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jeudi 2 avril 2026

Pâques

 
Une énorme fête annuelle pour célébrer la grande Prêtresse de la consommation. 
On va bouffer, des œufs, des lapins, des poules et déployer pour les enfants une énorme gabegie en permettant une indigestion de chocolat. Ensuite les  gosses trop voraces iront vomir dans les toilettes.
De leur côté « les grands » vont se bâfrer avec de l'agneau en gigot, ou une épaule confite, ou de la pintade suivant les régions. Mais l'agneau s'est quand même tradi !

Dans le temps c'était une fête chrétienne, on commémorait la résurrection de Jésus, en le faisant Christ et ainsi on était délivré du mal (les méchantes langues féministes disaient délivré du mâle !)

Pour ma part, pas besoin de chocolat ou de gueuleton pour célébrer la victoire de la vie sur la mort.

C'est juste l'histoire de bien des gens, et j'en connais un certain nombre, qui sont « revenus à la vie » après avoir sombré. Je crois en avoir aidé quelques-uns/unes.

J'ai un exemple très proche : moi ! Par deux fois j'ai sombré, mais vraiment sombré. Le fond de la détresse. Et puisqu'il est question de la Bible, le début psaume 130, je le fais mien quelque peu. « Du fond de ma détresse, je crie vers toi,.... ! »
À la place des «… », il est écrit « Seigneur ». 
Moi j'ai surtout crié et crié encore. Juste crié. Ce qui ne veut pas forcément dire appeler quelqu'un.

Je fais miens les propos d'Aragon :

« Il n’aurait fallu
Qu’un moment de plus
Pour que la mort vienne
Mais une main nue
Alors est venue
Qui a pris la mienne... »


Qui donc était cette main ?

Je  la vois à la fois humaine et divine.
C'est un peu ainsi que je l'ai vécu.

Un immense merci à celui qui sait faire revenir à la vie ce que l'on croyait mort.

https://jardinerlaville.fr/wp-content/uploads/2025/06/384-min.jpg 
 

mercredi 7 janvier 2026

La mort dans la vie


Au risque d'étonner, mon premier billet de 2026 va parler de la mort !
… Mais peut-être aussi de la vie… histoire de vous rassurer pour que vous continuiez à lire… !

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire du décès de mon père en 1991, à 79 ans. 
Comment ne pas penser à lui d'une manière plus particulière, d'autant que je vis avec lui une proximité intérieure depuis bien longtemps. C'est une Présence sans paroles, proche de ce qu'est la présence au divin. Elle puise dans l'histoire.  Et c'est ainsi que je reviens à la Vie, telle que je l'ai vécu au cours des fêtes de Noël, comme je l'envisageais dans mon billet précédent de fin d'année.

 Une belle réussite, la joie complice des cousin(e)s. La joie des parentèles reconnaissantes et les bienfaisances que nous avons partagées .
 Mes enfants voulaient des photos de groupe. Ce fut fait. Je les regarde. Au centre : mon épouse et moi ;  nous entourent nos gendres et les petits-enfants (dont certains sont bien plus grands que nous par la taille !). Nous faisons figures d'ancêtres. Cependant je me sens toujours le petit dernier de mon enfance, alors que  je suis désormais le vieux grand-père entouré de sa descendance !

Et puis je regarde ces photos de groupe avec  cette expression  « La génération ». Me reviennent mon père et ma mère sans qui je ne serais pas venu à l'existence, sans eux il n'y aurait pas non plus les sept petits-enfants.
Le raisonnement pourrait être fait parallèlement avec la famille et la génération de mon épouse.

Je dois vous donner le sentiment que j'écris des banalités et des évidences.
Bien sûr ! Bien sûr !
Tout est une question de regard intérieur, en dedans et au-delà des photographies qui vont passer au rang des souvenirs.
Il est tout aussi banalement question de la transmission de la vie avec sa singularité et son particularisme unique dans la cohorte de milliards d'êtres humains.
Encore des banalités…

Aujourd'hui il faut de l'exceptionnel, du sensationnel, si possible du croustillant, du tragique, le plus terrible fera l'affaire.
Et là je pense à la tragédie de ce bar en Suisse des 40 morts et de plus de 100 brûlés graves qui vont tenter de survivre de traverser les années avec les séquelles indélébiles de cette nuit du premier de l'an.
Une chaîne de vie et de transmission brisée. Les responsables de cette tragédie s'étendent bien au-delà du couple propriétaire, qui vont ,eux, continuer à vivre sans brûlures, et souffrances intolérables.

Je ne peux m'empêcher de mettre en parallèle ma petite expérience de vie avec tout ce que j'ai eu à traverser pour survivre et engendrer, et ces tragédies humaines qui brisent et apportent la mort. Elles sont bien trop nombreuses de par le monde. 
La condition humaine à des aspects merveilleux qui voisinent avec une vulnérabilité de chaque instant et les drames déchirants.

Nous avons l'art de progrès extraordinaires dans tout domaine.
Nous avons l'art de fabriquer comment détruire massivement et désormais « proprement » le reste de la planète.
La condition humaine : merveilles et tragédies sans cesse en imbrications..

Mon billet est décousu, je m'en excuse.
La vie et la mort me côtoient un peu trop ces temps-ci.

lundi 8 décembre 2025

Téléthon

 

L'autre soir, j'ai regardé le Téléthon. J'ai même appelé le 36 37.
Ma relation à ce « système AFM » a été fluctuante au fil des années. Je suis allé voir dans mes vieilles archives, ayant souvenance de l'avoir évoqué. Je retrouve un texte de 2006. 20 ans exactement. Rien n'a changé : toujours Miss France et le téléthon le même soir.
J'en publie quelques extraits. J'étais vachement plus virulent il y a 20 ans ! (Bien trop long aussi et parfois brouillon),
Est-ce que je me suis trop émoussé ? Est-ce que je ne m'indigne plus suffisamment ?
Synthétisons : suis-je devenu si vieux que ça ?


Cependant le fond de contestation demeure : la responsabilité de l'État dans ce système de purification génétique.

