À ce qu'il semblerait, c'est Noël dans quelques jours. Le 25 décembre : jour férié de la République.
Je me suis demandé ce que la République nous invitait à fêter ce jour-là ?
Les jours fériés sont des jours de fête civile ou religieuse, ou commémorant un événement.
Il n'y a pas si longtemps encore le 25 décembre était considéré comme une fête religieuse. On fêtait la naissance de Jésus-Christ. Ça ne posait guère de problème globalement. La France était catholique ! Il n’est pas si loin ce temps où on chantait : « catholique et français toujours ! »
Depuis quelques années on a assisté à ce glissement vers le concept de : « Fêtes de fin d'année ». A priori la fin d'année commence le 25 décembre et dure jusqu'au 1er janvier. On devrait avoir une semaine entière fériée !
Alors le 25, on fête quoi ? Je veux dire collectivement… puisque collectivement nous subissons une journée obligatoire fériée pour tous (et même chômée-payée).
Je dis bien nous subissons, si j'en crois tous ceux, et ils sont nombreux, (suivez ma souris sur les blogs…), pour qui la Noël, cela les fait ch…. grave ! Avec cette obligation de grande fête, de repas ou on se saoule la gueule et où l'on bouffe jusqu'à en vomir… Et on s’engueulera copieusement, parce que fin bourrés, on va sortir le merdier familial, les vieilles rancunes, les querelles ancestrales, le coup du partage de l’héritage du vieux qu’on n’a pas encore digéré, vu qu’on s’est fait rouler dans la farine d’avoine.
Donc, on fête quoi ?
Bah rien !
Ce n'est plus considéré comme une fête religieuse. Ce n'est pas considéré comme une fête laïque ou républicaine non plus, c'est considéré comme… comme une occasion de bouffer… et de se faire des cadeaux qu'on revendra le lendemain sur eBay !
C'est pas génial ?
Elle n'est pas belle la vie laïque contemporaine ?
Si nos politiques avaient des couilles, (on sait jamais, on a le droit d’espérer…), ils pourraient transformer cela en journée de la « Fête Républicaine de la Laïcité ». Ça donnerait l'occasion aux catholiques intégristes de la « manif pour tous » de défiler pendant une semaine tous les jours, entre Noël et nouvel an… ça deviendrait : « la manif de Jésus-Christ pour tous » …
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Et moi ?
Je vais fêter quoi, qui ?
Et bien, je fêterai celui qui demeure un de mes Maîtres en Humanité. Pas celui que des religions ont et continuent de défigurer. Celui qui s’exprime à partir du coeur profond et me fait découvrir les chemins de pacification.
Celui dont il est dit ceci, en substance :
(…)Vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés car il est notre paix, lui qui a renversé le mur de séparation, l'inimitié, afin de créer en lui-même un seul homme nouveau, en établissant la paix, et en détruisant l'inimitié. Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près.
Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors; mais vous êtes concitoyens dans sa Maison et lui-même en étant la pierre angulaire. En lui tout l'édifice, bien coordonné, s'élève pour être une habitation de Dieu en Esprit.(…)
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| Emile Gilioli - Email sur cuivre |
Ce condensé d’extrait de la bible, me parle depuis des temps lointains et demeure.
L’habitation est intérieure, mais elle n’est personnelle que par le partage avec d’autres. Elle n’est Paix que par l’assainissement des diviseurs qui sont aussi en nous, imprégnés certes, mais expulsables puisque rien n’est à espérer de bon du Diviseur. Elle n’est Paix que par pardon et réconciliation manifestée.
Ce sera donc le fête de « la Paix Universelle », dans son expression laïque, et de la « Paix spirituelle » dans son expression mystique (non religieuse).
Cette Paix promise « aux hommes de bonne volonté ».
En ce qui me concerne, promesse tenue par celui qui avait promis. À lui ma gratitude à jamais.
Alors, il n’y aura pas de grande bouffe chez moi au réveillon de Noël. Un repas festif, mais simple.
Le lendemain, invité chez d’autres, je sais qu’il faudra « sacrifier » à des traditions ordinaires, mais ce ne sera pas de mon fait.


