J'en rêve encore… parce que je suis réaliste…
"Ce que nous accomplissons à l’intérieur modifie la réalité extérieure." (Plutarque)
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lundi 28 janvier 2019

La cigale jaune et la fourmi friquée

Voici une fable de Monsieur de La Fontaine, que chacun connaît bien.






Je vous propose d'en réécrire l'histoire dans un style différent.
Nouvelle, Témoignage, Théâtre, Intrigue policière, Biographie, Conte, Publicité...
Ou bien, Compte-rendu sportif, Actualité TV, article de presse ...
Vous avez le choix ! 

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La cigale jaune et la fourmi friquée.

La cigale, intermittente du spectacle, avait couru tous les festivals de la région durant tout l'été, donnant des balades dans les rues, montant sur les planches dans les villages pour y chanter ses ritournelles, buvant, draguant les mâles de rencontre, dilapidant dans les tavernes ses modestes cachets d'artiste.

Quand la saison fut terminée, que tout le monde reprit le chemin des commerces et des usines, que le froid, la pluie et la neige, remplacèrent le chaud soleil estival ; que la gent ouvrière retrouva  son métro boulot dodo, que la gent naturaliste œuvra pour son programme écolo, bio, dodo ; la cigale eut les crocs.

Elle se rendit alors aux « restos du beurre » pour se refaire un peu le gras. C'est alors qu'elle perçut le sentiment de révolte de ceux qui voulaient à la fois le beurre et l'argent du beurre parce qu'il en avait marre de toutes ces injustices. Et que pour y mettre fin il suffisait d'aller  dévaliser toutes les fourmis friquées de notre sainte patrie. Elle en eut marre de ses ailes transparentes, aussi transparente qu'elle-même. Dès lors elle les peignit en jaune et laissa un message largement relayé sur "l'intercricri", invitant ses congénères et la foule des opprimés à la rejoindre pour investir tous les ronds-points de France et de Navarre.

Pour montrer l'exemple elle se rendit chez la fourmi friquée d'à côté, PDGère, d'une usine de conserves, pour qu'elle lui refile des boîtes gratos pour elle et ses amies. La fourmi friquée, ayant placé tous ses avoirs en Suisse, au Luxembourg, ayant le siège de sa société en Irlande pour ne pas payer d'impôts, lui mit purement et simplement le pied au cul.


C'est ainsi que naquit, en ce début de XXIe siècle, la plus grande révolution animalière que l'on n'ait jamais connue.

lundi 14 janvier 2019

Histoire de Roland



Ma participation ne va pas vraiment dans le sens du texte mis en exergue… même si je suis parfaitement en accord avec la dernière phrase !…




L'année qui commence est comme une pièce vide. Un peu mystérieuse, avec des coins sombres mais de belles lumières à certaines heures du jour. Elle sera faite de ce qu'on y apportera et de ce qu'on supportera ou pas... On arrive avec son barda; il s'allègera ou s'alourdira. Quoiqu'il en soit, on est encore maître chez soi. Notre nid, notre foyer, notre refuge... et n'oubliez pas,  c'est d'abord dans votre coeur que je vous invite à mettre paix et joie. N'attendez pas que cela vienne d'ailleurs !





Histoire de Roland

— Voilà, c'est ici que j'habite depuis quelques semaines, déclara Roland en ouvrant grand la porte d'un geste ample, et en gardant la main sur la poignée. C'est modeste, mais calme, ajouta-t-il.

— Modeste ? Moi je dirais plutôt complètement délabré ! Soupirai-je en voyant cette pièce vide aux murs roses pisse, vu les relents d'urine qui vous envahissaient les narines.

— C'est-à-dire que je n'ai pas encore eu le temps d'aménager la chambre, se justifia Roland. Ni les autres pièces d'ailleurs. Pour l'instant je dors dans la voiture. Il ne fait pas encore froid, c'est tenable.

— Elle t'a laissé des meubles et des affaires quand même ? Ne me dis pas qu'elle a tout gardé pour elle ?

— Tu sais Jean-Pierre, vu la situation j'ai préféré tout abandonner. Et puis je vais probablement finir par retrouver du travail intéressant. Dès que j'aurai les moyens, j'irai glaner deux ou trois trucs chez Emmaüs.

