mercredi 26 août 2015

À bientôt...



Quand c’est fini ça recommence….


Ce qui est bien quand on appartient au monde des oisifs retraités, c’est que les vacances 
« ça s’en va et ça revient c’est fait de tout petits riens »
 comme chantait notre plus profond poète François au siècle dernier.



Zé donc, on remet ça ….

Quelque part par là ….





mardi 25 août 2015

Mouaiche !



Ce matin, je me laisse aller bêtement à écouter la ti’te émission d’Augustin sur France Inter, histoire d’avoir une page cultu’ avant 10 heures pour la ménagère de plus de 60 ans, hé bien, je te le donne Emile, il y avait des jeunes !!! Yes ! Des jeunes ! Et sur France-Inter !

Mais que si ! Des jeunes qui chantent du jeune ! Enfin des jeunes qui chantent du vieux (façon les Rita, lesquels étaient déjantés, mais là, c’est du Rita mitsouko façon musique classique, si tu vois ce que je veux dire). C’est dans le genre garçons-et-filles-bien-sages-et-propres-sur-eux. Rien à voir avec l’extraordinaire inventivité de Catherine Ringer et Frédéric Chichin.

Mais bon, ce sont de jeunes. 
Et là, je dois dire, j’ai eu ma surprise de la semaine (et on n’est encore que mardi). Voila, je vous narre le truc. Le jeune (enfin LA jeune, puisque là c’était une tite nana), et bien, elle AR-TI-CU-LE bien mieux que la génération précédente des jeunes, c’est à dire, celle des années 2005.

Perso, — mais bon je sais, j’ai toujours du retard à l’allumage, — j’en était resté à « Wé » pour ce qui est de se montrer approbateur des dires de son interlocuteur de l’instant qui précède celui du « Wé ».
Or, là, je comprends que c’est fini….

« Wé » c’était une sorte de paresse buccale, car le « oui » suppose des efforts zygomatiques plus intenses que le « Wé ». Tout bon laryngologiste vous le dira illico.
Eh bien la petite nana à la radio, elle a dit à plusieurs reprises, pour montrer qu’elle approuvait les propos d’Augustin Traquenard (qui lui ne réalise qu’après coup l’inanité des phrases qu’il lance en l’air sans savoir dans quel état déliquescent elles vont retomber), elle a dit : « Wé »…. 
Pas « Waiche » comme on l’entend parfois dans des patois locaux prononcés par de jeunes incultes, non elle a dit « Wé », mais — et c’est là toute la différence générationnelle d’une intensité que vous ne soupçonnez pas encore — la nana,  a prononcé son « Wé » dans ce qu’on pourrait appeler un déroulé roulé-boulé  du mot, qui n’est pas sans rappeler la jeune serveuse de ma boulangerie du quartier qui y va toujours de son : 
— « Bonjour-rheeuuu » 
et que je me demande encore si je dois pas changer de marchand de pain pour pas être énervé des potron-minet.

Mais revenons à la cult’ de traquenard du Trapenard.
Donc, disais-je, elle a développé le « Wé » dans un effort labio-lévro-lingual, tout à fait surprenant.
ce qui a donné (je tente de vous le faire le mieux que je peux  par écrit) :
— « Hou-vous-haie » en veillant bien à passer subtilement de « Hou » au « Vous » et au « Haie »  dans une glissade rapide, mais pas trop, façon anglo-saxonne.
Voila. Répétez après moi :
— « Hou-vous-haie »

Maintenant allez le faire devant votre miroir et regardez bien les mouvements impressionnants de vos lèvres et l’effort à déployer pour éviter le simple et banal « Wé ».

Hé bien là je dis : Bravo ! Bravo la jeunesse qui s’en vient. Qui remet sur le devant les valeurs de courage, d’efforts, d’engagement dans le vocable approbateur, non susurré subrepticement, mais affirmé en ouvrant bien la bouche (aussi grande que quand on suce) et en articulant pleinement.

