Accueil

vendredi 26 septembre 2014

Tous barbares ?


Ainsi donc ils étaient revenus, une fois encore.
Pires qu'avant.
Ils étaient pires qu'avant.
Des barbares, des assassins, des égorgeurs.
Des bêtes.
Ils étaient devenus animaux dégénérés
Pire que les loups
les loups ne se mangent pas entre-eux
Là si, ils tuaient leurs semblables
comme ça, pour tuer,
pour le buzz

oui, le pire du pire
tuer pour le buzz
Et le buzz a fonctionné

parce que l'avidité de l'horrible est tapie dans l'ombre
on en redemanderait presque
on veut voir !
Frissonner, 
mieux que les films d'horreur sanglants
Là c'est du "vrai" de "l'authentique" décapitation.
Un régal pour la part obscure de nous-même !

Ainsi donc nous avons décidé de répondre à l'horreur 
par l'horreur
L'horreur façon jeux vidéos.
Ça on peut montrer. 
Tout le monde a vu comment on fait la guerre façon jeux-vidéos
Depuis la Guerre du Golfe on connait.
Pif-Paf les missiles tirés de très haut
ou depuis des dromes télécommandés depuis le sol paisible, 
au milieu de nulle part à la compagne 
et, par la fenêtre, le soldat exterminateur entend les oiseux gazouiller.
Pif-Paf, un clic sur le joystick , et hop il détruit un max.

Exactement comme la console de jeux
qu'il retrouvera ce soir

Jaillissement d'explosions ! Encore et encore !
Oh les beaux missiles !
On dirait le Trocadéro le soir du 14 juillet.
Tout ça a l'heure de l'apéro.
À la santé de nos armées délicieuses.
Ils sont pas magnifiques nos avions-à-tuer ?
Nos armes efficaces, nous, l'Occident civilisé,
 on les vend à tout le monde !

Est-ce qu'on a tué au passage des innocents,
aussi innocents que notre alpiniste français ?
On sait pas, on veut pas savoir
de toutes façons personne n'ira voir sur place.


Ainsi donc le monde sombre dans la peur, 
Chacun l'alimente selon son intérêt
La peur justifie tout
Faut nous comprendre ! 
C'est comme ça quand on a la trouille.

Non
Il n'y a rien à comprendre à tout ça
On réfléchira plus tard, on a des années pour ça. Pour plus tard.
Pour trop tard.
Comme les autres fois.

Pour aujourd'hui,
Faut juste tirer le premier.
Tuer l'autre avant qu'il ne nous tue
Puis viendra le troisième qui nous tuera à son tour.

C'est comma ça.
Il n'y a rien à comprendre à tout ça

Faut juste tirer le premier.

dimanche 21 septembre 2014

Le retour du jet d'ail !

Tu sais quoi Biloute ?

Lundi, (ou mardi, ou mercredi, cha va dépendre d'la météo) ché ichi qui vient l'Sarko pour commincher s'campagne pour être le Sauveur que le Monde attend !
Chez les Ch'ti !
Pour précher l'Evangile à ses nouvelles ouailles que c'est nous qu'on l'est, à ce qui parait !
Vindédiou !
Vas-t'y zaller din ché Corons des mines ?
À Roubaix dans la France  cosmopolite ? (chi t'sais pas l'sens du mot va raviser din tin dico !)
Ben non mes geins !
Y va chez les bourges !!!
Pour sa nouvelle politique que tous que c'est que les français vous suiv' !!
Tous des bourges !! V'la l'solution à tout !

Ché ichi qui va : Lambersart:

Ravise les baraques d'la ville !
L'foto parle d'elle-même !
Ça ressemble à la taule des français moyens !
Po b'soin de bavasser plus que cha !!



jeudi 11 septembre 2014

Manque


Et tout à coup, il y eut ce sentiment que quelque chose manquait.
Mais quoi ?
C'est tellement difficile de savoir ce qui manque, parce que le manque est justement une sorte d'espace vide, parfois de gouffre, de néant.
Il avait le sentiment de ressentir ce vide, comme une sorte de « rien » et qui pourtant serait capable de creuser un trou profond comme par aspiration.

photo du net
Était-ce d'ailleurs quelque chose ? Était-ce quelqu'un ? Une présence ?
Rien qu'une présence qui viendrait combler.
Ce sentiment imbécile qu'un insecte pourrait y tenir lieu.
La présence d'une bestiole, même un cafard, du moment que ce serait vivant.

Cela n'en disait-il pas long sur ce qu'il était devenu ?
Et que faisait-il là au milieu de tous les autres indifférents. Il s'était assis sur un banc, penché, les coudes sur les genoux.

*

C'était il y a des années, m'a-t-il dit.
C'est ce soir-là que je tentais de me suicider.
Même ça, j'ai raté.
Il me regardait. Mais en fait, non. Il ne regardait rien, ni personne.
Il avait ce regard dans le vague absolu, si caractéristique des désespérés.