Extrait de mon blog de décembre 2006 :

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Miss France et le Téléthon

Une fois n'est pas coutume, il y aura ce soir à la télévision deux programmes très complémentaires et le choix sera difficile.
D'un côté l'élection de Miss France, le déballage d'ersatz de la beauté ; de l'autre le téléthon, le déballage d'ersatz de la compassion.


Étalage des corps (étalage décor)

Ce soir la télé va vous montrer des corps.
Vous y aurez droit des deux côtés. Vous pourrez admirer de belles plastiques où vous apitoyer sur des enfants déformés. Votre côté voyeur sera pleinement satisfait, avec un zeste de piquant en zappant d'une chaîne à l'autre. Jeunes corps quasi dénudés exhibés d'un côté ; jeunes corps déformés par la maladie, cachés au fond des fauteuils roulants, d'un autre.

L'objectif de ce voyeurisme est le même. Dans les deux cas, il s'agit de vous émoustiller, mais pas au même endroit ni de la même manière...
En regardant "les anormaux" du téléthon et en les comparant aux beautés répertoriées et interchangeables des Miss, vous allez être dérangés au beau milieu de vos neurones. Déstabilisés par ce contraste. Alors pour y mettre fin vous serez prêt à faire un don, afin de ne plus voir dans l'avenir "les anormaux", qui dérangent la quiétude lisse de l'élection de Miss France.

Car finalement c'est bien ce vers quoi il faut tendre. L'uniformisation de la race humaine. A peu de choses près, toutes les Miss ont sensiblement le même corps, la même plastique, la même taille, des mensurations contenues dans des normes précises. "Les anormaux" sont disparates, ils nous provoquent trop par leurs différences, par leur aspect "pas-comme-tout-le-monde". Or c'est vers cela qu'il faut tendre. Que chacun soit comme tout le monde et le bonheur devrait finir par apparaître. 
Le monde merveilleux des Miss voilà un réel projet de société.
Le monde merveilleux sans les "anormaux" et les handicapés en voici un autre, plus intéressant encore.


Sélection des meilleurs

 La recherche en vue de développer l'aptitude au bricolage dans les gènes humains, est l'essentiel des financements de l'AFM. 
Soigner en vue de réparer les conséquences des loupés de la nature, est une chose ; intervenir sur l'origine de la vie (en bricolant le génome humain) pour tenter de supprimer la cause première, c'est tout autre chose...  Sélectionner les embryons, en triant les bons des mauvais (diagnostic préimplantatoire), ouvre sur des perspectives qui devraient nous interroger quelque peu... 

C'est un peu comme l'élection des Miss. Le jury va sélectionner la meilleure. Le chercheur-appreti-sorcier, sous son microscope, va se comporter comme le jury et sélectionner aussi le meilleur embryon, puis congèlera les autres et un jour les détruira.
C'est comme avec les Miss. Les jeunes femmes  "insuffisamment normalisées" sont renvoyées à la maison.  mais, pour l'instant elles ne sont pas détruites comme les embryons ... 

A quand l'élection de Miss France génétiquement purifiées ?

heureusement,  le show du téléthon, les propos lénifiants des animateurs, tout comme l'extase d'un jury devant les Miss, sont là pour nous empêcher de trop réfléchir. Ce qui compte c'est de voter pour la plus belle d'un côté, de faire le 36.37 pour donner des sous de l'autre.

Ensuite,  la bonne conscience en bandoulière, nous passerons à autre chose... Et il faudra bien se poser la terrible question cruciale :


— Qu'est-ce qu'on va donc bien manger à Noël cette année ? 

 

mercredi 12 novembre 2025

Le jour d'après

 Hier, 11 novembre, le jour difficile de l'année. Je n'y ai pas vraiment échappé, mais au moins il ne m'est pas arrivé les aventures terribles de certaines années, qui se sont plus d'une fois terminées à l'hôpital !
« Le syndrome d'anniversaire » explique celles et ceux qui réfléchissent. Et quel anniversaire, penseront peut-être mes lectrices et lecteurs qui connaissent de quoi il s'agit.
J'ai lu en son temps les théories de Anne Ancelin Schützenberger, sur le transgénérationnel. Je n'ai pas été convaincu. D'autant que ces théories n'ont jamais été confirmées à ce jour par la psychologie moderne et les neurosciences.

Je crois beaucoup plus à la mémoire traumatique. À la date anniversaire le cerveau rejoue la réponse émotionnelle qui lui est associée. C'est quasiment scientifiquement démontré. J'aurais pu servir de cobaye. Il s'agit d'une réminiscence tant physiologique que psychologique. J'en ai l'expérience dans mon cerveau, dans mon corps et dans ma chair, pendant maintenant plus de 40 ans, car il a fallu que les années passent avant que la mémoire traumatique fasse son apparition. Je dois être un mec à effet retard !

Dans cet ordre d'idées, je visionne avec grand intérêt le feuilleton actuel à la TV qui montre les effets traumatiques dans la durée des victimes des attentats du 13 novembre.
 

Et cependant le transgénérationnel évoqué plus haut ne me laisse pas non plus totalement indifférent.
Le 11 novembre : l'armistice du 14 18. Une guerre qui frappa ma famille (comme tant d'autres évidemment…), rendit mon père orphelin de mère, et d'autre de son village natal. Ce grand-père taiseux qui avait au fond des yeux quelque chose de terrible que je n'identifiais pas lorsque j'étais enfant. Mon frère confirma dans les écrits familiaux qu'il y avait une forme de terreur étouffée en lui.
J'ajoute pour la petite histoire qu'il est mort peu de temps avant le 11 novembre de cette année-là.

Voilà. Cette année encore je ne passe pas à côté, mais cette année, aucun malheur personnel supplémentaire. Je ne me suis pas cassé l'autre fémur, pas cassé un doigt de l'autre main, ni l'autre poignet, ni un grave incident cardiaque qui me donna aux urgences, etc. ni quelques autres bricoles dont je fus coutumier.
Non, rien de tout ça, alléluia !
Comme quoi, il peut encore y avoir des progrès personnels dans le grand âge !

