mercredi 29 juillet 2015

prise de tête rapide... (suite)


Aujourd'hui sport.

Non, bien sûr que non. Mais quelle idée, un 29 juillet, jour d'anniversaire de mariage. On alors ce sera en chambre, en alcove, en intime, en douceur et comme au temps d'Adamo qu'elle aima en ce temps-là (ce fut bien son seul défaut! Un belge en plus !) ce sera en douceur et profondeur, puisqu'on est en bord de mer.



Sinon j'en fis, en mes jeunes années, juste avant de… ben oui, vous savez. Celui qui ne remarcherait plus "comme avant" courait comme un lapin, petit champion local de "cross-country", fier de sa médaille en chocolat.  

Ironie du sort ! tu m'as bien niqué ta race !







Dans une autre vie peut-être……

lundi 27 juillet 2015




Puisqu'une certaine mode, en pays blogosphérien, se développe autour du vieux Père Queneau et ses prises rapides sans colle ni ciment façon SADER ça adhère…. alors allons-y en ce temps vacancier…


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Aujourd'hui le fil

Celui à couper le beurre dont je fus en son temps l'inventeur, n'en déplaise à ceux qui prétendirent le contraire : des jaloux.

Celui de l'eau pour dériver du fluide d'une vie flottante lorsque je me fais liège.

Celui d'Ariane que je déroulais à l'arrière de la Simca, avec évidemment 1000 précautions.

Et puis, pour les casse-pieds je leur réserve le fin du rasoir en leur tenant des discours du même nom.

Mais aujourd'hui, en ce retour en bord de mer, regardant les flots blancs, le sable gris, les flaques d'argent, mon regard se dirige vers les fils emmêlés d'une voile de surf qu'un jeune apprenti tente de remettre dans le droit fil du vent. Ainsi de ma vie qui s'en va, ainsi de mes désirs sautant de fil en fil, tel les hirondelles sur les vieux poteaux télégraphiques à jamais disparus.

Disparu : un jour sera mon nom.
quelqu'un aura tissé le fil de mon linceul 
Je deviendrai alors cher aux yeux des autres, à défaut de chair vivante. 
Je rejoindrai mes semblables, la grande cohorte de nos chers disparus. 

Tel aura été le fil rouge de ma vie.

samedi 25 juillet 2015

In mémoriam

Nous nous y sommes rendus. Ce n'était pas très loin de la chambre d’hôtes qui nous accueillait. L'aubergiste nous avait dit que c'était « prenant ». Je craignais une sorte de voyeurisme. Ma compagne de vie souhaitait aller vivre un temps de recueillement. Personnellement, j'étais très hésitant.
C'est un petit village, à peine une centaine d'habitants, perché entre plaine et montagne, apprécié des randonneurs et de quelques skieurs adeptes des petites stations.
Pour trouver l'endroit, juste un peu petit panneau dans le village indiquant « mémorial » ou quelque chose comme ça.

Le Vernet : tout le monde en a parlé au moment de la catastrophe. Nous n'avions pas vraiment réalisé que la chambre d'hôtel était à quelques kilomètres. On ne trouvait pas l'endroit. J’ai dit allons nous-en, ne cherchons plus. Comme si c'était un signe qu'il ne fallait pas. Et puis, c'était juste là, plus loin sur la route, et la montagne, au loin, est magnifique. Cela me donna déjà une terrible impression. Ils se sont craschés dans un paysage sublime. Peut-on avoir une telle beauté comme tombeau ?



À proximité de la stèle mémoriale, une zone de stationnement. Je ne pense pas qu'elle ait été faite pour la circonstance. Elle est liée à la petite station de ski qui voisine. Il n'y avait personne. Un grand calme régnait. Le silence s’est fait de plus en plus pesant en approchant de la stèle.
Nous sommes restés en silence de longues minutes à regarder cette plaque de marbre verticale, ces fleurs fanées, ces signes religieux de diverses origines, des bougies éteintes. 
Et puis, ce bouquet de fleurs qui se meurt sur le haut de la stèle comme un cadavre allongé aux bras ballants et qui m'est apparu comme l'expression d'un immense désespoir.