Il est venu trois ou quatre fois, les épaules lourdes, se laissant tomber dans le fauteuil comme si plus rien ne pouvait le porter. 
Il a téléphoné : je ne pense pas que ça serve à quelque chose que je revienne.

Combien sont-ils comme ça que l'on a croisé sans rien pouvoir.
Pouvoir ? Est-ce que c'est une affaire de pouvoir ?

dimanche 7 septembre 2014

Dico de la Rentrée

Quelques définitions publiées il y a 10 ans sur mon blog de l'époque...
On en retrouve des choses quand on met de l'ordre dans ses fichiers...

*

- A -

AFFAISSER : Sale gosse qui va en prendre une et pas que sur la tronche

ADIPEUX : Individu gros qui ne parle pas beaucoup 

AGRAFER : Mur à peindre par un tageur

AIRBAG : (indus. auto.)  Ballon gonflable en hommage à  Lolo Ferrari qui était bien carrossée.

REMARIER (se) (psycho.) Faire une connerie


- B -

BON-CHRETIEN : Selon Larousse : Poire Williams. Les cathos sont de bonnes poires.

BIDOUILLER : se remettre au lit douillet le lundi matin au lieu d'aller au travail.

BIGARRÉ : Se dit d’un voiture garée au supermarché à cheval sur deux emplacements.

BINER :(Med.) En chirurgie esthétique, refaire inutilement le nez une deuxième fois pour gagner plus de blé.

- C -

CAPHARNAÜM : Cafard qui donne le bourdon quand l'appartement est en désordre.

CAPOTE : Vêtement anglais à usage unique.

CAPRICE : Fantaisie des Dieux. A l’époque il n’y avait pas matière à en faire un fromage !

CARAPATER (se) : Prendre vite le bus pour aller chez le charcutier acheter du pâté en croute.

CASEMATE : Abri africain pour regarder de chouettes  métisses. (« Vient mater dans la case, la case, la case, ah la casemate ! ah la casemate !» (chanson populaire)

CATAMARAN : Bateau qui fait bien rigoler les marins d'eau douce.

CHALOUPE : (idiome régional. Nord) Ratage 

D :

DATTIER : Palmier qui donne la datte. Pratique quand on a oublié quel jour qu'on est !

DÉCROISSANT :Abus du boulanger consistant à les faire de plus en plus petits et de plus en plus chers !

DEXTRORSUM : c’est le contraire de SENESTRORSUM. C’est aussi simple que tourner les aiguilles d’une montre....

DECONTRACTER : Transporter des imbéciles

DÉCONVENUE : Déception de voir arriver tant de crétins !

DÉFAILLANCE : Défaut dans une poterie

DÉMIURGE : Dieu ancien qui crée le monde en ne se pressant qu’à moitié

DROLATIQUE : Personne marrante et nerveuse

- E -

ÉCOMUSÉE : Musée qui ne coûte pas cher

ÉMINENCE : Titre donné aux cardinaux portant des slips du même nom

ENTÊTER : Se forcer à donner le sein à son bébé

EPICER : Besoin urgent

ERECTION : Voir Viagra ...


- F -

FESTIF : Cheveu mal placé

FESTON : Gros pétard ! (Oui bon ! : Fesse-Thon !)

FLINGUER : Tuer Gaiement

FORMATEUR : Qui aime regarde les filles plus que de raison
FORMATRICE : Qui aime regarde les gars plus que de raison

FAINEANT : Ministre de la Culture, chargé d’organiser le néant culturel français.

FAISCEAU : (Éduc. Nat.) - Technique pédagogique permettant de rendre sots les pauvres élèves des Lycées et Collèges.

FEMMELETTE : homme-lette raté(e) (d’après Brillat-Savarin).

FRIBROMATEUX : Fibrome (tumeur bénigne) se développant dans le cerveau de certains scientifiques au niveau de la bosse des maths.

GARDE-MANGER : Arrière grand-père du frigo de ma sœur.


- G -

GALIPETTE : Cabriole bruyante, voire odorante ...

GLUANT : genre Beurk !

GRANULE : Petite pilule qui ne vaut rien

GRAPPILLEUR : Inspecteur des impôts obèse qui te pique ton blé


- L -

LEVRETTE : Femelle du lévrier. (Vous attendiez autre chose hein ! Bande d’obsédés ! ...)

LEVRIER : Chien à longue queue, prenant sa femelle en levrette ( et voilà !)

LIANE : Plante en Folie ...

LUCIFÉRIEN : attitude démoniaque de Lucie quand elle décide de ne rien faire !

**************

- R -

ROUSPETEUSE : Femme à la chevelure flamboyante, ayant tendance aux flatulences.

RISSOTO : Plat à base de riz qu’on ne peut manger qu’en voiture.