Il y a ces êtres de pureté, pleins de défauts ; ces cœurs aimants, pleins de défaillance ; ces femmes de lumière, avec leurs ombres ; celles et ceux dont j'étais des leurs, que je rejoignais, sous une même bannière, autour d'une mission.
J'étais des leurs parce que je suis pureté, cœur vibrant, lumière avec en plus mes défauts, défaillances et ombres. Je suis leur semblable leur égal (pas égalitaire) au même niveau, dans la même humanité ni en dessous d'eux, ni au-dessus.
Et cependant combien de fois suis-je passé à côté de moi, en raison d'une enfance où je fus laissé de côté. Fruit d'un plaisir ou d'une nécessité ET d'un certain désir d'un « autre enfant ».
On me voulait comme on commande un livre qui manque sur un rayonnage, comme un tiroir absent dans une commode. Une famille doit avoir plus d'un enfant, et même trois à cinq en ce temps-là.
Rechercher l'amour dans le tiroir qui manque comme on y chercherait un doudou maternel. C'est tout un art de chercher les choses là où elles ne sont pas.
Un art consommé où on se consume.
« Dis-moi que tu m'aimes » mais le dire n'est pas le montrer, encore moins le démontrer.
Chérir n'est pas serrer. Les bras sont là pour offrir pas pour enserrer. On n'aime pas les bras croisés, mais les bras ouverts.
« Prends-moi dans tes bras » n'est pas ma demande, mais « ouvre les-moi » pourrait l'être, surtout si je ne suis pas obligé d'y venir.
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| La Grande Foule -Axelle Bosler |
Je suis un corps d'humanité, prévu pour l'être et missionné pour l'accomplir. J'ose croire que mes semblables sont issus de ce même corps d'humanité, par création en quelque sorte. Cet acte créatif s'appelle la Vie et son histoire d'apparition sur des millions d'années avec sa part de mystère, ses réussites, ses errances et ses imperfections. Je suis cela, et chaque être humain l'est également.
Chacun partage individuellement et collectivement ce patrimoine commun d'une existence dépendante de celle d'autrui pour sa réussite.
De même que chaque grain de raisin n'existe qu'au sein d'une grappe et d'un pied de vigne qui tire sa propre existence de la Vie sur Terre.
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Je republie ce texte en supprimant la fin. Mes lectrices et lecteurs intelligent(e)s comprendront qu'à mon âge m'énerver dans la zone de commentaires n'est pas bon pour ma santé.