Et après ça, il y en a encore qui oseraient critiquer notre belle jeunesse en la traitant d’oisive, de couille-molle, de déprimée et déprimante ?
Mais peau-de-castez donc l’émission pour vous entrainer à ces changements sociétaux…

Allez encore une fois : Vas-y Mamy :
— « Hou-vous-haie »

Tu vois quand tu veux ! Tu sais rester jeune !




lundi 24 août 2015

aujourd’hui un trou (Queneauterie encore...)

Taleur ça m’a énervé. Parait que c’est normal. À mon âge… Quoi ? Qu’est-ce qu’il a mon âge ? De toutes façons c’est pas d’aujourd’hui ! 
Le trou de mémoire. Comment que c’est y qui s’appelle déjà cet acteur ? Mais si, il joue dans… Flute ! Dans quoi déjà ? Ce film avec la nana rigolote là … Machine… Tu connais j’en suis sûr !
Ça énerve, ou ça panique… Ce serait quand même pas…. Non, ça c’est les vieux… Pas moi, pas nous. Parce qu’elle aussi parfois….
--  Je l’ai sur le bout de la langue ... 
Fait voir ? Ben non, je vois rien au bout.

Grave ! Non ?




dimanche 23 août 2015

aujourd'hui chaussures

Autant vous le dire, mesdames-messieurs sans oublier les demoiselles, s’il en reste dans ce monde de dépravation généralisée, je suis un esthète (à claques, oui, je sais). Or, donc, je ne porte QUE des chaussures sur mesure, en cuir pleine fleur, fabriquées  dans de nobles ateliers restreints,  qui plus est, financés par un mécénat national dont je vante les mérites. 

Il faut être évidemment dans ma position sociale pour bénéficier de tels privilèges. Vous, mesdames-messieurs sans oublier les demoiselles,etc., le commun des mortels qui ne bénéficiez pas d’une distinction PMR, vous vous contenterez de godasses en plastoc de chez Madinechayena.


vendredi 21 août 2015

Aujourd'hui on conserve

Injonction : on conserve ! Mais quoi? Le meilleur, afin de poursuivre l'épure  de ta vie.
Le reste existe, a existé, existera. mais répare ce que tu peux. Assume tes manquements chaque fois qu'un autre choix s'offrait cependant.
Ton identité profonde est un trésor précieux, une source pure. C'est dans la nature de l'homme d'être ainsi même si 20 siècles  d'erreurs judéo-chrétiennes ont instillé le Menteur dans les veines des hommes contaminé par une idéologie religieuse mortifère de l'homme "mauvais naturellement". 

Faux : l'homme est « par nature » débarrassé  du mal, même s'il le cultive encore par bêtise ou par les forces malfaisantes, qu'hélas nous tolérons en nous.

Oui, il y a du malheur dans l'humanité. La responsabilité de celui-ci c'est uniquement nous, - toi, donc, pour ta part - les humains, déshumanisés par endoctrinements pervers de tout poil qui imbibent le corps depuis tant de siècles de domination d'une caste religieuse, acoquinée aux politiques et aux puissants. 

Mais la force de vie irrépressible qui nous anime préserve toujours l'essentiel. 

Il suffit de s'y rendre.
Ça c'est ma/notre liberté. Notre grandeur aussi. 

Nous sommes humains et plus qu'humains, si nous le choisissons.
Mais tu sais bien, cher homme, que c'est plus facile de dire que tout est de la faute des autres..... Ils n'ont qu'à commencer par changer, eux.... 
Nous, on verra plus tard... peut-être, si l'autre change "vraiment"....

J'ai dépassé les 100 mots?

Et alors?

jeudi 20 août 2015

Aujourd'hui au téléphone


Voila un engin qui n’a pas ma préférence. Qui ne l’a plus. J’en ai pourtant passé des heures avec ce machin à l’oreille. Depuis la crampe du bras rapport au poids de la Bakélite de Monsieur PTT, jusqu’à l’oreillette gratouillant le conduit auditif.

Trop d’heures professionnelles, avec des emmerdes au bout du fil, des désespérances dans l’oreille, des sonneries nocturnes du désespoir.

La misère du monde à l’esgourde finit par faire tressaillir au grésillement  de iPhone. Coté sympa de la modernité, la bouille de l’interlocuteur apparait sur l’écran. Elle/Lui ! je déverrouille et je dis Allo ! Avec sourire !!






mardi 18 août 2015

Aujourd'hui cinq mots essentiels.