Rendez-vous le 11 novembre 2026, si toutefois la nature, Dieu ou son fils (paraît qu'il n'aurait pas de fille, c'est la raison pour laquelle il nous envoya son garçon) me prêtent vie jusque-là.
En attendant, portez-vous bien, et continuer à me lire, j'ai besoin de vous, chères lectrices et chers lecteurs.
 

lundi 7 avril 2025

Le vivant présent.

Un certaine butinage de blogs ces derniers temps m'amène chez des gens qui évoquent leur passé d'une manière ou d'une autre (généalogie, souvenirs, évocations familiales révolues, etc.). 9 fois sur 10 ce sont des personnes « avancées en âge » expression édulcoré pour ne pas dire « des vieux ».

Je peux me mettre dedans, j'en fais partie.
J'appartiens à la race des boomers, donc vieux, et plus j'avance en âge, plus j'aime mon présent. Parce qu'au fond il contient mon existence passée, présente et supposée à-venir fantasmé. L'ensemble forme un écheveau qui me constitue. Il y a cependant « un petit truc en plus » qui est l'unicité de ma personnalité, aussi unique et singulière que mon ADN.

Tout cet ensemble est inscrit dans mon corps. Rien n'est découpable en tranches sauf à me faire disparaître.
Célestine commente chez un blogueur : — «… Cela m'amène à la recherche de nos racines... Elle est fondamentale pour notre construction personnelle, (...) Mais nos racines profondes sont en nous avant tout. Dans ce qui fait la profondeur de notre être. Dans notre ancrage à la terre, à l'environnement, à l'univers. Aux autres aussi.(...)  »
J'apprécie les propos.

La planète Terre est notre habitation. Nous en avons quasiment chacun à disposition une minuscule petite parcelle. Et même nous sommes peut-être propriétaires d'un tout petit morceau minuscule, qui nous semble une immensité, [oui, oui, c'est à moi tout ça…]. Notre possession et horrible ou paradisiaque selon le cas. Nous aimons tellement posséder qu'on est prêt à se battre au fil des siècles, à travers la planète entière, pour ces acquisitions… qui nous possèdent… jusqu'à l'obsession. Le genre humain est un éternel festin de guerres recommencées, encore et encore. Et même à l'instant où j'écris à bien des endroits de la planète.

La recherche effective des traces visibles de notre passé personnel et de notre histoire, caractérise souvent le jeune retraité qui débute dans ce nouveau métier. On se met à farfouiller dans les archives, les sites généalogiques et autres ressources sur Internet. On interroge les « survivants », on recueille des contradictions, évidemment. Quand on fouille, on trouve. Quand on trouve on s'interroge.
 — Alors quoi ? Mince ! J'aurais jamais cru. « Ça » dans ma famille ?
Les « ça » sont positifs, négatifs, sans intérêts, décevants, incroyables, merveilleux, d'une banalité affligeante, etc. On parcourt toute la gamme selon les cas.

 



Et moi dans tout ça ?

— Question trace concrètes, tout ce qui concerne le factuel historique, je fus un passif consommateur. Mon frère aîné a fait tout le boulot pendant plus de 15 ans. J'apprécie, je rends hommage, même si à présent, à quelques années de ses 90 ans, il est complètement enfoncé jusqu'aux narines dans le passé qu'il n'a plus quitté, qu'il ne quittera plus. Je lui pose une question sur le présent, il me répond aussitôt du genre : « Tu te souviens, en 1959,… l'oncle Machin, hé bien… ». Je n'écoute pas la suite malheureusement. De toute façon il ne me parle pas, il se parle à lui-même tout au long du jour. J'éprouve de la compassion pour son épouse, une belle-sœur que j'aime beaucoup.

— Question trace et recherche de ma personnalité, ça va pas trop mal. J'y ai mis le temps et les années qu'il fallait. J'ai pas attendu la retraite, loin de là. La plupart de mes lecteurs/lectrices le savent. Je n'insiste pas.

— Question pour aujourd'hui. En ces temps où chacun est censé se préparer à la catastrophe qui nous attend, j'ai le sentiment d'avoir la tête ailleurs. Enfin je veux dire, la tête ici à cet instant, pas hier, pas demain. Ou du moins, tout est là maintenant. Je pense maintenant à demain. J'évoque maintenant hier. Je me fais du souci maintenant pour la semaine prochaine.
Cette nuit j'avais très mal aux pieds et aux jambes. Je pensais que demain matin ce serait la grosse galère pour la journée et que je serai dans l'impossibilité de sortir du lit et me mouvoir, vu la lourdeur de tout ça et la faiblesse croissante de mes muscles. Et là au moment où j'écris, je suis devant mon ordinateur dans mon bureau et les douleurs des pieds sont supportables. Cette nuit je fus vraiment une fois de plus le roi des cons !
 [ Zut ! Quand je parle de mes douleurs elles reviennent ]

Ce matin à la radio je n'ai entendu que du baratin sur le point de savoir si dans deux ans Marine la condamnée pour avoir piqué du fric dans la caisse commune, - dite depuis hier : Marine Luther King - sera présidente de la république dans deux ans… Dans deux ans ? Mais il y aura tellement de tempêtes et d'ouragan d'ici là !… Laissons là pour l'instant se débattre comme une belle diablesse dans un bénitier !

Ce sera tout pour aujourd'hui.

dimanche 29 décembre 2024

Ultime délire

 Petit bilan statistique de fin d'année. (C'est un passage obligé paraît-il)
— le PIB de la France est en baisse sur les quatre dernières années.
— Le taux de chômage sur la même période et aussi en baisse, mais ça c'est plutôt bien à ce qu'il paraît.
— Mon taux de cholestérol est en baisse, ainsi que la moyenne de ma tension, ce qui semble réjouir mon médecin, un des rares qui garde bonne mine au charbon quand il visite ses patients impatients.
— Le nombre de billets que j'ai publiés depuis quatre ans est lui aussi en baisse.

