fissures.

Quand il vit la fenêtre rouge
il eut comme un coup de sang.
Le bouquet final était derrière la vitre.
Elle était sûrement là
dans l'ombre
celle qu'il espérait depuis si longtemps.

Elle l'attendait il en était certain.

*

Photo AlainX - Clic sur la photo pour mieux la voir



vendredi 7 septembre 2018

Le temps de l'instant favorable

Photo AlainX



Il est des soirs où le désir de prendre le large se fait sentir plus intensément.
Il faudrait embarquer, à l'instant même.
Canot à moteur ou voilier silencieux
qu'importe.

Faire comme l'on voudrait, suivre son désir,
 là, 
maintenant, 
de suite.

Mais la mer est basse.

L'embarcation ensablée
sur le flanc.

L'horizon promettait pourtant une vie en rose, là-bas.

Bientôt la nuit se fera sombre.
Ce sera le moment d'écouter le silence des vagues.

Voyons, soyons sérieux
c'est à l'aube que le voyageur lucide monte à bord.

Il ne peut qu'attendre que la mer soit prête à le porter.


Seul l'inconscient rame dans le sable.

mardi 10 avril 2018

Espoir

Espoir

Dans les champs trop minés
sous un soleil explosé
un chien abandonné
Cherche un maître à aimer

Dans la ville déglinguée
des hommes exténués
à la vie détaxée
cherchent  l’oiseau à apprivoiser

Dans la maison abandonnée
sous une baignoire noyée
une  vieux parquet fendu
cherche une planche de salut

Dans la chambre bleue de prusse
une jolie rousse russe
aux cheveux emmêlés
cherche à dénouer un amour embrouillé

dans le lit blanc linceul
un homme désormais seul
savourant le dernier instant
cherche un nouveau printemps.



lundi 13 juin 2016

Le temps passa dans mon allée



Ce sentiment que le temps s'accélère dans la lenteur de la vie.
Ce sentiment d'en avoir trop perdu. C’est vrai et c’est faux.
Revisiter ce rapport au temps.
 Tout ce qui dure est éphémère.
Et l'éphémère heureux laisse une trace durable.

Arpenter avec Brassens le boulevard du temps qui passe
oui, c'était hier la folle sarabande
où on montrait notre cul aux bourgeois, notaires de Brel
ou vraies brèles digne de nos pavés.

Avec Aragon chanter pour passer le temps qu'il nous reste de vivre
mais que jamais nos doigts se dénouent
et que si les nuits tombent une à une
les matins renaissent et peuvent tous être Printemps

Ne pas t'oublier, toi, la Rose du jardin secret
le temps perdu pour toi.
Saint-Exupéry fit comprendre qu'il fut si important.
Que nos vies soient gagnées à cause du temps perdu.
Ils avaient dit : comment !?
Comment !
Perdre du temps à écouter les jérémiades des « mal-dans-leur-peau » ?

Le voilà qui s'éloigne, ce cœur d'autrefois courant après le temps des amours éphémères
de cette précipitation, le temps qui passe nous soustrait
Il faut que d’autres étoiles naissent, fassent pâlir le cher passé des jours éteints.

Alors, le souvenir déchirera le voile
les amourettes vieillies tomberont dans l'oubli
au pays des vieilles lunes nous n'irons plus aimer

Il restera toi
Printemps
Soleil
présent
bonheur
arc-en-ciel du cœur à cœur



Photo alainx



Un petit signe à Elisianne, les commentaires à propos du "temps perdu" m'ayant amenés à ce billet (c'est ICI)