— Est-ce que la police a clôturé son enquête ? Demandai-je sur un ton badin qui semblait simplement vouloir meubler la conversation.

— Je ne sais pas. L'autre jour il était question d'une reconstitution. Je ne vois pas bien ce qu'ils pourraient reconstituer  vu les dégâts… mais enfin… paraît que les flics sont comme ça ! Et je soupçonne le juge d'instruction d'être un horrible voyeur ! 

— Tu as au moins cette chance, mon vieux Roland, qu'ils te laissent en liberté. Tu pourras remercier chaleureusement et financièrement ton avocat pour sa compétence. Parce que ces vieux renards de flics semblent bien avoir accepté la thèse de l'accident. Il fallait quand même un avocat hors-pair pour leur faire croire cette salade.

— Je n'ai pas une tête d'assassin ! Ça a dû jouer ! murmura Roland comme s'il se parlait à lui-même.

C'est incroyable combien Roland prenait cette histoire à la légère, comme si c'était anodin. Une simple péripétie. La victime, une très belle femme, fut quand même complètement défigurée.

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C'est trois jours plus tard que je fus prévenu par un coup de fil de Marcel.
On avait retrouvé Roland pendu dans la grande pièce vide.
Il paraît que les flics ont longuement cherché la chaise ou le meuble sur lequel il avait pu grimper pour se pendre.
Mais le légiste était formel. La mort était bien par pendaison. On n'avait pas accroché après-coup un cadavre au bout d'une corde.

Mettant fin à ses jours, Roland nous avait fait une sorte d'aveu.
Et cependant.
Comment donc avait-il pu s'y prendre ?
Décidément, dans cette maison vide, demeurent quand même pas mal de mystères !

Personne ne saura jamais la suite. Avec la mort de Roland, le dossier fut classé définitivement par le Procureur de la république.

C'est dans les mois qui suivirent que j'ai recontacté l'ex de Roland. On avait eu une vague aventure dans le passé. C'est même comme ça que Roland l'avait connue.

Finalement on a décidé de se mettre ensemble. D'autant qu'elle apprécie mon corps et la réciproque est vraie.
Parfois il nous arrive de reparler de Roland. Ce qui me choque un peu c'est qu'elle l'appelle toujours « le pendu ».



samedi 12 janvier 2019

Complainte de la nymphe


Photo AlainX - Musée "La Piscine" Roubaix

Complainte de la nymphe


Toi qui m’emporta jusqu’ici
Enki*, Dieu des Eaux douces
Maintenant j’ai la frousse
J’en ai plein le kiki

Au pied j’ai une mycose
Et tu en es la cause
Chaque fois que je me mouille
Partout ça me gratouille

Mais assez de parlottes
Je retourne à la  flotte
Repêcher ma culotte.



mercredi 9 janvier 2019

Histoire de l'huître désespérée.

Texte écrit pour l'atelier d'écriture ci-dessous, à partir de la photo de la semaine :


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Histoire de l'huître désespérée.

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Autant que vous le sachiez : je ne m'aime pas !
Je me trouve visqueuse, je m'étale n'importe comment, et certains trouvent que je sens mauvais. Pourtant, je n'arrête pas de me laver, je filtre, je filtre sans arrêt de l'eau de mer, mais rien n'y fait.
Aussi je ne me montre guère. Je préfère me réfugier dans une coquille dont j'ai  réaménagé l'intérieur à mon goût. Je me suis fabriquée un écrin chatoyant et nacré. C'est ma consolation.

Sinon, vu de l'extérieur, je ressemble à je ne sais quel déchet, une espèce de coque fripée qui me fait passer pour une vieille fille !
J'aurais voulu connaître l'amour ! Seulement voilà je suis tombée amoureux d'une moule, répondant au doux nom de Mytilida. Quand je l'ai vue dans sa robe noire et élégante, manifestement conçue par un grand designer, mes valves et valvules ont frétillé d'un désir intense. Je rêvais de me délecter de son jus.
Hélas, la moule ne brille pas par son intelligence. Elle n'a rien vu, rien compris. C'est comme cela que je suis tombée en déprime.

Profitant de la faiblesse de ma coquille un bigorneau perceur a littéralement tenté de m'assassiner ! J'ai immédiatement voulu porter plainte auprès de la police ostréicole, mais on m'a fait comprendre que le bigorneau perceur est une véritable mafia très organisée que l'on n'arrive pas à éradiquer !

