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lundi 17 juin 2024

366 réels — petit retour au passage

 


Ça fait longtemps que je n’ai pas écrit sur les propositions de Raymond Queneau : les 366 réels à prise rapide, à rédiger en 100 mots.

Alors allons y :

 

17 juin : Aujourd'hui est une petite annonce

 Lorsque j’ai lu la proposition du jour, j’ai pensé au journal « Libération » et ses petites annonces au temps béni où il n’y avait ni réseaux sociaux, ni Smartphones greffés à la main gauche dès l’âge de 8/10 ans. Les « petites annonces drague » étaient alors croustillantes dans leur rédaction et leur promesse de félicité. Déjà l’arnaque faisait florès.

Aujourd’hui :  une annonce pénible. Un litige que je croyais résolu ressurgit contre toute attente du diable Vauvert. Son montant égale le salaire mensuel d’un préfet ayant 20 ans de carrière.

Conclusion : ce n’est pas une bonne journée.

(100 mots)

dimanche 28 avril 2024

Gratitude


Voilà un sujet que j’ai évoqué longuement il y a bien longtemps.

La gratitude que j’ai à l’égard de beaucoup de personnes qui ont jalonné ma route et m’ont apporté d’énormes satisfactions, des bienfaits, ont eu des comportements ajustés, enfin bref ont contribué à me permettre de devenir l’homme que je suis peu à peu devenu.

Je les évoque parce que ces derniers temps j’ai énormément pensé à bon nombre d’entre eux, d’entre elles. Peut-être parce que je traversais des temps difficiles Des moments où j’ai cru que je mettais en péril mon intégrité pour longtemps. Des instants où j’ai cru que vraiment on en arrivait au début de la fin.

Mais qu’est-ce que le péril ? Il y a celui que l’on subit. Il y a celui auquel nous avons plus ou moins concouru à son surgissement, en minimisant des risques, en ne prenant pas des précautions suffisantes. C’est un peu ce qui m’est arrivé. Disons que j’ai minimisé mes possibilités me croyant « encore jeune dans mon corps » qui n’est déjà pas bien brillant par ses performances depuis bien longtemps.

 

C’est peut-être cette histoire de perte de mes possibilités corporelles qui m’a fait revenir en mémoire les « êtres de gratitude » qu’il me fut donné de côtoyer. Ça s’est passé au milieu de la nuit. J’avais du mal à me rendormir à cause de douleurs lombaires. Je cherchais à rejoindre des pensées positives et puis voilà ce qui s’est imposé : ils sont arrivés les uns après les autres et se sont mis à défiler dans ma pensée, parfois avec un visage doux, parfois avec une parole que j’avais retenue, parfois des gestes doux et tendres, parfois des gestes à l’allure médicale. 

 

Alors j’ai commencé à ressentir leurs bienfaits dans mon corps au moment même. C’était un peu comme si tout le monde concourait quelque peu pour ce qu’il était, pour ce qu’il savait être et faire. Peu à peu la douleur du dos s’est résorbée. Je sais bien qu’elle est une intense accumulation de tensions de ces derniers mois où je ne fus guère épargné. Je vois un peu le bout de certaines causes qui vont vers leur résolution. Un mauvais épisode de la série se termine. La Saison suivante est annoncée.

Alors, le sommeil bienfaiteur est revenu.

 

 

lundi 3 janvier 2022

Je vais m'en taper

366 réels à prise rapide


Aujourd'hui taper



Et voilà, ce sera conforme aux prévisions : c'est moi qui vais me taper tout le boulot ! Enfin, soyons honnêtes, disons les trois quarts du boulot. Bon d'accord, je fus volontaire. Je savais que ce ne serait pas une sinécure. Relire, amender, « mettre en bon français » certains passages écrits en français par des rédacteurs étrangers.

OK pour l'instant c'est seulement les deux premiers chapitres : ça va quand même faire entre 40 et 50 pages, et d'après ce que j'ai déjà regardé, il y a plusieurs rectifications nécessaires à chaque page.

Oui, OK, c'est « pour la bonne cause ». Enfin, ce que d'aucuns, dont moi, prétendent être une bonne cause.