Et juste derrière, la montagne, où, là quelque part, l'avion s'est écrasé.
Nous nous sommes regardés, chacun de nous avait les yeux mouillés.
Je ne m'attendais pas à cela. Je ne m'attendais pas à être ainsi saisi par le dedans, Ressentant tout à coup une sorte de communion avec le tragique. Cela me prenait le ventre, au-delà des mots, des paroles et même de la pensée. Une sensation brute, pour ne pas dire brutale.

Ensuite j'ai fait quelques photos. Avec presque une sorte de honte. Cependant je ne regrette pas. Je les ai regardé plusieurs fois depuis sur le grand écran de mon ordinateur. Une manière bien faible de se relier à l'humanité douloureuse.


Les vacances ont peut-être une nécessaire fonction d'oubli ou plutôt d’une prise de distance avec ce qui est défectueux et tragique dans notre monde. Mais demeurer ainsi trop longtemps les yeux fermés sur le réel ce serait me déshumaniser quelque peu.
Ce serait perdre une grande partie du sens de ma vie, même si je n'ai pas fait grand-chose dans ma petite existence, si ce n'est tenter de soulager quelques personnes en souffrance, bien maladroitement le plus souvent. 

Mais là, il n'y avait plus rien à faire, «  sauf prier » aurait dit ma mère…
Mais moi, je ne sais pas (je ne sais plus) faire cela…

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Si, par impossible, des lecteurs ignoraient ce dont il s’agit :
stèle en hommage aux 150 passagers de l’A320 de la Germanwings craché sur cette montagne le 24 mars dernier, par le fait délibéré d’un co-pilote malade dans sa tête et qui s’est suicidé ainsi, entrainant toutes ces victimes dans sa folie…
72 Allemands, 47 Espagnols, trois Argentins, deux Australiens, un Belge, un Ivoirien, deux Colombiens, un Danois, deux  Britanniques, deux Iraniens, deux Japonais, trois Kazakhs, un Mexicain, un Marocain, un  Néerlandais, trois Américains et un Vénézuélien.



jeudi 23 juillet 2015

déferlante estivale



Les 7 ChicsOufs sont repartis….


C’est dire si le calme est revenu….

C’est dire si le bonheur a coulé

C’est dire si les poilades ont succédé aux rigolades

C’est dire si les heures de sommeil furent réduites à leur plus simple portion de survie.

C’est dire si « Tabou » a eu son succès annuel avec les « grandissants ».

C’est dire si le déballage de l’armoire à secrets de la Mamy a connu un succès incontesté et que, à coté de ça,  « les Minions » peuvent aller se faire décapsuler la gélule.

C’est dire si les cartons d’emballages, rouleaux de scotch, vieux tissus, armées des Schtroumpfs et autres invasions Playmobiliennes ont déferlé sur la terrasse, dans le jardin et les arbres et que même un rosier-tige a failli subir les derniers outrages, sauvé in extremis par le père, intervenu juste avant le désastre annoncé.

C’est dire si la vie est belle et cette bande de zoulous débordante de vitalité….

C’est dire si on est crevé !

C’est dire si on va aller se coucher tôt !




samedi 18 juillet 2015

déchets ! ….

« le corps handicapé et défiguré doit être retranché du monde humain. »

déclare le sociologue Zygmunt Bauman,en parlant de la « culture du déchet » qui caractérise nos sociétés…..(Vies perdues, la modernité et ses exclus, Payot, 2006)

J'en ai eu ce matin l’illustration flagrante et significative.



TRPJ, spécialiste de la collecte des déchets, royalement installé sur une place réservée Zhandis symbolisme magnifiquement les propos du sociologue…

Mesdames Messieurs, le déchet de service vous salue bien!

