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mardi 23 janvier 2024

Bienfaits et désillusions de la solitude.

 

Devoir de Lakevio du Goût No 183



Hopper ne rime manifestement pas avec « hoper »…

Je suppose que vous en étiez déjà aperçus.

Indécis ce matin, je vous propose de choisir entre ces deux œuvres, celle qui illustre le mieux l’idée que vous vous faites de la solitude.

Dites la solitude.

Comme tout le monde vous en avez connu les heurs, heureux ou malheureux j’en suis sûr.

À lundi…



Bienfaits et désillusions de la solitude.



La solitude est bénéfique, comme l'isolement est néfaste.

Du plus lointain que je me souvienne, la solitude a été une compagne de vie. Alors évidemment, comme toute compagne, je l'ai à la fois beaucoup aimée et beaucoup détestée.

Chère solitude, tu étais ma confidente qui probablement m’a le mieux comprise. Grâce à ton écoute attentive, sans bavardage, tu m'as permis de mieux comprendre mes propres pensées, d'analyser mes comportements et de décoder mes diverses émotions.

J'ai toujours besoin de toi aujourd'hui pour favoriser ma créativité sans être dérangé ni interrompu. Tu m'offres des occasions de me concentrer sur ce que j'ai à faire. Tu m'aides à ne pas me distraire ou fuir ailleurs, laissant tomber ce que j'ai à faire nécessairement.

Être seul c'est satisfaire à une exigence de rigueur personnelle qui se montre bénéfique dans la durée.


Toute médaille a son revers pas toujours glorieux. Et quand la solitude se fait trop présente, collante, envahissante pénible à supporter, ça commence à être invivable. On se met à la subir. La compagne sympathique se transforme en tyrannique qui cherche à nous couper de tout et de tous.

Alors on devient imbécile plutôt que la fuir en contactant des amis, de la famille, enfin bref des gens qu'on aime bien aime et qui nous aiment, on s'installe dans l'isolement. Et même dans le refus : « je ne peux plus voir personne ! Foutez-moi la paix ! ». Le Smartphone est sur mode  avion, la ligne fixe sur répondeur.

Vous qui me lisez avez certainement ce genre d'expériences dans votre vie avec des modalités qui vous sont propres.


Et pourtant. « Il n'est pas bon que l'homme soit seul » dit la Bible qui a quand même des trucs pas si mal que ça dans son fatras. Évidemment parce le bipède  est  un animal social. Laissé à l'abandon pour quelque raison que ce soit, il se flétrit et meurt. Qu'on le veuille ou non le fond de notre personne humaine est foncièrement communautaire. Même dans le quotidien on demeure en relations en toutes circonstances. (À commencer par soi-même).


Et terminons par une petite citation de notre copain Victor (1802 – 1885)

« La solitude trouble les cerveaux qu'elle n'illumine pas. »


[Vous avez quatre heures]


jeudi 18 janvier 2024

Neige


Il a neigé par chez moi !


Je sais ce n'est pas original. Il y a de la neige un peu partout en France !

Certes, mais la neige de mon jardin,

c'est spécifique

voilà pourquoi je l'ai prise en photo…


Voyez vous-même !





J'offre 1 kg de sucre de betterave du Nord

 à celle ou celui qui me dira

 ce qui a été photographié par mes soins ce jour




lundi 15 janvier 2024

Rue Saint-Vincent

 

182ème Devoir de Lakevio du Goût




Je suis sûr que vous connaissez tous cette rue.

Quand on est place Constantin Pecqueur – j’en garde le souvenir d’une veste monumentale… - et qu’on remonte un peu ce bord de la Butte, on arrive dans une rue célèbre dans le monde entier.

La photo est prise quand on arrive là où on voit la vigne qui donne la piquette, tout aussi célèbre, de la butte.

Sur la gauche, vous verriez au croisement le « Lapin agile » lui aussi célèbre.

Si vous me disiez ce que vous pensez de cette rue, d’abord quelle est-elle.

Si, dans vos pensées, vous y mettiez les mots :

- Fatidique

- Mère

- Planche.

- Noce.

- Aïeule

- Pantre

- Claquée.

Tous ces mots sont tirés d’une chanson immortalisée par nombre de chanteurs, ,pas tous français.

Vous avez évidemment le droit de la citer intégralement mais ce serait bien si vous en tiriez un récit autre.

J’espère qu’on se lira les uns les autres lundi…



Rue Saint-Vincent


Qu'est-ce que je pourrais donc vous raconter de cette rue parisienne célèbre. Que je la connais ? Oui bien sûr par sa célébrité. Mais quand j'allais à Paris essentiellement pour mon travail, je ne montais guère à Montmartre. Et quand c'était pour le plaisir, voir des amis ou aller au spectacle, les pentes de La Butte étaient incompatibles avec le mec mal foutu physiquement que je suis. (Qui a dit là-bas dans le fond : « pas que physiquement ! » …).J'aurais été beaucoup trop claqué.  Le destin est parfois fatidique.