C'est difficile en début d'année comme ça de mobiliser ses énergies à mon âge avancé !

 — Allez vas y pépère !

Ma mère aurait ajouté : —  c'est comme ça qu'on gagne son ciel !

Au fait maman : tu y es, toi, au ciel ? Au final, t'as gagné ?


vendredi 31 décembre 2021

Sans plus attendre

 366 réels à prise rapide

Aujourd'hui ce qui demeure immobile


Ce sera le dernier petit exercice de l'année. C'est peut-être elle qui aura été immobile durant 365 jours. Une année d'immobilisme. En attente. De quoi ? De la disparition d'un virus ? Une sorte de vie  « en attendant le remède miracle » comme on attend toujours Godot.


VLADIMIR : Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

ESTRAGON : On attend.

VLADIMIR : Oui, mais en attendant ?

En attendant Godot  - S. Beckett


En attendant on discutaille, vaccin pas vaccin, masque pas masque, fermeture ou ouverture, debout ou assis, pass sanitaire ou pas pass sanitaire pour une passe à 100 €. Passe-moi le sel ou passe-moi la main dans le dos, moi je passe mon tour.

Gauche ou droite ? Monter ou descendre ? Laisser passer ou laisser tomber.


Polémiquer avec Paul et Mickey :

VLADIMIR. – Ça a fait passer le temps.

ESTRAGON. – Il serait passé sans ça.

VLADIMIR. – Oui. Mais moins vite.


ESTRAGON. – On trouve toujours quelque chose, hein, Didi, pour nous donner l’impression d’exister ?


Je vous souhaite de commencer l'année 2022 sans plus attendre quoi que ce soit. Il suffit de prendre la décision d'embrasser pleinement le jour qui brille et qui vous ouvre les bras.


lundi 27 décembre 2021

L'idéal c'est de ne pas en avoir

 366 réels à prise rapide


Aujourd'hui un idéal de traverse



L'idéal de traverse serait l'abandon de celui-ci. Bien sûr une théorie de la perfection voilà l'idéal. Et d'ailleurs on ne cesse de nous la proposer puisque nous la réclamons en permanence. Un monde parfait, une société idéale. Bref, le commencement de la félicité éternelle. Rendez-vous compte : disposer du parfait, maîtriser le sublime, être le transcendant impeccable, le chimérique accompli, l'utopie à portée de main. Il n'y a pas à hésiter, d'ailleurs c'est en permanence la promesse du publicitaire d'une part, du politique d'autre part, qui ont bien compris que nous y aspirons « en vrai ». Toujours savoir promettre une solution à tout, surtout quand on n'en a aucune. Cela fait oublier que l'idéal n'est jamais qu'un concept vaporeux inventé pour faire patienter jusqu'à la mort.


Je préfère le concret, le prosaïque, relativement imparfait, relativement positif, infernal ou angélique à ses heures, divinement pénible, épouvantablement passionnant.

La vie en quelque sorte…


mardi 21 décembre 2021

Est-ce que tu le sais ?

366 réels à prise rapide

Aujourd'hui il paraît que.



Ah ! Cette petite phrase terrible : « Tu sais quoi ? Il paraît que… ». Le mieux est en général de ne pas écouter la suite, parce que celui qui s'exprime ainsi n'a en général qu'un seul but : se faire mousser auprès de son interlocuteur, fier, comme disait Coluche « d'appartenir aux milieux autorisés où on s'autorise à penser ». Évidemment il est bien entendu impératif de faire savoir rapidement ce dont on ignore tout effectivement.


« Aujourd'hui il paraît que nous serions vendredi », mais ce serait encore à confirmer, ce n'est pour l'instant qu'une rumeur, certes persistante ce qui ne lui confère pas pour autant une preuve irréfragable de réalité. Et quand on y réfléchit bien, pourquoi ne serions-nous pas lundi ou mercredi ? Voire, mais c'est moins sûr, dimanche.