Je m'en vais de ce pas m’autodétruire pour le bien de l'humanité et de nos sociétés modernes.

Adieu monde cruel !…

mercredi 15 juillet 2015

Impression soleil chauffant

Que dire de ma première partie de vacances ? - Qu’il a fait chaud ? Que la clim’ des lieux où on dormait fut la bienvenue ?
Que j’ai tenu bon plus que je ne croyais aux ennuis de la chaleur ? Ce qui pour moi constitue un test de résistance intéressant ! À quoi ? ne me demanderont pas les sagaces qui connaissent mon histoire… Ben au fait de devoir supporter mon arsenal de ferrailles qui me tient debout, des pantalons longs (mais clairs !!) mes chaussures ortho bien fermées et serrées, montantes, en merveilleux cuir noir qui  chauffe les pieds merveilleusement.  Le fauteuil roulant électrique au dossier synthétique qui vous trempe le T-shirt qui ne séchera pas de la journée…

Et cependant…. je supporte tout ça sans trop de peine inutile, m’amusant des gens quasi-à-poil qui se plaignent de la chaleur, car il est toujours de bon ton de se plaindre quand on est en vacances…. Trop chaud ! Trop fatiguant de marcher ! Trop épuisant le vélo ! Pas assez fraiche la boisson fraiche, trop glacée la flotte, pas assez vite le service, trop vite expédié le repas, trop fondue la crème-glacée,  pénible la belle-mère qui suit pas le rythme, trop vite la visite guidée, enfin bref : des vacances ratées quoi !
Un exception : les japonais ! Se plaint pas le japonais ! Il déborde de vitalité : petit mais costaud ! Il se photographie, et même il se prend en photo, se selfie et se reselfie, s’autocarise et se désautocarise à cadence rapide. Il a un guide japonais qui connait la France, en traduisant à haute voix le guide Michelin français.

Bon, vous pensez peut-être qu’il y avait foule là où on était ?
Non, non, Plutôt calme, pas encore les vacances « officielles », les grands départs avec « Bison bourré » c’était pas l’actu. Chacun attendait sa prime de fin de mois pour partir, ou les résultats du bac. Fin juin/début juillet place aux nantis retraités et étrangers malins.

Ah ! J’oubliais les belges !!
Ils sont partout ! des flamands surtout, qui s’identifient plus facilement : ils parlent très fort, rient très fort, boivent très fort des bières fortes, et te tutoient dès que tu leur kozes ! Oui, parce que le flamand parle pas si mal que ça le français… quand il est en France… quand tu es chez lui : pas un mot en français ! interdit !  Il fait comme si tu étais wallon ! Et peut-être que tu l’es ? Va savoir !
Et, à l’hôtel, le flamand il te parle de son biznaisse, ils naissent dans le biznaisse ! Il a un truc à te vendre, d’ailleurs il vend beaucoup aux français :
 —  « Sais-tu Monsieur, que j’ai le plus grand surface de la vente de plantes près de la Frontière ? » 
— « Ah tu es pas loin de Mouscron ? Mais on y est aussi ! Monsieur je te donne mon carte publicitaire. Tu venir de ma part, on te fera des prix : Tu dis que tu es ami de Monsieur Van Demesmacker  (un descendant de Spirou), et je te ferai des conditions que pour toi ».

Perd pas le Nord le belge, forcément il y vit ! enfin rapport à nous ! Car lui c’est son Sud !

Bon ! Fin du couplet tendance zénophobie bien franchouillarde. 
Et pour dire vrai on a eu de bonnes rigolades avec quelques belches bien sympa, mais bien commerçants aussi….

Ce sera tout pour aujourd’hui. Vous pouvez reprendre une activité ordinaire.
La prochaine fois, je vous le fais bucolique, romantique, charme des vieilles pierres, douceur du Lubéron, Gigondas et Châteauneuf-du-Pape….
Vive la France et le fromage de hollande…. !