« Je suis un être humain » Voila : 5 mots essentiels. 
Qui a-t-il de plus important que cela. Que serais-je sans mon humanité, fut-elle défaillante ? Rien. Rien d’intéressant. 
Une bestiole peut-être ? Cochon, serpent,  loup, bouc, ou alors grand singe dans le meilleur des cas. Je me verrais bien grimper aux arbres, avec de longs bras, sautant de branche en branche.
Et encore, aurais-je alors conscience de ma simiesque image ?

Non, finalement être humain c’est mieux.  
Même si ça offre le désagrément d’une conscience qui a conscience de ses inconsciences.

vendredi 14 août 2015

Aujourd'hui le fruit de


Fouiller sur l’Internet, feuilleter quelques recueils qui prennent ici l’air marin depuis longtemps, réveiller une mémoire qui défaille plus chaque jour, et finalement trouver, croire avoir trouvé, espérer faire le bon choix.
Ce sera donc ce fruit-là : l’exergue du bouquin qui s’en vient. Il y est d’ailleurs question de fruits, d’effluves de soleil, de reflets verts et de senteurs olivâtres. Et puis il y a le nécessaire sens, l’essence des sens. Resssentis mis en mots sans mise en maux.
Fruit de dix années. Mûrissage, maturation d’apprentissages toujours recommencés. 
Fruits de la passion : vas-y Francky c’est bon, bon, bon.





jeudi 13 août 2015

Aujourd'hui la dernière fois que.


Ce matin je me demandais ce qu’il adviendra quand j’aurais parlé au téléphone pour la dernière fois à quelqu’un. Aurais-je conscience que c’est la dernière fois ? On croit toujours qu’on a des choses à dire, et à dire encore : 
Et surtout n’oublie pas d’arroser les géraniums, qu'ils soient encore en fleurs quand le rentrerai.
On ne rentrera pas. On le sait bien, on n’est pas si con que ça dans les derniers moments de lucidité. Au contraire on ressent tout. 
Mais je ferai semblant que ce n’est pas la dernière fois, pas le dernier instant, pas le dernier coup de fil, pas…..


mercredi 12 août 2015

Aujourd'hui quelque chose qui clignote.




A la radio on pale de Spinoza, du déterminisme et de la joie. Oreille vagabonde de fin de petit déjeuner tardif. Il est aussi question de corps et d’esprit indissociables. 
— Et si je reprenais du thé ?  C’est bon le thé.

 « On ne désire pas une chose parce qu'elle est bonne, c'est parce que nous la désirons que nous la trouvons bonne » Spinoza dans Éthique III

Quelque chose clignote dans mon esprit.

—  Mais encore ? Confiture ou miel ? suis-je libre du choix ?

« Ce qui constitue, en premier lieu, l’être actuel de l’Esprit humain n’est rien d’autre que l’idée d’une chose singulière existant en acte ». (l’Ethique)

Dans ces conditions, ce sera confiture.

lundi 10 août 2015

Aujourd'hui la chose à ne pas dire.



Innombrables sont ces choses à retenir en soi. Aussi innombrables que celles qu’il faut dire, voire redire. 
Je ne dis pas tout ce que je vois et perçois, ni tout ce que je vis à l’intime. Un texte de mon prochain ouvrage s’intitule : « Je n’ai pas tout dit ».
Combien ont été piégés en disant la chose à ne pas dire. Combien de relations avortées ou mortes. Après les taiseux des générations précédentes, s’en est venu le temps des bavards incapables de « tenir leur langue » comme disaient nos grands-mères Tyrannie du « tout dire ». Détestable.

 (et paf ! 100 mots  pile !...)


Edit de 18 H 30 :
au cours de ma promenade de taleur : 3 gamins/gamines passent à coté de moi. La fille :
-- Alors c'est d'accord hein ! On ne dit  rien à maman de ce qu'on a fait.....
:-))

dimanche 9 août 2015

Aujourd’hui bouches




Avant de sortir dans le village aux fins de ramener quelques victuailles simples et nécessairement bio, je lis le mot du jour. Alors je les ai regardées. Les bouches de celles et ceux que j’ai croisés. Surtout de celles…
La serveuse qui me propose ses fruits de saison et non ses appâts, bien que ceux-ci semblassent tout autant de saison. Avait-elle la bouche gourmande qui met déjà en appétit ? Avait-elle au contraire ce côté pincé qui annonce le prix exorbitant à régler pour pouvoir consommer ? Avait-elle la lèvre humide du fruit défendu ?