Et pour vous ? Quel jour sommes-nous ? Je vous en prie, commencez par vérifier vos sources. Avouez que je vous laisse de la marge je n'ai pas dit : « quelle heure est-il ? » Car à peine me l'auriez-vous dite que ce serait déjà faux.


jeudi 16 décembre 2021

tissus

 366 réels à prise rapide


Aujourd’hui tissus




Parfois je remonte l’un ou l’autre fil du tissu de mes relations parce qu’il est coloré de manière singulière. Unique. Quand donc est-il apparu ? Est-il un fils de chaîne ou un fils de trame ? Quelle importance ! 


Mais si justement : les fils de chaîne sont comme déjà là, avant. Il est des relations dont on sent bien « qu’elles devaient se faire » 


Et cependant rien n’est tissé à l’avance. Mais tout va dépendre des fils de trame, relations qui passent et repassent et repassent encore. Les deux sont nécessaires.


 Mais la trame nécessite un soin particulier car ses fils sont fondamentaux et irremplaçables, pour que ça se passe harmonieusement sur le métier à tisser notre vie.


mercredi 15 décembre 2021

Crier

366 réels à prise rapide


Aujourd’hui il faudrait crier


Alors, si c’est aujourd’hui, ce sera un petit cri de joie. Tout petit. Pas une explosion, mais plus qu’un soupir ou un balbutiement. Il y a quelques jours ç’aurait été un coup de gueule, parce que ça commence à bien faire ce truc. Mais les jours se suivent et sont différents.

Une petite suite de petites choses ou des personnes m’ont apporté quelques petits services simples qu’ils auraient pu très bien ne pas accomplir. De ces choses desquelles on dit « ben oui c’est normal, c’est un peu leur métier quand même ! ». Oui mais voilà quand s’y ajoute ce petit plus d’humanité ordinaire qui tend à disparaître tellement par moment, alors c’est de la joie de voir que tout n’est pas définitivement perdu, loin s’en faut.

Mais par ailleurs on pourrait gueuler un grand coup à propos de tous ces gens qui nous serinent que le monde est pourri, foutu et court au désastre.


mercredi 8 décembre 2021

La paix du calme plat

366 réels à prise rapide


Aujourd’hui foule


Bah non justement, aujourd’hui pas foule du tout. Ce serait même l’inverse. Aujourd’hui solitude. Mais cependant on pourrait dire que dans cet état arrive parfois une foule d’idées. Tout ce qu’il faudrait faire (ou ne pas faire). Parfois la foule de pensées parasite. Ou alors c’est le foisonnement d’idées. Mais enfin, aujourd’hui, ce fut un peu le calme plat, celui que l’on ressent en bord de mer où tout baigne dans l’huile et qu’on laisse aller sa pensée visiter l’improbable des voluptés, les senteurs subtiles des émanations du bonheur. Alors on se croit compétent comme cultivateur dans l’art de la Paix.


(101 mots)

dimanche 5 décembre 2021

De la profondeur, parfois

 366 réels à prise rapide


Aujourd'hui masques et attitudes.


Lorsque Queneau a écrit cette proposition, il n'imaginait certainement pas que nous serions tous masqués un peu partout dans le monde, et que les attitudes face à cela seraient aussi variables que le nombre d'avis sur la date de la naissance de Dieu.


Porter le masque ce n'est pas se voiler la face inconnue de nous-mêmes mais au contraire laisser voir que le regard de l'autre peut-être pénétrant jusqu'au fond de notre pensée. Cela peut être source d'ambiguïté, tant les pénétrations sont sujettes à interprétations. Bien évidemment, là comme ailleurs, c'est toujours une question d'attitude.


mercredi 24 novembre 2021

Évolution


366 réels à prise rapide


Aujourd’hui j’étais un animal quand



Souvent je fus un animal dans ma vie. Animal de cirque quand, à 13 ans, on m’a exposé face à un aéropage de médecins, parce que j’étais un polio atypique. J’ai longtemps attendu les cacahouètes qu’on ne m’a même pas lancées. Plus tard, animal je le fus, aux griffes acérées, quand je balançais à grands coups de pattes des mots qui blessent. Je protégeais ainsi ma carapace de crabe. Aujourd’hui, je fais plus souvent pattes de velours, pas toujours. Être intelligent, ce n’est pas bête : quoique ! En attendant je suis là, écrivant bêtement ces lignes, en attendant qu’arrive l’heure de la gamelle. J’aurais bien riz cette fois ?


vendredi 19 novembre 2021

Jour de clarté


366 réels à prise rapide


Aujourd'hui une lumière


Ce n’était pas plus tard que ce matin, en lisant le blog de Magari! Il est question d’aimer cette vie, la seule possible. Que ce soit la seule possible :  une évidence. Quant à l’aimer, moins flagrant parfois. Est-elle toujours aussi aimable que cela avec nous ? 


