lundi 24 novembre 2014

Saison cossue




Ce matin j'ai quitté l'espace sommeil (taupe) pour me rendre à l'espace collation matinale (gris souris), en passant par l'espace de circulation (vert lézard). J'ai levé les volets électriques Somfy (position hiver lamelles semi-dégagées), découvrant avec délectation mon espace privatif naturel engazonné (vert anglais), élégamment arboré, offrant les subtilités automnales (pourpre éclatant) qui favorise la zénitude, seyante au repos de l'âme dès potron-minet.

Je me suis sustanté (et non pas j'ai tenté de me sucer) de brioches et de croissants de mon pâtissier attitré, agrémentant ce délice d'un thé vert indo-chino-japonais à la bergamote et à la papaye citronnée, tout en méditant sur l'effrayante avancée perpétuelle du temps et sur l'immensité galactique, dont il est à se demander qui en est l'origine, pour aller où, faire quoi, revenir comment, dans quel sens et avec qui. J'ai alors ressenti au fond de mon ventre les douleurs existentielles que peut provoquer cette affolante occupation de l'esprit, juste avant de réaliser qu'il s'agissait de gargouillis significatifs me montrant qu'il était temps de me rendre à l'EEDDHN (Espace d'Evacuation Des Déchets Naturels Humains), que le bas peuple appelle les chiottes. (pouah !).

Après cette activité soulageante, mes pas se sont dirigés vers l'espace sanito-cosmétique, bio-opérationnel. Là, j'ai profité du jet multidirectionnel, à bulles de jojoba, que je me suis fait installer sur les conseils de ma relaxologue personnelle.

Ainsi requinqué, il était temps de passer à l'espace travail (jaune courge) dizagné par  Philippe Starck : fauteuil framboise bien mure, étagères en bois des Iles-Luzions, table flamants roses, lampe à pétrole à gaz.

Devant mon ordinateur Macintosh customisé par Ernest Dupneu (dont l'oeuvre visionnaire est encore inconnue du grand public), j'ai pu composer une ode au service public de la télévision française, toujours prête à instruire le bon peuple, en présentant dans son émission « la maison de France 5 », les immenses baraques froides à frémir des gens pétés de thunes, pour l'édification et l'acquisition du bon goût de ceux qui vivent en HLM ou dans une caravane.

Merci encore pour toutes ces merveilleuses idées dont nous pourrons bientôt équiper nos 150 m² de pièce à vivre.


mercredi 12 novembre 2014

Saison du péché


Saison du péché

— Mon père, voulez-vous m'entendre en confession ?
Je vous écoute mon fils, parlez sans crainte, Dieu est miséricordieux…
— Mon père, j'ai succombé à la tentation.
Cela arrive mon fils, l'homme est pécheur dans l'âme, nous le savons tous, parlez sans crainte…
— Voilà, je l'ai trompée. En plus, elle était très malade, en soins palliatifs, à cause de son cerveau où passaient mal  les influx nerveux électriques et spasmodiques. Dès lors elle s'affaiblissait de plus en plus. Je sais, c'est lâche, mais comme vous dites nous sommes pécheurs, et puis l'autre, était si attirante, elle me faisait des promesses merveilleuses. Beaucoup, d'ailleurs, ne cessaient de me la conseiller, me disant que je ne serai pas déçu.
Le seigneur pourra comprendre, vous fûtes fidèle pendant des années, et lorsque la fin s'en vient, est-ce vraiment tromper ?
— Oui, mais je m'étais promis de résister jusqu'au bout. Vous savez comme moi que nul ne sait ni le jour ni l'heure ! Elle avait encore des éclairs de vie. Alors, forcément, j'ai des scrupules…
Ne vous tourmentez pas plus longtemps, mon fils, je vais à présent vous donner l'absolution. Mettez-vous à genoux.
Au nom de Bouygues, de SFR, et d'Orange, je vous pardonne d'avoir lâchement abandonné votre  bonne vieille et fidèle téléphonie Nokia, sous prétexte de batterie quasi-naze, mais qui électrifiait encore. Je vous pardonne d'avoir cédé à la tentation du Smartphone, d'avoir abusé jusqu'à l'iPhone6, sous prétexte que vous êtes maqué avec Mac.
Pour votre pénitence, vous enverrez 227 SMS à la personne que vous détestez le plus, et en disant uniquement du bien de celle-ci…
— Amen ! Merci mon père !

lundi 10 novembre 2014

Saison des ventes


Saison des ventes

*

Dans ma boite mail, ça :


L'éclair c'est un truc pour vous aveugler
Vous faire croire que, dès le 8 novembre,
c'est Noël tous les jours.

