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mardi 30 septembre 2025

Un petit poème tout récent



Petit poème à la mer

-o0o-


 Celle qui m'a mis au monde fut-elle mère
je la perçois plutôt comme une mer

Tantôt le calme plat
plutôt dans le genre cinéma
trop beau ce seul regard sépia

Tantôt mer démontée et tempête
intérêt à prendre la poudre d'escampette
dans ta petite chambrette
rêver de temps plus champêtres

Pauvre mère dans les flots des chagrins
pour la sauver y aura-t-il un marin
lui chantant des quatrains
l'emmenant au bal Tabarin
il n'en sera rien


J'aurais dû offrir de l'écume à la mer
j'aurais dû envoyer une bouteille à la mère
dans le ventre de celle-ci un rouleau de papier
une feuille détachée d'un cahier d'écolier
quelques lettres d'alphabet entremêlées
avec des M et des A entrecroisées
Formant un mot que je n'ai jamais prononcé.

 

AlainX

***
 


 
montage AlainX 
 

vendredi 26 septembre 2025

Le dernier livre d'AlainX



Alain Rohand (mon nom de plume)  publie  un petit roman qui s'inspire d'une nouvelle  écrite précédemment, mais tout a été entièrement remanié et complété grâce à l'aide d'une amie écrivaine, Marie-Dominique Chaisemartin, qui a toute ma reconnaissance et sans qui ce livre n'aurait jamais vu le jour.

Le livre est à la vente ici : (voir aussi en marge)

https://www.thebookedition.com/fr/la-femme-a-l-arbre-portrait-p-418936.html

mardi 16 septembre 2025

Vaincre la douleur

 Longue conversation téléphonique ce matin avec une amie qui souffre beaucoup dans son corps depuis bien des années. Elle voulait me parler avant de partir pour l'hôpital dans un service d'algologie réputé. Je l'ai écouté longuement. Elle avait la voix terne, presque désespérée. Elle était cependant reconnaissante envers L'Algologue/anesthésiste qui avait réussi à la sortir en quelques mois de 10 années de morphine. Moi aussi j'étais reconnaissant envers cette personne. Le traitement s'orientait désormais vers d'autres thérapeutiques.

Ensuite, je me suis exprimé en laissant venir les mots de l'intérieur. Une réponse  se construisait à mesure que je l'exprimais.  Aucune phrase élaborée pendant son expression, où je me serais dit : à retenir pour quand je parlerai… tous ses propos étaient descendu au fond de moi et  avaient ensemencé ma réponse.  Mes mots fleurissaient, je n'avais qu'à cueillir. Alors certes, la souffrance dans le corps je sais aussi ce que c'est, comme bien des gens d'ailleurs.
 

Lorsqu'elle a repris la parole, sa voix était plus claire, plus affirmée, presque quelque peu ensoleillée. Elle a dit , en substance, cette phrase : —  «  Tu portes de l'espérance pour moi » je n'ai pas identifié très bien s'il fallait mettre un « ! » Ou un « ? ». J'ai répondu que son espérance était en elle et que je l'entendais s'exprimer par sa voix.

Il y eut un long silence.
Puis elle a repris :  — « Tu as raison, je crois ».
Je l'ai invitée à aller à son rendez-vous avec cette espérance au cœur et qu'elle serait active dans le traitement.
Un petite audace à dire ces mots, laquelle s'enracine quelque peu dans mon expérience personnelle.
 Il y a en nous  un couple efficace qui s'appelle  « espérance-confiance ».
Essayez… vous verrez…
 

mercredi 10 septembre 2025

Sac de vracs



 — L'autre jour on a regardé un concert de Souchon à la télé. Ma dulcinée et moi on a beaucoup apprécié. Ça nous a rappelé de beaux souvenirs qu'on a évoqués après… dans le lit… et c'est ainsi qu'on s'est endormi…

— J'ai vécu les derniers instants du décès politique de François Bayrou. C'était pathétique. C'est un peu comme quand meurt quelqu'un qu'on n'aimait pas beaucoup, mais que, quand même, on assiste à l'enterrement. Il y a un moment où on se dit qu'il a fait ce qu'il pouvait avec ce qu'il était.
Et là on se surprend à penser :… c'est-à-dire, pas grand-chose !…

— Les séances d'un comité de lecture dont je fais partie, ont repris après la pause estivale. Ça m'a fait grand bien. Je ne sais plus beaucoup bouger mes jambes, mais j'arrive encore à bien faire gigoter mes neurones. Tant mieux ! Paraît que j'ai fait des propositions pertinentes. Tant mieux, bis !

— Le nouveau premier ministre s'appelle Lecornu, et non pas le corps nu. Bon j'arrête de faire des jeux de mots avec son nom, d'autres sont en embuscade, certains disent déjà qu'avec un nom pareil, il va se faire baiser ! C'est pas gentil…

— Bonne nouvelle : les pies de mon jardin se délectent des mirabelles gâtées que nous leur offrons. Faut dire que c'était des fins de série pas terribles. C'est la rançon des commandes par téléphone pour être livré à domicile, à cause des difficultés actuelles de mon épouse. On ne va quand même pas vider tout de suite le stock de  boîtes de sardines, qu'on a constitué, en prévision de la chienlit nationale !

— Le vieux russe Poutine a commencé à bombarder la Pologne. Chouette ! La troisième guerre mondiale nucléaire approche à grands pas. Et comme j'ai plus tellement envie de vivre trop longtemps…

— Alors je profite quand même des derniers soubresauts de la démocratie et de la consommation, pour me payer de délicieux croissants. Faut vivre quand même !