Mais enfin ça demeure toujours une option, un choix offert. Il m’est bien souvent arrivé de l’aimer malgré les difficultés, l’épreuve ou la souffrance. Mais la lumière c’est cette simple phrase :

 « Et choisir chaque matin un nouvel angle pour la croquer. » 


Une lumière de simplicité. Choisir, c’est à portée de main.

dimanche 14 novembre 2021

Problématique décisionnelle.

366 réels à prise rapide


Aujourd’hui un engagement


C’était quand la dernière fois où j’ai pris un engagement ? La semaine dernière ? À vrai dire je ne m’en souviens plus très bien. Peut-être que c’était il y a bien plus longtemps.

Je me souviens à présent, c’était hier soir, ou plus précisément cette nuit. À moins que ce ne soit au réveil. Oui c’est ça, dès mon réveil. Je me suis dit, je vais me lever et là… c’est certain… je vais le prendre cet engagement. Ça s’est passé ainsi. Et à présent qu’il est pris, qu’est-ce que je vais bien pouvoir en faire ?


(100 mots)


samedi 13 novembre 2021

Quelle place ?

366 réels à prise rapide (R. Queneau)


Aujourd’hui pas de place pour


Ce n’est guère facile d’occuper la bonne place, ce jour-là, à cet instant-là. Être à la bonne place, celle qui offre le meilleur point de vue. La place que l’on doit occuper, ou celle dont on croit que c’est la sienne.

Et ce sentiment qu’il n’y a pas de place pour soi. 

On n’est tellement pas dans son assiette qu’on ne tient pas en place. Arrive l’importun : « Tire-toi de là, c’est ma place ! »

Brel chantait : « Si vous voulez que je cède la place… j’avais apporté des bonbons ! » 

Éternelle tragédie : où est ma place ?


(103 mots)

vendredi 12 novembre 2021

L’attente


366 réels à prise rapide selon Raymond Queneau


Aujourd'hui derrière une porte



L’oreille collée l’enfant tentait de savoir ce qui se passait derrière la porte. Ce n’était pas de la curiosité malsaine. C’était pour conjurer l’angoisse. Il était évident qu’on lui cachait tout depuis toujours. Il était trop petit. Hors de question de le mettre dans la confidence des grands.

— « Va te coucher ! Tout cela n’est pas pour toi ! »

Il redescendait les deux étages par l’escalier froid, à peine éclairé par le lampadaire de la rue. Il aurait bien aimé que la porte lui explique, savoir enfin ce qui se tramait contre lui. Depuis des années il est derrière cette porte.


(103 mots)

mardi 9 novembre 2021

Hommes et femmes

 336 réels à prise rapide (selon Queneau)

Aujourd’hui hommes et femmes 


Il y a quelques jours on parlait d’inégalité de salaire entre les hommes et femmes. Depuis le 3 novembre à 9h22, les femmes, en France, travaillent bénévolement. S’il était encore possible de faire de l’humour, je dirais que c’est vraiment généreux de leur part. Mais ce serait oublier que sur la plupart des sujets qui peuvent exister, il est désormais strictement interdit de faire de l’humour. On ne rigole plus sur quoi que ce soit en France et surtout pas concernant le rapport entre les hommes et les femmes. Donc, si vous le voulez bien, je vous invite à ne pas lire ce texte qui a effleuré un sujet excessivement sensible avec une légèreté intolérable.


(115 mots)


lundi 25 octobre 2021

c’est parti !

366 réels à prise rapide, selon Raymond Queneau


 Aujourd’hui parti


Ça tombe bien, je m'interroge sur des choix. Quel parti vais-je prendre, quelle solution vais-je me proposer ? C'est parfois plus facile de rester dans l'hésitation que de décider. C'est parfois plus facile de se précipiter dans le choix qui passe afin de ne pas avoir trop à réfléchir parce que… ben oui… parce que ce n'est pas si simple finalement.