Conclusion sommaire excellente : je rejoins allègrement ce qui est à la baisse en France.

Tout va donc très bien Monsieur le marquis de Carabas qui aimait jouer à chat avec sa magnifique marquise. Celle-ci nettoyait à cheval les écuries d'Augias. Un travail de femme de ménage pour une marquise, c'est pas vraiment top !

Mais, trèfle à quatre feuilles de plaisanterie, je sens bien que ce qui va être particulièrement en baisse dans les années à venir ce sont mes facultés mentales.
Et d'ailleurs ça commence à se voir…

Je m'en vais donc, de ce pas de cheval, continuer d'aller faire un tour dans les recueils statistiques, car je trouve sabot.   [jeu de mots foireux]. Rien n'est plus beau qu'une courbe de Gauss (ah, ces jeunes !) Malheureusement elle est un peu cloche !





Pour le 31 décembre je vous souhaite un bon petit rêve ! (Oui, vous l'aurez compris, un réveillon).
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Serais-je encore là l'an prochain ?


 

jeudi 15 août 2024

Un monde apaisant

Un rêve dans lequel  je me laissais emporter cette nuit alors que la chaleur ne quittait pas la chambre, et ce corps qui ne sait plus ce qui lui convient. Lourd un corps comme le mien lorsque la chaleur le rend si peu mobile. Il démissionne face à l'effort.
L'esprit vagabonde, s'en va visiter des ailleurs qui ne sont pas. Et pourquoi pas envisager un monde apaisé un monde qui a enfin trouvé son aspiration la plus centrale : la paix. Pas l'absence de guerres et de conflits, ça ce sont toujours des armistices, du provisoire pour préparer la revanche. Chaque traité de paix signé comporte les ingrédients de la prochaine guerre. L'attente se nourrit de  l'heure de  l'ultime vengeance. Ce mythe de la « lutte finale » et demain un autre genre humain… mais demain sera un autre jour aussi belliqueux qu'avant-hier, puisque de tout temps on n'a jamais cessé de  fabriquer des armes. « Si vis pacem, para bellum » (si tu veux la paix passe par un bel homme parodiait un de mes amis…)…  Bah voyons ! D'ailleurs ce mécanisme bien rodé est la base économique du capitalisme mondial : la WorldCompagnie se doit d'abord  de tuer la concurrence.

 Même les J.O. sont contaminés. J'entends encore les tribunes en délire pour la gagne « aller les Bleus ! »… La France doit vaincre les adversaires de tous les autres pays. Mais on a beaucoup perdu ! (Ça, la télé d'État ne le dit pas). Cependant, déclare un nageur olympique  : « On travaille pendant quatre ans et puis en 30 secondes, c'est terminé. On a perdu, on ne sait plus où aller, et même qui on est. ». Va leur falloir un suivi psychologique, comme ceux qui reviennent de guerre… Pauvres enfants de la patrie ! Le jour de gloire a foutu le camp !
J'ai fait partie du délire général. J'ai vibré devant le jeune français  à lunettes qui a niqué les Chinois au ping-pong. Et autres compétiteurs étrangers qu'on a délicatement invités à aller se faire voir… chez les Grecs !  Fermez le ban. Aller : la suite !

Un monde apaisant pour moi c'est tout autre chose. C'est d'abord un apaisement venant de l'intérieur comme un don qui est fait. Un don d'origine, un don de relations que possède déjà l'embryon, comme le démontrent aujourd'hui les neurosciences. Un don qui donne le sentiment d'une paix accessible, malgré un état de fragilité comportant des risques. Un monde apaisant se nourrit de contemplation et de manne spirituelle.

Et peut-être plus sobrement et simplement de simplicité, d'abandon et de confiance.
Cette paix n'a jamais été et ne sera jamais imposée par la violence, la domination. Elle ne peut pas être une paix armée comme nous le croyons en adoptant « l'arme de dissuasion ». Les armes sont une offense à la réalité humaine comportant le potentiel d'une naissance de paix offerte et qui réside en nous comme « l'origine et l'aboutissement ».

Malgré les avancées en humanisation, fruit du combat (un combat n'est pas la guerre) pour des droits humains, des forces contraires s'efforcent par tous les moyens de nous faire oublier nos origines ontologiques, et de nous convaincre que l'aboutissement serait le  triomphe par la Domination, comme absolu ultime.

Mais pour cela il faut opter pour « un autre monde ». Il y a très longtemps, un homme de Galilée disait : «Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre coeur ne se trouble point, et ne s'alarme point » . Mais, cet homme, comment la laisse-t-il entre nos mains cette paix ?
C'est passionnant de chercher ce qu'elle EST. Il n'impose rien et nous laisse découvrir. C'est quand même plus stimulant que les réponses toutes faites des « yaka-focon » de service.









lundi 11 mars 2024

Condition humaine

187ème Devoir de Lakevio du Goût.

 

Aujourd’hui, nous sommes le 8 mars.
C’est la « Journée Internationale des droits des femmes ».
« Et alors ? » me direz-vous.
Eh bien, j’ai là une image qui montre que ce n’est pas gagné d’avance pour toutes.
Où qu’elles soient.
Il y a même des endroits où « c’est leur fête » tous les jours. 
Je me demande si tous se souviennent d’où ils viennent ?
Je me demande si tous se rappellent ce qu’ils doivent à celles qui les entourent ? 
Et vous, qu’en pensez-vous ?
Bon, j’espère que nous nous lirons lundi…

Condition humaine


Que peut-on ressentir  devant une telle photo à part de la tristesse et peut-être encore plus pour la petite fille aux habits colorés, mais le corps déjà recouvert. Plus que quelques années (pas beaucoup) et elle ressemblera aux quatre adultes en noir et bleu dont on présume bien entendu qu'il s'agit d'êtres humains de sexe féminin.


« Journée internationale des droits des femmes ». En 2024 la femme a droit à quelque chose le temps d'une journée. C'est déjà pas mal. Et puis on parle « des droits ». Bien entendu ce serait encore mieux de les appliquer sur la planète, mais soyons réalistes, il ne faut pas rêver.


