Accueil

vendredi 24 juin 2016

Vacances !

Voila c'est parti !
A tous je souhaite un bel été 
de joie, rencontres, amours, toujours....

Voici notre périple sur Juin/juillet/aout....

Si j'en ai le courage et l'envie, je tiendrai peut-être quelques chroniques estivales ça et là.


Pour commencer  à l'Ouest ....




.... Puis  toujours plus à l'Ouest ....



... et  cette fois à l'Est....




Et... forcément à la fin En Hauts de France ! ....


Ce billet étant à publication différée, quad il le sera... je serai déjà loin !

lundi 20 juin 2016

Signal-étique

En promenade à Villedacoté,  par un ciel qui, fort curieusement, ne semblait ni pluvieux, ni orageux, ni annonciateur de grêles, mais aussi moutonneux que les bestioles de Panurge, j'ai eu l'insigne honneur de me retrouver face à l'une de ces magnifiques œuvres d'art contemporain, gratuitement exposée aux yeux des déambulateurs diurnes, et qui sont au mobilier urbain ce que les œuvres du Quai Branly sont à la politique moderne.

Je suis tombé en admiration sur l’œuvre ci-après,  dont bien évidemment seuls les initiés peuvent en comprendre toute l'intensité et que je m'en va  de ce pas vous expliquationner.



Cette toile d’un anonyme du XXIè siècle, entièrement blanche, n'est pas, comme on pourrait le croire, une sorte de pied de nez à l'œuvre de Soulage, pour qui, noir c'est noir il n'y a plus d'espoir ;  mais constitue un hommage à Michel Gérard Joseph Colucci, plus connu sous le nom trivial de Coluche que la France honore actuellement en tant qu'ancien candidat à l'élection présidentielle. Il faut bien évidemment une connaissance approfondie de son œuvre littéraire. Ce tableau blanc référant directement à son ouvrage pie intitulé : « les lessives ».

(extraits)

- Bon. Parce que j'suis allé voir Mr. Omo et j'y ai dit : "Dites donc, je m'excuse de vous déranger pendant le repas..." 
- Parce qu'il était à table avec des enzymes à lui.  
- Alors il était là... 
- J'y ai dit : Je m'excuse de vous déranger, Monsieur Omo.  Le nouvel Omo, est ce qu'il lave plus blanc que l'ancien Omo ??? 
- Heu... il lave plus blanc, le nouvel Omo!
- Mais l'ancien Omo, il lave... moins blanc alors?
- Non, l'ancien Omo, Il lave... blanc!
- Ah bon... Parce que moi, heu, blanc, je sais ce que c'est comme couleur c'est blanc. 
- Moins blanc que blanc, je m'doute. ça doit être gris clair.
- Mais plus blanc que blanc j'vois pas.
- Qu'est-ce que c'est comme couleur ???
- C'est nouveau, ça vient de sortir!
- Ah bon, 

Cependant, et tandis que j'admirais cette saillie urbaine directement sortie du génie Decauxzien, je me suis aperçu qu'il y avait la mention : « plan de la ville au dos »
N’écoutant que mon courage et usant des dernières forces qui me restaient, je suis allé voir de l'autre côté, à la fois si j'y étais, si l'herbe était plus verte, et si le plan était ou non foireux.

Et là, ma surprise fut intense devant tant de génie. 
Jugez vous-mêmes.





Peut-on véritablement faire plus talentueux. Avec quel brio, quelle aisance, quelle virtuosité dans le trait peut-on sublimer un plan de ville et atteindre ce sommet dans l'art de la connerie, dans la transcendance de la couillonnade, dans l’exaltation  du crétinisme, dans l'élévation de la dégénérescence, bref dans l’anti-coluchisme frelaté le plus absolu.

Qu'il me soit permis ici une contrefaçon indispensable :

- Je m'excuse de vous déranger,  feu Monsieur Decaux.  Le nouveau Decaux plan-plan, est ce qu'il est plus con que l'ancien Decaux-déjà-con ??? 
- Heu... il est plus con que con le nouveau Decaux ?
- Parce que moi, heu, con, je sais ce que c'est, vu que je vois tout le temps plein d’hommes politiques. 
- Moins con que con je m'doute. ça doit être Ministre du Travail par rapport à Président .
- Mais plus con que con je vois pas.
- Ah bon, c’est vous !?

- Mais fallait le dire tout de suite !

lundi 13 juin 2016

Le temps passa dans mon allée



Ce sentiment que le temps s'accélère dans la lenteur de la vie.
Ce sentiment d'en avoir trop perdu. C’est vrai et c’est faux.
Revisiter ce rapport au temps.
 Tout ce qui dure est éphémère.
Et l'éphémère heureux laisse une trace durable.

Arpenter avec Brassens le boulevard du temps qui passe
oui, c'était hier la folle sarabande
où on montrait notre cul aux bourgeois, notaires de Brel
ou vraies brèles digne de nos pavés.

Avec Aragon chanter pour passer le temps qu'il nous reste de vivre
mais que jamais nos doigts se dénouent
et que si les nuits tombent une à une
les matins renaissent et peuvent tous être Printemps

Ne pas t'oublier, toi, la Rose du jardin secret
le temps perdu pour toi.
Saint-Exupéry fit comprendre qu'il fut si important.
Que nos vies soient gagnées à cause du temps perdu.
Ils avaient dit : comment !?
Comment !
Perdre du temps à écouter les jérémiades des « mal-dans-leur-peau » ?