Enfin… surtout pour eux !
En un éclair ils remplissent leurs tiroirs-caisses
En un éclair ils vous font les poches
En un éclair ils vident votre crédit bancaire.

Rassurez-moi !
Vous allez résister ?
Au moins jusqu'au 13 novembre j'espère !

Moi j'ai cliqué….
…. sur…. "spam"


samedi 8 novembre 2014

Nouvelles saisons...


« Tout est changement, 
non pour ne plus être 
mais pour devenir ce qui n'est pas encore.  »
( Epictète)





mercredi 5 novembre 2014

Changement de cap ?


Dans la ligne de flottaison de la Route du Rhum …






On m'a demandé d'écrire un article pour commenter cette phrase qui se trouve dans le récit de vie que j'ai publié : « Un jour, tu diras que la poliomyélite a été ta chance. ». Ce que j'ai écrit, — je m'en suis aperçu après — , et une sorte de synthèse de l'essentiel de mon existence personnelle. Pour être complet il aurait sans doute fallu aborder deux autres dimensions, à mes yeux importantes : la dimension affective ; la dimension spirituelle. Mais ce n'était pas l'objet de la commande qui m'était faite. Elle était plus axée sur l'aspect « handicap ».

Par ailleurs, j'ai écrit un texte qui devait constituer un billet pour ce blog, et dont le titre était : « Rupture avec le passé et identité personnelle ». En le relisant, je me suis rendu compte que je ne faisais que reprendre des éléments développés plus d'une fois sur ce blog. C'est donc inutile d'en rajouter une couche !

J'avais déjà un fond de réflexion quant à mon écriture sur ce blog. Ne suis-je pas arrivé au bout de l'écriture intime et personnelle ? Il me semble bien que oui !

Ces derniers mois, peu de textes relèvent de l'intime. C'est un signe.
C'est bête à dire, mais je ne m'étais pas beaucoup aperçu de ce changement. Il y a beaucoup moins d'introspection dans mes billets. Certes, j'ai tendance à regarder les choses de la vie avec les yeux de l'intérieur. Mais c'est autre chose que parler de soi et de son histoire.
Alors bien sûr, j'écris ici ce que je veux, sans thématique, librement : des choses sérieuses, des conneries, des coups de gueule, des états d'âme ou des âmes dans tous leurs états, n'utilisant qu'une classification qu'on retrouve en marge, et qui n'est guère rigoureuse.

Je manque de rigueur. Et je ne vis pas cela comme foncièrement « bon pour moi ». Ma bonne santé mentale suppose une certaine rigueur de pensée : c'est le minimum ; d'action : c'est une nécessité vitale. Je n'ai plus d'obligation à la rigueur, comme au temps de la vie professionnelle. Le risque du laisser-aller, de la glandouille (et Dieu sait si on peut glandouiller sur le net…), d'une infiltration de la paresse intellectuelle, et même la paresse spirituelle, tout cela est aux aguets…

Heureusement, j'ai encore certains engagements et certains travaux que l'on me demande. Je fais cela à mon rythme. Et c'est tant mieux.
Pour ce qui est de ce blog, il me semble peu valable pour moi de poursuivre un peu n'importe comment… C'est juste un pressentiment. J'aime écrire. Un peu de déconne ne fait pas de mal ! Mais il faut que cela reste « un peu ». (je parle de l'écriture, pas des bringues avec mes ami(e)s, où je ne suis pas le dernier à dégeler les coincés !).

Bref, chers lectrices et lecteurs, je vous préviens, je vais faire chiant !… (Comme le demandait Beuve-Méry aux journalistes du Monde à l'époque… : « Messieurs ! Faites chiant ! »).

(Qui vient de dire là-bas dans le fond : ben ça va pas changer alors ?!….)

*
PS : (Petit Supplément et non pas Parti Socialiste qui n'existe plus, comme on le constate chaque jour...)
Le Voyageur de l'Aube, continue son périple, évidemment....

mardi 4 novembre 2014

donne du rhum à ton homme ...(air connu)




La Route du Rhum c'est parti !

Surtout qu'il se fait que j'aime les voiliers…
Ceux qui me connaissent depuis lurette savent que le voilier 
est une de mes métaphores préférée

*

—  croire en son bateau (la confiance en soi)
— se laisser porter par les vents ( savoir se risquer dans la vie)
— être bon barreur (guider sa vie)
— ne pas craindre les flots (signe de solidité personnelle vis à vis des autres et des évènements) 
— traverser les tempêtes (les épreuves inévitables)
— subir le "calme plat" ( la patience des traversées désertiques, des aridités relationnelles, des stagnations de cheminement)
 — vivre éveillé ! (parce que la vie est courte….)