On octroie à la femme des droits théoriques. Lesquels ? On ne sait pas trop. Beaucoup de flou. Il n'y a pas si longtemps on entendait souvent dire que les femmes avaient surtout le droit de se taire. (On l'entend encore, quel que soit le niveau social).  Seuls les hommes et les maris avaient droit de parler, d'imposer, de diriger, de réglementer, de voter, et pour faire simple disons que les hommes avaient tous les droits, et la femme surtout celui d'être obéissante, puisque c'était sa nature profonde.


Ça a changé ? Oui, un petit peu, dans certains endroits, dans des parties du pays, dans des familles, quelques-unes. C'est énorme ! Non ? Les progrès sont faramineux !

Est-ce nécessaire que je continue ce discours d'un optimisme échevelé ? Chacun sait à quoi s'en tenir.


Quand je regarde la globalité du déroulement de mon existence, je constate que les personnes qui ont le plus marqué mon existence de manière positive, aimante, dynamique, qui ont concouru à mon bonheur, sont en grande majorité des femmes. J'en ai évoqué bon nombre dans mon livre « Le passage se crée » j'ai consacré spécifiquement une lettre à une quinzaine d'entre elles, j'en ai évoqué bien d'autres. Et cet ouvrage ne relate que mes 17 premières années de vie. 


Maintenant que je suis septuagénaire, je pourrais écrire un nouvel ouvrage sur la place bienfaisante qu'elles ont eue par la suite. Place largement plus importante que celle des hommes. Autour de moi certaines épouses n'étaient pas des « femmes aux cuisines » comme le chantait Brel en évoquant sa propre enfance. Un certain nombre, à commencer par ma mère, furent des femmes entreprenantes, fondatrice d'entreprises ou de commerces.Des exceptions ? je ne sais, peut-être.


La condition de la femme sur la planète, c'est principalement l'absence de reconnaissance de la part des hommes, de sa juste place et valeur, accompagné parfois de mépris. Cet ostracisme ancestral est probablement la pire des choses qu'a instalé  l'homme masculin pour passer à côté de la complémentarité otologique de ces deux composantes de la race humaine. Pourquoi l'homme masculin, collectivement, prend-t-il le plus souvent, et un peu partout dans le monde, le chemin d'un certain malheur de l'humanité ?


samedi 9 mars 2024

Transmission

 

Il fut un temps où beaucoup d'enseignements, d'apprentissages, de savoir-faire et de savoir être se transmettaient par les parents, la famille, les proches et aussi l'école. Ça valait ce que ça valait, mais ça se vivait entre des personnes physiques, visibles, souvent aimantes, bienveillantes mais aussi ayant des exigences éducatives qui aidaient la structuration de la personne afin de lui donner des assises pour gérer sa liberté, c'est-à-dire ne pas se retrouver dépendant et à la merci des marchands d'addictions.

Certes je décris là une situation générale quand tout se passait à peu près correctement.. Bien entendu ce n'était pas toujours le cas et évidemment des « mauvaises éducations » existent.


Aujourd'hui si j'en crois une chercheuse spécialiste des impacts de la consommation numérique sur la population enfantine (Caroline Rouen-Mallet), vers 10/12 ans, globalement, une grande partie de l'éducation commence à échapper à la parentèle au profit du Smartphone, offrant sans contrôle une ouverture à Internet et principalement aux réseaux sociaux.

En France, 92 % des 12-17 ans sont connectés et ont les yeux rivés sur les écrans pendant des heures, six à huit heures par jour. La génération montante vit dans un monde virtuel. La plupart des parents ne sont jamais allés sur Tik-Tok, Instagram, Snapchat et autres et ne savent pas ce qui s'y passe. Ils se mettent en retrait et perdent ainsi toute autorité sur le territoire numérique. 

Le Smartphone cannibalisme tout : activités artistiques, sportives, la lecture, les jeux et la balade en famille, etc.


C'est un peu comme si l'enfant et l'adolescent vivait dehors dans des rues hostiles, sans surveillance ni contrôle parental, au contact permanent de toute une faune de gens qui ne lui veulent certainement pas du bien. Pour s'en convaincre il suffit de s'arrêter aux conséquences bien connues de la fréquentation du net sans contrôle : cyber-harcèlement, rackets, repliement sur soi, angoisses, dépression, isolement social, et autre joyeusetés. Et je n'ai pas cité les tentatives de suicide, ni les suicides réussis.


Ma fille aînée, (cinq enfants), m'avait raconté il y a déjà bien des années une anecdote. Une de ses voisines demandait comment elle faisait pour avoir des enfants si conviviaux, ouverts aux autres, et qui semblaient avoir une belle joie de vivre. 

Ma fille avait répondu : — « Oh c'est simple ! Pas de télévision, pas de jeu vidéo, pas de téléphone portable, et un unique ordinateur familial dans le salon. En revanche, beaucoup de jeux de société, d'activités sportives, culturelles, musicales, et autres choses ludiques où on utilise le corps, les mains et les pieds… »

Trois des cinq petits-enfants sont désormais adultes, l'un est dans une école polytechnique en Suisse, l'autre au Canada anglophone dans une école de haute technologie, le troisième dans une classe prépa en France. Ils ont tous les trois un Smartphone, ... le plus souvent éteint. (Pour les avoir faut laisser un message…). Je les trouve heureux et épanouis. Bien sûr ce sont mes petits-fils donc ils sont merveilleux… sauf que je ne suis pas le seul à le dire…


Fort heureusement, j'ai lu récemment un article où çà et là se fomentent chez les parents une révolution digitale. Aux États-Unis, en Irlande, en Espagne on signe des « pactes sans téléphone » avec les communes, les écoles etc.…

En France une commune de Seine-et-Marne vient de proposer un « code d'utilisation des mobiles dans les espaces publics ».


« De la même manière que l’on apprend à ses enfants à nager ou à faire du vélo, le rôle du parent d’aujourd’hui est d’éduquer son enfant à bien utiliser son téléphone », estime Caroline Rouen-Mallet.


