En quête d'un texte, écrit il y a bien longtemps, et que je souhaitais retrouver (ce qui ne fut pas le cas…) je fouillais dans les archives de mon ordinateur. Je m'étonne du nombre de pages que j'ai pu écrire depuis l'an 2000 ! (Avant j'ai perdu la trace de beaucoup de choses).
Je ne compte pas ici tous les textes professionnels dont j'ai pu être l'auteur, travaux de recherche personnelles, diffusées ou pas, articles divers, rapports officiels, conférences etc. je ne compte pas non plus le plaisir que j'ai eu à écrire de multiples lettres avant le temps des écrans.
Incroyable comme je suis un terrible bavard par la plume ou le clavier !
À quoi tout cela a-t-il vraiment servi ?
J'ose à peine ce constat : à pas grand-chose !
Je ne dis pas : à rien, mais franchement c'est juste quelque gouttes dans un océan de productions diverses et variées.
Et pourtant cela occupa des milliers d'heures de mon existence et plus encore.
« Vanité des vanités » aurait dit mon père !
Ce n'est pas que je doute de moi ou que je me renie à posteriori.
Non, c'est juste le constat du pas grand-chose qu'est notre passage sur cette petite planète perdue dans l'univers.
Ça relativise, en même temps que ça rend très précieux des instants d'une intensité peu commune qui passent alors dans une dimension éternelle.

J'aurais laissé la trace d'une étoile filante.
Peut-être que l'un ou l'autre qui aura aperçu cet instant d'éternité s'exclamera : « Oooh ! ».
Et finalement, ce sera déjà pas si mal…