Vous voyez comme ma vie est catastrophique. Je devrais faire pleurer dans les assiettes, mais tout le monde s'en fout. Les bigorneaux veulent me tuer, les humains veulent m'avaler tout cru.

Fort heureusement, une gentille perle, fort bien de sa personne et compatissante, est venu eme consoler de tous mes malheurs.
Elle porte bien son nom : une véritable perle, en effet !
De mon côté je l'ai aidée à grandir et à devenir de plus en plus belle, désirable, enviée de tous. Alors nous sommes devenues des amies inséparables, et ma vie s'en est trouvée transformée.

Je peux vous dire que si vous êtes dans la difficulté ou le malheur, il ne faut jamais désespérer. Une perle vous attend quelque part.
À vous de la trouver.


-o0o-

dimanche 6 janvier 2019

Pan de vie



Pan de vie

-o0o-

Longtemps déjà qu'il espérait une brèche dans le mur triste 
de sa vie
qui n'était que grisaille et fissures.

Quand il vit la fenêtre rouge
il eut comme un coup de sang.
Le bouquet final était derrière la vitre.
Elle était sûrement là
dans l'ombre
celle qu'il espérait depuis si longtemps.

Elle l'attendait il en était certain.

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Photo AlainX - Clic sur la photo pour mieux la voir



vendredi 4 janvier 2019

Deux allers simple pour ailleurs.


Vous souvenez-vous de cette bonne vieille règle des trois unités dans le théâtre classique ? De temps, de lieu, d'action ?
Eh bien Nicole Versailles (alias la célèbre blogueuse Coumarine) respecte cette règle dans une petite nouvelle passionnante qui se déroule dans le Thalys entre Paris et Bruxelles. L'histoire de Sophie commence Gare du Nord à Paris et se termine sur le quai de Bruxelles-Midi, 90 minutes plus tard.

Quoi de plus banal qu'un voyage en train !
Et cependant, lorsque vous aurez commencé à lire cette nouvelle, vous serez tenus en haleine jusqu'à la fin. Rassurez-vous, ce n'est pas l'Orient-Express, pas de crime, pas de suspense particulier, rien qu'un simple voyage en train.

Vous allez voyager dans la même voiture qu'elle, avec elle. Peut-être serez-vous cet homme qui l'aide à mettre sa valise dans le porte-bagage, ou cette femme indifférente (enfin en apparence) qui regarde par la vitre le paysage qui défile, et cependant…
Notre amie Coumarine à l'art de rendre passionnante une histoire simple, un ordinaire de la vie, où l'on croise des personnages avec une épaisseur très intéressante.

On fait parfois dans un train une rencontre qui peut tout changer… ou rien du tout… c'est selon…

Nicole Versailles – Coumarine à l'art de la mise en scène, de vous faire vivre l'action qui se déroule, de vous projeter dans un passé qui éclaire le présent.

Une histoire simple, qui fait du bien, et qui laisse le lecteur devant tous les possibles.
À lire, d'urgence !



« Deux allers simples pour ailleurs »
Nicole Versailles. 
ÉditionLamiroy - 10 x14 cm - 33 p.  4 €

  

mercredi 2 janvier 2019

Marathon d'écriture 2019

Comme je le fais périodiquement depuis une bonne dizaine d'années, j'organise un nouveau "marathon d'écriture" qui s'ouvrira bientôt.
 Si cela vous intéresse…

Le 13 ème Marathon d'écriture se déroulera
du vendredi 18 janvier au samedi 26 janvier 2019

un marathon d'écriture consiste à s'engager à écrire en continu durant plusieurs heures, et à publier toutes les heures sur le forum dédié, uniquement accessible aux participants.
- Ecriture LIBRE, le jour de son choix - pas de thèmes pré-définis, ni consignes... -

le minimum d'écriture est de 3 heures d'affilée, 
on peut écrire pendant 5, 8, 10 heures...
pas de limite maximale de durée...

24 participant(e)s ont vécu l'Aventure l'an dernier
Des liens se tissent, des échanges passionnants se créent.
Chacun(e) en a retiré de grandes satisfactions  !


 à bientôt peut-être sur le Marathon !

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