Et aussi : Macu Cristófol. :

« Les enfants ne sont pas des adultes et des consommateurs comme les autres. À quel moment avons-nous perdu le fil de toute éthique ? En tant que parents et citoyens, nous devons refuser ce rapt de leur attention et nous assurer que les futures générations navigueront dans un monde digital sécurisé dont ils maîtrisent les clés. » (ICI) 


Comme quoi il y a encore des raisons d'espérer…

Enfin, pour l'instant.



vendredi 9 février 2024

Un grand homme d'État


 Robert Badinter
hommage à Un grand homme d'État
mort ce jour à 95 ans


J'ai choisi cette photo parce qu'elle correspond à l'époque où il était garde des Sceaux. J'ai eu l'honneur de le rencontrer dans son bureau. Je participais alors à une mission concernant une importante réforme judiciaire.
Il fait partie de ces personnes qu'on ne peut oublier. Une acuité, une présence, une droiture, un sens du service de l'État, une grande exigence. En même temps beaucoup d'humour une forme de bonté humaine qui s'allie à une exigence forte. C'est un souvenir gravé dans ma mémoire. J'ai constamment suivi son parcours et j'ai lu tous ses ouvrages. Je crois que je vais les relire.


jeudi 11 mai 2023

Parfois ce qui pousse est vert et qui poussait vers.

 

La petite haie, genre taxus, qui sépare le jardin d'un de mes voisins du mien, fait apparaître ses petites pousses vert tendre, bien décidées à en découdre pour prendre la place du vert foncé des vieilles branchettes. Place aux jeunes en quelque sorte. Paraît que c'est la loi de la nature, exit les vieux, vive les jeunes pousses.

Par ailleurs, on me dit que c'est la mode du vintage, question habillement et mobilier en particulier. Exit IK*EA, vive les vieilleries !


C'est sympa l'origine de vintage, ça vient de vigneron. Il n'y a pas si longtemps ça désignait un millésime remarquable, un pinard de derrière les fagots. Aujourd'hui ça concerne une robe de derrière la vieille penderie, ou le fauteuil délabré en osier du grand-père, qui sent encore l'odeur acide de l'urine du vieillard. Mais ça se vend bien cher sur Internet et les sites spécialisés. On peut aisément acheter aujourd'hui ce qui demain ne vaudra plus rien, parce que demain sera revenu le temps de la robe en plastique. C'est ça désormais la modernité écologique.


En écrivant cela je me dis : enfin, me voilà vieux ! Chouette me voilà à la mode. Je suis un humain vintage. La valeur de ma vie grimpe dans mes bourses. Ça me redonne du peps dans le pantalon. Ma dulcinée me dit que je n'ai pas besoin de ça, ça fait lurette que je satisfais ses désirs subtils.



Comme ça bruissait autour de moi à propos d'une émission télé de l'après-midi sur le Sévisse Public « Affaire conclue » je suis allé mirer la chose sur mon téléviseur, rien que pour vous. Des Commissaires-Briseurs des espérances des vendeurs de vieilles choses, évaluent la valeur des découvertes faites dans des poubelles, le garage de grand-père, ou vide-cave-au-grenier. La belle Sophie Davant, qui en l'espèce porte bien son nom, présente à l'évaluation des objets d'avant, pour qu'ils aient une vie d'après.  Dans la salle d'à côté des acheteurs ou brocanteurs avides à dollars s'en emparent et nourrissent l'espoir de les revendre à un plouc friqué en faisant la culbute. On voit passer des objets transmis de génération en génération, mais la jeunesse insensible à autre chose que le pognon, se débarrasse de la vieillerie en espérant quelques euros pour aller faire un gueuleton en ville ou un petit week-end… et de tout cela il ne restera strictement rien…

Le parfait reflet de notre époque robotiquement consommatrice, où les sentiments et ce qu'on appelait parfois « l'esprit de famille » n'ont plus cours. Ils sont enterrés à jamais. Désormais, leur tête est semblable à un vide grenier.


Voilà, je vous laisse en pâture mes propos joyeusement d'actualité dérisoirement printanière, pour me rendre dans ma pièce à méditations transversales, afin d'écouter ma barbe pousser. 


dimanche 25 décembre 2022

médianoche

 

" C'est Noël

il est grand temps de rallumer les étoiles "

(Guillaume Apollinaire)




Bricolage d'AlainX


mercredi 16 novembre 2022

La mascotte des JO 2024 : un clito !


Vulve,… pardon… Vive Paris 2024 et les JO du Clito !

J'ai vu à la télé les mascottes des prochains JO. Et franchement c'est une grande réussite !




Je me suis esbaudi (ce n'est pas sale) en voyant ces horreurs. Aussitôt j'ai dit à ma dulcinée :

 — « On dirait des clitoris ! »

— « Tu as vraiment l'esprit mal tourné ! », qu'elle m'a répondu aussitôt.


Et bien je n'étais pas un esprit si mal tourné que cela. Je m'aperçois que l'interprétation que j'ai faite s'est excessivement répandue un peu partout dans les médias.


Mais qu'est-ce qui leur a appris à ce comité Théodule français pour réussir à sortir cet cocotte ridicule, et en plus l'appeler : « Phryge » ! Tu titilles la mascotte sexuelle d'un doigt, elle réagit peu et ça donne  « Phryge est frigide » !


Franchement il y a urgence à arrêter ce massacre  qui fait gravement offense à l'histoire de France, au bonnet phrygien et surtout à la femme !


(Qu'est-ce qu'on se marre en ce moment en France !)


mercredi 7 septembre 2022

Sortir de la zone !

 On me dit qu'il est désormais indispensable de « sortir de sa zone de confort ».

À mon âge avancé, je suis prêt à toutes les expériences.

Je me suis donc mis en quête de rechercher où était  la porte de sortie de ma zone. Bien entendu je pensais qu'en allant tout droit  j’allais immanquablement la trouver. Il n'en fut rien. Où est cette porte ? Si je ne mets pas la main dessus, il y a quelque chose qui clanche. 


