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dimanche 28 avril 2024

Gratitude


Voilà un sujet que j’ai évoqué longuement il y a bien longtemps.

La gratitude que j’ai à l’égard de beaucoup de personnes qui ont jalonné ma route et m’ont apporté d’énormes satisfactions, des bienfaits, ont eu des comportements ajustés, enfin bref ont contribué à me permettre de devenir l’homme que je suis peu à peu devenu.

Je les évoque parce que ces derniers temps j’ai énormément pensé à bon nombre d’entre eux, d’entre elles. Peut-être parce que je traversais des temps difficiles Des moments où j’ai cru que je mettais en péril mon intégrité pour longtemps. Des instants où j’ai cru que vraiment on en arrivait au début de la fin.

Mais qu’est-ce que le péril ? Il y a celui que l’on subit. Il y a celui auquel nous avons plus ou moins concouru à son surgissement, en minimisant des risques, en ne prenant pas des précautions suffisantes. C’est un peu ce qui m’est arrivé. Disons que j’ai minimisé mes possibilités me croyant « encore jeune dans mon corps » qui n’est déjà pas bien brillant par ses performances depuis bien longtemps.

 

C’est peut-être cette histoire de perte de mes possibilités corporelles qui m’a fait revenir en mémoire les « êtres de gratitude » qu’il me fut donné de côtoyer. Ça s’est passé au milieu de la nuit. J’avais du mal à me rendormir à cause de douleurs lombaires. Je cherchais à rejoindre des pensées positives et puis voilà ce qui s’est imposé : ils sont arrivés les uns après les autres et se sont mis à défiler dans ma pensée, parfois avec un visage doux, parfois avec une parole que j’avais retenue, parfois des gestes doux et tendres, parfois des gestes à l’allure médicale. 

 

Alors j’ai commencé à ressentir leurs bienfaits dans mon corps au moment même. C’était un peu comme si tout le monde concourait quelque peu pour ce qu’il était, pour ce qu’il savait être et faire. Peu à peu la douleur du dos s’est résorbée. Je sais bien qu’elle est une intense accumulation de tensions de ces derniers mois où je ne fus guère épargné. Je vois un peu le bout de certaines causes qui vont vers leur résolution. Un mauvais épisode de la série se termine. La Saison suivante est annoncée.

Alors, le sommeil bienfaiteur est revenu.

 

 

mardi 16 avril 2024

Partie de cartes

 

 Prêt-en-bulle (préalable à rendre jaloux "Le goût-des-autres").

J'ai perdu mon inspiration, si quelqu'un la retrouve, prière de me la rapporter.

Trop d'ennuis, de soucis, de problèmes qui tardent à trouver leurs solutions, jusqu'à mon informatique qui a clashé nécessitant un changement de bécane et de logiciel de dictée qui m'est à présent indispensable parce que physiquement je décline, et que je ne souhaite pas continuer à mettre 15 minutes pour écrire péniblement au clavier un texte de quelques lignes… Donc en attendant livraison et installation du matos, je farfouille dans mes archives encore disponibles et qui remontent à 2005 pour les plus anciennes. (en espérant que mon moral remonte lui aussi).

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Partie de cartes -  (Mars 2005)

C'était il y a longtemps. Oui, il est bien longtemps.
Il y avait de la bière, des sandwiches.
Des cigarettes et de la fumée.
On jouait, on buvait, on fumait, tard dans la nuit.

Elle n'aimait pas les jeux, ni boire, ni la cigarette.
Elle venait cependant près de moi, m'embrasser dans le cou.
Elle m'enlevait la clope des lèvres et infiltrait sa langue dans ma bouche.
Elle murmurait "arrête de fumer" en mordant ma lèvre.

La mère de Roger disait "ces deux-là il va falloir les marier rapidement".
Cela nous faisait rire.
J'avais du jeu, je gagnais.
Joël s'exclamait "tu as une veine de cocu !"
Je la regardais dans les yeux : « dis-moi que ce n'est pas vrai ! »
elle riait. « T'es bête »

Roger distribuait les cartes.
Elle passait sa main sur ma cuisse et remontait.
Je l'embrassais dans l'oreille soufflant : « arrête, t'es folle ! »
Elle continuait.

Plus tard, dans la voiture, elle recommençait.
Je ne disais plus t'es folle, je disais je t'aime.
C'est moi qui devenais fou quand sa bouche arrondie m'enserrait.

Je me suis souvenu de tout cela
parce qu'elle m'a dit l'autre soir : « tu te rappelles des parties de cartes chez Roger ? »
et qu'elle a eu ce même geste sur ma cuisse.

Bon sang ! Si je m'en souviens !






dimanche 7 avril 2024

Liens rompus

 

Que sont mes amis devenus ;
Que j'avais de si près tenus…
Et tant aimés.
Ils ont été trop clairsemés,
Je crois le vent les a ôtés.
L'amour est morte.
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte ;
Les emporta.

Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre…
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver.
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte,
En quelle manière.

Que sont mes amis devenus ;
Que j'avais de si près tenus…
Et tant aimés.
Ils ont été trop clairsemés,
Je crois le vent les a ôtés.
L'amour est morte.
Le mal ne sait pas seul venir.
Tout ce qui m'était à venir…
M'est advenu.

Pauvre sens et pauvre mémoire ;
M'a Dieu donné, le roi de gloire.
Et pauvre rente…
Et droit au cul quand bise vente.
Le vent me vient, le vent m'évente.
L'amour est morte.
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte ;
Les emporta.

Rutebeuf

 


 Mes ami(e)s déjà

beaucoup ne sont plus là. 

Il n’y a pas que le vent qui les emporta
La mort aussi passa

S'approche le temps où elle s'installera.

 

Ce poème de Rutebeuf et cette chanson par Joan Baez habitent en moi depuis tant d’années, que cela me semble depuis toujours. L’ampleur s’actualise avec les décénies.

Ces dernières semaines, les circonstances amplifient encore le réel des propos.


 

lundi 1 avril 2024

Passion

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 Dévorez les fruits de vos passions
Ceux que vous avez cueillis avec raison
Procurent d’intenses sensations