Au risque d'étonner, mon premier billet de 2026 va parler de la mort !
… Mais peut-être aussi de la vie… histoire de vous rassurer pour que vous continuiez à lire… !
Aujourd'hui, c'est l'anniversaire du décès de mon père en 1991, à 79 ans.
Comment ne pas penser à lui d'une manière plus particulière, d'autant que je vis avec lui une proximité intérieure depuis bien longtemps. C'est une Présence sans paroles, proche de ce qu'est la présence au divin. Elle puise dans l'histoire. Et c'est ainsi que je reviens à la Vie, telle que je l'ai vécu au cours des fêtes de Noël, comme je l'envisageais dans mon billet précédent de fin d'année.
Une belle réussite, la joie complice des cousin(e)s. La joie des parentèles reconnaissantes et les bienfaisances que nous avons partagées .
Mes enfants voulaient des photos de groupe. Ce fut fait. Je les regarde. Au centre : mon épouse et moi ; nous entourent nos gendres et les petits-enfants (dont certains sont bien plus grands que nous par la taille !). Nous faisons figures d'ancêtres. Cependant je me sens toujours le petit dernier de mon enfance, alors que je suis désormais le vieux grand-père entouré de sa descendance !
Et puis je regarde ces photos de groupe avec cette expression « La génération ». Me reviennent mon père et ma mère sans qui je ne serais pas venu à l'existence, sans eux il n'y aurait pas non plus les sept petits-enfants.
Le raisonnement pourrait être fait parallèlement avec la famille et la génération de mon épouse.
Je dois vous donner le sentiment que j'écris des banalités et des évidences.
Bien sûr ! Bien sûr !
Tout est une question de regard intérieur, en dedans et au-delà des photographies qui vont passer au rang des souvenirs.
Il est tout aussi banalement question de la transmission de la vie avec sa singularité et son particularisme unique dans la cohorte de milliards d'êtres humains.
Encore des banalités…
Aujourd'hui il faut de l'exceptionnel, du sensationnel, si possible du croustillant, du tragique, le plus terrible fera l'affaire.
Et là je pense à la tragédie de ce bar en Suisse des 40 morts et de plus de 100 brûlés graves qui vont tenter de survivre de traverser les années avec les séquelles indélébiles de cette nuit du premier de l'an.
Une chaîne de vie et de transmission brisée. Les responsables de cette tragédie s'étendent bien au-delà du couple propriétaire, qui vont ,eux, continuer à vivre sans brûlures, et souffrances intolérables.
Je ne peux m'empêcher de mettre en parallèle ma petite expérience de vie avec tout ce que j'ai eu à traverser pour survivre et engendrer, et ces tragédies humaines qui brisent et apportent la mort. Elles sont bien trop nombreuses de par le monde.
La condition humaine à des aspects merveilleux qui voisinent avec une vulnérabilité de chaque instant et les drames déchirants.
Nous avons l'art de progrès extraordinaires dans tout domaine.
Nous avons l'art de fabriquer comment détruire massivement et désormais « proprement » le reste de la planète.
La condition humaine : merveilles et tragédies sans cesse en imbrications..
Mon billet est décousu, je m'en excuse.
La vie et la mort me côtoient un peu trop ces temps-ci.