La décision est prise : je pars visiter toute ma zone de confort. Découverte incroyable ! Est-ce qu'on m'aurait trompé ? Dans ma zone il n'y avait pas que du confort. Impensable, me suis-je dit. Faute de la clenche j'au vu des choses qui clochent ! 

Légitimement, j'ai alors pensé qu'il convenait de commencer par rendre absolument confortable l'intégralité de ma zone. Question de logique. 

Après avoir fait l'inventaire des manquements, je me suis dit qu'il y avait du taf ! J'en avais au moins pour une bien longue période avant d'envisager en sortir. Par où commencer ? La réponse fut claire : aller chercher du courage. Mais, où fallait-il se rendre pour acquérir du courage à confort pas trop  cher ? Je cherche et dans le même temps mobilise mes neurones disponibles et me questionne.


Quand j'aurai trouvé du courage, probablement à la période des soldes, et que ma zone personnelle sera nickel côté confort, qu'est-ce qu'on peut bien découvrir quand on sort de sa zone de confort ? 


— Sortir de sa zone de confort, mais où aller et pour faire quoi ?

— De quel matos faut-il s'équiper ?

— Comment se prémunir des dangers que l'on va probablement rencontrer ?

— Est-ce qu'on a l'autorisation d'entrer dans la zone de confort d'un autre et de le perturber sur son terrain ?

— Est-ce que la zone de confort de l’autre est  confortable pour nous ?

— Dans l'hypothèse d'un inconfort, est-il un organisme de gestion des conflits entre zones de confort ?


Malgré toutes ces questions et de bien d'autres encore, par un effort dont je ne me croyais pas capable et ayant enfin trouvé la porte : je sortis.



M'aventurant hors de ma zone, j'ai frappé à la porte de la zone de confort de mon épouse. J'ai constaté que personne ne venait ouvrir ! 

Ça  m'a posé question. Est-ce que nous vivons séparément dans nos zones respectives sans jamais nous rencontrer de manière pertinente et efficace ?


Et qu'en est-il de mes amis ? Avons-nous un jour essayé de croiser nos zones de confort  mutuelles et les examiner de manière à les questionner en vue de les améliorer pour qu’elles  deviennent encore plus confortable ? Ou faut-il se résoudre à vivre dans le bordel ambiant, dont on veut nous faire croire que ce serait bien  suffisant comme ça. 


C’est que la planète va de plus en plus mal, et que nous devons faire en sorte d'aller mal aussi par solidarité avec la Terre entière. Il paraît que Gaya nous le rendra au centuple.

« Et mon cul, c'est du poulet ? » Me suis-je permis de penser maladroitement.


En sortant de ma zone de confort  je réalise que je vais devoir me confronter avec  bien des zones de Cons Forts.  À mesure que  je progresse prudemment hors zone, je  constate qu'il y en a énormément,  pour ne pas dire des multitudes.

 Est-ce qu'il y a un risque de contamination ? 


La solution  m'apparaît alors en pleine lumière  : sortir de sa zone de confort avec un masque.

Si un jour  j'arrive à regagner mon douillet, je vous raconterai la suite…


dimanche 12 juin 2022

Encore huit jours, puis le bonheur !


Le dimanche 19 juin après 20 heures, entrez dans le bonheur :

(*)


— investir massivement dans les énergies renouvelables

— soutenir le pouvoir d'achat

— assurer une société libre égale et fraternelle

— revaloriser les allocations

— pour mieux vivre par l'écologie

— lutter contre les déserts médicaux et une santé plus juste

— créer au moins 1 million d'emplois

— rétablir la retraite à 60 ans

— adapter notre démocratie au XXIe siècle

— pour une société inclusive

— le retour à la liberté d'expression

— baisser les taxes sur le carburant 

— réformer et consolider l'Europe

— accomplir la transition écologique et sociale

— stop à la corruption

— rejeter le racisme et le nationalisme

— rendre la parole et le pouvoir au peuple

— bloquer et baisser les prix

— reconstruire l'école publique laïque et gratuite

— lutter contre le chômage et la précarité

— pour une France forte et indépendante

etc....etc....etc....etc....


(*) ceci sont quelques énumérations en vrac des tracts publicitaires reçus dans ma boîte aux lettres concernant la vente des produits électoraux, ce jour et la semaine prochaine. 


-o0o-


Évidemment je suis allé voter ce matin.

Mais quand je vois l'indigence et la pauvreté des tracts qui ressemblent beaucoup plus à des campagnes publicitaires qu'à des campagnes électorales…

on finit par comprendre pourquoi bien trop de citoyens s'abstiennent de voter !



mardi 17 mai 2022

Une information sur certaines publications



À propos de ma trilogie « La toile mystérieuse », j'ai rassemblé le troisième texte « Arthur et Amélie »,  précédemment publiée par épisode.


De même je reprends l'intégralité de la deuxième nouvelle « Jade et Camille »     à la demande de quelques-uns qui ne l'avaient pas lue lorsqu'elle fut publiée elle aussi par épisode.


Quant au premier texte « Portrait de femme à l'arbre » il figure dans mon recueil de nouvelles 

« À vélo vers l'Éternité » publiées il y a quelques années.


Voilà pour la petite info !



samedi 7 mai 2022

La NUPES

 

La NUPES est née ! (Prononcer la nupesse, comme herpès)

Non, ça n'a rien à voir avec Valérie Pécresse.

C'est plutôt du genre : vous allez l'avoir dans les fesses !

C'est une maladie populaire qu'on attrape à gauche.



C'est le nouveau sigle (très provisoire) de la gauche française : la Nouvelle Utopie Pour Espérer S'aimer ( le temps d'un scrutin et après basta, chacun pour soi comme dab' ) !

Au repas des urnes sera servi une plantureuse tambouille électorale bien épicée et, immangeable tellement, les ingrédients sont frelatés avant même d'atteindre la date de péremption.

L'électeur aura du mal à digérer !

 Évidemment cela suppose qu'il puisse choisir sans la nausée dans une bouillie de promesses intenables et contradictoires entre-elles… dont on ne parlera plus dans six mois.