Je ne saurais le dire, je n’ai vu que ses yeux.



(seulement 108 mots ! Je progresse .....)

vendredi 7 août 2015

Aujourd'hui coule.




Ça me va….Aujourd'hui, journée cool… Soleil accomplissant son job : rendre la mer d'Opale. Sable blond où même le « blond » de Gad Elmaleh ne passe pas inaperçu…Enfants dans dans les bâches (baïnes comme disent les prétentieux du Midi moins le quart), joueurs de boules (de pétanque comme disent les pré-cités neuneux…)
 {vais encore me faire des amis}, 
mais surtout….. 
Rien, vraiment rien ne venant perturber le regard du Nord au sud. Sable à perte d’oeil,  mer et horizon rejoignant le ciel.
Plénitude étalée.
En retrait, lascives courbures dunaires abritant des amoures libertines, dans la chaleur des grains de peau constellés de grains de sable.

cool, maxi cool, tout coule.

(111 mots... vais y arriver aux 100 mots du Père Queneau !)

jeudi 6 août 2015

Aujourd'hui Violet



Ça va être un mauvais jour avec une telle couleur. Le violet, ça pue ! Une couleur nauséabonde. La couleur des prélats du Vatican. Même les chaussettes, et probablement le slip. Ça leur va bien le violet, ça vous a une petite consonance tripotage et pénétration du plus bel effet. 
Les soirs de boissons et de débauche le violet cramoisi vivre au pourpre deep purple jusqu'à éclatement.
Couleurs de l'orgueil, du fourbe, de l'assoiffé de pouvoir. Ni chaude ni froide, la couleur parfaite de l'ambiguïté.
Sur un site, je lis : "Le violet est la couleur par excellence des rêveurs, des personnes spirituelles plutôt que matérielles"
comme quoi on trouve sur l'Internet les pires conneries…

Et même quand je vois ça…..



…. je préfère fuir !

En fait, j'en ai rien à foutre du violet.... C'est juste que faut kozer là-dessus...


mercredi 5 août 2015

Aujourd'hui offre spéciale


La suite à Raymond...

C'était hier le dernier jour des soldes. Je le sais, je ne m'y intéresse pas.  Alors pourquoi prétendre qu'aujourd'hui serait « offre spéciale ».

Hier, sur les devantures des boutiques du coin : « dernier jour ». Un truc à vous foutre la trouille ! Partout on annonçait que c'était mon dernier jour. J'en avais des palpitations. Mon existence était déjà en solde, et là tout allait se terminer.

Avez-vous déjà imaginé votre dernier jour ? Auriez-vous alors la fièvre acheteuse ? 
— Dépensons une dernière fois bien au-delà de notre crédit bancaire. Laissons aux autres les soucis de l'après.

Aujourd'hui je suis encore là. C'est peut-être mon "offre spéciale", des journées de plus le temps de me rhabiller pour l'hiver. 
Acheter un linceul.
Un seul, pas plus.

mardi 4 août 2015

Aujourd'hui Virilité


(À la poursuite de Queneau encore....)

Aujourd'hui Virilité
---------- 

La virilité est l'apanage de la femme moderne.
Elle en est aussi la panade.
Vouloir faire l'homme ne crée pas la femme.
Vouloir faire mec, habillée en type au taf, c'est toc.

Le Fou d'Elsa, déclarant « L'avenir de l'homme est la femme » (que Ferrat inversa) défiait Francis Ponge : « L'homme est l'avenir de l'homme ».
et Ping ! Ponge avait raison, puisque désormais la femme singe l’homme.

Il ne faut pas 100 mots pour dire que mieux vaudrait subir 100 maux que supporter longtemps encore cette mode virilito-féministique qui laisse sans mot.




Redonnez-nous 
la
 femme 
sans 
couilles….