En revanche, si ça ne vous barbe pas, en tant que vieux, je peux vous parler de mon enfance. Cette époque ou aller à la noce relevait de la grande aventure pour le gosse ce que j'étais. Ce jour-là se vivait la fiesta, le banquet, les grandes tablées avec nappes blanches. On recevait 50 invités et plus, dont une tripotée d'enfants. Et attention, chacun devait participer effectivement avec une chanson, une histoire, un truc rigolo. Par moment on envoyait les enfants jouer dehors parce que « c'était pas pour eux ». Plus tard ma mère m'expliqua qu'il s'agissait d'histoires pour les grands que je ne pouvais pas comprendre. Quand je suis moi-même devenu grand j'ai compris que c'étaient « des histoires de fesses » où parait-il tout le monde riait grassement, parce qu'on avait déjà bien bu.


C'est dans ce contexte que j'ai entendu parler de la « Rue Saint-Vincent ». Sauf que je ne savais pas que c'était à Paris. D'autant qu'il y avait une église Saint-Vincent dans le coin où j'habitais.

Arrivait un moment où se levait une aïeule qui marchait pantre et connaissait des chansons de ce temps-là.  Elle  annonçait — « Et maintenant Rose Blanche ! » Tout le monde applaudissait parce qu'on savait qu'elle allait nous chanter du Aristide Bruant. Et ça y allait :


Elle avait sous sa toque de martre,

sur la butte Montmartre,

un p'tit air innocent.  .....


Et les convives attendaient la fin de chaque couplet pour reprendre en chœur :

RUUUUE  SAAAAINT-VIIIINCEEEEENT ! En traînant sur chaque syllabe.


Et puis un jour l'aïeule ne fut plus là les samedis de noces. On l'avait mise entre quatre planches.


Et donc aujourd'hui le passé ressurgit à l'occasion d'une consigne. J'ai réécouté la chanson dans plusieurs versions. Et au regard de mon enfance c'est Cora Vaucaire que je retiens.








mardi 9 janvier 2024

Janvier et pi Fanny


Hé oui, un titre made in « le goût des autres » !

Ça existe des messages sympathiques que l'on reçoit, parfois .
Comme ceux émanant de personnes qui s'inquiètent car je n'ai pas écrit sur mon blog depuis un moment.
Tiens, il y en a qui l'ont remarqué ?
Peut-être que ça provoque un effet déclencheur, puisque je reprends le clavier.
(Non, je ne reprends pas le clavier pour vous jouer du pipeau !… Blagounette complètement nulle pour ouvrir 2024.)

J'ai fini l'année en vous parlant de bonheur. Je l'ai vécu pendant « les fêtes ». Un bonheur simple, profond, intime, comblant, puisqu'il n'y eut aucune festivité particulière, je veux dire pas de gras et gros repas alcoolisés, bruyants , où l'oncle Théodule (de droite) s'écharpe avec Tata Jacqueline (qui votait Besancenot) et choses du genre.
Un Noël en tête-à-tête. Le passage à l'année suivante avec deux de nos sept petits-enfants, à échanger sur de multiples sujets variés qui nous ont permis d'entrevoir qu'il y a une génération qui arrive dont le regard sur l'avenir est positif et engagé. Largement à contresens de tous ces Cassandre médiatiques qui nous proposent le pire du pire avant la fin de 2024.
— « Vous reprendrez bien un peu d'idées noires, pré-suicidaires ? Elles sont toutes fraîches et sortent de nos usines médiatiques. À consommer rapidement car d'autres sont déjà  en préparation. »

Ce week-end dernier, en tant que républicains convaincus, nous n'avons pas t« tiré les rois » ni personne  d'autre d'ailleurs… cependant nous avons dégusté une galette frangipane, toutefois  sans fève . Elle était délicieuse.

 Mon horizon personnel qui s'était quand même pas mal assombri le trimestre précédent, grâce à une accumulation d'emmerdeuments divers et variés est en train de s'éclaircir. C'est quand même très agréable quand une bonne nouvelle arrive qui vous retire une épine du pied, puis une autre concernant la suppression d'un clou dans une de vos chaussures, puis une troisième  qui permet d'entrevoir à 80 % la fin d'un litige financièrement conséquent avec votre assureur après une année de discussion pied à pied.

Donc la vie est belle et la lune argentée. « Pourvou qué ça doure » comme disait la mère de Napoléon face à  l'ascension de son célèbre fils parmi ses 13 enfants. Le destin de la famille étant que l'Europe leur appartienne !