Le voilà qui s'éloigne, ce cœur d'autrefois courant après le temps des amours éphémères
de cette précipitation, le temps qui passe nous soustrait
Il faut que d’autres étoiles naissent, fassent pâlir le cher passé des jours éteints.

Alors, le souvenir déchirera le voile
les amourettes vieillies tomberont dans l'oubli
au pays des vieilles lunes nous n'irons plus aimer

Il restera toi
Printemps
Soleil
présent
bonheur
arc-en-ciel du cœur à cœur



Photo alainx



Un petit signe à Elisianne, les commentaires à propos du "temps perdu" m'ayant amenés à ce billet (c'est ICI)

jeudi 2 juin 2016

Les merveilles de la nature…

La nature est belle, généreuse, tout ce qui est naturel est à privilégier. Revenons à elle, inspirons-nous des paisibles lois de la nature bucolique pour notre vie d'humain. Les merveilleuses pluies qui nourrissent la terre et le regorgent jusqu’à ce que les rivières débordent de joie ! Alors tout ira mieux dans ce monde de pollution, du chacun pour soi, et des combats incessants…

Bon… je continue ?

Je vous propose plutôt ce dont nous avons été témoins ce matin, au petit déjeuner, dans la cuisine qui ouvre sur la terrasse et le jardin.
Une magnifique querelle de voisinage toute naturelle et délicieusement primitive, avec quasiment tentative de meurtre… !

Deux pies ont mené une attaque en règle contre une tourterelle. Qu'avait-elle fait cette tourterelle pour déclencher ainsi les foudres des deux pies ? On n'en sait rien. Peut-être rien du tout, peut-être une guerre de territoires, je ne suis pas un spécialiste des mœurs des volatiles.

L'ennemi tourterelle a été attaquée par derrière. Les deux pies se sont évertuées à lui déplumer la queue à coups de bec redoublés. La brave tourterelle semblait incapable de se défendre.
Ma compagne affolée et outrée, a ouvert la porte fenêtre pour chasser les pies… Elle s'interrogeait : que peut-on faire pour cette tourterelle !?

Les pies sont revenues à la charge plusieurs fois. Chassées à coups de moulinets des bras par Madame. Moi j'observais. Et les volatiles, et ma compagne.
La tourterelle n'avait plus aucune plume de queue. Donc incapable de voler véritablement.
Elle a tant bien que mal été se réfugier sous les sapins, en claudiquant, tandis que ma compagne sortait l'artillerie lourde de ses bras protecteurs,  pour chasser les pies. Celles-ci, un peu plus tard, ont de nouveau tenté d'atteindre la tourterelle, mais ce fut en vain. Elles sont cependant demeurées à proximité.
Ma compagne était prise de compassion pour la brave tourterelle.
Je comprends.

Le champ de bataille (photo AlainX)

Mais au final, ainsi en est-il de la nature et de ses lois dites du plus fort.
Les citadins que nous devenons majoritairement semblent l'oublier.
Je me suis souvenu de mon enfance à la campagne et des combats  menés par le chat de ma tante contre les d’oiseaux, ainsi que la manière dont il s'amusait avec les souris débusquées dans la remise.

Selon certaines théories de l'évolution, les oiseaux sont issus des dinosaures.
Par ailleurs, il y a des humains, je trouve qu'ils ont une tête d'oiseau ! Notamment de profil…
Aurions-nous été des oiseaux belliqueux dans d’autres vies ?

C’est peut-être pour cela que nous continuerions à nous faire la guerre ! Tout bon humain se querelle avec ses voisins… que ce soit le voisin de la maison d'à côté, le voisin du pays frontalier, le voisin du continent plus loin. 
Bref, soumettons à nos principes tous ceux qui ne sont pas comme nous ! Manu militari s’il le faut !
Après tout, nos principes sont les meilleurs du monde… enfin c'est ce que chaque pays et chaque culture prétend… !
De plus, lorsque viendra la très attendue « guerre de l’eau potable », on prédit que nous tuerons pères, mères et frères, pour un verre d’eau. Nous illustrerons enfin les merveilleuses lois de la nature, décrétant qu'il faut toujours éliminer un autre pour vivre soi-même… 

Pour sauver le monde, je me suis dit que ce qu’il manquait à ces volatiles, c’est la parole, et donc la possibilité de se mettre autour d’une table pour discuter et trouver une solution à leur différend… 
Il paraît que les hommes ont cette possibilité.
Enfin, c’est ce qu’on raconte…

Le problème, chez les humains, c'est que le plus fort, dans la discussion, plume toujours le plus faible…
Nous avons la possibilité du verbe animalier…

Les gouvernements sont spécialisés dans la matière : nous allons discuter, mais de toute façon c'est nous qui avons raison sur tout ! 
La loi naturelle est celle du 49.3 !
Après on s’étonne que le peuple descende dans la rue… et que les casseurs se pointent…

Comme disait l'autre : on nous prend toujours pour des pigeons ! 
Ou des tourterelles…