Politiquement, faut-il en prendre son parti ? Être de parti pris ou être sans parti pris ?

Avec le temps mon esprit de parti est parti.

De tout cela il ne reste plus qu’à en prendre mon parti.


(100 mots)



Hésitation — Malya  — terre cuite patinée



mardi 19 octobre 2021

Objet essentiel

 366 réels à prise rapide

Aujourd’hui besoin d’un objet essentiel


Cette nuit je me posais la question : qu’est-ce qui m’est essentiel aujourd’hui ?

La première chose qui venait : ma compagne de vie. Qu’y a-t-il de plus essentiel que de partager un amour ? Alors j’élargissais à celles et ceux que j’aime ou que j’essaye d’aimer.

Mais il est question d’objet, et là, peut-être qu’aucun n’est essentiel. Certains sont nécessaires voire indispensables, comme mes roulettes électriques (tiens je pourrais l’appeler ma chaise électrique… ce serait rigolo…), ou mes orthèses de marche. Et encore… un jour viendra ou même ce genre de choses sera obsolète. Comme moi-même d’ailleurs.


(98 mots)


Est-ce qu'il est bio au moins ?


samedi 16 octobre 2021

Aujourd’hui comme un gosse

366 réels  à prise rapide 

Aujourd’hui comme un gosse


Une émission de variétés à la télé, que je regarde en replay. « The artist » animée par Nagui. Des candidats à la fois chanteurs, compositeurs, interprètes sont progressivement sélectionnés puis éliminés jusqu’à ce qu’on choisisse (jury plus public) un seul restera. C’était la finale.

Je n’ai guère le souvenir d’avoir écouté ce genre d’émission depuis ma jeunesse. Et je me suis laissé faire. Un peu comme si je retrouvais de vieux enthousiasmes. Avec cependant un autre regard à la fois plus proche et plus distant. Plus proche parce que se donner à un public, j’ai pratiqué mais pas dans le genre chansonnette, et je connais un peu ce par quoi on peut passer sur le plan émotionnel. Plus distant parce que je vois bien le côté « tout le monde il est super » et que personne, devant la caméra, n’est déçu. Dans les coulisses ce sera autre chose…

En visionnant j’aurais aimé être comme un gosse qui se laisse aller à l’émerveillement sans chercher à comprendre tout ce qu’il y a d’organisé et de peaufiné dans la coulisse.

Et puisqu’il est question de chansons, me revient l'état d'esprit de la fin de « la chanson de Margaret » de Mac Orlan, si bien interprétée par Barbara.


Mon Dieu ramenez moi dans ma belle enfance

Quartier Saint François, au bassin du roi.

Mon Dieu rendez-moi un peu d´innocence

Et l´odeur des quais quand il faisait froid

Faites moi revoir les neiges exquises

La pluie sur Sanvic qui luit sur les toits

La ronde des gosses autour de l´église

Mon premier baiser sur les chevaux de bois.


mardi 12 octobre 2021

Prise de tête


366 réels à prise rapide


Aujourd'hui, pas bien rangé


C'est comme cela dans ma tête, depuis quelques jours d'ailleurs, je n'arrive pas à bien ranger mes idées comme je le voudrais, il est bon parfois que les idées ne tiennent pas en place. Ça part dans tous les sens parce qu'il y a de multiples possibilités, des angles diversifiés pour aborder la « chose », celle qui préoccupe. Pas forcément intellectuellement ou pour le plaisir de la spéculation, non, parce qu'il y a derrière cela un certain enjeu, pour ne pas dire un enjeu certain.


La tentation existe de tout ranger à nouveau exactement comme avant. C'est la sécurité. On ne touche à rien. « C'est toujours comme ça qu'on a fait ». Je vois pas pourquoi il faudrait déranger un ordre établi.

Bon, je verrais bien si ce que je viens d'écrire va me remettre les idées en place. 


Ah non, c'est vrai, mieux vaut vivre heureux dans le désordre




 que s'emmerder dans l'ordre…