Méluche Premier, septuagénaire révolutionnaire s'y voit. Il jubile déjà !

Beaucoup de Français  normaux et de bon sens, eux, pleurent déjà. !


Il s'agit de celles et ceux, de bonne volonté et qui aimeraient une vraie politique sociale    et novatrice,  et non pas la course à l'échalote de tous ces vieillards et jeunes arrivistes,  dont l'ambition personnelle est un fauteuil confortable à l'Assemblée nationale avec les rémunérations et avantages afférents, ou un portefeuille ministériel qui offre des bureaux aux ors de la république.

Évidemment, comme à l'habitude, à l'horizon, rien de vraiment pertinent ni de convaincant au profit du peuple. Le peuple ? C'est quoi ça déjà ?


Quant à Jupiter 2 (JipiTwo pour les intimes) il a cinq ans pour préparer tranquillou sa reconversion dans ce Monde Merveilleux qui attend son carnet d'adresses, les bras remplis de dollars pour le payer.


Et moi, pour la première fois de ma vie de citoyen, je me demande si je ne vais pas  me faire un petit sevrage du bulletin de vote en juin prochain ! 

Je vais puiser de nouvelles forces et inspirations dans la Méditation de Thaïs. 

Après tout le divin est attirant…


lundi 25 avril 2022

Une fin tragique

 


L'autre jour ce ne fut pas une journée particulièrement merveilleuse.

 Qui plus est le temps n'était pas clément.

Je me suis garé à un angle de rue. Un vrai courant d'air.

Pas question d'être moi-même victime du truc terrible qui lui était arrivé.


Ce jour-là, ma voiture m’a conduit au cimetière. 

C’était  l'enterrement d'un angle mort.


Je l'avais connu droit comme un "I". Un angle droit irréprochable.

On a tous croisé certains angles qui sont obtus pour ne pas dire bornés.

Là, ce n'était pas le cas.


La situation n'était guère facile pour ceux qui observaient tout cela sous un angle particulièrement aiguë parce qu'ils doutaient de la réalité du déroulement des événements. 

Et cependant l'enquête avait défini clairement les responsabilités de chacun.

L'auteur du drame avait certainement regardé dans le rétroviseur, mais c'est clair qu'il était placé sous le mauvais angle, et paf !

L'angle mort était décédé.


Telle est la tragique réalité à laquelle nul ne peut échapper. L'angle adjacent avait voulu virer à 180° sans signaler sa manœuvre. Ils s'étaient retrouvés opposés par le sommet.

Dès lors les deux droites qui filaient droit vers leurs destins respectifs se sont trouvées coupées  par une séquente et vlan : le sommet d'un des angles n'a pas résisté.

Il est mort sur le coup.


En rejoignant ma voiture j'ai aussitôt procédé à un nouveau réglage de mes rétroviseurs.

Pas question d'être responsable d'un angle mort.


*



Extrait du PV de Police


Oui je sais, c'est n'importe quoi ce texte…

j'essaye de me remettre du deuxième tour de piste électoral.


dimanche 10 avril 2022

Vota, Vota, Votam , Votarum, votis, votis

Bon, va falloir que j'y vas faire mon devoir.


Ça ne peut pas être le cadet de mes Roussel. Je me suis levé Arhtaud , comme nous tous, avec vous. OK, ne Mélenchon pas tout, puisqu'un autre monde est possible dans le camp des travailleurs pour une France authentique qui reste la France ensemble changeons d'avenir pour une France en face avec courage de faire dans l'urgence le choix de la liberté capitaliste.


Enfin une France de la paix des services publics, de l'égalité démocratique des territoires laïcs qui refondent la souveraineté économique en développant la recherche pour répondre aux défis de demain dans le respect et la dignité des handicapés.


Remettre la France en ordre pour le pouvoir au peuple, sa puissance et sa résistance pour une justice sociale de 200 € par mois en moyenne aux familles françaises. Face au déclin de l'islam et à la peur de notre indépendance et la paix pour changer de camp face aux racailles nous mettrons fin à l'assistanat en portant le SMIC à 1500 €, non : 1600 €, non : 1700 €, et le prix de l'essence sera ramené à 1,40 euros pour la retraite à 60 ans. Dans le cadre de 100 % d'énergie renouvelable, comme le général De Gaulle et François Mitterrand.

Il faut investir pour la jeunesse et pour son avenir pour préserver l'autonomie de la santé pour tous et profiter de sa retraite dans la dignité du droit de mourir de manière écologique.


Pour tout cela il faut du concret dans le climat dans le cadre d'une écologie du plaisir et du bien vive durable et riche. Et donc priorité au français et aux mathématiques. Les polices municipales armées d'un minimum de quotas d'immigration pour des allocations logement sans port du voile, offriront à tous une véritable taxe carbone. Ce sera la fin de la semaine de 32 heures par développement et gratuité des transports. Ainsi nous mettront fin au monopole public bancaire grâce au vaccin et au traitement généralisé de la santé avec un désarmement de la police du cannabis.


Voilà ! J'ai tout lu des 12 programmes que j'ai reçus. Qu'est-ce que c'est long pour tout bien comprendre dans le détail ! Bon il est vrai que ça se mélange un peu dans ma tête de vieux citoyen décati et que j'ai de la difficulté à voir la subtilité du pourquoi dans le comment des métastases à rayonnement cosmique, stomacal et à interférences.


Je vais quand même aller voter de ce pas perplexe. Enfin quand je dis de ce pas… c'est plutôt à la vitesse des roues de mon chariot à pédales électriques qui n'en est pas moins un magnifique fauteuil à multi réglages et positions variées.


Si vous ne revoyez pas, c'est que je me serai perdu dans l'urne !

Vive la France !

Vive moi !


Je jure devant le Grand Sachem que tous les mots et expressions ci-dessus sont directement issus de la propagande électorale reçue par la poste. Bon d'accord, j'ai un peu tout mis dans un shaker, sans connaître le résultat pour l'apéritif.